LE CENTRE DE LOISIRS A MESNIL-SELLIERES.
Arrivée dans le Parc. 17 juillet 2006.
Depuis le 10 juillet (décalage des vacances scolaires oblige) le Centre de loisirs de Mesnil-Sellières accueille entre 30 et 40 enfants , encadrés par une directrice, deux monitrices et 3 aides.
Désormais installés dans l’ « Espace Maillotin », les vacanciers bénéficient d’un local mieux adapté. Les repas sont servis dans
la Salle des Fêtes où les petits font également la sieste. L’Association Familiale, qui organise le séjour, a fait l’achat cette année du mobilier nécessaire (tables basses, lits)
On l’appelait « La ruche »…
Pour les habitants du village, le centre de loisirs continue de s’appeler « La ruche ». Ce nom provient de la création du Centre. En mars 1977, une réunion fut provoquée par l’Union départementale des Associations familiales (UDAF), affiliée à l’UNAF. Cette organisation, fortement appuyée dans notre région , sur le milieu agricole, avait pour intention de multiplier dans les villages, les petits centres d’accueil pour les enfants de la campagne qui ne partaient pas ( ou peu) en vacances. Il était fortement fait appel au bénévolat pour ce qui concerne l’encadrement. Les « monitrices », le plus souvent issues du village ou des environs proches, étaient nourries par les familles. La formation requise pour les animateurs était on ne peut plus simple. C’est ainsi que des « ruches » se créèrent à Mesnil-Sellières, mais aussi à Rouilly-Sacey, à Onjon, à Piney, pour n’en citer que quelques unes.
A la sortie au mois de juillet 1991 ou 92
Les communes n’étaient concernées que par le prêt des locaux et par une demande de subvention assez modeste! La gestion était – et est toujours- associative (loi de 1901) . Lors de la réunion d’information qui se tint à
la Mairie de Mesnil-Sellières, la plupart des personnes qui avaient fait le déplacement acceptèrent de constituer un Conseil d’Administration. Des élections furent organisées dans la foulée ! On comptait alors parmi les membres « fondateurs » Arlette Bouclier, Gérard Chérain, Marianne Chérain, Hubert Delacour, Jacqueline Delacour, Josette Gobin, Micheline Guillard, Gérard Le Berre, Joëlle Lévêque, Jacqueline Oudard, Gérard Thévenin et Sylviane Thiérard. Le bureau fut également constitué : Président : Gérard Le Berre. Trésorier : Gérard Chérain . Secrétaire : Micheline Guillard. Le premier séjour se déroula au mois de juillet 1977 sous la direction d’Annie Gobin (Derisson) assistée de Catherine Guillard et d’Annick Carette.
Dans les années 90... Qui est la mono?
« Accueillir une vingtaine d’enfants pendant un mois dans de bonnes conditions, ce n’est pas une mince affaire. La « Ruche » disposait pour tout local de la salle de répétition de « L’Eveil », et le bac à sable fut même installé dans la cour de l’école… Les parents avaient prêté les jeux et les livres. Les travaux des enfants furent exposés en fin de séjour. Un spectacle comprenant danses, chants et sketches fut présenté, le préau de l’école servant de scène… » ( INFO 1997 ) Je me souviens encore des voix enfantines reprenant en chœur la chanson de Steve Waring, accompagnés à la guitare par Annie :
La baleine bleue
Refrain.
La baleine bleue cherche de l'eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
La baleine bleue cherche de l'eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Eau, eau, eau, eau H2O (bis)
- Elle a trouvé beaucoup de choses (bis)
Beaucoup de choses (bis)
Mais pas de l'eau (bis)
Eau H2O
refrain:...
- Elle a trouvé du détergent (bis)
Du détergent (bis)
Beaucoup de choses (bis)
Mais pas de l'eau (bis)
Eau H2O
- Elle a trouvé un pétrolier (bis)
Un pétrolier (bis)
Du détergent (bis)
Beaucoup de choses (bis)
Mais pas de l'eau (bis)
Eau H2O
- Elle a trouvé du DDT (bis)
Du DDT (bis)
Un pétrolier (bis)
Du détergent (bis)
Beaucoup de choses (bis)
Mais pas de l'eau (bis)
Eau H2O
(On remarquera que les paroles n’ont pas pris une ride !)
Années 90: rencontre avec Niglo...
Chaque année, les équipes se succédant rivalisaient d’imagination pour occuper, distraire et éduquer les enfants. Deux années de suite (1978 et 1979) un ami de Gérard et Marianne Chérain surnommé « Titi » assura la direction et inaugura le premier camp à Dosches. Puis, avec Catherine Guillard et Isabelle Drapiewski, on emmena les enfants sous les tentes acquises par l’AFMS, à Champigny (1981) L’année suivante, Isabelle Jacob et Anne Bouclier assurèrent la responsabilité du camp à Géraudot avec Gérard Chérain. En 1984, Gérard Le Berre et Jacky Guichard partirent à vélo, en camp itinérant autour du Lac du Der. Malheureusement un violent orage mit fin à l’expédition prématurément. C’est pourquoi, l’année suivante, Marianne et Charly assurèrent l’encadrement à la « Maison des jeunes » de Mesnil Saint Père : un local « en dur » situé à l’époque derrière l’église. Ginette Malgoyères. Francine Finance et Anne Bouclier assuraient l’accueil des petits à Mesnil-Sellières. Naturellement, chaque déplacement était l’occasion d’organiser une soirée barbecue pour les parents et amis autour du campement de l’année.
Sur le cheval de bois: en 1992.
Le parc « Nigloland » ouvrit en 1987 à Dolancourt. Dès la première année, Sonia et Natacha ( qui assumèrent la responsabilité de
la Ruche de 87 à 89) inscrivirent cette sortie au programme des festivités « obligatoires ». Le succès fut immédiat, malgré la modestie des premières attractions. Le cadre ombragé et fleuri et le caractère familial des animations convenaient à toutes les tranches d’âges. L’habitude avait été prise aussi de faire bénéficier les plus grand (es) du voyage. Parallèlement, , il était admis qu’on irait au moins une fois au bord du lac, à la petite plage de Lusigny. Une autre sortie était programmée chaque année : pisciculture à Voué puis à Brevonnes, Ferme pédagogique du Balduc à Saint Julien…etc. Guy Doucet qui fut Directeur du centre en 1990, puis de 1992 à 1995, ne bouleversa pas ces habitudes. Pour des raisons de moyens, l’accueil avait été réduit aux enfants d’âge scolaire, maternelle et primaire. Pour les « collégiens », une aide financière (50%) était allouée aux familles qui en faisaient la demande, afin de faciliter l’accès au séjours multi-activités de
La Picarde
Toujours au début des années 90...
De « La ruche » au « Centre de loisirs »
En 92 déjà, la rivière canadienne....
Au fil des ans, l’organisation et la gestion du centre étaient devenus plus rigoureuses. Les premières années se déroulèrent dans la joyeuse insouciance et la confiance réciproque propres à cette époque. En 1980, après 3 ans d’existence, le Conseil d’administration de l’Association familiale décida à l’unanimité de quitter l’UDAF. L’AFMS devenait ainsi totalement indépendante. Dès l’origine, le financement nécessaire aux dépenses de « La ruche » avait donné lieu à une recherche obstinée de subventions. Il fallait assurer aux monitrices un salaire décent, car nous souhaitions les rémunérer au plus près du SMIC. Peu à peu, les dons et les prêts de matériel par les parents furent remplacés par du matériel neuf ou d’occasion : portique, toboggan, table de ping-pong, baby foot, piscine (démontable et souvent démontée !)
Il y a plus de 15 ans et pas une ride!
Cependant, la participation communale, les aides de
la CAF , de
la MSA , du Conseil Général ne suffisaient pas. D’autres ressources furent trouvées grâce à des manifestations annexes : tournoi de belote (1983), tournoi de tarots (1983), Bal masqué ( 1984) et surtout le méchoui ( 1982). La vente des cartes de membres fournissait une ressource non négligeable et manifestait le soutien des Maillotins à l’activité associative. C’était d’autant plus nécessaire qu’entre temps, l’activité de l’AFMS s’était étendue et les dépenses aussi : repas offert aux anciens ( à partir de 1980) , distribution de jouets à Noël (1985), équipement informatique (1984), labo photo (1985), week-end de ski (1985)
Roulez jeunesse...
En 1983, après 6 années de responsabilité, le Président souhaita « rentrer dans le rang ». Une nouvelle équipe prit en main l’AFMS avec Claude Thiérard à
la Présidence , Marianne Chérain au secrétariat et Régis Thévenin à la trésorerie. Le Conseil d’administration lui aussi avait connu bien des changements, sans que l’orientation générale de l’AFMS fut profondément transformée. La réglementation évoluant, il fallut s’adapter : exigences plus importantes concernant la formation des moniteurs (trices), obligation d’une direction permanente diplômée, inspection régulière des locaux et des équipements par les services départementaux. La modification des conditions de vie a rendu obsolètes les solutions d’autrefois : le repas à la maison ou chez « grand-mère », le recours fréquent au bénévolat, l’accueil des moniteurs (trices) chez l’habitant. Les équipements extérieurs (portiques, toboggans…) aux normes actuelles de sécurité ne sont plus à notre portée. Heureusement, la municipalité a pris les dispositions nécessaires pour l’amélioration des locaux, faute de quoi, nous aurions été dans l’impossibilité de poursuivre nos activités. L’AFMS aura 30 ans l’année prochaine. Seule de toutes les Associations similaires du canton, elle a su se maintenir et améliorer ses services à la population. Les responsables actuels , Micheline krebs (Présidente) , Laurence Andrzejczak (Vice Présidente), Martine Foulon (Secrétaire), Christian Isambert ( trésorier) , Philippe Bertrand, Sylvie Chanel, Gérard Krebs, Gérard Le Berre, Francis Pitié, Régis Thévenin, Lydie Renard, et Corinne Boutiot ne peuvent que s’en féliciter de même que les anciens membres et amis dont le concours ne fait jamais défaut dans les grandes occasions.
Voyage éclair dans le temps: 2006 !
Lundi 17 juillet, à Nigloland…
Un bel animal de compagnie...
Et, pour la 29ème année consécutive, tout le monde à Nigloland ! Départ à 9 h 30, après comptages et recomptages, formation des groupes et embarquement des provisions. Sur place à Dolancourt, distribution des badges individuels. Nombreux sont les tout petits qu’il faudra surveiller attentivement.
Sous la direction de Prisca, notre directrice , et en présence de la présidente Micheline, la petite troupe s’engage dans les allées ombragées. Les parents bénévoles sont venus en renfort. Chaque groupe de 5 à 6 enfants est ainsi « encadré » par 2 ou 3 adultes. Selon les âges les choix varient : rythme « père peinard » pour les plus petits ou émotions fortes sur les grands manèges.
Les frères Gélis, les deux forains à l’origine du Parc ont su mener leur affaire. Sans être un habitué de ce genre d’endroit, il faut reconnaître que Nigloland a des qualités appréciables. Des espaces calmes et frais, un cadre accueillant de verdure et de parterres fleuris, des attractions variées adaptées à tous les âges. Et aussi, pour ceux qui aiment ça, les grandes machines qui vous décarcassent à cent à l’heure, pattes en l’air et estomac entre les oreilles. Au top de cette journée, avec le groupe de petiots que j’accompagne, la fameuse « rivière canadienne » : une demi seconde de piqué avant la douche garantie. Tous les ans c’est pareil. Trempés et contents. La température extérieure, en cette année chaude, favorise l’attrait de l’exercice. D’ailleurs, c’est le seul endroit où l’on doive faire un peu la queue. Partout ailleurs, l’accès est rapide. N’allez pas imaginer que le parc est désert. Il se classe paraît-il au 3ème rang en France pour la fréquentation, après Disneyland et Astérix. « Encore un tour » demandent-ils tous. « La rivière fleurie », « les grosses feuilles qui tournent », « les hérissons » , chacun a rebaptisé les manèges. On voudrait revoir les « grosses bêtes », attendre l’ouverture du petit « Jurassic Park » dans le bureau poussiéreux de l’explorateur ensommeillé, frémir au son des grognements terrifiants jaillissant des ajoncs. Selon vous, ça porte un nom le cri de l’Hypsilophodon ? Dit-on qu’il « phonodule » ou qu’il Hypsilophone ? Entendu de près, caché dans le buisson, le haut-parleur du Vélociraptor « crachote ». Ne raillons pas. Bien malin qui prétendrait connaître le son du dinosaure au fond des bois !
Et n'oubliez pas! A la fin du séjour: fête de "la ruche"!
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