Texte libre

  Informez. Critiquez. Commentez.

Cliquez sur la catégorie de votre choix:

¤- Petits potins.10

¤Actualités. Associations locales.

¤Libre parole.

¤Expressions artistiques.

¤Services.Météo.

¤Frog Learns.

¤Histoire locale. Patrimoine.

¤Le coin des jeunes.

¤ Sports.

 

POUR VOS AMIS

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Samedi 20 mai 2006

LE GREBE HUPPE

 

 

 C’est le plus grand des grèbes, facile à reconnaître à sa huppe noirâtre et double. Aisément repérable par sa taille et l’aigrette flamboyante qui orne sa tête en période de noces.  

Taille 46 à 51 cm   - envergure 85 à 90 cm  poids entre 750 et 1200 grammes  - longévité 10 Ans

 

 

 Habitat : le grèbe huppé est un oiseau des étangs, des marais, des lacs, des réservoirs artificiels. Il apprécie particulièrement les plans d’eau ceinturés de roseaux.

 

 

Comportement : c’est un oiseau assez peu farouche, excellent nageur et plongeur il peut s’enfoncer à 2O mètres (généralement 4-6 mètres) et est capable de parcourir plusieurs dizaine de mètres sous l’eau. Le pic de migration a lieu en septembre et l’effectif hivernant est réduit à quelques centaines d’oiseaux.

 

 

 Nidification : Le grèbe huppé niche entre Avril et Juillet.

 

 

 La parade nuptiale des couple est l’un des plus beau spectacles ornithologiques.

 La ponte est composée de 3 à 6 œufs, l’éclosion intervient au bout de 28 jours.

  

 Le grève huppé se nourrit surtout de divers petits poissons et d’insectes aquatiques capturés au cours de ses plongées.

 Photos prises autour des lacs de la forêt d’Orient par Pierre GARRAUD

 Toutes les photos <<< ici

 

 

 

 

 

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 19 mai 2006

Connaissez-vous  Lesmont ?

 

 

 

 

 

 avec « l’Association des amis du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. »  

Certains ont peut-être entendu parler des visites  de villages organisées par « l’Association des amis du Parc …» Chaque mois, des guides bénévoles, et néanmoins compétents, font découvrir aux visiteurs les curiosités de leur commune. J’ai suivi celle de Lesmont, et je n’ai pas été déçu !

 

 

 

 

 

 La visite, guidée par M Bourcier, ancien maire de la commune rassemblait une trentaine de personnes ( A peu près…je n’ai pas compté !). Rendez-vous était donné sous la Halle. Avec celles de Piney et de Brienne, elle constitue une belle illustration des arts du bois. Les poteaux principaux sont en chêne et les autres parties de la charpente en bois blanc plus léger. Elle est couverte de petites tuiles plates, produit traditionnel des petites unités de production de la Champagne humide . Ses dimensions sont de 27 m  de long, 15,1 m de large et 9,3 m  de haut.

   

 

 

 

  http://www.crdp-reims.fr/rclvisu/fic_edit.asp?fETABL=7094

 La plus ancienne construction remonterait au moyen âge. La fonction de ces édifices était d’abriter foires et marchés. Selon Annie  Pincaut  ( Escarboucle n°32. Automne 1998 ) « Elle abrita jusqu’au 19ème siècle une foire 5 fois par an  et un marché une fois par semaine… ». Les bois de cette halle connurent une destinée capitale en 1814. 

 

 Sur les halles du Parc: http://www.pnr-foret-orient.fr/fr/halles.htm

 

 

Le 29 janvier 1814, Blücher croit Napoléon à Nogent ou à Arcis. Il s’avance sur la route de Troyes , franchit l’Aube à Lesmont et fait détruire le pont. Napoléon est sur ses arrières à Saint Dizier  avec 30 000 hommes. Le 30  Napoléon fait reconstruire le pont en utilisant les bois de la halle qu’on a démontée. Il envoie le colonel Bénard prévenir Mortier qui est à Troyes. Blücher pourrait être pris à revers et anéanti. Malheureusement Bénard  arrêté par l’ennemi à Assencières n’a pas le temps de détruire ses ordres. Blücher, aussitôt averti, fait demi tour et affronte Napoléon près de Brienne. ( bataille de La Rothière )  

Le 1er février 1814, après la bataille de La Rothière , Napoléon donne l’ordre de « décrocher ». Pour donner le change, il fait entretenir les feux de bivouac par un rideau de cavalerie qui rejoindra à l’aube. Ségur raconte que vers 4 h du matin, il vit l’ Empereur quitter le Château de Brienne et se diriger vers Lesmont. «  A Sainte Hélène, Napoléon comparera Lesmont à Arcole. Il dira qu’un pont est toujours difficile à défendre…le pont de Lesmont qui se trouvait à l’époque dans le prolongement de la rue qui longe l’église, il dira  qu’en passant à l’aube, il se rendit compte de la difficulté qu’il y aurait à le défendre. Il fit percer des meurtrières dans deux maisons situées à ses extrémités et y mit 50 hommes. En outre, il fit préparer des fascines poissées. Le pont était en bois. A 10 heures du matin (le 2 février) les cosaques arrivèrent au galop suivant la trace de l’armée française dans la neige. Ney dut faire le coup de feu pour les faire repasser de l’autre côté du pont et, grâce aux fascines préparées sur ordre de Napoléon, il parvint à embraser le pont… »  ( Gildas Bernard. La Vie en Champagne n° 122 avril  1964. repris en juin 1999 – Hors série- Napoléon et la Champagne )  

Le pont fut rasé jusqu’à l’eau.  Lorsqu’ arrive le Colonel Natouchinsky, chargé de la communication des armées ennemies, il ordonne la reconstruction du pont. Pour cela, il faut du bois. «  Sur les 127 maisons du village, 60 sont détruites et 22 autres brûlées. » La halle ne sera remontée qu’en 1855. Elle fut reculée de 4,50 m pour permettre à un voisin d’accéder dans sa cour.  

http://www.crdp-reims.fr/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pan_bois/default.htm

   

 

 

 

 De la halle à l’église, il n’y a qu’un pas. C’est un petit édifice surmonté d’une belle flèche élancée. La nef est précédée de deux travées latérales se terminant par des pignons. Le clocher est à la croisée de la première travée. L’église est dédiée à Saint Pierre es liens. La partie du transept est datée du 13ème siècle et le reste du 16ème. L’intérieur est remarquablement entretenu. Les ouvrages spécialisés donneront la description détaillée des oeuvres qui s’y trouvent. On hésite toujours à souligner leur qualité, le pillage des églises rurales étant devenu trop fréquent. Les dalles funéraires et leurs inscriptions ont été parfaitement décrites par Annie Pincaut. Un beau vitrail où dominent grisaille et jaune d’argent éclaire l’abside dont la peinture bleue étoilée a conservé toute la fraîcheur. Cependant, dès l’entrée, ce qui frappe avant tout, c’est l’harmonie des proportions et l’homogénéité du mobilier. Bancs, stalles, confessionnal, tribune  et fonds baptismaux du même bois sont luisants de soins attentifs, de frottements répétés ou de longues et nombreuses méditations ! Les enfants, explorateurs inlassables essaient les cases du confessionnal :

 

 

 

 

 

 

 « C’est pour enfermer ceux qui ne sont pas sages » me dit un petit qui a pris sans le vouloir la place du curé, alors que son frère découvre à genoux – comment faire autrement ?- la curieuse petite  ouverture à croisillons encore bruissante de murmures secrets. On joue à rabattre alternativement le volet de bois, à gauche, à droite. « Bénissez moi mon père, car j’ai beaucoup pêché… »

 

 

 

 

 La sortie réserve une surprise. Des maximes à demi effacées, mais parfaitement tracées  ornent la pierre. « Au bas de ce mur est le corps de P.E. Perthuizot jurisconsulte demeurant à Lesmont. Il a fait construire sa maison au nord et planter d’arbres fruitiers la cour et les vergers qui en dépendent. Il a vécu jusqu’à 76 ans dans les agréments de la vie champêtre qui nous rapproche de la nature. Le surplus fut rempli de peines, d’ennuis et de souffrances qui l’ont confirmé dans le peu de cas qu’il faisait de son existence avant d’en avoir éprouvé tous les désagréments. Il n’aurait jamais voulu recommencer sa carrière avec les mêmes évènements en bien et en mal de la révolution de sa vie qu’il a quittée sans regret en rendant à la nature ce qu’elle lui a prêté à de trop gros intérêts… Il est mort le 26 septembre 1817.

 

 

 

 

 Ne vous prévalez pas de votre santé gardez-vous d’en abuser car un rien peut la déranger. » 

  

 

 Monsieur Bourcier nous guide alors vers « La maison qui parle », devenue mairie, et appartenant jadis à ce probable disciple de Jean Jacques Rousseau. Une jeune fille court chercher la clé, car les visiteurs sont avides de découvrir le secret de ces murs bavards.  En 1784, Edme Perthuisot, avocat au Parlement fait bâtie sa maison agrémentée d’un parc qui rejoint l’Aube. L’entrée, les piliers, les angles sont gravés de maximes en latin ou en français. « Homo nacitur ad laborem… La félicité de l’homme dépend moins de l’abondance que de l’opinion puisqu’il est heureux s’il croit l’êtreAnne Colette Collet son épouse qu’il aimait, a fait son bonheur autant par la douceur de son caractère que par son indifférence… » Humour, sagesse antique teintée d’aigreur : « Parva sed apta » telle est la devise  au dessus de l’entrée : « Petite, mais qui convient ». Un « Sam’ suffit » au 18ème siècle. Le propriétaire commente : « elle est proportionnée au nombre des vrais amis… » Perthuizot sans doute ne manqua pas de méditer les réflexions de Sénèque : «  Aussi n’est ce point facile d’atteindre la vie heureuse ; on s’en éloigne d’autant plus qu’on s’y porte avec plus d’ardeur… »

 

 

 

 

  

 

 Le parc, magnifiquement entretenu, semble porter témoignage du sage disparu. Les grands arbres qu’il a peut-être fait planter dominent la pelouse qui se perd dans les sables de la berge, en bordure de l’Aube. Au fond, domine un antique platane.  

 

 Au retour, la mairie ouvre ses portes et ses fenêtres, afin qu’on puisse admirer l’escalier intérieur et les moulures des plafonds. M Bourcier propose alors une découverte des voies romaines. Trois kilomètres dit-il…. Les voitures en cortège suivent la direction de Brienne le Château. Les voies romaines de Lesmont ont été bien étudiées par   Raymond Tomasson (Président de la Société Archéologique de l’Aube ). Elles ont donné lieu à une exposition à la Maison du parc du 15 décembre 1980 au 15 mars 1981 et à un article de Claude Nardin dans «L’Escarboucle » n° 38. printemps 2000. le groupe parcourra le triangle formé par la Voie Naix- Bar le Duc, la Voie Boulogne Lyon, et un « diverticule » construit en remblai qui les relie. Le chemin est large, surélevé pour échapper aux montées d’eaux. La voie de Lyon à Boulogne était jalonnée de bornes milliaires. «  la voie …de Troyes à Naix, a une largeur très variable, mais le plus souvent de 5 mètres, ce qui correspond bien aux caractéristiques et aux mesures romaines. La chaussée dans toute la traversée de la plaine de Brienne est surélevée jusqu’à près de trois mètres de haut pour la mettre à l’abri des inondations… Un calcul approximatif, qui sera affiné, basé sur une hauteur moyenne d’un mètre, sur une vingtaine de kilomètres entre Trannes et Bétignicourt, nous révèle un apport local de plus de 400 000 m3 de matériaux qui furent prélevés à proximité du tracé… » (R Tomasson. Livret d’accompagnement de l’exposition)

 

 

 

 

 

 La promenade ayant quelque peu dispersé les visiteurs, les plus obstinés purent remercier et féliciter M Bourcier pour sa connaissance des lieux et sa gentillesse. On peut seulement regretter  que ce circuit soit insuffisamment mis en valeur. Une brochure éditée par Annie Pincaut rappelle heureusement un projet de « sentier d’interprétation » Daté d’août 1999, sous la plume de Carole Mandelli (disponible à la Maison du parc), il ne semble pas avoir donné lieu jusqu’ici à un début de mise en œuvre.

 

 

 

  D’autres visites de villages sont prévues. La prochaine à Laubressel le samedi 20 mai (15 h à  l’église)

 

 

 

  

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 9 mai 2006

8ème Vide grenier du Comité des fêtes.

  

 

 Dimanche 7 mai avait lieu le 8ème vide grenier du Comité des fêtes de Mesnil-Sellières. Chacun avait en tête la récente loi  Dutreil :

 

 

 « ASSEMBLÉE NATIONALE. DOUZIÈME LÉGISLATURE. SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2004-2005

 7 juillet 2005  

PROJET DE LOI MODIFIÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE
EN PREMIÈRE LECTURE, en faveur des petites et moyennes entreprises
 

Article 17 bis (nouveau) 

Le I de l'article L. 310-2 du code de commerce est complété par sept alinéas ainsi rédigés : 

« Les particuliers non inscrits au registre du commerce et des sociétés sont autorisés à participer aux ventes au déballage en vue de vendre exclusivement des objets personnels et usagés deux fois par an au plus, à condition qu'ils aient leur domicile ou leur résidence secondaire dans l'arrondissement départemental, la commune ou, pour les villes de Lyon, Marseille et Paris, dans l'arrondissement municipal siège de la manifestation. 

« Les particuliers non inscrits au registre du commerce et des sociétés souhaitant participer aux ventes au déballage doivent s'inscrire avant le début de la manifestation sur un registre tenu par la personne qui organise la manifestation. 

« Ce registre doit mentionner l'identité du particulier souhaitant participer à la vente au déballage, son adresse ainsi que son numéro d'immatriculation de véhicule. 

« Ce registre est mis à disposition des services de police et de gendarmerie dès le début de la manifestation. 

« Un registre départemental informatisé est constitué par les services préfectoraux intégrant l'ensemble des informations figurant dans le registre mentionné aux alinéas précédents. 

« Ce registre départemental est mis à disposition des services de police et de gendarmerie. 

« Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret pris en Conseil d'Etat. »  

Les mesures restrictives ont fait grand bruit dans le petit monde de la vente dominicale. On peut, par exemple consulter le site suivant :

 

 

 http://www.benevolat.org/cdvg/index.php  

Le coin du Normand : « y’a du pour et y’a du contre… »

 

 

 A lire les forum consacrés au sujet, et ils sont nombreux, on peut noter des arguments récurrents : 

- Pour la réglementation : 

Tout le monde a observé ce qui peut apparaître comme des abus : marchands ambulants, professionnels plus ou moins avoués, marchands du dimanche que l’on retrouve d’une commune à l’autre chaque semaine… Ce « commerce » échappe à la taxe ! Il nuit aux vrais « brocanteurs » et « antiquaires » en créant une concurrence déloyale.  

- Contre la réglementation : 

La mise sur le « marché » d’objets improbables nourrit au contraire les circuits « officiels ». (Les « professionnels   viennent s’y « approvisionner » tôt le matin.) Le vide grenier est un espace de liberté et de convivialité qui permet à des associations locales de financer leurs projets. Les contrôles existent déjà et les abus sont négligeables.  

Les adversaires de la loi Dutreil s’interrogent fréquemment sur l’urgence ressentie par nos législateurs à traiter d’un sujet aussi futile, alors que tant de graves problèmes devraient retenir leur attention !  

 

 

 

Le coin de l’amateur d’’ histoire :« ça date pas d’hier… »  

Si la généralisation  des vide grenier est assez récente, la vente d’objets personnels usagés a sans doute toujours existé. Les chiffonniers de Paris, repoussés à la périphérie de la ville ouvrirent les célèbres « puces », ainsi nommées parce qu’on y trouvait principalement de vieux linges ou vêtements potentiellement infectés par ce familier parasite. ( Consulter pour plus de détails :  

http://www.parispuces.com/fr/historique/centre_histo.html#01

 

 

  Certaines populations se spécialisaient dans la récupération : métaux, vieux meubles qui étaient ensuite revendus. A Rennes , par exemple, dans le quartier du canal, les enfants ramassaient dans les décharges alentours toutes sortes d’objets qu’ils revendaient à la sauvette. La « braderie de Lille », sans doute la plus connue, remonterait à la fin du Moyen Age. Les domestiques lillois auraient obtenu le droit de revendre, entre le coucher et le lever du soleil, les objets usagés et vieux vêtements de leurs maîtres. Et ce en marge des foires officielles.  

Dans les années 70, on connaît dans la région des « bourses » lieux d’échange essentiellement consacrés aux enfants : bourse aux livres, bourse aux jouets, bourse aux vêtements. Le troc côtoie la revente. Progressivement, le milieu associatif a utilisé cette nouvelle opportunité de financement (par la location des emplacements)  

Les expressions proches désignent parfois des réalités légèrement différentes : les braderies  concernent  les commerces urbains. Le terme viendrait du flamand « braaden » signifiant rôtir en relation avec les pratiques culinaires associées à ces manifestations. D’autres étymologistes penchent pour l’espagnol « barato » qui signifie « bon marché » « pas cher » (baratija= babiole ; baratillo = bric à brac, étalage de camelot) 

Ailleurs on parle de « foire à tout ». Le vide grenier conserve essentiellement un caractère populaire et rural. 

 

 

 

Le coin du chineur : « de tout pour faire un monde… »  

Flâner, chiner, est devenu une distraction dominicale fort prisée. L’amoncellement d’objets hétéroclites eut sans doute ravi Jacques Prévert encore que la vente d’animaux vivants y soit interdite – pas de ratons laveurs -  , et les rapprochements inattendus inspiré Isidore Ducasse comme « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie! ... » ( Maldoror. Chant VI) . Le badaud du vide grenier partage la fascination plus ou moins consciente des listes interminables, des accumulations incongrues, des répétitions mornes. Un ami proche raillait naguère cette manie des étalements de vieilleries associée à la passion toute actuelle du lucre. C’est ignorer la part de rêve, les nostalgies ravivées devant le vieux berceau de noyer, le service à thé ébréché semblable à celui de grand-mère, la curiosité frustrée devant l’outil inconnu dont l’usage est perdu et que le vendeur même peine à expliquer. 

«  7 - Je me souviens… »  comptait Georges Perec … 

« 8
Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts. 

9
Je me souviens des Malabars achetés chez la confiseuse au coin de la rue. 

10
Je me souviens de l'odeur enivrante des livres, à la rentrée scolaire. 

11
Je me souviens de mon grand-père qui se levait de sa chaise devant toute notre tablée pour pousser la chansonnette. 

12
Je me souviens de lectures sous les draps, le soir, à la lampe de poche. 

13
Je me souviens de ces départs en vacances où l'habitacle était aussi chargé que le coffre. 

14 
Je me souviens de la sécheresse de 1976. » 

 

A chacun ses « petites madeleines. » 

Tous les amateurs vous le diront, le matin on fouine, l’après-midi on baguenaude. Ce fut particulièrement vrai dimanche. La nuit avait été pluvieuse et les averses intermittentes avaient déjà chassé quelques vendeurs. Les numéros peints sur la chaussée trahissaient les déserteurs. Le public pourtant était là, et malgré les bâches et toiles tirées sur les  étals , des accords se nouaient. L’équipe du Comité des fêtes assurant l’organisation avec le soutien des sapeurs pompiers, une certaine bonne humeur régnait . Vers midi, les tables furent dressées. Nous l’avons déjà dit : le « vide grenier » est d’abord rural et festif. La famille assemblée dès le matin partage le repas sur le trottoir ou à l’entrée de la cour. Par chance, le ciel se dégagea. Et les visiteurs en nombre arpentèrent la Grand Rue , du Bout d’en Bas au carrefour de la mare du Haut. Les organisateurs pas plus que les forces de l’ordre n’ont donné d’estimation quant à l’affluence. Le volume des transactions échappera une fois de plus, et c’est heureux, au fisc et aux statistiques. Seul le Comité des Fêtes est en mesure de chiffrer son résultat. Au service de tous. 

 

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 5 mai 2006

On nous prie d'insérer...

Ecole Maternelle Les Gaillots

 

R.P.I. DOSCHES, GERAUDOT, MESNIL-SELLIERES, ROUILLY-SACEY

 

10220 ROUILLY SACEY

 

03 25 46 33 00

 

 

INSCRIPTIONS ANNEE SCOLAIRE 2006-2007

 

 

 

Les inscriptions auront lieu pour les enfants nés en 2003 et pour les nouveaux inscrits le samedi 20 mai 2006 de 8 heures 30 à 12 heures à la Maternelle de Rouilly-Sacey.

 

Se munir :

 

  • du livret de famille de l’enfant

     

  • d'un justificatif de domicile dans l'un des 4 villages du R.P.I.

     

  • du carnet de santé

     

  • du certificat de radiation s’il était inscrit dans une autre école

     

  • d’un certificat d’aptitude à la vie en collectivité délivré par le médecin en cas de 1ère inscription.

     


Les enfants nés en 2004 seront acceptés sous réserve de places disponibles et à la condition impérative qu’ils soient propres.

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 11 avril 2006

Espace maillotin:

l'inauguration.

8 avril 2006.

En présence de la foule maillotine, des conseillers et de leurs familles et avec le concours de "l'Eveil de Mesnil-Sellières".

De nombreuses personnalités étaient également de la fête.

La cérémonie a commencé à 17 h 30, face à la salle des fêtes, le cortège étant mené par la fanfare du village...

 

Après un petit tour derrière la mairie, les personnalités abordèrent le nouvel "Espace maillotin", promenade fort appréciée par M Adnot, Sénateur, Président du Conseil général de l'Aube.

 

"L'Eveil", les représentants des anciens combattants et les sapeurs pompiers formaient la haie d'honneur.

 

Monsieur le Préfet de l'Aube avait l'honneur de couper le ruban, avec l'aide de jeunes filles de la commune. les morceaux étaient alors distribués aux personnalités invitées.

On reconnait sur la photo ci-dessus, KB, CB, Olivier Jacquinet, Maire de Mesnil-Sellières, M. Micaux, député, M. Adnot, Mme Line Bret, Conseillère régionale, M Le Préfet de l'Aube. Yann gaillard est en arrière légèrement caché par MJ.

Pas d'inauguration sans discours. Les enfants, premiers utilisateurs de "l'Espace maillotin" ont dit leurs sentiments. Ils ont aussi dessiné. On le verra plus tard. En résumé, ils sont plutôt contents!

Le discours de RD. La photo est  un peu floue, mais c'est fait exprès...

Monsieur le maire lui succède ( début du discours , page 1)

Puis, vient le tour de Line Bret, Conseillère régionale (PS) , dont les liens familiaux avec la commune sont bien connus. Elle rappela la place prise par la région dans le financement des équipements locaux, notamment grâce au Parc régional.

Yann Gaillard, sénateur, écrivain ("Mémoires des morts illustres", " Adieu Colbert") souligne la réussite architecturale du lieu.

Philippe Adnot, Sénateur, Président du Conseil général, évoque avec humour, le rôle de l'institution départementale dans les réalisations locales.

M Le préfet de l'Aube insiste sur la fonction des équipements communaux dans la vie sociale rurale.

Un livre d'or est à la disposition des visiteurs....

Signatures illustres, et ci-dessous, l'expression spontanée des enfants de l'école:

"... ce joli bâtiment nommé Espace Maillotin qui a gardé le nom de ce village, car nous vous le rappelons, autrefois, Mesnil-Sellières ne s'appelait pas (ainsi), mais "Maillotte". Plus tard, le nom du village s'est transformé, mais les habitants, eux, leur nom ne s'est pas métamorphosé...." L.B

L'explication ( inexacte) a le mérite de la fantaisie et de la vraisemblance! LB ne manque pas d'imagination!

Enfin, une exposition de dessins d'enfants montrait toute l'importance du nouveau bâtiment pour l'avenir de notre village.

En voici quelques exemples. Il n'a malheureusement pas été possible de les placer tous ici...

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 10 avril 2006

 

 L’ESPACE ET LE TEMPS.  

 

 Jacques Chirac a "décidé de remplacer" le contrat première embauche (CPE) "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a annoncé l'Elysée lundi matin 10 avril. (AFP, Reuters)  

Quelques minutes plus tard D. De Villepin confirme la nouvelle dans une conférence de presse.  

Les représentants des salariés et des étudiants vont pouvoir donner leur avis et exposer les propositions qu’ils ont étudiées depuis des années parfois, sans être entendus. Les partis politiques aussi. « Petits potins » , comme chaque citoyen , observe et prend note. 

 

 

  L’ESPACE.

 Espace proche : ce sont les rues, les places, les lycées et les facultés « bloqués » (on disait autrefois occupés), les gares envahies, les barrages filtrants sur les routes, des manifestants par centaines de milliers depuis deux mois.  

 

 Espaces lointains : le discours obsédant des dirigeants nous incitant à aller voir ailleurs s’ils y sont ! L’exemple britannique, le modèle danois, la réussite espagnole, la grandeur consensuelle germanique, la brutalité berlusconienne… Les étrangers qui ne nous comprennent pas, les investisseurs qui fuient, ces Français qui s’expatrient parce que là-bas le ciel est plus bleu… Le chœur des « Oui-ouistes » au référendum européen a repris du service avec les mêmes arguments, les mêmes chantages et le même succès !

 

 

  LE TEMPS.  

Temps  de l’événement :  

-         Villepin annonce la création du CPE (16 janvier)  

-         Les députés de gauche accusent Villepin d’avoir « tué le CDI » Bayrou voit dans le CPE un « contrat de précarité absolue ». Mme Parisot (MEDEF) appelle à aller « beaucoup, beaucoup plus loin » entre le 17 et le 19 janvier.  

-         Création d’un collectif d’organisations et de syndicats de jeunesse ( dont l’UNEF) pour le retrait du CPE.( 19 janvier) 

-         Annonce par le gouvernement de l’examen d’urgence de la loi par le Parlement. Toutes les confédérations syndicales (sauf les cadres CGC) appellent à manifester le 7 février. L’UNI, organisation de jeunesse proche de l’ UMP voit dans le CPE « une avancée sociale » (24 janvier)  

-         Manifestations dans toute la France  : 218 000 manifestants selon la police, 400 000 selon les syndicats. (7 février)

 

 

  

 -         Début de la discussion au Parlement (9 février.) 

-         13 université sont en grève selon l’ UNEF. (1 mars) 

-         Manifestations étudiantes : 400 000 à 1 million de manifestants le 7 mars.

 

 

  -         Adoption définitive du CPE par le Parlement le 9 mars.  

-         Occupation de la Sorbonne , puis évacuation par la police le 10 mars.  

-         Villepin affirme qu’il ne cèdera pas. 55% des Français seraient pour le retrait selon les sondages. Le Collège de France est occupé par les étudiants . (12 et 13 mars.)  

-         Propositions d’aménagement du projet (Mme Parisot, JL Debré). Recours du PS auprès du Conseil d’Etat. Manifestations étudiantes à Paris et dans les grandes villes. (14 mars)  

-         Manifestations de lycéens et d’étudiants. 64 universités sont bloquées sur 84 selon l’UNEF.  30 000 manifestants (police) 120 000 (syndicats) le 16 mars.  

-         68 % des Français sont pour le retrait du texte, 63% soutiennent les manifestations . Sondages du 17 mars.  

-         Manifestations dans toute la France  : 1,5 millions de manifestants dont 400 000  à Paris. Le  samedi 18 mars.

 

 

  -         Villepin refuse de négocier le 20 mars. 

-         ¼ des lycées sont bloqués. 40 000 jeunes manifestent le 21 mars. 

-         Manifestations d’étudiants et de lycéens : 450 000 à 500 000 personnes le 23 mars.  

-         Sarkozy se prononce pour la « suspension » de l’application du texte le 27 mars.  

-         Manifestations dans toute la France  : de 1 à 3 millions selon les sources dont 700 000 à Paris. Les observateurs estiment la mobilisation supérieure à celle de 1995 contre le plan Juppé. Nombreux grévistes dans le public et dans le privé. (mardi 28 mars)

  

 

  

 -         30 mars : le Conseil d’Etat valide le texte. 

-         31 mars : Chirac promulgue la loi tout en demandant de ne pas l’appliquer ! 

-         2 avril : la loi paraît au journal officiel. 

-         4 avril : nouvelles manifestations ; Plus de 3 millions de personnes dont 700 000 à Paris. 

  

 -         5 avril : les étudiants et le lycéens bloquent divers endroits : gares, autoroutes, dépôts de bus. Sur instruction de L’Elysée, des députés UMP reçoivent les représentants des organisations syndicales. 

-         8 avril : Giscard se prononce pour le retrait du texte. Le Pen approuve le CPE 

-         9 avril Bayrou constate la crise institutionnelle.  

-         10 avril L’Elysée annonce le « remplacement  de l’article 8 » de la loi. Villepin confirme à 10 h30. Les députés doivent « rapidement » voter une autre loi !

 

 

 Temps  de la réflexion, de l’organisation. 

Le CPE n’est pas tombé  du ciel… :  

« Le droit du travail constitue un déterminant majeur de la localisation des investissements. Excessivement rigide, trop complexe et inadapté aux évolutions du monde moderne, notre droit du travail est devenu un handicap pour la compétitivité des entreprises et aussi pour la France … Il est resté fondé sur le postulat de l’infériorité du salarié qu’il faut protéger…Le droit du travail [doit être conçu]comme un outil d’organisation destiné à permettre l’adaptation du monde du travail à l’évolution du contexte économique et social… » (Moderniser le code du Travail. Les 44 propositions du MEDEF. Mars 2004.)  

Il n’y retournera pas tout seul…  

Nous savons que le remplacement du CPE ne règle pas tout. La « Loi sur l’égalité des chances » ( Expression curieuse sur laquelle nous reviendrons ) comporte d’autres aspects critiquables. La « Loi Fillon » qui se met en place dans les collèges appelle des réflexions et des réactions. Les dispositions qui favorisent l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public soulèvent de nombreuses réactions , en particulier de la part des élus locaux. Les projets proclamés par certains candidats à l’élection présidentielle future ne sont guère rassurants.

 

 

 « Ce n’est qu’un début… » disait-on autrefois. Et les images récentes, les propos des uns et des autres ne devraient pas être oubliés. 

Nous avons relevé quelques déclarations afin d’ éclairer les débats qui ne vont pas manquer d’avoir lieu : 

De Bernard Accoyer (Président du groupe UMP à l’Assemblée, chargé de négocier… !!)  

«  Le gauche divisée a eu le culot de proposer dans la hâte des soi-disant nouveaux contrats pour les jeunes, toujours subventionnés par de l’argent public donc payés par le déficit, par la dette, donc par les jeunes… La gauche est particulièrement archaïque … et est aux mains de l’ultra gauche. Elle fait de la démagogie, n’hésite pas à déformer la réalité et promettre des choses tout à fait irréalistes… »  (3 avril 2006)

 

 

 On imagine bien la capacité de négociation d’un tel « partenaire » !

 De Bruno Grandpierre (Chef d’entreprise, Conseiller Prud’homme ! ) 

«  Qu’elle est l’entreprise qui acceptera d’embaucher des jeunes qui