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Actualités. Associations locales

Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 15:37
A Mesnil-Sellières, la cérémonie débutera comme d'habitude à 9 h 45 au cimetière. Deux événements sont par ailleurs à signaler dans le canton:


Après le remarquable spectacle présenté en juin dernier par les élèves du collège des Roises (spectacle dont nous reparlerons), de nouvelles occasions de s'informer sur le premier conflit mondial.
Et enfin pour une information pluraliste, le numéro de novembre de  La Raison...


On pourra voir également , le 11 novembre à 20 h 30 sur France 2 le nouveau film d'Alain Moreau consacré à Blanche Maupas (jouée par Romane Bohringer) et qui relate l'histoire de la veuve du caporal Maupas, fusillé pour l'exemple à Souain.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 17:34

 

  Pour cette 23 ème édition du salon régional du livre pour la jeunesse de Troyes les organisateurs avaient choisi la devise, ou le thème « Que c’est beau » !

De fait, on a de belles occasions de s’extasier, tant devant la variété des ouvrages, la qualité des illustrations, les bouilles des marmots et la richesse des animations. Le succès était au rendez-vous avec

«… plus de 42 000 visiteurs, 12 000 élèves, 25 000 livres vendus, 240 000 € de chiffre d'affaires, …153 000 € de recettes, le salon voit son chiffre d'affaires augmenter de 4,5 %....  24 séances de spectacles, une vingtaine d'animations, cinq libraires et cinquante bénévoles… » (lu dans la presse locale)

Le salon affichait sa carte de visite : 6 000 m2 d’exposition, 40 000 livres présentés, 20 lieux d’animation…

 Réunion des professionnels.

En marge de la foule, mais au cœur des préoccupations 250 professionnels étaient réunis pour une journée, le  lundi. Etaient notamment présents le directeur du Salon du livre de Paris et celui du Syndicat national de l'édition. Le 26 janvier prochain, le Congrès national des éditeurs jeunesse aura lieu à Troyes.


On y parlera sans doute beaucoup économie, mais aussi création. Les questions de diffusion, de pratiques de lecture sont bouleversées par les « lois du marché » et les évolutions technologiques. Pour reprendre une expression détestable entendue quelque part, « le gâteau » représente 5 milliards d’euros, ce qui place le livre à la première place des « industries culturelles ».
La France dispose d'un des plus importants réseaux au monde de libraires. Mais leur équilibre financier est fragile. « Le bénéfice net de mon commerce est seulement de 1,5 % », note l’un d’eux.

« Ce n'est pas pour rien qu'on parle de l'exception culturelle française.  On se porte mieux qu'ailleurs. Seulement, si nous avons pu nous maintenir face aux chaînes, c'est bien grâce à la loi Lang de 1987, affirmant que le livre devait être vendu partout au même prix » déclarent deux libraires troyens Jean-Luc Rio des Passeurs de textes et François Pelletier de la Maison de la presse qui viennent d’être distingués récemment par le label « LIR » (comprenez « Librairie indépendante de référence ») décerné par le ministère de la culture.

Canaux de vente en 2004. Répartition des achats en valeur (en %) :

·         Vente par correspondance et clubs 22,6 (dont ventes par Internet 4,6)

·          grandes surfaces spécialisées (dont Fnac) 21,8,

·         Grandes surfaces non spécialisées (dont hyper) 20,1,

·         librairies 19,1,

·          maisons de la presse 7,2,

·          soldeurs/occasion 1,8,

·         grands magasins 0,6,

·         courtage 0,2,

·         autres (comités d'entreprise, kiosques, gares, salons...) 6,5.

Un rapport plus complet ici : http://www.centrenationaldulivre.fr/IMG/pdf/table_ronde_6_etat_des_lieux.pdf

Au plan régional, il existe 19 éditeurs champardennais représentant 30 emplois et un chiffre d’affaire de 5 millions d’euros en 2006. Malgré sa modestie le secteur est reconnu et a reçu une aide du Conseil régional de 100 000 € car certains livres ne pourraient pas sortir sans fonds publics.

« La petite édition se casse le nez à cause de la diffusion. C’est assez simple de trouver un diffuseur mais c’est trop cher : sur un livre à 10 €, il prend 7 €. Nous, on a conservé notre activité pour faire les bouquins qu’on aime ».  dit François Schmidt.

 

La lecture en crise ?

Si les enfants plébiscitent le salon du livre et si les parents les y accompagnent volontiers, les statistiques de la lecture en France restent modestes :

« La moitié des Français lisent régulièrement des livres. Nombre de ces adultes étaient déjà des lecteurs entre 8 et 12 ans. A cet âge, les parents avaient une forte influence : les adultes d'aujourd'hui lisaient d'autant plus quand ils étaient jeunes que leurs parents s'intéressaient à leur travail scolaire, avaient un niveau culturel élevé, et étaient eux-mêmes lecteurs…. »


En 2005, 42 % des Français, tous âges confondus, n’ont lu aucun livre ;  28% en ont lu moins de six par an, 14 % de six à douze par an , 8% entre un et deux par mois. Contrairement à des idées reçues, les non lecteurs se retrouvent dans toutes les tranches d’âge et sont plus nombreux chez les plus âgés. N’ont lu aucun livre 48% des plus de soixante ans, 43% des quarante- cinquante neuf ans, 41% des vingt cinq –trente neuf ans et 32 % des quinze-vingt quatre ans. Les jeunes filles et les femmes lisent généralement plus que les hommes.


La fréquentation des bibliothèques confirme cette tendance. Comme en bien d’autres domaines, on constate qu’il ne suffit pas de favoriser le goût de la lecture chez les plus jeunes pour influer sur les comportements adultes. Malheureusement, ce qui s’apprend à l’école peut aussi se « désapprendre »  par manque de pratique ou par choix individuels : il ne suffit pas d’enseigner la sécurité routière ou le respect de l’environnement aux enfants pour qu’ils deviennent des automobilistes responsables ou des adultes respectueux de leur milieu de vie !


Malgré ce constat, ou pour tenter de surmonter les déficiences, les scolaires, de plus en plus nombreux se pressent au salon du livre. Les animations, déconcentrées en raison du nombre de participants, favorisent la participation. Bien des écoles n’ont pas pu obtenir les rencontres souhaitées faute de place et de temps. C’est en somme la rançon du succès.

Avec l’école…

Plusieurs classes de notre RPI ont fait le déplacement à Troyes. Nous en avons accompagné une, afin de donner un aperçu de la diversité des expériences vécues.



Le premier rendez-vous, en matinée, était fixé Rue Jeanne d’Arc pour une rencontre avec He Zhihong, illustratrice. Les enfants auront ainsi la possibilité de découvrir l’univers raffiné et sensible d’une jeune artiste. La présentation et le commentaire de planches originales sur papier « de riz »  (en fait, chanvre, bambou ou mûrier) seront l’occasion d’échanges spontanés, les petits étant particulièrement attentifs aux contes traditionnels mettant en scène les animaux, tigre ou panda, ainsi qu’au récit d’une vie étonnante, celle de la propre grand-mère de l’artiste qui réussit à s’instruire seule.

Trop pauvre pour y être admise, la fillette suivait les leçons derrière les fenêtres de l’école de son village ! L’album « La fille au pays des neiges » évoque ces souvenirs. D’autres ouvrages et illustrations seront présentés, accompagnés d’explications sur la technique particulière mise en œuvre. Afin d’en juger par vous-même, voici une brève bibliographie ainsi que deux adresses internet :

  • Poèmes de Chine, Seuil, 2009
  • La fille du pays des neiges, Sorbier, 2007
  • Pourquoi le tigre ne grimpe pas aux arbres, Seuil Jeunesse, 2007
  • J’apprends la calligraphie chinoise, Picquier Jeunesse, 2006
  • Le cerf-volant dans l’arbre, Picquier Jeunesse, 2006
  • La forêt des pandas, Seuil Jeunesse, 2006 (Prix Saint-Exupéry)
  • Long-long’s New Year, Frances Lincoln, 2005 (Prix Peter Pan)
  • Lili et le rêve du papillon, Bleu de Chine, 2005
  • Lili et le goût de la Chine, Bleu de Chine, 2004
  • Le mariage de Souricette, Syros Jeunesse, 2004
  • Ma vie à Pékin au fil des mois, Syros Jeunesse, 2003
  • Contes des peuples de Chine, Syros Jeunesse, 2003 (Prix de la Nuit du Livre)
  • Contes de Mandchourie : Le fleuve du dragon noir, L’école des loisirs, 2003
  • Le daim mangeur de tigre, L’école des loisirs, 2002

( Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/He_Zhihong ». )

 

http://www.mondimages.com/

http://www.citrouille.net/iblog/B1458780649/C1142091566/E1125274550/index.html

 

La seconde partie de la séance consistait en travaux pratiques de calligraphie chinoise.

He Zhihong ayant présenté un petit ouvrage d’initiation fort bien fait, accompagné d’un CD-ROM, les enfants furent équipés de tabliers protecteurs, et munis de pinceaux spéciaux, de vrais pinceaux chinois, s’appliquèrent à imiter les modèles tracés au tableau sur des feuilles de « papier de riz ».

L’évolution des caractères, l’ordre des traits, la notion de clés furent abordés. Et chacun put repartir avec son œuvre, ayant dessiné plusieurs caractères :  « ciel »
,« soleil », « lune »…

 

Le temps de traverser une partie de la ville et la classe se retrouve au salon du livre pour une brève exploration et quelques achats. Naturellement, on se concentre sur les œuvres de He Zhihong qui a su séduire son public ! Hélas, elle ne pourra pas dédicacer les livres. Le salon du livre, «  c’est super » : on a le droit de toucher les livres, de les feuilleter, de s’installer confortablement sur la moquette. Par chance, ce jour là et à cette heure il n’y a pas encore trop de monde.

Au musée d’Art moderne.

Après l’illustration et les techniques chinoises, les enfants ont rendez-vous au Musée d’art moderne de Troyes dont on connaît la collection prestigieuse. Pour beaucoup, c’est un premier contact avec la peinture.

L’animatrice, très pédagogue, amène progressivement les notions essentielles… Supports, mise en valeur des œuvres, puis notions de la théorie des couleurs. Elle sait entraîner son jeune public très loin des banales considérations sur la ressemblance ou la représentation. Les impressionnistes et les fauves recueillent sans surprise la majorité des suffrages. C’est tellement coloré ! Sur son socle, une tête de bronze coiffée d’un bonnet à clochettes semble apprécier. A travers elle c’est Picasso lui-même qui nous observe !


L’année prochaine, le thème sera « Il était une fois »… Tout un programme !

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 12:14

 Le 4 octobre  2009, l’AFMS recevait les joueurs de belote pour un dimanche après-midi convivial. La réunion désormais habituelle avait attiré  40 amateurs de tous horizons. En cuisine on s’affairait à la cuisson des crèpes.

Le classement après cinq tours permettait à Fernand et Robert d’emporter les premiers lots avec 5805 points, devant Seb et Coco (5 752), Georgette et Dédée (5601), Françoise et Nicole (5589), Gégé et Mamie (5 492)



Les prochaines rencontres sont programmées par la Gymnastique volontaire (le 13 décembre) même lieu. Quant à l’ADMR, le tournoi annuel  à St Etienne sous Barbuise se joue sur inscription le 11 décembre : contacter le bureau à Mesnil-Sellières.

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 15:41

DARWIN  CHARLES   (1809-1882)

 

Charles Darwin est né le 12 février 1809 à Shrewsbury, dans le Shropshire, en centre-ouest de l’Angleterre. Nous fêtons son bicentenaire cette année ainsi que le cent cinquantenaire de la parution de son livre le plus connu « l’Origine des Espèces ».  Il est mort le 12 avril 1882 à Down dans le Kent.



 
Il perd sa mère à huit ans et est alors placé dans un externat religieux à Shrewsbury. Il entre à l’Université en 1825 pour suivre des études médicales : son frère Erasmus finissait les siennes  et son père  Robert Waring Darwin était médecin.

 

Le naturalisme, les sciences naturelles, l’intéressent beaucoup plus que les cours de l’Université mis à part la chimie. En 1827, il s’inscrit, par obéissance filiale, à l’Université de Cambridge pour devenir pasteur anglican. Il y suit les cours de théologie naturelle traitant de la conception divine de la nature. Il obtient son diplôme en 1831 : dixième sur 178. Mais il ne se presse pas d’entrer dans les ordres.

 

Voyages d’études.

 

Il participe à des voyages d’études, à Tenerife et au Pays de Galles. Au retour de ce dernier voyage, il est recommandé comme naturaliste pour un poste non rétribué sur le H.M.S. Beagle, navire en partance pour un voyage le long des côtes de l’Amérique du sud afin d’en parfaire la carte. Son père s’oppose d’abord à ce voyage puis finit par y consentir.

 

Le voyage durera du 27 décembre 1831 au 2 octobre 1836 ; presque cinq ans. Seront visités les pays d’Amérique du sud : Brésil, Argentine, Chili, Pérou, Iles Galápagos puis Tahiti, la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie, des îles de l’Océan Indien, le Cap de Bonne Espérance, à nouveau le Brésil, les Iles du Cap-vert et les Açores. Dès qu’il le peut, Darwin visite la région, ramasse, collectionne, décrit, répertorie, classe sans jamais cesser de correspondre avec des scientifiques. Il appuie la théorie de Charles Lyell (1797-1875) qui prône le soulèvement (surrection) et d’enfoncement (subsidence) des reliefs.


 

Une œuvre exceptionnelle…

 

En 1839, il publie son premier ouvrage important, journal du voyage du Beagle : Journal of Researches into the Geology and Natural History of the Various Countries by H.M.S. Beagle qui n’aura pas moins de 167 éditions jusqu’en 1972. Suivront de nombreux ouvrages sur la géologie, les coraux et la formation des atolls, certains crustacés (cirripèdes), la Fécondation des orchidées par les insectes, le Mouvement  et les habitudes des plantes grimpantes, les Plantes insectivores, la Formation de la terre végétale par l’action des vers etc … et bien sûr ses quatre principaux ouvrages traitant de l’évolution :

*En 1859, On the Origin of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life (Sur l'Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle ou la Préservation des Races les meilleures dans la Lutte pour la Vie), qui connaîtra six rééditions jusqu’en 1872,

*En 1868, The Variation of Animals and Plants under Domestication ( la Variation des Animaux et des Plantes à l’Etat domestique),

*En 1871, The Descent of Man, and Selection in Relation to Sex, (la Filiation de l’Homme et la Sélection sexuelle),

*En 1872, The Expression of the Emotions in Man and Animals (l’Expression des Emotions chez l’Homme et les Animaux)

 

Qu’est ce que l’évolution ?

 

Charles Darwin n’est pas l’inventeur de l’évolution des espèces. Lamarck Jean-Baptiste, cinquante ans auparavant (1809 : Philosophie zoologique) en fut l’un des fondateurs –on disait à l’époque transformisme et non évolution- Avant lui, des naturalistes renommés tels Linné et Buffon, bien que fixistes dans leur jeunesse, comme Lamarck, reconnaîtront certaines formes de transformisme limité. Le grand-père de Charles, Erasmus Darwin (1731-1802), poète, philosophe et savant était favorable au transformisme.

 

Ce que Darwin  découvre, ce sont les moteurs principaux de cette évolution à savoir la sélection naturelle et la sélection sexuelle chez les plantes et les animaux. La sélection naturelle est une théorie malthusienne : se développent, se multiplient les organismes les mieux armés pour cela ; survivent ou disparaissent ceux qui le sont moins. Nous savons maintenant que ces capacités sont inscrits dans les gènes et dans leur aptitude  à s’exprimer (épigénétique). Au temps de Darwin, la génétique n’existait pas, le moine Grégor Mendel (1822-1884) ne fit sa communication qu’en 1865, mais le savant génial repéra cette zone de non-savoir, la définit comme provisoire, devant être comblée ultérieurement par le progrès scientifique. Cette théorie, Darwin défend de l’appliquer sans précaution à l’espèce humaine car celle-ci est douée d’altruisme (partie de la culture), altruisme qui va peu à peu rendre la sélection naturelle inopérante. La sélection naturelle chez les humains finit par sélectionner les formes sociales et morales qui tendent à interdire les effets éliminatoires de sa propre action. Elle travaille ainsi à sa propre disparition. Quelle belle dialectique ! Les animaux ne sont pas capables de cela : on n’a jamais vu d’autres espèces inventer la sécurité sociale ni les retraites ni l’hôpital.

 

Nous savons aujourd’hui que l’hérédité est programmé par notre A.D.N. (acide désoxyribonucléique), par les A.R.N. (acide ribonucléique) et aussi par l’épigénétique qu’on peut résumer par le degré d’expression des gènes, degré dont les causes ne sont qu’en partie découvertes et dont l’étude mobilise de nombreux laboratoires. De même qu’il existe une certaine variété chez les espèces (variété encore plus grande chez les espèces domestiquées étudiées sérieusement par Darwin), le génome d’un être vivant (ensemble des gènes) varie d’un individu à l’autre. Les mutations de ces gènes, d’origines diverses : rayonnements, produits chimiques, bactéries, virus, erreurs de réplication  etc… peuvent être neutres, délétères ou avantageuses. Dans le cas d’une modification de l’environnement touchant une population peu nombreuse sur une zone peu étendue : changement climatique, changement d’aire de vie, variation des prédateurs  etc… seuls vont vivre, se reproduire et se multiplier les individus ayant génétiquement la capacité de le faire, car ils sont dotés des mutations génétiques le permettant ; les autres vont au mieux survivre mais  le plus souvent, ils vont dépérir et disparaître. Au bout de quelques générations, il ne restera que les descendants des premiers qui ont survécu qui formeront peut-être une nouvelle espèce à moins qu’ils ne la forment déjà. Ce n’est donc pas la survenue d’un stress qui provoque l’adaptation d’une espèce. C’est la capacité d’un faible nombre d’individus (quelques pour cent seulement) à résister à ce stress qui les fait perdurer puis se multiplier. Lorsque les différences avec les individus qui sont restés identiques n’ayant pas eu à subir ce stress seront assez nombreuses, il n’y aura plus possibilité d’interfécondité et une nouvelle espèce sera née. S’il n’y a pas de stress, une capacité supérieure à vivre éliminera de même une capacité moins performante : c’est peut-être une cause de la disparition des Néanderthaliens et leur remplacement par nos ancêtres les plus proches : les hommes de Cro-Magnon.


 

Bien sûr, l’homme ne descend pas du singe ; Darwin ne l’a jamais affirmé. L’ancêtre commun le plus proche des hommes et des chimpanzés vivait il y a plus de six millions d’années. L’ancêtre commun le plus proches des hommes, des chimpanzés et des gorilles vivait il y a plus de sept millions d’années …

 

On ne peut  pas reprocher à Darwin d’approuver les doctrines malthusiennes d’élimination des humains les plus faibles. Il a combattu l’esclavage, le racisme, l’eugénisme, le malthusianisme dans ses ouvrages particulièrement dans « la Filiation de l’Homme ».

 

Si Charles Darwin n’est pas devenu matérialiste même s’il prit ses distances avec la religion et avec Dieu, son œuvre, elle, est foncièrement matérialiste : la vie, née de la matière minérale, évolue par elle-même sans avoir besoin d’intervention extérieure, sans intervention divine, depuis la première forme il y a 3,5 à 4,5 milliards d’années (dates proposées aujourd’hui). 

 

Darwin doit figurer au Panthéon de la science universelle avec Pasteur, Galilée, Newton, Einstein, Archimède et quelques autres. Il est d’ailleurs enterré dans l’abbaye de Westminster à proximité de Newton.

 

Bibliographie :

 

Darwin et le darwinisme de Patrick Tort, collection Que sais-je ? avril 2006

Histoire des Sciences de l’Antiquité à nos jours chez Tallandier : juin 2004

Il était une fois nos ancêtres de Richard Dawkins chez Robert Laffont : octobre 2007

Internet : Wikipédia : Charles Darwin : dernière modification juin 2009

 

Noël Vitmich

 

(Les intertitres ont été ajoutés par « Petits Potins)
On peut consulter aussi http://www.darwinisme.org/darwin.html
et pour suivre le voyage de Darwin : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosdarwin/darwin.html#
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:23

Rentrée de l’Eveil.

Vendredi dernier, l’Eveil accueillait nouveaux élèves et musiciens expérimentés pour la rentrée 2009.


Les horaires sont les suivants :

-          Le mercredi de 18 h à 19 h : initiation solfège 1ère année ; solfège et instrument 2ème année

-          Vendredi de 18h à 19 h : solfège et instrument 3ème année.

-          Vendredi de 19 h 15 à 20 h30 : solfège et instrument 4ème année et ados. Une fois par mois, le cours est suivi de la répétition.

Guitare :


-
         
Vendredi 18 h à 19 h 15 : débutants et 2ème année.

Pour tous renseignements, s’adresser à Didier Renard, 63 grande rue 10220 Mesnil-Sellières.

Voir le blog : http://musiquemesnil.canalblog.com/


Afin d’en savoir plus sur les performances de l’Eveil, on peut voir ici 
http://comitedesfetes-mesnil-sellieres.fr/fetes_des_feux_2009_059.htm les photos de la « Fête des feux en musique. » qui s’est déroulée le 20 juin dernier sur l’aire de repos, à l’initiative du Comité des Fêtes et avec la participation des associations locales.


Les divers groupes de l’Eveil se sont produits à cette occasion.


Ci-dessous, quelques images de leur prestation.

Corinne et les grandes filles.


Marc , Gérald et les guitaristes (1ère année)


Didier et une partie de la batterie fanfare.
...et une jeunesse percutante..
un public nombreux... entre 700 et 800 personnes sur le site durant la soirée

Guy, Francis et Amélie au premier plan, Olivier et Anne au tambour.
Didier au micro


Et peu de temps après il a eu ça !!!!

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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 11:21

 

Notre ami Yvon met les choses au point  à propos de  "l'information" ci-dessous qui circule ces jours ci, à la faveur sans doute de l'anniversaire des premiers pas sur la Lune :

 

« Plusieurs personnes m'ont interrogé à propos de cette "information" trouvée sur internet (voir image), d'où ce courriel.


Ce "scoop" provient probablement d'une personne qui soit veut faire l'intéressante soit est une illuminée qui a eu une "vision", à moins qu'une personne de ses amis l'ait prévenue depuis l'au-delà (et qui là où elle se trouve possède bien sùr la CONNAISSANCE TRANSCENDANTALE) en lui transmettant un message par écriture automatique (1).

 

Pas besoin d'être astronome pour réfuter cette absurdité: Il suffit de consulter le calendrier de "La Poste" pour s'apercevoir que

·         le 27 août la Lune, à Paris, se couche à 21h37 TU (2) soit à 23h37 heure de nos montres et n'est donc plus visible à minuit trente (nuit du 27 au 28)

·         le 27 août la Lune n'est pas pleine mais au premier quartier.

 Plus à l'Est et/ou plus au Sud, elle se couche encore plus tôt. Plus à  l'Ouest et/ou plus au Nord, elle se couche bien un peu plus tard mais pas suffisamment pour être visible à minuit trente à Brest et à Dunkerque.

Si notre Tirésias voulait parler de 0h30 (nuit du 26 au 27) cela n'arrange rien, le coucher ayant lieu encore plus tôt.

De plus, il faut patienter environ pendant une heure quarante-cinq après le coucher de la Lune pour voir se lever la planète Mars.

 

A cette époque, Mars n'est pas à 55,75 millions de km de la Terre mais à 245 millions

 

Voyons maintenant les dimensions

 

En gros, le diamètre de Mars est le double de celui de la Lune.

Pour qu'elles aient le même diamètre appparent (=qu'elles apparaissent de la même taille), la distance Terre-Mars doit être le double de la distance Terre-Lune(cf théorême de Thalès); or la Lune se trouve à 384400 km de la Terre et Mars à 245 millions de km.

 

Le diamètre apparent de Mars est alors de 5,7'' (je dis bien 5 secondes) et celui de la Lune de 30' 18''  soit 319 fois celui de Mars.

 

 

Et l'éclat (mesuré par la magnitude)

 

La magnitude apparente de Mars est alors de 1 (soit la plus faible qu'il peut avoir), elle peut être au maximum de -3. Celle de la Pleine Lune est de -12,7 (plus le nombre affecté du signe moins est grand, plus l'éclat est important; plus le nombre affecté du signe + est grand, plus l'éclat est faible). L'étoile la plus brillante du ciel est Sirius de magnitude - 1,6. Parmi les planètes, celle qui peut atteindre la plus grande magnitude est Vénus avec - 4.

 

************************************************************************ 

 

(1) écriture automatique: Une personne proche, décédée, guide votre main depuis là où elle est et ainsi vous écrivez le message qu'elle souhaite vous transmettre. Mais qui est responsable si le message, mal écrit, est illisible?

(2) TU (temps universel) :c'est le temps écoulé depuis le passage du Soleil au méridien origine(Greenwich). Ce méridien passe par Bordeaux (presque), c'est le méridien central du fuseau horaire qui devrait concerner la France. Notre heure devrait être la même que l'heure TU, mais en 1945 le choix politique a été fait de prendre pour heure légale l'heure TU + 1heure. Depuis l'invention de l'heure d'été, l'heure légale d'hiver est l'heure TU + 1 et celle d'été + 2 heures

                                                                                                                                                    Yvon Perrin              le 25-06-09

 

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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 15:53

L’année 2009 a été marquée par un ensemble de manifestations liées à la connaissance de l’eau et de nos territoires. L’Association des Amis du Parc y a pris une place déterminante, organisant conférences, animations scolaires et prêt de matériel pédagogique.


Après le succès des animations organisées autour du moulin de Dosches en 2007-2008, l’Association des Amis du Parc avait choisi le thème de l’eau à l’occasion de la vidange décennale du Lac Seine. (Voir l’Escarboucle n°75).

Ces initiatives ont été soutenues notamment par le Parc naturel régional de la Forêt d’Orient (http://www.pnr-foret-orient.fr/fr/) , l’Institution des barrages réservoirs (IIBRBS : http://www.iibrbs.fr/ ), l’agence de l’eau Seine Normandie (http://www.eau-seine-normandie.fr/ ), le Conseil général (http://www.cg-aube.com/) et le Conseil régional (http://www.cr-champagne-ardenne.fr/ ). Sans parler des subventions accordées par certaines municipalités aux écoles participantes.

Des expositions à la Maison du Parc et à la Capitainerie ont marqué l’événement.



De l’enjeu planétaire…

Bien que nous ayons l’œil captivé par nos paysages de Champagne humide où l’eau ne se laisse pas oublier, le citoyen curieux n’ignore pas les réalités apparemment lointaines. Les animateurs du Centre d’éducation à l’environnement du PNRFO (http://www.pnr-foret-orient.fr/partenaires/charles/fr/index.htm ) surent remettre en perspective auprès de leur jeune public, les enjeux planétaires de la gestion de l’eau. Quelques chiffres bien connus les rappellent :

L’eau douce est une denrée rare et précieuse. Elle ne représente que 2,5% de toute l’eau présente sur la terre. (Le reste est de l’eau de mer). Une partie de l’eau douce est « prisonnière » sous forme de glace.

L’accès à l’eau est un privilège : une personne sur cinq en est privée soit un milliard d’humains. Selon l’ONU, en 2050, entre 2 et 7 milliards d’individus seraient confrontés à la pénurie dans 48 à 60 pays. L’eau insalubre provoquerait 8 millions de morts chaque année dont 1,8 million d’enfants.

Car la quantité d’eau disponible est finie : elle ne se crée pas alors que la demande augmente.

« Chaque jour, le cycle hydrologique renouvelle les ressources mondiales en eau douce par évaporation et précipitation. Les précipitations annuelles moyennes que reçoivent les terres émergées s'élèvent à 1 10 000 km3, mais environ 70000 km3 de cette eau s'évaporent avant de revenir à la mer. Les 40 000 km3 restants sont potentiellement disponibles pour l'utilisation humaine. La consommation mondiale d'eau douce s'élève actuellement à environ 4 000 km3, soit 10 pour cent seulement des disponibilités renouvelables annuelles.

Ces chiffres pourraient donner à croire que l'eau est largement disponible pour l'utilisation humaine, mais à y regarder de plus près, la situation est beaucoup plus complexe. Les 40 000 km3 d'eau disponible sont très inégalement répartis, et s'écoulent pour les deux tiers sous forme de crues violentes. Restent environ 14 000 km3 de disponibilités relativement stables. Une fraction appréciable de cet approvisionnement doit être abandonnée à son cours naturel pour sauvegarder les terres humides, les deltas, les lacs et les cours d'eau7. Par exemple, 6 000 km3 d'eau sont nécessaires pour diluer et transporter les quelque 450 km3 d'eaux usées actuellement rejetées chaque année dans le monde8. Faute d'un investissement appréciable dans le traitement des eaux usées et d'une réglementation plus efficace, il faudra de plus en plus d'eau pluviale pour diluer et transporter les déchets. »

L’eau insalubre provoquerait 8 millions de morts chaque année dont 1,8 million d’enfants.

Environ 900 millions d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et 2,5 milliards ont peu d’accès à l’assainissement.

 

-           

…à nos réalités domestiques.

Le programme des animations est bien rôdé : Mesnil-Saint –Père offre toute la gamme d’expérimentations et de découvertes. Réseau de distribution, d’assainissement, découverte des sources, schéma de fonctionnement des lacs, écosystèmes…

Les retours en salle de travail permettent de systématiser les acquisitions de terrain et de sensibiliser les stagiaires aux réalités : qui consomme ? Combien ? Pourquoi ? Comment préserver les ressources ?

Voir le dossier « Wikipédia » :

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opolitique_de_l'eau

 

 

Le bilan de la qualité de l’eau dressé par la DDASS sur les principaux lieux de baignade par exemple, montre que la qualité de l’eau est « globalement satisfaisante », bonne  ou moyenne selon les sites. Cependant, on apprend que la teneur en nitrates sur le lac Amance favorise l’eutrophisation (accroissement des algues et des plantes aquatiques).

L’eau potable de nos villages est de bonne qualité : les prélèvements au puits de Rosson, chargés en nitrates, sont équilibrés par les apports d’autres  provenances ce qui permet d’obtenir des taux largement inférieurs aux normes. Prochainement, le contrôle des installations sanitaires domestiques devrait permettre de limiter les rejets indésirables.



Naturellement, la sensibilisation met l’accent sur les consommations domestiques :

-          Une chasse d’eau 6 à 12 l  d’eau.

-          Une douche de 5mn : 60 à 80 l.

-          Un bain : 150 à 200 l

-          L’arrosage de 100 m2 de pelouse : 1750 l...

Des compteurs en temps réel ici :

http://www.planetoscope.com/developpement-durable/consommation-eau

…et pour ceux qui comme moi aiment les statistiques :

Eau
1 robinet qui goutte consomme 96 L/jour soit 11,50 €/mois
1 filet d'eau au robinet gaspille 300 L/jour soit 36 €/mois
1 fuite de chasse d'eau peut atteindre 600 L/jour soit 72 €/mois

Quelques chiffres de notre consommation d'eau pour les usages extérieurs :
- 1 potager d'une surface maxi de 50m² consomme de 150 à 500 litres d'eau / an,
- 1 potager d'une surface maxi de 100m² consomme de 500 à 1500 litres d'eau / an,
- Arroser son jardin et laver sa voiture revient à consommer de 1500 à 3000 litres d'eau / an,
- Remplir 1 piscine revient à consommer 65m3 d'eau soit 65000 litres.

Pour la maison :
- 1 lave linge consomme jusqu'à 125 litres d'eau,
- 1 lave vaisselle consomme 40 litres d'eau en moyenne.

La France est le deuxième consommateur d'eau après l'Italie.

 En moyenne sur les 150 litres d'eau utilisés par jour par Français, seul 1,5 l est bu. Tout le reste concerne nos usages domestiques.

L'eau douce ne représente que 2,5% du stock total d'eau sur la planète (les 97,5% restants étant salés) et elle est utilisée à 70% pour l'irrigation liée à l'agriculture.

La consommation d'eau des ménages par poste se répartit comme suit :

-          6% pour l'alimentation,

-          1% pour la boisson,

-          6% pour la cuisine,

-          39% pour l'hygiène et la toilette,

-          6% pour la voiture et le jardin,

-          10% pour la vaisselle,

-          12% pour le linge,

-          20% pour les sanitaires

-           6% divers.

Il faut environ 100 litres d'eau pour produire 1 litre d'alcool.

Il faut 25 litres  d'eau pour produire 1 litre de bière.

Il faut environ 35m3 d'eau pour produire une tonne de ciment.

Il faut environ 35m3 d'eau pour laver une voiture.

Quand on achète une bouteille d'eau : 80% du coût concerne l'emballage

sources : centre d'information de l'eau 2007

L'eau de robinet coûte 100 à 300 fois moins cher que l'eau en bouteilles. Si nous buvions tous de l'eau du robinet cela nous permettrait d'économiser jusqu'à 240 000 tonnes de plastique par an !

 

 

 

Rien n’est dérisoire même si l’on compare ces quantités à ce que prélèvent les grandes industries :

Il faut :

-          80 l d’eau pour fabriquer 1 kg de sucre

-          200 l pour 1 kg d’acier

-          300 l pour 1 kg de papier

-          6 000 l pour 1 kg d’engrais complexe !

http://www.mines.inpl-nancy.fr/geoingenierie/T153/T153/expose2006/Consommation-eau_dans_monde.pdf

 

On est loin du robinet qui fuit, même s’il vaut mieux pour des raisons évidentes (et économiques) éviter les gaspillages. La récupération des eaux de pluies est ainsi remise à l’honneur. Jadis, la plupart des maisons avaient leur citerne ou leur puits. La facilité récente de l’eau courante a parfois fait oublier des habitudes ancestrales. N’oublions pas que l’eau  n’est arrivée dans nos villages qu’au milieu du XXème siècle !
 La consommation locale s'établit entre 100 et 120 m3 par an et  par branchement avec une tendance à la baisse depuis 2005. ( 86 400 m3 vendus pour 1426 habitants, soit  166 l par jour par personne. Un Parisien : 240 l par jour ; un Etasunien 600 l ; un Africain 50 l)

 Le rendement du réseau (quantité prélevée/quantité vendue) est bonne : près de 75%.

 

Le public enfantin est naturellement réceptif. Qu’en sera-t-il demain de l’adulte ? La pression économique jouera son rôle car la hausse continue du prix de l’eau est annoncée. Ce qui ne manquera pas de poser des problèmes d’équité et de justice : l’eau est-elle une marchandise comme les autres ? La distribution et la gestion de l’eau ne doivent-elles pas relever du service public ?



« 
Dans nombre de villes du monde en développement, une fraction importante de la population doit acheter son eau à des marchands privés, qui exigent jusqu'à 100 fois le prix demandé par les services publics de distribution.

De nombreuses études récentes font apparaître qu'un grand nombre d'habitants pauvres des villes payent l'eau beaucoup plus cher et y consacrent une bien plus grande fraction de leur revenu que les ménages raccordés au système d'adduction d'eau de la ville10. Les familles les plus pauvres de certaines grandes villes consacrent jusqu'à 20 pour cent de leur revenu à l'achat de l'eau. »



Sociologues et économistes avaient autrefois qualifié de « despotisme oriental » des systèmes économiques basés sur la gestion vitale de l’eau. Les perspectives climatiques peu alléchantes dessinées par  les experts, les conflits autour des ressources dépassent les solutions et les initiatives individuelles aussi sympathiques soient-elles.  Les médiatiques mises en scène des «  Grenelle de… » ont de beaux jours devant elles…

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 11:45

Les résultats des examens 2009 ont été publiés dans la presse et sur le site de l’académie. Nous avons retrouvé avec plaisir les noms d’anciens de l’école ou du village. S’il y a des oublis ou des erreurs merci de les signaler :

Brevet des collèges :

Roxanne Boisard

Ophélie Colombier (mention AB)

Bastien Couvreux

Camille Derisson (mention B)

Eloïse Dyon

Priscille Esplacaton (mention B)

Claire Jacquinet (mention B)

Orphyse Jouvet (mention AB)

Anthony Kesler (mention AB)

Pierre Arthur Marchadier

Robin Masliah

Simon Nowak (mention AB)

Joyce Persillon (mention TB)

Bryan Persillon (mention AB)

Alexandra Pestelard

Kévin Philippon

Paul Sellier (mention TB)


L'année scolaire 2004-2005 ( cm1 & cm2) à  Mesnil-Sellières:
assis 1er rang: Matthieu Esplacaton, Maxime Rin, Allan Andrzejczak, Bryan Persillon, Jérémy Denizot.
2ème rang: Sophie Mourgeon, Orphyse Jouvet, Romane Dalbanne, Noémie Rogé, Priscille Esplacaton, Joyce persillon, Ophélie Colombier.
3ème rang: Léandre Bécard, Kévin Philippon, Anthony Kesler, Claire jacquinet, Simon Nowak, Mickaël Kreiter, Charlotte Fournerot.
4ème rang: Bastien Couvreux, Pierre Arthur Marchadier, Robin Masliah, Eloïse Dyon, Camille Derisson, Paul Sellier, Laura  Bonnet  , Anne Boutiot et l'institeur Gérard le Berre, lors de sa dernière année d'activité .

Bac général

Littéraire :

Mélodie Foulon (mention B)

Vanessa Massin

ES.

Morgane Boisard

Xavier Patris

Bac S.

Timothée Garnerin (mention B)

Stéphanie Pestelard (mention AB)

Clément Lacroix

Bac techno. (science et technique de gestion)

Angélique Pihet (mention AB)

CAP pâtissier.

Nicolas Pereira.

 

 

 

 

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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 10:05
Aujourd'hui, clic droit ou clic gauche, on défie la pluie et on va voter!
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 11:04

La fête patronale de Mesnil-Sellières coïncide avec la fête de l’Ascension.  On se souvient que l’an dernier, la date correspondait avec le 1er mai, ce qui était fâcheux


pour le syndicaliste contraint de se dédoubler. Décalage lunaire oblige – comme on l’expliqua en 2006, la date de l’Ascension suit celle de Pâques qui elle-même tient compte des lunaisons- les festivités avaient lieu le 26 mai.

Comité des fêtes : tout le monde sur le pont.


Et comme de juste, le ciel était gris et pluvieux ! C’est bien connu : « A la fête à Mesnil, il pleut ».


 Le miracle est que cela ne décourage apparemment ni le Comité des fêtes ni les maillotins !


 Manège, Auto-tamponneuses, confiserie, tir, pêche au canard, les attractions habituelles étaient fidèles au rendez-vous. La veille il y avait eu bal.



L’Eveil : de toutes les fêtes.



A 17 h, l’Eveil donne son concert traditionnel. Notre société de musique ne cesse de rajeunir. Lors de la tournée des « membres honoraires », un document fut distribué et qui fait le point : en voici la teneur.

« Eveil de Mesnil-Sellières.

Fanfare de cavalerie et batterie fanfare fondée en 1922 (trompette de cavalerie, trompette basse, cor de chasse, soubassophone et instruments de percussion).

Objet : pratique musicale en amateur.

Ses activités :

-         Formation musicale, initiation gratuite à la musique (solfège et instrument à partir de 5/6 ans)

-         Présentation de musiciens à des examens individuels,

-         Stages de perfectionnement instrumental,

-         Animations musicales diverses ( concerts, cérémonies officielles, carnavals, fêtes patronales, foires…),

-         Participation des musiciens à une batterie fanfare régionale Aube et Haute-Marne,

-         Visites en milieu scolaire.

                                                                              Etc…



Le tout dans un esprit d’amitié, de simplicité et d’égalité.

Les ressources financières de l’association :

- les subventions communales et départementales.

- les prestations musicales.

- les dons : membres honoraires.


En devenant membre honoraire de l’Eveil, vous contribuez au financement :

Des instruments, des tenues, des livres de solfège, des méthodes instrumentales, des partitions, des assurances, des déplacements en bus, des sorties pédagogiques et du matériel pour la formation…

….

 

Les effectifs actuels :

Musiciens fanfare : 20

Formation musicale : 5 groupes (éveil musical, groupe guitare, solfège et instruments 1ère, 2ème et 3ème année) soit un total approchant les 45 élèves.

Formateurs bénévoles : 6

Membres du bureau non musiciens : 3

Contacts :

Président : Pierre Gillot

Directeur : Didier Renard

Formation musicale : Corinne Boutiot et Didier Renard.

Blog :

http://www.musiquemesnil.canalblog.com      " 




Pour relire les articles de petits Potins sur notre fête patronale et l’ascension voir ici :

http://www.mesnil-sellieres.com/article-2904040.html





Pour un petit florilège consacré aux fêtes foraines, voir là :

http://www.mesnil-sellieres.com/article-6701240.html

 

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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 11:42


L'Association ATTAC a réuni les représentants des courants de pensée qui présentent des listes aux éléctions européennes. Certains ont répondu favorablement à l'invitation, d'autres ont préféré s'en remettre aux grands médias qui , il faut l'avouer, les servent mieux.
Pour preuve, l'émission Mots croisés d'hier soir, débats menés par Y. Calvi, et qui n'avait invité en plateau que l'UMP, le PS, le MODEM et Europe-écologie. Il paraît que ce sont les "bonnes listes".
Comme par hasard, ces quatre partis ont approuvé le projet de Constitution européenne et le traité de Lisbonne!
La rencontre initiée par ATTAC avait le mérite de s'adressser à tous les partis de "l'arc républicain" selon l'expression du responsable.
On peut visionner une grande partie des interventions en cliquant sur les liens ci-dessous.
Voici le texte d'ATTAC et les liens:

"Fidèle à sa démarche d’éducation populaire, Attac souhaite clarifier les enjeux de cette élection et ceux de la construction européenne aujourd’hui. L’association a organisé une rencontre entre les listes candidates et les citoyens.

Pervenche Berès (Parti Socialiste), Cécile Duflot (Europe Ecologie), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Patrick Le Hyaric (Front de Gauche), Omar Slaouti (NPA) ont répondu à nos questions.

- Vidéos introduction et conclusion des débats

- Vidéos réponses économiques et financières face à la crise

- Vidéos construire une Europe Sociale

- Vidéos faire face au défi écologique

- Vidéos les institutions


Attac France,
Montreuil, le 26 mai 2009"

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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 15:35

Le soleil matinal aidant, et l’annonce cette fois cohérente dans la presse locale a fait du 11ème vide grenier de Mesnil-Sellières organisé par le Comité des Fêtes un succès incontestable.

 Les stands s’étendaient du début de la grand Rue au carrefour du Bout-d’en-Haut sans discontinuer. Environ 180 exposants. Au dire des exposants, les ventes furent nombreuses le matin. En milieu d’après-midi, de méchants nuages vinrent perturber la fête, mais on sait que le flâneur du soir achète peu.


A
u fil des ans, la tendance s’accentue. Les objets curieux et rares sont ailleurs. Les étals offrent surtout jouets, vêtements, petit électroménager, disques et K7. Les prix sont adaptés à une clientèle qui cherche à échapper à la « libre concurrence » (sic) des grandes surfaces. Donc ils sont bas, très bas. Le mot débarras conviendrait mieux que déballage ! C’est la grande boutique au « bonheur des familles ». L’enfant grandit : on bazarde poussettes et vélos, bavoirs et grenouillères. Cela fera le bonheur d’autres bambins.


L
e plaisir de « chiner » ne vient pas de Chine, comme le voudrait une étymologie trompeuse et une association d’idée fausse entre objets à bas prix. Si le tissu chiné est bien d’origine chinoise, la pratique dominicale emprunte à un régionalisme passé dans le langage argotique. On en trouve la définition dans « Le régionalisme de Mariac » ouvrage de Fernande Maza-Pushpam (Centre de dialectologie-Université Stendhal-Grenoble III) :

« Quémander quelque chose sans en avoir l’air. Exemple : « L’air de rien il m’a encore chiné une cigarette ». Le mot désignait la pratique du colportage. Par extension, il signifiait « aller à domicile sous le prétexte de vendre de menus objets mais en réalité pour mendier ! L’origine serait ardéchoise. » Aujourd’hui, les néo-chineurs s’invitent dans ma boîte électronique et me proposent toutes sortes de transactions ! Ce n’est plus de la mendicité. C’est souvent de l’arnaque !


L
a vente sur internet offre des débouchés faciles aux possesseurs de raretés. C’est bon pour le commerce, ça libère le dimanche, mais ça nuit gravement à la convivialité. On l’a déjà dit, le vide grenier villageois, c’est aussi un grand moment de rencontres. Cette année un manège voisinait avec la buvette. Les enfants bondissaient dans une structure gonflable. On y salue au passage des connaissances anciennes revenues au pays pour la circonstance, les habitués, les solitaires attirés par un moment de chaleur humaine. Les fillettes de jadis promènent maintenant de grands enfants qui leur ressemblent, les garçonnets timides sont devenus des gaillards actifs. Le vide grenier à Mesnil, ce sont les familles qui se retrouvent, le temps qui ralentit, la foire aux souvenirs.


D
e grands esprits rêvent d’envoyer tout ce joli monde champêtre dans des hypermarchés ouverts jusqu’à plus d’heure, dimanches et fêtes compris.  Sondages à l’appui, on tente de nous convaincre que tel est le secret de la « reprise », le remède à « la crise ». Naturellement des sondés sont paraît-il d’accord pour que les autres travaillent ces jours là. Pour ma part, je préfère continuer de déambuler dans les rues du village, à flairer les vieilleries poussiéreuses ou la fraîcheur des tissus apprêtés. Les conversations sont plus détendues lorsqu’on n’a pas à pousser le caddie dans les allées encombrées !

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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 11:50

 

Samedi exceptionnel le 20 juin à Mesnil-Sellières. Le comité des fêtes, l’Association familiale, l’Eveil et les sapeurs pompiers s’associent pour organiser un grand rassemblement sur l’aire de loisirs (Voie de Champigny).


Au programme fête de la musique avec « l’Eveil » à partir de 18 h, Repas (sur réservation), concert rock avec « Whynote » à 21 h,  grand feu d’artifice et feu de la Saint Jean.

On trouve tous les détails et la fiche d’inscription sur le site du Comité des Fêtes :

http://www.comitedesfetes-mesnil-sellieres.fr

L’Eveil : fait la fête de la musique, avec la participation des petits de l’Eveil musical et des plus grands, pour une prestation sonore variée et décontractée.

 

Le concert : Marc qui anime le groupe guitare au sein de l’Eveil sera présent avec la formation Whynote qu’il nous présente ici :

« Déjà 10 ans que Whynote rock!

Je vous présente le nouveau site, avec une belle pub pour le 20 juin, et les vidéos du concert du 25 avril 2009 à St Parres au Tertre!

Pour l'instant une seule page mais l'essentiel y est.!!!

www.whynoteasso.fr

n'hésitez pas à laisser des commentaires

et les archives sont sur le vieux site www.whynoteasso.fr.st

Marc

 

Feu d’artifice et feu de la Saint Jean : les membres du Comité des fêtes formés lors du stage participeront à l’illumination du ciel maillotin. Emotions assurées !

Ensuite, embrasement du feu de la Saint-Jean.

Pour dîner, le menu adulte est à 10 €. Menu enfant gratuit pour les moins de 12 ans. (Inscription auprès du comité des Fêtes- voir ci-dessus) Naturellement la buvette est prévue !

 

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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 17:25

La cérémonie du 8 mai a rassemblé cette année un nombre non négligeable de Maillotins et de Maillotines accompagnés de leurs enfants.

 Ce qui donnait à la commémoration un petit air de jeunesse et de renouveau. Le Maire et la municipalité tenaient à exprimer leur satisfaction et leurs remerciements aux jeunes qui avaient  bien voulu s’associer à l’hommage commun.

 Après le dépôt de la gerbe au monument par Pierre  Mermet et Robert Berthelin - tous deux anciens combattants de la seconde guerre mondiale- Olivier Jacquinet a prononcé le message du secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants :

« Cette journée nationale rappelle la victoire du camp allié contre le nazisme… Par l’ampleur des pertes humaines, des destructions matérielles et des souffrances infligées aux populations civiles, la Seconde guerre mondiale se distingue des autres conflits. …Le système concentrationnaire mis en place par l’Allemagne  nazie a fait reculer les frontières de la civilisation : les persécutions raciales, l’internement des populations civile et l’horreur des camps d’extermination marquent le mépris de l’humain … De l’horreur de la guerre est né aussi un espoir : celui d’un monde de coopération et de paix entre les peuples… »

En cette année 2009, le Président de la République a souhaité mettre l’accent sur le débarquement en Provence. La Marine Nationale (« La Royale » pour les intimes) était à l’honneur.



Mémoire et histoire…

 Il semble donc qu’après bien des vicissitudes, la célébration du 8 mai soit ancrée dans notre calendrier. Cela n’est pas indifférent, en une période où les mémoires s’obscurcissent parfois pour de sombres raisons politiciennes. Ici ou là, la réalité et la gravité des crimes commis est niée ou minimisée. La situation de crise économique, sociale, politique  et morale que nous vivons donne prétexte à des regains de racisme, d’antisémitisme inacceptables. Raison de plus pour rappeler ce que furent les heures sombres de notre histoire. La diffusion récente de documentaires historiques à la télévision rappelait utilement ce que furent les horribles exactions commises à l’Est par les Einsatzgruppen, groupes d’extermination nazis renforcés par des « nationalistes » ukrainiens ou baltes. (Pour ceux qui ne les ont pas vus, tapez google>Einsatzgruppen>,images,et : http://www.phdn.org/histgen/einsatzintro.html ).

Les bourreaux de Tulle et d’Oradour (http://oradoursurglane.free.fr/ ) reproduisirent en France ce qu’ils avaient coutume de pratiquer à l’est.



Hommage aussi à la résistance intérieure …


Nous avons déjà évoqué l’engagement de Robert Berthelin . Pierre Mermet pour sa part arborait le fameux brassard des Forces françaises de l’Intérieur (FFI). En 1942-43, il travaillait à la SNCF et fut requis pour le Service du Travail obligatoire (STO) en Allemagne.

Il réussit à obtenir plusieurs sursis, le dernier lui épargnant en principe la déportation jusqu’en décembre 1944.

Cependant, en juillet 1944, avant l’arrivée des troupes américaines dans la région, il rejoignit les « Commandos M », maquis très actif dans notre secteur. (Voir les monuments à  Charmont-sous-Barbuise (monument de la cote 192 dédié à 50 résistants  du réseau « Abélard-Buckmaster - Commandos M » et à Luyères.

 Après les combats de la libération de l’Aube, il fut intégré comme nombre de ses camarades, dans le 106ème régiment d’infanterie comme engagé volontaire «pour la durée de la guerre » (1/9/1944). Pour en savoir plus sur la période 1940-44 à Mesnil-Sellières et dans les environs, voir le bulletin cantonal INFO 2001 ; 2002 et 2003.


M. Roger Guichard, de Lusigny, a publié récemment une brochure intitulée « le réseau de Lusigny sur Barse. 1941-1944. « Les cent heures de combat qui menèrent à la liberté. » Il retrace dans les détails l’action de la résistance à Lusigny et en particulier les événements de 1944. On y lira notamment le rapport du Capitaine Danesini du 25 août 1944 et le récit de ces jours décisifs avec carte détaillée. (On peut se procurer la brochure chez l’auteur et peut-être au « Huit à huit » de Lusigny.)


Roger Bourotte, peintre bien connu domicilié à Dosches, qui participa activement à la résistance dans les rangs des FTPF (Francs tireurs et partisans français), a résumé son aventure en vers :

« De la guerre sans merci il a vécu l’horreur,

Il a connu l’exode, la honte et la peur.

Son père fut fusillé par un jour de terreur…

Pour venger son père il devint franc Tireur,

Par haine de l’ennemi il se fit saboteur… »

(« L’homme au regard triste. »

Sous le pseudonyme de Lilian de la Moline)

Pas d’armistice en 1944 !!!

 

Pierre Mermet et Robert Berthelin le 8 mai 2009.

Malgré de nombreux rappels historiques, on a pu lire encore dans des communiqués locaux que le 8 mai célébrait « l’armistice » de 1944. Comme il a déjà été dit ici, il n’y eut pas d’armistice en 1944, pas plus que de traité de paix d’ailleurs. L’Allemagne nazie a capitulé sans condition.

La reddition de l’armée allemande a été signée à Reims le 7 mai à 2 h 41, par le Maréchal Allemand Alfred Jodl, par  le Général Walter Bedell-Smith, chef d’Etat-major du Général Eisenhower et par le général Sousloparov au nom des Soviétiques. Le général français François Sevez, chef d’état-major du Général De Gaulle fut invité à contresigner en qualité de simple témoin.


Jodl avait été envoyé au quartier général d’Eisenhower par l’Amiral Dönitz pour négocier la fin des combats. (Hitler s’était suicidé le 30 avril.). La nouvelle fut communiquée officiellement le 8 mai à 15 h. Cependant, les combats continuèrent autour de poches occupées par les nazis (Dunkerque, Lorient, Saint Nazaire). Sur le front de l’est, les soviétiques avaient libéré Berlin le 2 mai.



Une seconde capitulation sans condition fut signée au quartier général de Joukov dans une villa de Karlshorst  (banlieue est de Berlin) le 8 mai peu avant minuit (23 h 01 heure d’Europe centrale).


« 1° Nous soussignés, agissant au nom du Haut Commandement allemand, offrons par la présente au Commandant suprême des Forces expéditionnaires alliées, en même temps qu'au Haut Commandement de l'Armée rouge, la reddition sans condition de toutes les forces de terre, de mer et de l'air qui se trouvent à ce jour sous le contrôle allemand.

2° Le Haut Commandement allemand donnera immédiatement à toutes les autorités terrestres, navales et aériennes allemandes, ainsi qu'à toutes les forces sous contrôle allemand, l'ordre de cesser toutes opérations militaires le 8 mai à vingt trois heures 01, heure de l'Europe centrale, de rester sur les positions occupées à ce moment et de désarmer complètement, en remettant leurs armes et leur équipement aux Commandants alliés locaux ou à des officiers désignés par des représentants des Hauts Commandants Alliés. Aucun bateau, bâtiment ou avion ne devra être sabordé ou détruit, et aucun dommage ne devra être causé ni aux coques, machines et équipements, ni aux machines de toutes sortes, armements, appareils, ni en général à tous moyens techniques permettant de poursuivre la guerre.

3° Le Haut Commandement allemand communiquera sur le champ à tous les commandants intéressés tous ordres ultérieurs du Commandement Suprême des Forces expéditionnaires alliées (...)

Lire la suite dans ENA »

 

 

 

 

 Wilhelm Keitel représentait l’Allemagne, Joukov l’Union soviétique, A.W Tedder le Haut commandement des forces alliées, Carl Spaatz pour les forces stratégiques aériennes des Etats-Unis et  De Lattre de Tassigny commandant en chef de la 1ère armée française fut admis à la signature.

7, 8 ou 9 mai ?



S’il y eut un armistice, ce fut celui du 22 juin 1940 par lequel la France du Maréchal Pétain se soumettait à l’Allemagne. L’existence des Forces françaises libres et l’action de la résistance permirent au Général De Gaulle de convaincre Churchill afin qu’une place soit accordée à la France lors de la signature de Berlin. Lorsque De Lattre exigea que le drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle, un officier britannique aurait répliqué : « Et pourquoi pas le drapeau chinois ? ». Quant à Keitel il s’exclama :

« Ah, il y a aussi les Français ! Il ne manquait plus que cela ! ».



De ces anecdotes, on peut mesurer ce que notre pays doit au Général De Gaulle et à tous ceux qui n’acceptèrent pas la défaite de 1940 !

Cependant la commémoration du 8 mai ne s’imposa pas d’elle-même. Si la France ignore la signature du 7 mai à Reims, c’est qu’elle n’y fut pas associée directement. Par la suite, la célébration de la capitulation nazie subit bien des péripéties.

En 1945, le général De Gaulle préfère réunir les Français dans de grandes célébrations patriotiques le 16 mai (fête de Jeanne d’Arc) ou 11 novembre. Il insiste alors sur le caractère indissociable des deux conflits mondiaux – idée qui permit la présence française à la signature de Berlin – et privilégie la célébration d’une victoire unique.

En 1946, le dimanche 8 mai ou le dimanche suivant seront choisis (loi du 7 mai 1946). Les autres journées commémoratives sont alors le 18 juin (appel du Général De Gaulle) , la libération de Paris et surtout le 11 novembre. Cependant, dès 1947, les associations de résistants et de déportés organisent leurs cérémonies le 8 mai.

Ce n’est qu’en 1953 que le 8 mai devint jour férié (mais non chômé), à la demande des associations d’anciens combattants, résistants et déportés (loi du 20 mars 1953)

En 1959, De Gaulle revenu au pouvoir, rétablit la célébration le second dimanche de mai afin de limiter le nombre de jours fériés. Par protestation, la plupart des associations d’anciens combattants refusent de s’associer aux cérémonies officielles. Cependant, le 8 mai 1965 sera exceptionnellement déclaré férié pour le 20ème anniversaire. (Décret du 1er  avril 1965)

En 1968 un décret prévoit une célébration annuelle à la date du 8 mai, mais en fin de journée. (décret du 17 janvier 1968)

Valéry Giscard D’Estaing supprimera la commémoration officielle en 1975, et propose une « journée de l’Europe » , le 11 novembre devenant une journée nationale du souvenir. Mais de nombreuses communes continuent de célébrer le 8 mai officiellement.

Ce n’est qu’en 1981 (loi du 2 octobre 1981), sous la présidence de François Mitterrand, que le 8 mai sera ajouté à la liste des jours fériés chômés. En 1982, après de nombreux débats il est décidé que  la commémoration est reconnue comme une fête nationale.

« Cette "journée de la liberté", fériée et chômée, doit être abondamment présentée dans les écoles et les universités et les commémorations qui la ponctuent faire l'objet d'une large couverture médiatique. »

Toujours d’actualité…

Aujourd’hui, la commémoration du 8 mai semble s’être imposée à l’égal du 11 novembre, rappelant la victoire alliée et la fin de la barbarie nazie.

Encore faut-il préciser que les Russes continuent de célébrer la fin du conflit le 9 mai  et que la guerre ne prit réellement fin qu’après la défaite du Japon. (2 septembre 1945). Aussi les Etasuniens distinguent-ils  le jour de la victoire en Europe (Victory-Europe Day) du jour de la victoire en Asie (Victory-Japan Day.)

Rien n’étant jamais acquis définitivement, et le temps des événements concernés s’éloignant, il est plus que jamais utile de rappeler la signification de ce jour. Au « devoir de mémoire », devenu pour beaucoup simple incantation, nous préférons la connaissance de l’histoire et la poursuite d’un engagement : « Résister », comme le disait joliment Lucie Aubrac qui signa en mars 2004, avec plusieurs personnalités (Maurice Kriegel-Valrimont, Germaine Tillion…) un appel aux jeunes générations à réagir devant la remise    en cause du « socle de conquêtes sociales de la libération ».


 
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 14:58

La QV communique:

"Hier à Brienne-le-Chateau, vers midi, sur la place de la mairie, après les cris “Vive l’Empereur”,
La Q.V, aidée des associations et collectifs anti-enfouissement, avait décidé de rappeler au député-maire son hostilité au projet d’implantation de la poubelle nucléaire FAVL, dans les 9 communes voisines.

Deux douzaines de militants ont fait le déplacement depuis, Grand, Joigny, Langres, Chaumont, St-Dizier, Vitry, Juzennecourt, Troyes, Vendeuvre, Hampigny, Auxon, pour aider les Briennois à développer un slogan clair, lisible et efficace :
NAPOLEON : OUI
POUBELLE : NON

Pour réussir, il a fallu motiver, mobiliser, organiser, se donner rendez-vous, franchir les barrières de police, se retrouver dans le jardin d’une militante proche de la mairie, répéter, infiltrer la foule, avoir le courage de sortir les lettres géantes de dessous son imper, de les brandir au coup de sifflet, et de tenir un quart d’heure !

Opération réussie.
Propre et Efficace.
Sur le perron de la mairie d’où je filmais, j’ai entendu :
“Ah, c’est pas mal. Ils sont forts quand même ! ”

L’est-éclair pour une fois a fait son travail d’information. Merci.

Dommage que la rédaction de France3 et Tiphaine Leroux, journaliste, aient décidé de ne “traiter que le sujet Napoléon”.
Curieuse conception du journalisme et de la notion d’événement !

Une vidéo retraçant cette action sera bientôt en ligne.

Merci à ces 24 courageux.

Nous sommes prêts pour la prochaine...."

Michel  GUERITTE
Président de La  Q.V.
8 route de Soulaines
10200  VILLE-sur-TERRE
http://www.villesurterre.com

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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 18:56
L'Association "Loisirs D Tente"  de Géraudot multiplie les initiatives.
Retrouvez les nouvelles et les images sur son site:

http://geraudotloisirs.free.fr/index.php

Prochaine manifestation:

"L'association HAÏTI-COEUR organise une Marche rallye le 17 mai 2009 à Géraudot.
le but de cette association est humanitaire.
Le 17 Mai nous proposons deux parcours, 14km et 6 km ( départ 9h00 pour le parcours de 14km et 10h pour le parcours de 6 km )
A midi nous proposons une restauration ( frites, merguez...etc ) à la salle des fêtes de Géraudot
et l'Après Midi des jeux autour de la salle des fêtes de Géraudot ( boule, chamboule tous ...etc )

Pour plus d'informations :
http://haiticoeur.free.fr
le président de cette association est Dominique Cormillot ( habitant de Mesnil-sellieres ) " 
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 10:51
Yves BOLATRE, secrétaire
Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique  Section de l'Aube
 
Les retraités, comme les salariés et les chômeurs, sont durement touchés par une crise économique, financière et sociale dont ils ne sont pas responsables. Ils exigent du Gouvernement et du patronat des réponses aux revendications des organisations syndicales : défendre l’emploi dans le privé comme dans le public, défendre le pouvoir d’achat des salariés et des retraités ainsi que l’indispensable relance économique, lutter contre la précarité et pour le maintien des services publics, exiger la réglementation de la sphère financière.
 
Venez  participer nombreux à la
manifestation du 1er mai à 10 heures.
Rassemblement Place Jean-Jaurès (Place de la Bourse).
 

Ci- dessous, le tract rédigé par le Collectif  aubois des retraités :
 

COLLECTIF des RETRAITéS de l’AUBE
CFDT, CGT, FO, FGR-FP, UNSA, CFTC et UNRPA

Siège : Maison de la CGT, 7 rue Charles Desguerrois 10000 TROYES
Tel : 03.25.73.66.23

 

LES RETRAITéS FLOUéS SONT TRèS REMONTéS :

·                      augmentation de 1 % seulement pour 2009,

·                      appliquée 3 mois plus tard (1er avril) sans effet rétroactif.

Nous en avons vraiment « ras le bol » des promesses électorales de Sarkozy non tenues. Le pouvoir d’achat des retraites n’est pas maintenu !

En 2008, les prix ont atteints 2,8 %. Les pensions ont été finalement revalorisées de 1,36 % en moyenne cette même année.

Ce sont des augmentations « dévalorisations ».

Pour 2009, le gouvernement prétend se contenter d’une hausse de 1 %, et de 1,3 % pour les retraites complémentaires. Des pincées d’euros !

De plus, l’augmentation promise du minimum vieillesse (25 % en 5 ans) ne sera pas appliquée en cas de couple. Chaque titulaire du couple devra se contenter de 1 %.

La promesse de porter le taux de la pension de réversion de 54 % à 60 % devient conditionnée à un seuil de ressources. Les veuves et les veufs au dessus de 800 € par mois n’y auront pas droit.

Les retraité(e)s floué(e)s, les banquiers renfloués !

On veut nous faire croire que les prix des fruits, légumes, logement, gaz… baissent. Nous constatons que les prix évoluent à des niveaux qui restent trop élevés. Sans oublier la santé, les franchises, les déremboursements, les dépassements d’honoraires. La vie reste trop chère.

A cela s’ajoute la baisse du taux du livret A, qui met en cause les efforts de toute une vie de travail pour faire face aux coups durs. Les retraité(e)s s’efforcent, quand ils peuvent, de venir en aide aux enfants et petits-enfants.

Un grand nombre de retraité(e)s n’y arrive plus !

L’augmentation des pensions est une question d’urgence. Plus de la moitié des retraité(e)s (53 %) touchent moins que le SMIC, surtout les femmes.

C’est tout de suite qu’il faut combler les pertes cumulées de pouvoir d’achat des retraites, des pensions de réversion, minimum vieillesse et minimas sociaux.

Davantage de retraité(e)s doivent se faire entendre.

Le collectif des retraité(e)s de l’Aube : CGT, CFDT, FO, FGR-FP, CFTC, UNSA et l’UNRPA appelle l’ensemble des retraité(e)s à se joindre au rassemblement unitaire :

à Troyes, le Vendredi 1er mai 2009 à 10h00

Place Jean Jaurès (devant la Bourse du Travail).

Troyes le 20 avril 2009.

 
 
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 17:04

 

Dimanche 19 avril, c’est « l’Eveil » qui passe :

 « Fanfare au matin, préviens tes voisins. »


La tournée des « membres honoraires » a pu avoir lieu cette année encore associant le plus ancien des musiciens en activité et les derniers arrivés. Cuivres et percussions,  l’harmonie matinale et printanière a parcouru le village. Ce n’est pas tout à fait l’ouverture de la saison, car il y a déjà eu le carnaval de Creney, mais tout de même l’annonce des festivités locales bien connues, entre Foire de Piney et fête patronale, sans oublier la « Fête de la musique » exceptionnelle cette année, puisqu’associée au feu d’artifice du 20 juin.


 
On nous excusera de faire encore une fois un retour en arrière. En août  1982, un article paru dans Libération Champagne et signé Francis Tabouret, titrait : « Sonnez trompettes ! L’Eveil a 60 ans. »

En voici l’essentiel :

«  Une véritable institution. Depuis soixante ans qu’elle existe « L’Eveil », la fanfare de trompettes de cavalerie de mesnil-Sellières, n’a cessé d’influencer la vie du village. Et personne aujourd’hui dans ce petit bourg de 300 habitants n’ose imaginer sa disparition. Pas plus les anciens comme Félix Delacour, le président d’honneur, André Tisserant, le vétéran et voisin de Dosches, Guy Renard, le Directeur, que les jeunes racines comme Isabelle et Laurence.

Au total ils sont 35 musiciens. Pratiquement tous trompettistes de père en fils. Trente cinq âgés de 13 à 76 ans  passionnés par la musique et la vie en association. Ils viennent de Mesnil-Sellières, mais aussi de Dosches, de Rouilly-Sacey, d’Assencières et de Luyères.

De mai au 14 juillet on les entend dans toute la région : aux fêtes patronales, à la foire commerciale de Piney, mais parfois également à Vitry-le-François ou Avallon…

« Avec les travaux des champs, explique Guy Renard nous sommes obligés de limiter nos sorties, sans quoi… »

Sans quoi, l’Eveil donnerait facilement le double de concerts. Le succès des Trompettes de mesnil-Sellières ? Il est dû surtout à la qualité de la fanfare qui a déjà obtenu de nombreux prix et au bon esprit qui règne au sein de l’association.

Crée par une bande de copains réunis autour de Louis Pitié le 20 janvier 1922, L’Eveil a toujours rassemblé des amis… Des amis qui après les répétitions se retrouvent pour parler de leur travail, pour fêter leur patronne Sainte Cécile ou encore pour voyager.

« Mais attention, ajoute Félix Delacour, jamais de politique pendant la musique… »


Le reste de la page consacré au village permet de comparer la situation d’alors, si récente et si différente à la fois :

« Mesnil-Sellières : « De père en fils à la terre, au conseil municipal et à la fanfare.

« Pour joindre le « bout d’en bas » au « bout d’en haut » il faut parcourir deux kilomètres, emprunter une belle route bordée de tilleuls, croiser les trois mares, la Chapelle Sainte Croix et la mairie école.

Rien de plus facile ! Chaque jour des dizaines de touristes venus du nord pénètrent dans le parc naturel de la Forêt d’Orient par cette porte.

Et chaque jour, depuis que le lac existe Mesnil-Sellières les regarde passer mais plus par obligation que par curiosité.

Car ici, le village, c’est d’abord la rue. La rue qui file sur Dosches et Géraudot, celle qui donne accès à toutes les maisons construites le long de son tracé ; la rue enfin qui donne l’impression de tout découvrir d’un seul trait.

Mais l’impression seulement…

En fait, on s’aperçoit très vite que cette rue nous trompe. Pour en savoir plus sur Mesnil-Sellières il faut prendre les chemins de traverse qui coupent au cordeau les champs de maïs et de betteraves, en direction de Villechétif. Il faut les prendre pour tomber sur le cimetière et découvrir enfin les véritables origines du village : quand Mesnil et Sellières existaient vraiment.

Illusion parfaite : on se croit à Mesnil-Sellières, en fait on visite Mesnil et son unique rue. Et l’autre alors ?

Inutile de chercher Sellières : la terre et le temps en ont effacé les traces. Seuls subsistent ce cimetière et quelques souvenirs encore bien ancrés dans les mémoires les plus âgées.

Ainsi Félix Delacour se souvient encore de l’église Saint Laurent dont il ne reste aujourd’hui qu’une pelouse d’herbe rase au milieu des tombes.

« Elle a dû être démolie raconte-t-il, lorsque j’avais quatorze ans. C’était en 1926. »

Quant au village, sa disparition serait bien plus lointaine…


De Père en fils…

 Il est clair que Sellières a été victime de sa position, toute proche de Troyes. Et une position qui en fait aujourd’hui encore un lieu de passage à la fois sur l’axe routier Troyes Nancy et sur celui qui conduit au Lac de la Forêt d’Orient.

Résultat de cette position géographique : Mesnil-Sellières ne voit du tourisme que les voitures des vacanciers défiler entre ses maisons à pan de bois et du reste du Parc Naturel que les collines du Haut de la Garenne.

Isolé ? Pas vraiment. Simplement à l’écart. Avec le temps les 330 habitants qui vivent ici ont en effet appris à se débrouiller par eux-mêmes, à s’entraider. Et cet esprit coopératif souffle à mesnil-Sellières depuis le début du siècle. Après avoir fondé dès 1909 une coopérative de boulangerie, un syndicat communal de battage, la coopérative laiterie de Troyes et celle de blé à Onjon, les agriculteurs continuent aujourd’hui encore à travailler ensemble. Ils sont actuellement une vingtaine au village à se partager le finage. Fils de paysans ils ont succédé à leur père.

« A Mesnil-Sellières explique le maire Gilbert Haber, c’est une vieille tradition : on est de père en fils à la terre, au conseil municipal et à la fanfare de trompettes de cavalerie… »

Petite exception : Gilbert Haber n’a pas trouvé de remplaçant quand il a quitté la boulangerie. Du coup Mesnil-Sellières n’a pu conserver qu’un commerce : l’Hôtel restaurant « La clef des champs » situé à l’entrée du pays. C’est le lieu de rencontre du village. C’est là notamment qu’à la prochaine Sainte Cécile, les musiciens de l’Eveil fêteront le 60ème anniversaire de leur fanfare. Il y aura Félix Delacour, le président d’honneur, Fernand Gillot le vice- président d’honneur, Gilbert Haber le président, Jean Thévenin et Robert Chenevotot les deux vice-présidents, Guy Renard le Directeur, Jean Chanteloube le chef, André Tisserant le sous chef, le secrétaire Michel Berthelin, le trésorier André Clément et la plupart des 35 membres… Autant dire le village dans sa quasi-totalité. Comme disent chacun de leur côté Félix Delacour, Gilbert Haber et Guy Renard : « Nous sommes avec l’Eveil, un peu tous de la même famille… »



 
Plusieurs photographies illustraient l’article : l’une d’elle était ainsi légendée : « Le pays aux trois mares »… Chacun pourra se divertir à noter les évolutions et les similitudes entre notre village de 2009 et celui de 1982 vu par un journaliste Troyen. Quoiqu’il en soit, l’Eveil continue, et on l’espère pour longtemps, sous la Direction de Didier Renard. Vous avez dit « de père en fils ? »

 

 

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 17:36

On ne sait plus qualifier « les anciens ». Selon les villages et les sensibilités, les dénominations changent.

 L’âge d’accès aux festivités aussi. Jadis, c'est-à-dire début des années quatre-vingt, L’AFMS avait fixé à 60 ans- âge de la retraite en ces temps bénis- la participation au repas amical annuel.



Il paraît que c’est trop tôt ! Le sexagénaire refuse le qualificatif. « Ancien », tout est relatif !  On le dit d’un meuble, d’un tableau. Pour un peu on dirait «antique » ! Déjà qu’on avait recalé l’appellation « repas des vieux »….


Sur les prospectus, « Super Mamy » vole vers les tropiques.   Au solde bancaire, avec le minimum vieillesse ou la retraite normale, c’est le « crash » assuré. Du coup, on se retrouve entre soi, les mêmes depuis des lustres, plutôt contents tout de même. Avec un brin d’effroi et une larme vite essuyée en songeant aux habitués absents. L’année passée  fut cruelle.

Et puis il y a ceux qui venaient et ne viennent plus. Pour ceci, pour cela. Un mot de travers, le décor qui change, les tracas. Dommage.


Il en faudrait plus pour décourager l’AFMS ! Moins de ressources, mais toujours de l’allant. Cette année encore une trentaine de nos amis ont répondu à l’appel. Et les fidèles étaient là. Pierre et ses amis à la musique, nos vétérans honorés comme il se doit. Après l’apéritif en compagnie des Conseillers municipaux, il avait été décidé de prononcer les allocutions avant de passer à table. De l’avis général, l’horaire agit sur l’attention des convives et les orateurs (trices) sont plus vifs en début de parcours.


Micheline, la Présidente récemment réélue prononça avec concision les paroles d’accueil  attendues. Olivier Jacquinet, maire de la commune, se félicita de la pérennité de l’institution et renouvela ses appels à la convivialité et à l’échange.


Après la traditionnelle remise de cadeaux à notre doyenne et à notre doyen, les groupes se formèrent par affinités pour évoquer les souvenirs communs. Les (jeunes) membres du Conseil d’administration de l’AFMS s’affairèrent au service.


Quelques pas de danse, et la soirée se terminait. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine si tout va bien. Jusqu’à nouvel ordre, l’âge d’admission est maintenu et bénéficie au conjoint. Les plus jeunes peuvent s’associer à l’organisation et contribuer à l’animation. Chanteurs et conteurs d’histoires seraient les bienvenus.

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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 18:21

Les écoliers de Géraudot s’étaient joints à ceux de Mesnil-Sellières cette année pour fêter la mi-carême.

Le soleil était au rendez-vous, mais un petit vent frais obligea hélas les enfants à garder blousons et manteaux, ce qui masque le déguisement ! Un comble.

Un rendez-vous attendu.

La cavalcade de mi-carême est une tradition bien ancrée. Les parents s’étant déjà grimés à l’occasion du bal masqué de l’association qui les réunit (ici), les enfants se devaient de montrer de quoi ils étaient capables en matière de déguisement. Pour cela, la date de mi-carême a été de longue date retenue afin de bénéficier d’une météo plus favorable. Ce ne fut pas toujours un calcul probant. (voir l’année 2006, ici  et 2007 )


La nature pourtant invite généralement à l’escapade. Ce pourrait être l’origine de ces festivités antiques associées aux saisons : la mi-carême est aussi gaie qu’Halloween est délicieusement lugubre. Foin des squelettes et des sorcières. Gitanes, clowns et musiciens arborent costumes colorés. Nul sort ne menace les villageois. Heureusement d’ailleurs, car les modifications du calendrier scolaire ayant fait du samedi matin jour chômé, le défilé se fit le vendredi  ce qui priva les familles laborieuses d’une visite inopinée.  

Mi-carême n’est pas carnaval.

« Le tems du carnaval commence le lendemain des Rois[6], ou le 7 de Janvier, & dure jusqu'au carême[7]. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le carnaval. »

 

On connaît les grandes festivités lointaines : Nice, Rio, nos villes du Nord, l’Allemagne. Plus près de nous, le village de Creney maintient à bout de bras un Carnaval fort prisé quoique décalé dans le temps. La Mi-carême a une autre histoire. Les « jours gras » dont le fameux mardi marquent la fin de la période de carnaval. Pour les chrétiens, on entre alors en « carême ».

« Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième. Il s'agit naturellement d'une référence au jour de Pâques, qui termine le carême. La durée de quarante jours se réfère à la fois  au jeûne de    Moïse et aux quarante jours de Jésus dans le désert, Les dimanches n’en faisant pas partie, le carême s'étend sur quarante-six jours.

La pratique du carême consistait sans doute à l'origine à jeûner pendant les quelques jours qui précédaient Pâques. Puis, la durée du carême s'étendit  et la « xérophagie » fut prescrite, c'est-à-dire l'usage exclusif du pain et des fruits secs pendant le temps qui correspondait au carême.

Au VIIe siècle, le carême fut établi dans son calendrier actuel. À cette époque, le jeûne consistait à ne prendre qu'un repas quotidien et à s'abstenir de toute nourriture les jours du Vendredi et du Samedi saints. De plus, les trois dimanches précédant le carême — la Septuagésime, la Sexagésime et la Quinquagésime — étaient eux-mêmes inclus dans la préparation de Pâques. Cependant, les prescriptions de jeûne se relâchèrent très vite et, dès le XIIIe siècle, le repas de midi était autorisé et complété d'une collation le soir…. » . Notons que les musulmans ont une pratique similaire avec le ramadan.

Adoucir les rigueurs du jeûne ?


 
Qu’une telle durée de privations ait été jugée trop difficile à supporter ou que le classique recouvrement des coutumes en soit l’origine, la mi-carême se fêtait le troisième jeudi de carême :

« …On suppose que l'usage de ces réjouissances s'est répandu à la suite de la coutume établie dans quelques petites villes, parmi les jeunes gens, de donner le mardi gras un dernier bal aux jeunes filles. Celles-ci offraient, à leur tour, une fête le troisième jeudi de Carême… »

 

L’explication n’est pas garantie. Benjamin Gastineau [écrit en  1855:

« Paris ne célèbre pas seule la mi-carême ; la banlieue, diverses provinces de la France la fêtent aussi. Dans beaucoup de villes, les jeunes filles et les porteurs d'eau prennent leur fête à cette époque de l'année. »

Pourquoi des porteurs d’eau ? C’est que cette mi-carême  si peu chrétienne était la fête des blanchisseuses, importante corporation féminine œuvrant dans des dizaines de lavoirs et bateaux-lavoirs. Femmes et jeunes filles élisaient une « reine » sur leur lieu de travail et prenaient pour déguisement les linges qu’elles travaillaient à longueur d’année :

« Soyons gais ! C'est la Mi-carême !

Crions : Ohé ! tous à la fois,

Et regardons passer la crème

Du tuyautage et de l'empois !

C'est la fête des Blanchisseuses

On va contempler les bras nus

D'un tas de petites noceuses

Figurant Minerve ou Vénus.

Sur les chars où toute la clique

Dès le matin se cramponna,

Nous entendrons cette musique

Qui fait rêver à Namouna,(1)

 Les dames plus ou moins bien mises,

Les messieurs plus ou moins exquis,

Auront emprunté les chemises

Des duchesses et des marquis…

 

(1)Ballet d’Edouard Lalo.

« Miss France » avant l'heure?


On élira ensuite une reine de toutes les blanchisseuses. Certaines sont restées célèbres telle Jeanne Sauterie – ce n’est pas un pseudonyme-  élue à Paris à 18 ans et qui conserva le titre durant dix sept ans déguisée en Diane chasseresse !

Bals et défilés accompagnaient ces festivités. Il se dit même que le « cancan » ou « coin coin » y fut inventé, l’élasticité des danseuses laissant présager selon des contemporains « une souplesse morale au moins égale… »

On y mange aussi.

« LE GRAND–HÔTEL

MENU DU DÎNER–CONCERT DE LA MI-CARÊME

Potage Crême de Volaille Lucullus
Petite croustade feuilletée à la Masséna
Sole Sauce Crevettes
Croquette Parmentier
Clos Marathon 1883
Filet de bœuf à la Richelieu
Pain de lapereau à la Montmiral
Poularde de la Bresse truffée à la Périgourdine
Salade Japonaise
Haricots verts panachés à la Maître d'Hôtel
Savarin au Kirsch
Glace Bombe Chateaubriand
Desserts
Poires, Macarons, Gaufres, Pommes de Calville, etc.
Médoc Grand-Hôtel

Pendant le dîner, l'orchestre de M. Eusèbe Lucas se fera
entendre. »

Et les étudiants manifestent à leur façon :

« Programme de la Mi-carême des étudiants de Paris, en 1895

Le comité central des étudiants vient d'arrêter, en ce qui le concerne, le programme de la cavalcade de la Mi-carême.

Rendez-vous place de la Sorbonne.

 Départ à onze heures pour le Boulevard Saint Michel, rues de Médicis et de l'Odéon, le boulevard Saint Germain.

Fusion, au Cours-la-Reine, avec la cavalcade des blanchisseuses.

À l'arrivée du cortège, place de l’Hôtel de Ville.

Simulacre d'une course de  taureaux.

Défilé devant le char de la reine des reines et rentrée au Quartier latin.

Le soir, place du Panthéon, autodafé du "Prince Carnaval" .

A sept heures, grand dîner fraternel à l'hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, et grand bal auquel la reine des reines est invitée. »

 

Offenbach lui-même composera un opéra à la gloire de la reine des blanchisseuses dénommée « La belle Lurette » ! (Nous étudierons entre adultes l’étymologie supposée de l’expression…)

Et les chansonniers de s’en donner à chœur joie : ainsi l’air de la « Reine des Reines », interprêté par Mlle Valti à la Scala (extraits):

 

 

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Dans le corps des blanchisseurs
On a fait choix d'une reine
Pour lui rendre les honneurs
D'la Bastille à la Mad'leine,
En la voyant sur son char,
Orné de son diadème,
On chant'ra sur le boul'vard
Le jour de la Mi-Carême:

Refrain

V'là la rein'qui passe!
Qui passe et repasse!
La voilà!
R'gardez-là!
Quel chic ell'vous a!
C'est la rein'des reines,
La fille à Sosthène,
Faut la voir
Au lavoir
Avec son battoir!

   

 

Un siècle austère ?


Merci à nos petits écoliers – et à leurs professeures- de nous avoir permis de remettre modestement en mémoire d’autres temps et d’autres mœurs… C’est que nous ne sommes plus à la fête tous les jours. Il semblerait que l’esprit et les faces de carême l’aient emporté. Néanmoins et pour prolonger un peu le rêve lisons comment se célèbre la Mi-carême à L’Isle-aux-Grues (Québec) :

«  …Les hommes … sont déguisés par les femmes du village qui s'investissent souvent des mois durant à confectionner de somptueux costumes. En groupes plus ou moins importants, les « mi-carêmes » défilent dans le village, de maison en maison. Ils visitent les salons et les cuisines où on leur a préparé des mets et des boissons alcoolisées. Lorsque le groupe de lurons masqués - plus ou moins éméchés à mesure qu'avance la soirée - investissent un salon en dansant et faisant toutes sortes de simagrées, les enfants encore debout à cette heure tardive, et n'attendant que ce moment, s'écrient typiquement : « les Mi-carêmes !, les Mi-carêmes !» - un peu à la manière dont ils s'exclameraient à la vue d'un Père Noël, tandis que les adultes tentent de deviner qui se cache derrière le masque (l'identité des Mi-carêmes est un secret chèrement gardé jusqu'à la toute fin des festivités, qui durent cinq soirs). Ce n'est que lors d'un dernier tour de piste dans une grande salle communautaire le soir du samedi que les Mi-carêmes finissent par retirer leur masques dévoilant leur identité, au grand plaisir des spectateurs. Le lendemain matin, dimanche, une messe est célébrée à l'église du village et il est de coutume que les Mi-carêmes assistent à l'office encore vêtus de leur costume de la veille. »

Une belle façon de réconcilier les traditions !

Quant à nos Parisiennes, certaines s’en occupent :

« La Mi-carême n'est plus un jour chômé en France. C'est pourquoi, en avril 2008, la renaissance de la fête des blanchisseuses a été proposée pour le dimanche qui précède la Mi-carême. « « L'association festive féminine Cœurs-Sœurs », créée en référence à la Corda Fratres (Fédération internationale des étudiants organisation internationale, ni politique, ni religieuse, festive et fraternelle d'étudiants fondée à Turin le 15 novembre 1898), a pris en charge l'organisation de cet événement. Présidée par Alexandra Bristiel elle a proposé qu'à cette occasion toutes les femmes se costument en reines et les hommes en femmes, en référence au Carnaval de Dunkerque et aux Carnavals d'Allemagne…La prochaine édition de la Fête des blanchisseuses, baptisée Carnaval des Femmes est prévue le 14 mars 2010.

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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