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Libre parole

Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 00:26

Quintidi 5 pluviôse. An 214 (Taureau). Il n'est pas encore tout à fait trop tard pour les voeux...?

Vœux sincères

 

 

J’ai un ami qui dit que présenter ses vœux, c’est aussi s’engager à contribuer à leur réalisation. Mon ami n’aime pas l’hypocrisie, ni les formules creuses.

 

 

Et pourtant, il nous faut bien supporter la tradition du mensonge. La toute-puissance de la télé l’organise même à grande échelle. Et l’on voit défiler des cohortes de politiques et de journalistes qui ne pensent pas un mot des paroles mielleuses qu’ils serinent. J’ai une consolation : ils appelaient de tous leurs vœux un oui au référendum…

 

 

Pour le reste, nous devons nous contenter du rêve, et de l’espoir. On peut imaginer un ministre de la police présentant des vœux de sécurité et qui ne soit pas un provocateur, un ministre de la bonne santé qui ne saigne pas les hôpitaux, un ministre des finances qui fasse la distinction entre la Bourse et le budget public, un Président dont les vœux soient en conformité avec les actes, des journalistes qui osent délaisser leur partition ; on peut même imaginer que le patron qui présente ses vœux à son personnel n’ait pas encore décidé de délocaliser.

 

 

La réalité peut engendrer l’impatience et le découragement. Alors, je vous présente tous mes vœux d’un monde meilleur. Des vœux qui ont valeur d’engagement.

 

 

Guy Cure

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 23:27
Chers amis, bonjour,
 
La directive Bolkestein dont certains nous avaient dit qu'elle était enterrée, repasse au Parlement européen à la mi-février. Une grande mobilisation est en train de se faire pour participer aux manifestations du 11 février (associations altermondialistes et partis) et du 14 février (syndicat européen) à Strasbourg. On peut aussi envoyer une pétition au président de la république française pour qu'il pèse de tout son poids dans les négociations en cours.
J'ai installé sur mon site (adresses ci-dessous) un lien qui permet d'envoyer directement cette pétition à M. Jacques Chirac. Je vous invite (ainsi qu'à vos amis et connaissances) à vous y rendre pour faire savoir au président notre sentiment.
Amicalement,
Alain Le Vot
1er adjoint de Magny les Hameaux
 
site web :
http://www.alainlevot-magny-les-hameaux.com/
Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 00:17

Tout le monde ne lit pas la presse locale, et peu d'entre nous sommes élus ou familiers d'élus locaux. Certaines informations ont donc pu échapper à la majorité des citoyens. C'est pourquoi nous nous permettons de reproduire l'article de Didier Chanel paru dans les journaux locaux de vendredi. Afin d'en comprendre les enjeux, nous conseillons de se reporter à l'article " Communauté de communes" déjà publié par "Petits potins" (voir archives des mois précédents)

 

"Communauté des communes, des forêts, lacs et terres de Champagne: nouvelle donne.

Les vingt cinq membres de droit de la communauté de communes des forêts, lacs et terres de Champagne du secteur de piney ont élu leur bureau le 10 janvier, dans la salle du conseil municipal de mesnil-Sellières.

Les onze maires de Brévonnes, Bouy-Luxembourg, Dosches, Géraudot, Luyères, Mesnil-Sellières, Onjon,  Piney, Rouilly-Sacey et Val d'Auzon, accompagnés de leur(s) suppléant(s) ont écouté dans un premier temps les voeux pour la nouvelle année d'Olivier Jacquinet, président sortant du SIVOM de Piney, avant que le doyen Max Populus (Onjon) , ne fasse lecture des textes administratifs fixant les règles d'élections du bureau. Deux candidatures émergèrent pour la présidence, à savoir Olivier Jacquinet (Mesnil-Sellières) et Serge Hibon (Luyères)

Ce dernier devait expliquer cette candidature de dernière minute en précisant qu'il n'avait pas apprécié certaines décisions de la précédente instance prises sans concertation, alors que " le vice-président avait été écarté. Il pense qu'une alternance est nécessaire. Un changement de style s'impose." Il donna ensuite sa perception communautaire basée sur la concertation et le travail en équipe. Rappelant à l'assemblée qu'il fut un précurseur dans certaines initiatives profitant au SIVOM par la création d'une entité sportive regroupant cent enfants et vingt dirigeants du canton. Son souhait pour les deux ans à venir est "de mettre sur les rails la communauté de communes pour que nos successeurs la fassent vivre progresser dans la sérénité et dans l'intérêt des habitants. " En réponse, Olivier Jacquinet reconnaissait: "Il y a eu effectivement des erreurs et des loupés, mais j'en tirerais (1) les enseignements nécessaires pour que celà ne se reproduise pas." Il réaffirmait aussi:"mettre sur les rails cette instance dans la perspective électorale 2008 (2) sans oublier la réalité d'un actif qui se dégrade et du matériel qui vieillit." Il proposait de " consolider l'existant en donnant des outils de travail à la procahine communauté de communes." Le vote se déroula à bulletins secrets.

Olivier Jacquinet (Mesnil-Sellières) fut élu Président de la communauté de communes des "Forêts, lacs et terres de champagne" à la majorité de 17 voix contre 8 pour Serge Hibon, au premier tour de scrutin.

Un bureau remodelé.

Il sera épaulé par deux nouveaux vice-présidents: Christian Denormandie (Piney , 14 voix), Gérard Rouilleaux (Val d'Auzon, 13 voix) et huit membres des autres communes, à savoir: Gérard Leclerc (Assencières), Dominique Debouy (Bouy-Luxembourg), Lydie Finello (Brévonnes), Jean-Pierre Morcrette (Dosches), Daniel Bouvron (Géraudot), Serge Hibon (Luyères); Jacques Moulins (Onjon) et Pierre Malatras (Rouilly-Sacey), vingt quatre voix chacun.

Le président soumettait à l'assemblée le report du débat sur les indemnités des élus à la prochaine réunion du Conseil communautaire (bureau) mercredi 18 janvier à 20 h 30, salle du Conseil municipal de Piney.

Il proposa de fixer la délégation d'attribution du Président à 10 000€ au lieu de 90 000 € pour la réalisation des affaires dites courantes qui feront l'objet d'un compte-rendu à chaque session du Conseil communautaire.

Dans les questions diverses, le Maire de Piney, M Finance, demandait à ce que les conseillers municipaux puissent assister aux débats de la communauté de communes.

 Evelyne Perrot (Dosches), précisait que les réunions étaient publiques comme les Conseils municipaux:" tous seront les bienvenus, y compris les habitants concernés." (3)

Il convient de savoir que la communauté de communes diffère désormais du SIVOM par son mode de financement. dans l'ancien système, les communes contribuaient dans leur budget au financement du SIVOM.

Désormais, ce sont les contribuables qui seront prélevés directement (par la taxe locale d'habitation) dans une colonne supplémentaire qui s'intercalera entre "département" et "commune". Reste à savoir quelles seront les incidences sur la participation des habitants. Il est encore trop tôt pour le dire, car les simulations sont compliquées en fonction des communes.(4)

Concrètement, la colonne "commune" devrait baisser de quelques euros au profit de la nouvelle colonne "communauté de communes" Sauf qu'en matière fiscale, deux moins un ne font pas forcément zéro."

Les notes sont de "Petits potins"

(1) On ne sait pas si ce conditionnel est intentionnel.

(2) Doit-on comprendre que cette instance a des objectifs électoraux?

(3) La présence muette des citoyens aux assemblées suppose une publication large des dates et lieux de réunions. Ce serait nouveau.  La réunion de bureau annoncée sera-t-elle aussi publique?

(4) Doit-on comprendre que la complexité du problème le rend incompréhensible à la France d'en bas? A-t-il été résolu par les responsables ? A lire le rapport de la Cour des comptes sur l'intercommunalité, on peut raisonnablement parier sur une augmentation des impôts locaux. "Rendez-vous dans dix ans" comme disait le chanteur.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 16:40

Afin de nous laver un peu la tête après la polémique sur les "ceux qui vous gâchent la vie", voici la copie d'une page concernant "ceux qui parmi d'autres, essaient de la rendre moins moche...

Les associations humanitaires


Photo : Codevimages

Mise à jour le 26/03/02

Voici présentées sous forme de fiches synthétiques les principales ONG humanitaires françaises.

 

Première Urgence
119, rue Jean-Pierre Rimbaud BP 53
92404 Courbevoie cedex
Tél: 01 41 16 84 00 - Fax: 01 41 16 84 10 
E.Mail: recruitment@premiere-urgence.org
Nombre de volontaires  80
Régions d'implantation Bosnie, Monténégro, Kosovo, Serbie, Albanie, Irak Liban, Géorgie, Niger, Guinée, Corée du Nord.
Durée des contrats  6 mois en moyenne, minimum 2 mois.
Profils recherchés Chefs de mission, coordinateurs, administrateurs, logisticiens, spécialistes en bâtiment, en hydraulique, agronomie et santé publique. 
Expérience professionnelle exigée
Domaines d'intervention distribution d’aide alimentaire d’urgence, distribution de bois de chauffage, réhabilitation hydraulique, réhabilitation de structures collectives (écoles et hôpitaux), relance agricole, relance micro-économique.

 

Aide Médicale Internationale (AMI)

119, rue des Amandiers, 75020 Paris.
Tél. 01 46 36 04 04.
e-mail : AMIFRANCE@Compuserve.com

Nombre de volontaires 200 départs / an
Statut volontaires, tous frais payé.
Types de contrats Sans Expérience :
2 mois de bénévolat puis 3 000 F / mois

Avec expérience professionnelle du milieu humanitaire :
3 500 F / mois à partir du 2ème mois.

Responsable de programme : Expérience obligatoire, 1 mois de bénévolat, puis 4 500 F / mois

Coordinateur de mission : Expérience obligatoire, 1 mois de bénévolat puis 5 000 F / mois

Contrat de Sept mois à un an : prime de 500 F / mois

Contrat de plus d'un an :
prime de 12 000 F

Régions d'implantation Kurdistan, Afghanistan, Birmanie, Mali, Haïti et Nicaragua.
Durée des contrats variable, minimum trois mois
Profils recherchés administrateurs, coordinateurs, logisticiens, médecins, chirurgiens, radiologues, dentistes, kinésithérapeutes, laborantins, sages-femmes, infirmier(es), manipulateurs en radiologie, professeurs
Domaines d'intervention santé, enseignement, pédagogie, formation, réhabilitation

 

Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP)

BP 207, 91311 Linas-Monthléry Cedex. Tél. 01 69 01 10 95
BP 207, 91311 Linas-Monthléry Cedex. Tél. 01 69 01 10 95

Nombre de volontaires 362
Statut volontaires + indemnité autour de 3 500 F / mois + pécule de retour de 700 F / mois de contrat
Régions d'implantation Afrique, Océan Indien, Caraïbes
Profils recherchés gestionnaires, agronomes, hydrauliciens, médecins, infirmiers(es), sages-femmes, urbanistes, techniciens spécialisés, spécialistes de la création d'entreprise
Domaines d'intervention en milieu rural et urbain : agriculture, santé, habitat, production, maintenance...

 

Association Internationale Contre la Faim (AICF)
9, rue Darau, 75014 Paris. Tél. 01 53 80 88 88
Nombre de volontaires 270
Statut volontaires, tous frais payés

+ 4 500 F / mois 1ère année,

5 000 F 2ème année,

5 500 F 3ème année + per diem

Régions d'implantation Afrique (15 pays),

Asie (Cambodge, Laos, Birmanie, Afghanistan, Sri Lanka)

et Europe de l'Est (Bosnie, Géorgie, Tchétchénie, Arménie Abkhazie),

Nicaragua et Haïti

Durée des contrats 1 an minimum,
2 ans pour les chefs de mission
Profils recherchés chefs de mission, médecins, infirmiers(es), nutritionnistes, sages-femmes, administrateurs, logisticiens, agronomes, hydrauliciens
Domaines d'intervention nutrition, sécurité alimentaire, santé et l'eau

 

Centre International de Développement
et de Recherche (CIDR)
17, rue de l'Hermitage, 60350 Autrèches.
Tél. 03 44 42 71 40.
E-mail : cidr@compuserve.com
Nombre de volontaires 25
Statut salariés, de 10 000 à 15 000 F / mois, logement et frais locatifs pris en charge, véhicule
Régions d'implantation Afrique, Océan Indien, Népal
Durée des contrats 2 ans renouvelables
Profils recherchés bac + 5, économistes, gestionnaires, agronomes
Domaines d'intervention systèmes financiers décentralisés, mutualité et cogestion de systèmes de santé, formation-appui-conseil aux entrepreneurs, création d'entreprises de services

 

Délégation Catholique pour la Coopération (DCC)
9/11, rue Guyton-de-Morveau, 75013 Paris. Tél. 01 45 65 96 65
Nombre de volontaires 500 dont 250 CSN et 250 civils
Statut volontaires, indemnités de 1 000 à 2 500 F/mois, tous frais payés. Pécule de 24 000 F pour les contrats de 24 mois. Engagement chrétien souhaité
Régions d'implantation Afrique francophone et subsaharienne, Maghreb, Amérique du Sud, Moyen-Orient, Asie, Madagascar, Haïti, Pacifique Sud, Europe de l'Est
Durée des contrats 2 ans minimum, 6 ans maximum
Profils recherchés BEP, Bac Professionnel, Bac+2, instituteurs, professeurs (français, maths, physique, technique), formateurs, médecins, infirmier(es), ingénieurs, agronomes, techniciens, conseillers pédagogiques, gestionnaires, informaticiens
Domaines d'intervention éducation, formation, santé, animation rurale, animation socio-éducative, chantiers, gestion, promotion féminine

 

Département Evangélique Français
d'Action Apostolique (DEFAP)

102, boulevard Arago, 75014 Paris. Tél. 01 42 34 55 55
102, boulevard Arago, 75014 Paris. Tél. 01 42 34 55 55

Nombre de volontaires 160
Statut volontaires, indemnité de 1 500 à 4 500 F / mois. Engagement protestant souhaité
Régions d'implantation Afrique francophone, lusophone et anglophone, Amérique du Sud, Madagascar, Haïti, Nouvelle Calédonie, Tahiti
Durée des contrats de 2 à 4 ans
Profils recherchés professeurs (français, scientifiques), médecins, infirmiers(es), gestionnaires, éducateurs, théologiens, professeurs de théologie...
Domaines d'intervention éducation, santé, animation, formation, théologie


Ecoles Sans Frontières (ESF)
BP 466, 83514 La Seyne-Sur-Mer. Tél. 04 94 30 09 10
Nombre de volontaires 21
Statut volontaires, tous frais payés,

indemnité de 1 000 F / mois pour un contrat d'1 an,

de 1 250 F / mois la 2ème année,

de 1 500 F / mois la 3ème année versée en fin de mission.

Prime d'ancienneté de 500 F / mois à partir de la 3ème année

Régions d'implantation Asie, Amérique Centrale
Durée des contrats minimum 2 ans
Profils recherchés instituteurs et professeurs de français langue étrangère parfaitement bilingues anglais ou espagnol
Domaines d'intervention éducation, formation de formateurs, coordination de programmes

 

Enfants Réfugiés du Monde (ERM)
34, rue Gaston Lauriau, 93512 Montreuil Cedex.
Tél. 01 48 59 60 29.
E-mail : erm@club-internet.fr

Nombre de volontaires 16
Statut volontaires, tous frais payés, indemnité de 3 000 F à 5 000 F / mois + per diem
Régions d'implantation Guatémala, Gaza, Bosnie-Kosovo, Cambodge, Rwanda, Algérie, Sahraouis, Liban,   Sierra Leone, Guinée.
Durée des contrats 1 ou 2 ans
Profils recherchés coordinateurs,  éducateurs, animateurs, logisticiens, administrateurs, psychologues
Domaines d'intervention enfants en situation de réfugiés dans le Tiers-Monde, éducation, animation

 

Equilibre
23, allée du Mens, BP 1613, 69606 Villeurbanne Cedex.
Tél. 04 78 79 33 33.
E-mail : accueil@equilibre.fr
Nombre de volontaires 70
Statut volontaires, indemnité de 3 000 à 7 000 F / mois versée en France, tous frais payés, argent de poche
Régions d'implantation Balkans/Europe centrale (Bosnie : Fédération croato-musulmane et République Serbe, Croatie, Macédoine, Pologne, Roumanie) Afrique (Burundi, Ouganda, Mali, Niger, Madagascar) CEI (Fédération de Russie, Azerbaïdjan), Moyen-Orient (Territoires Autonomes Palestiniens, Irak)
Durée de contrats 9 mois ou 1 an renouvelables
Profils recherchés logisticiens, administrateurs, chefs de mission, conducteurs chefs d'ateliers, travailleurs sociaux, financiers, ingénieurs génie civil
Domaines d'intervention aide d'urgence (acheminements de camions de vivres et de médicaments, distributions), programmes de développement (activités socio-éducative, reconstruction, relances agricoles...)

 

Handicap International
Centre de recrutement ERAC,
14, av Berthelot, 69361 Lyon Cedex 07.
Tél: 04.78.69.79.75 - Fax: 04.78.69.79.94
E.Mail: rhp@handicap-international.com
Web : http://www.handicap-international.org/
Nombre de volontaires 220
Statut volontaire. Indemnité journalière en fonction du coût de la vie, tous frais payés, indemnité mensuelle versée en France de 2 000 à 6 000 F / mois
Régions d'implantation Asie, Afrique, Europe centrale, Moyen-Orient, Amérique du Sud
Durée des contrats 2 ans renouvelables
Profils recherchés directeurs de programme, gestionnaires, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthopédistes, infirmier(es), médecins, ingénieurs agronomes, architectes, psychologues, démineurs.

Expérience de l'humanitaire exigée

Domaines d'intervention réadaptation et réinsertion des personnes handicapées, lutte contre les mines antipersonnelles, aides psychosociales aux groupes et personnes vulnérables, promotion de la santé publique, infrastructure et habitat, développement rural, éducation.

 

Ingénieurs Sans Frontières (ISF)
1, place Valhubert, 75013 Paris. Tél. 01 44 24 06 82
Nombre de volontaires 50
Statut bénévolat, tous frais payés
Régions d'implantation Afrique de l'Ouest et Centrale, Océan Indien, Asie du Sud-Est
Durée des contrats de 4 mois à 2 ans
Profils recherchés étudiants et élèves ingénieurs
Domaines d'intervention BTP, hydraulique, gestion, agriculture

 

Inter Aide
44, rue de la Paroisse, 78000 Versailles.
Tél. 01 39 02 38 59
Nombre de volontaires 50 dont 35 salariés et 15 volontaires
Statut salariés et volontaires payés au SMIC (5 000 F net / mois) + allocation sur le terrain en fonction du pays
Régions d'implantation Haïti, République Dominicaine, Ethiopie, Malawi, Madagascar, Inde et Philippines
Durée des contrats 2 ans minimum
Profils recherchés médecins, instituteurs, agronomes, hydrauliciens, infirmier(es), école de commerce. Candidat avec une première expérience
Domaines d'intervention santé, éducation, projet urbain, agronomie, hydraulique, lutte contre le Sida

 

Médecins du Monde
62, rue de Marcadet, 75018 Paris.
E-mail : medmonde@medecinsdumonde.org
Web : http://www.medecinsdumonde.org/
Nombre de volontaires 161
Statut volontaires, 2 mois de bénévolat pour les nouveaux venus qui partent sur des missions de courte durée
(- de 2 mois).
Au-delà, indemnité de 4 000 à 6 000 F / mois tous frais payés, + per diem
Régions d'implantation tous les continents
Durée des contrats de 3 mois à 1 an
Profils recherchés médecins, chirurgiens, sage-femmes, infirmiers(es), techniciens de labo, biologistes, administrateurs et logisticiens expérimentés dans l'humanitaire
Domaines d'intervention santé (mission d'urgence, de formation, chirurgie)

 

Médecins Sans Frontières (MSF)
8, rue Saint-Sabin, 75011 Paris.
Tél : 33 (0)1 40 21 29 29 - Fax : 33 (0)1 48 06 68 68
E-mail : office@paris.msf.org
Web : http://www.msf.org

Web France : http://www.paris.msf.org/

Nombre de volontaires 2000 départs / an
Statut volontaires, indemnité à partir de 4 000 F / mois, tous frais payés
Régions d'implantation Plus de 80 pays
Durée des contrats de 6 mois à 2 ans
Profils recherchés des médecins, des paramédicaux, des logisticiens et des administrateurs.
Domaines d'intervention Activités

 

Service de Coopération au Développement (SCD)
2, montée Saint-Barthélémy, 69005 Lyon.
Tél. 04 78 25 41 65
Nombre de volontaires 160
Statut volontaires,
indemnité de 1 000 F à 2 000 F / mois, tous frais payés
Régions d'implantation Afrique à 80 %, Asie, Amérique du Sud (15 %), Moyen-Orient
Durée des contrats minimum 2 ans
Profils recherchés Enseignants avec au minimum une licence, infirmier(es), médecins, techniciens avec CAP, BEP, Bac Pro, gestionnaires
Domaines d'intervention santé, développement rural et urbain, habitat, mécanique, menuiserie, gestion d'ateliers, chantiers de BTP, enseignement, animation

 

Vétérinaires Sans Frontières (VSF)
Espace Rhône-Alpes Coopération, 14, avenue Berthelot, 69361 Lyon Cedex 07. Tél. 04 78 69 79 59.
E-mail : vsf@globenet.org

Web : http://www.vsf-france.org/

Nombre de volontaires 45
Statut volontaires,
frais de vie de 2 000 à 4 000 F / mois,
pécule de retour de 5 000 F / mois
Régions d'implantation Afrique
Amérique Latine
Asie
Moyen-Orient
Durée des contrats de 18 à 24 mois
Profils recherchés vétérinaires, techniciens agricoles, ingénieurs agronomes, quelques logisticiens et administrateurs. Avec expérience du monde rural d'au moins 6 mois
Domaines d'intervention santé animale, gestion des systèmes d'élevage, gestion des ressources naturelles, émergeance des organisations locales

Renseignements et dossier de candidature à adresser à Marie-Hélène Dufouleur (vsf@globenet.org)

 

Autres pistes
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Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 16:34
La mise en ligne de l'article concernant " ceux qui ne travaillent pas" suscite des réactions. Consultez les commentaires en cliquant sur le mot écrit tout en bas en bleu clair pour en savoir plus. N'hésitez pas à y ajouter votre grain de sel. Le contenu n'a rien d'anodin, même s'il est déplaisant. "Petits potins" se réserve la possibilité de donner son avis, mais ne prétend pas l'imposer. 
Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 16:48

TEL QUEL.

 

 

 

Le texte suivant a été reçu par « Petits potins ». Conformément à nos engagements (« cet espace est à vous ») Nous vous le livrons tel quel, mais avec des pincettes...

 

 

« Vos impôts, contributions sociales diverses qui servent à subvenir aux besoins de certaines personnes qui ne travaillent pas tout simplement parce qu’elles n’en ont pas envie. Vous aurez la gentillesse de vous lever tôt tous les matins, d’affronter les embouteillages, de prendre des trains bondés, de supporter de plus en plus de boulot avec de moins en moins de moyens et d’effectifs ( avec les engueulades en plus) pendant que ceux pour qui vous travaillez font la sieste, regardent le programme télé etc. ..Au soir vous affrontez à nouveau les embouteillages après une rude journée de travail pour retrouver ceux pour qui vous vous êtes usés toute la journée qui vous accueillent au mieux par des sourires moqueurs. Certaines de ces personnes la nuit, pendant deux ou trois heures se font « artistes » et « redécorent » vos cités, vos gares, vos trains. Et au matin, vous prenez place dans des trains bondés « remis à neuf » avec une vue imprenable par la fenêtre sur la peinture fraîche ! Grâce à ces personnes qui ne respectent rien, mais que la société respecte, nourris, logés par des allocations issues de vos généreuses contributions ! Et comme ces gens là n’auront pas fait grand-chose dans leur vie, ils seront moins usés que vous et vivront plus longtemps ! Si ! »

 

 

Vos réponses et commentaires sont attendus sur le fond. « Petits potins » se permet quelques remarques sur la forme.

 

 

-        Ce réquisitoire est inclus dans une suite d’images « de charme » et donc dans un contexte a priori sympathique.

 

-        Le contexte et le ton visent à créer une complicité de fait entre l’émetteur (inconnu) et le récepteur (vous et moi)

 

-        Il est destiné principalement aux « urbains » , majoritaires dans la population.

 

-        Il tend à créer une opposition entre « des personnes …ceux pour qui…Certaines de ces personnes…ces gens là » et  ceux qui travaillent. Autrement dit entre pauvres et moins pauvres. « Salauds de pauvres… » faisait dire Marcel Aymé à Grangil (Jean Gabin) dans un film inoubliable.

 

-        Il est destiné à une diffusion large, le début du « diaporama » n’annonçant pas spécialement un discours « politique ».

 

-        Il comporte un certain nombre d’observations qui peuvent être partagées par tous (embouteillages, difficultés des transports, relations de travail)

 

-        La relation de cause à effet entre les coupables (« certaines personnes ») et les conséquences (difficultés de vie et de travail) est affirmée sans démonstration.

 

 

Le débat est ouvert.

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 16:18

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 16:02

Le devin nouveau est arrivé.

 

 

 

 

Au lendemain de Noël et à la veille de la Saint Sylvestre , mon journal local m’offre deux pages d’humour. La meilleure est dédiée au dessinateur maison et à la rétrospective 2005. L’autre, à lire au second degré j’espère, est consacrée à une dame qui connaît intimement les planètes et que nous appellerons, pour ne pas lui faire de publicité, « Mme G ». On y apprend notamment que dans le domaine du sport : « il y aura des hauts et des bas.. », que Saturne (la planète à anneau qui n’a rien demandé) est synonyme de mort quand elle est en Lion ! D’où l’annonce stupéfiante du décès « d’un chef d’Etat important , voire d’une tête couronnée… ».

 

 

Qu’on ne nous accuse pas de tronquer le propos. Voici un paragraphe intégral concernant la vie politique durant l’année 2006, dont on rappellera aux distraits qu’elle précédera de quelques mois les élections présidentielles, sauf si « Saturne en Lion » frappe notre pays.

 

 

« Bouleversements. Le destin de la 5ème République , Balance ascendant Bélier, est associée au déroulement du cycle Jupiter- Neptune . Depuis le mois de novembre, et durant la majeure partie de l’année 2006, ces planètes formeront , non seulement une dissonance céleste entre elles, mais également avec Saturne, et à certaines périodes, avec mars. Des configurations qui incarnent les bouleversements et les refus de dialogues, et qui prédomineront une grande partie de l’année. »

 

 

Vous voilà prévenus. On pourrait être tentés de demander aux planètes de cesser de « dissoner ».

 

 

J’ai gardé le meilleur pour la fin : François Baroin (« Gémeaux ascendant Lion ») et Philippe Adnot (« Vierge ascendant fin Verseau avec la majeure partie de l’ascendant dans le signe des Poissons ») ont droit à un « portrait » astrologique et par conséquent dithyrambique. François Baroin devra cependant affronter l’opposition Saturne Neptune ce qui n’est pas rien. Quand à notre Sénateur Président, pas d’analyse planétaire, mais les appréciations  de Mme G : « Grandes capacités analytiques et de logique… » , «  intuition sans faille… », « astucieux et habile… », « impulsif ou réfléchi… M Adnot est aussi un sage… souci de la présentation, sens de l’honneur, respect de la parole donnée… »  ! Mme G  a trouvé son soleil !

 

 

Monsieur le Rédacteur en chef du journal, ce n’est pas gentil de se moquer des dames âgées superstitieuses, en leur laissant croire qu’on les prend au sérieux. Quand on sait par ailleurs, que les journaux locaux ont demandé par circulaire à leurs correspondants de « faire court » sur nos festivités villageoises, on s’interroge.

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /Déc /2005 16:52

Nous avons reçu cet article d'un lecteur éloigné. Nous le mettons volontiers à la disposition de tous...

Intervention d'Alain Le Vot à l'inauguration de l'exposition sur le centenaire de la loi de 1905 sur la laïcité, le mercredi 7 décembre 2005 à la maison de l'environnement, des sciences, et du développement durable.

 

 

Mesdames et Messieurs, chers amis,

 

 

Je voudrais tout d'abord excuser M. le maire, un empêchement nous prive de sa présence ce soir.

 

Permettez-moi aussi de vous remercier d'être là au vernissage d'une exposition dont la symbolique n'est pas tout à fait comme les autres.

 

Permettez-moi de remercier aussi les services de la ville de Magny et de la maison d'environnement qui ont permis cette exposition et de saluer la présence des artistes de l'association « les arts bis ».

 

 

Il y a 100 ans, le parlement de la France votait la loi de séparation de l'église et de l'État qui allait devenir une loi fondatrice de notre « vivre ensemble ».

 

Cette loi n'est pas arrivée subitement en 1905.

 

Sans vouloir vous faire un cours d'histoire, les guerres de religion au XVIe siècle ont profondément marqué notre pays. Au massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 a succédé l'édit de Nantes en 1598 qui posaient pour la première fois l'idée du libre choix de sa religion. Louis XIV revint en arrière 100 ans plus tard en révoquant cet édit en 1685. Au XVIIIe siècle les philosophes des lumières firent progresser les idées de liberté de conscience. Dès la révolution française le 21 février 1795 le principe de la séparation de l'église et de l'État avait été voté. C'est l'empereur Napoléon premier qui signa avec le pape Pie VII un accord que l'on a appelé : « le concordat ». C'est toujours ce dispositif qui s'applique à trois départements français la Moselle , le Bas-Rhin et le Haut-Rhin qui étaient intégrés à l'empire allemand le 9 décembre 1905 jours du vote de cette loi.

 

La commune de Paris en 1871 décidait de nouveaux la séparation de l'église et de l'État. La répression sanglante qui s'en suivit remît de nouveau en cause cette avancée démocratique.

 

Il faudra attendre 35 ans pour aboutir à ce vote historique mais celui-ci aura été précédé de décision qui petit à petit prépareront le terrain à cette loi sur la laïcité. J'en donne quelques exemples :

 

·        les lois de Jules ferry sur l'école publique gratuite et laïque en 1881

 

·        la lois de 1901 sur les associations qui, contrairement à cette magnifique avancée démocratique que nous pratiquons tous aujourd'hui, n'a pas été faite pour cela mais pour réglementer les associations cultuelles.

 

Cette loi traduit la réalité de notre histoire et de l'évolution de notre civilisation :

 

·        nous sommes les héritiers de la culture grecque et romaine,

 

·        nous sommes les héritiers de la culture chrétienne du Moyen Âge,

 

·        mais nous sommes aussi les héritiers des philosophes des lumières et de la raison qui ont donné naissance à la révolution française et à la séparation du politique et du religieux.

 

 

En découvrant l'exposition que nous inaugurons aujourd'hui, il vous sera possible d'approfondir ces données historiques.

 

 

 

Qu'est-ce qu'a apporté à notre pays cette loi ? sans vouloir être exhaustif, je voudrais m'arrêter sur quelques aspects essentiels :

 

1.     La liberté de conscience. C'est vraiment un point fondamental car non seulement cette loi reconnaît la liberté pour les religions mais elle reconnaît, on l'oublie trop souvent, la liberté pour les hommes et femmes de notre pays de ne pas croire en Dieu ! Il découle de ce principe de liberté de conscience le fait que chaque citoyen dispose de son entière autonomie de jugement. Et pour cela évidemment il faut développer l'esprit critique pour que cette autonomie puisse s'exercer correctement. C'est une valeur essentielle qui prend une place importante dans l'enseignement et ceci quel que soit la matière enseignée. De ce point de vue la laïcité n'est pas une option spirituelle particulière elle n'est ni religieuse ni antireligieuse elles constituent une condition fondamentale de notre « vivre ensemble ».

 

2.     Les religions ont gagné dans cette loi la liberté de s'administrer sans intervention de l'État. L'État ne nomme plus les prêtres alors qu'en Alsace-Lorraine, c'est aujourd'hui encore le ministre de l'intérieur qui effectue cette tâche et ceci par exception à la constitution de la Ve république qui inscrit la laïcité dans ses principes.

 

3.     Cette loi fait la séparation très nette entre la vie publique et la vie privée. Les religions ne doivent plus interférer dans les options de la république, la croyance est du domaine de la liberté individuelle cette liberté pouvant aller jusqu'à pouvoir garder secretes ses convictions. Cela a pour conséquence par exemple qu'on ne peut pas faire figurer votre religion sur votre carte d'identité comme dans certains pays. On ne peut pas non plus vous demander votre appartenance religieuse pour obtenir un emploi etc. etc. il n'y a d'ailleurs aucune statistique sur cette question sauf celles qui ont été effectuées par sondages anonymes. Sur cet aspect, les chiffres officiels montrent que :

 

·        68 % des Français se disent chrétiens mais seulement 8 % pratiquent régulièrement leur foi

 

·        24 % des Français se disent agnostiques ou athées

 

·        8 % se réclament des autres religions et très majoritairement de la religion musulmane

 

4.     Cette loi a apporté une formidable libéralisation des arts, des lettres et de la science. Dans l'ancien régime, il eût été impensable qu'un peintre ou qu'un musicien puisse exprimer son art en dehors du sacré. Je pense que si Mozart avait vécu aujourd'hui il aurait été aussi génial mais peut-être aurions-nous eu d'autres oeuvres que le requiem où la messe du couronnement par exemple. C'est cette idée qu'illustre la partie art de cette exposition que l'association locale : « les arts bis » vous présentent. Pour la recherche ce fut aussi un coup d'accélérateur et une grande liberté pour les chercheurs. On se souvient de ces médecins de la renaissance et leurs étudiants qui déterraient clandestinement les cadavres pour pouvoir faire des autopsies ou des misères que l'église catholique a faites à Galilée parce qu'il avait découvert que la terre tournait !

 

5.     Cette loi a permis de faire une distinction très nette entre croyance et connaissance. Par exemple sur l'histoire de la Terre , celle-ci remonte à plusieurs milliards d'années, les dinosaures se sont éteints il y a 65 millions d'années, l'apparition des premiers hominidés se situe dans l'état actuel des connaissances entre deux et 3 millions d'années. Par contre selon les croyances religieuses l'apparition de l'homme se situe entre 10 000 et 5000 ans. Et sur cette distinction il n'y a pas de compromis possible. L'enseignement se doit de transmettre la réalité scientifique telle qu'elle est connue aujourd'hui (celle-ci pouvant évoluer en fonction des recherches) mais il ne peut la mettre sur le même plan que les croyances qui s'appuient sur des textes dits sacrés sans réel fondements historiques ou scientifique. Cela n'empêche aucun savant de croire en Dieu s'il le veut. Louis Pasteur disait : « quand je rentre dans mon laboratoire je laisse mes convictions personnelles au vestiaire ».

 

 

 

 

Et ceci ne permet d'aborder le second aspect de mon intervention :

 

quelle est l'actualité de la loi de 1905 ?

 

1.     la laïcité est une particularité française centenaire et pourtant extraordinairement moderne. En cette période de mondialisation, son principe est attaqué parce qu'il porte atteinte à des pouvoirs autoritaires ou à des religions dominantes  dans telle ou telle partie du monde (les religions minoritaires ont plutôt tendance à être pour la laïcité). La laïcité est indissolublement liée à la notion de liberté d'égalité et de fraternité.

 

2.     La liberté de conscience, l'autonomie de jugement l'esprit critique heurtent évidemment tous les obscurantistes et les adeptes de la vérité révélée. Ils considèrent la laïcité comme un obstacle à leur volonté d'avoir une emprise sur les consciences. De ce point de vue, le courant de pensée qui, aux Etats-Unis, veut que l'on place dans les manuels scolaires comme deux hypothèses plausibles la théorie de l'évolution de Darwin et la création divine est tout à fait scandaleuse et inquiétante car elle mélange comme je l'ai dit tout à l'heure la croyance et la connaissance. Fort heureusement, notre loi laïque nous protège encore de cette dérive obscurantiste et bigote. Lorsque notre commune de Magny Les Hameaux et notre communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines ont décidé de réaliser l'équipement qui nous accueille aujourd'hui, nous visions le développement de la culture scientifique technique et environnementale pour permettre aux habitants, tout en participant à des activités de loisirs et de détente, d'accroître leurs connaissances, d'améliorer leur esprit critique et de leur permettre ainsi d'avoir leur liberté de jugement notamment sur des questions aussi cruciales pour le devenir de notre planète à savoir : l'environnement et le développement durable.

 

3.     la laïcité c'est légalité de l'homme et de la femme. Les adversaires avoués ou non avoués de cette égalité sont très souvent des adversaires de la laïcité. La liberté religieuse s'arrête si elle entre en contradiction avec ce principe de la république et des droits de l'homme en général. On ne peut admettre par exemple qu'au nom de principes religieux quelconques un individu puisse vanter les bienfaits de battre sa femme. Sur cet aspect notamment, l'égalité effective entre l'homme et la femme étant la marque des sociétés évoluées, modernes et démocratiques on voit combien le combat laïque est un combat d'aujourd'hui.

 

4.     La laïcité c'est aussi l'égalité des droits et la justice sociale. Aujourd'hui des millions d'hommes et de femmes dans notre pays, des milliards d'êtres humains sur notre planète connaissent des conditions de vie indignes. Le chômage voulu par les puissants de ce monde, le colonialisme ou le néocolonialisme, le pillage des richesses des pays en développement sont responsables de cette situation, ils leur permettent d'accroître tous les jours et d'une manière exponentielle leur insolente richesse alors que tous les autres s'enfoncent un peu plus dans la pauvreté. Lors de la crise des banlieues qui a éclaté le mois dernier, on a entendu parfois, n’importe quoi. La plus belle perle est revenue à Mme Hélène Carrère d'Encausse qui a découvert dans les enfants des familles polygames les principaux responsables des incendies de voitures ! ! Alain Finkelkraut était bien placé aussi lui qui a vu une révolte « ethnico-religieuse ». D'autres ont vu une non acceptation de la laïcité. Les causes sont malheureusement plus simples : c'est la pauvreté qui est inacceptable. La pauvreté mine les fondements de notre république et de ce fait met en danger la laïcité. Lutter pour la laïcité c'est aussi lutter contre la pauvreté et pour la justice sociale.

 

5.     La laïcité, c'est aussi le respect de la personne humaine. Je suis effaré, chaque matin, en ouvrant mon poste de radio d'entendre quelques chroniqueurs bien payés mépriser systématiquement nos concitoyens :

 

·        les chômeurs ? Ce sont des paresseux qui ne font rien pour trouver du travail.

 

·        Les SDF ? Ils ne font rien pour s'en sortir et se complaisent dans l'assistanat.

 

·        Les mères de famille qui vivent seules avec leurs enfants ? des parents indignes irresponsables qui ne s'occupent pas de leur progéniture.

 

·        Les malades ? Des profiteurs des largesses de la sécurité sociale.

 

·        Les fonctionnaires ? Des nantis.

 

·        Et pour rester digne, je ne répéterai pas les qualificatifs sur les immigrés, sur ceux qui ont voté non au référendum, ou sur les habitants des cités de banlieue que l'on veut nettoyer avec des appareils à haute pression, etc.

 

je vous le dis très solennellement, ce mépris là, conduit inéluctablement au renforcement de tous les extrémismes et de tous les intégrismes. Voilà les vrais risques pour la laïcité !

 

 

Je terminerai mon propos par trois citations de poètes dont les noms et les textes figurent sur les livres et les cahiers des élèves des écoles de la république.

 

 

Le premier était turc. J'ai fait ce choix pour tous les responsables qui ne connaissent pas leur histoire, pour tous les responsables qui ne connaissent pas leur géographie et pour un élu vendéen qui a déclaré à la télévision il y a un an qu'il ne connaissait aucun écrivain turc. Ce poète progressiste, prix mondial de la paix en 1950, reconnaissant le génocide arménien s'appelait Nazim Hikmet.

 

 

Les lampes de l'épicier Karabet sont allumées,
Le citoyen arménien n'a jamais pardonné
Que l'on ait égorgé son père
Sur la montagne kurde

 

Mais il t'aime,
Parce que toi non plus tu n'as pas pardonné
A ceux qui ont marqué de cette tache noire
Le front du peuple turc.

 

 

Le second était français. J'ai fait ce choix parce qu'il était croyant, socialiste, et qu'il est mort en 1914, la veille de la bataille de la Marne. C'était un très grand poète, c'était Charles Péguy.

 

 

« Tel est le mystère de la liberté de l'homme, dit Dieu...

 

Si je le soutiens trop, il n'est plus libre

 

Et si je ne le soutiens pas assez, il tombe »

 

 

 

Le troisième était aussi français. J'ai fait ce choix parce que c'est l'un de mes préférés. Il n'y a personne qui n'ait pas au moins appris une de ses poésies à l'école, qui n'ait vu l'un de ses films ou qui n'ait fredonné l'une de ses chansons. Et peut-être avez-vous fait cela sans connaître les convictions athées de leur auteur. Ce poète c'était Jacques Prévert.

 

« Notre père qui êtes aux cieux

 

Restez-y

 

Et nous nous resterons sur la terre

 

Qui est quelquefois si jolie »

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /Déc /2005 17:48

« A chaque jour suffit sa peine… »

 

 

« Petits potins » vous propose un module de formation gratuit intitulé :

 

« Moderniser le code du travail : les 44 propositions du MEDEF. »

 

 

Leçon 1 . L’ardente obligation de moderniser le code du travail.

 

 

« Le droit du travail constitue un déterminant majeur de la localisation des investissements. Excessivement rigide (il) est devenu un handicap pour la …France.

 

Conçu au 19ème siècle pour accompagner le développement de l’industrie, il est resté fondé sur le postulat de l’infériorité du salarié qu’il faut protéger… »

 

Document de la Direction des relations sociale. MEDEF. 4 mars 2004. p 3

 

 

Vous donnerez des exemples précis de pays ou l’absence de « droit du travail » favorise l’investissement. La  négation de la  démocratie dans tel ou tel de ces pays sera considérée comme hors sujet.

 

Vous étudierez la naissance de la réglementation sociale au 19ème siècle, malgré la domination de l’idéologie « libérale ». Le travail des enfants ne saurait être considéré comme une « preuve » de l’infériorité du salarié. 

 

 

( à suivre)

 

 

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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /Déc /2005 17:46

Laïc ? Vous avez dit laïc ?

 

 

Le 10 décembre eut lieu à Paris, Place de La République une manifestation nationale pour la défense et la promotion de la loi de 1905.

 

 

Bientôt dans l’Aube,  Henri Pena-Ruiz donnera une conférence sur le thème « Laïcité au 21ème  siècle »

 

Jeudi 26 janvier 2006 à 20 h 30. Université de Troyes. Amphithéâtre de l’ Hôtel Dieu.

 

 

D’ici là vous avez le temps de lire ses principaux ouvrages :

 

-         Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité. PUF.1999

-         Qu’est-ce que la laïcité ? Gallimard. Folio.2003

-         Histoire de la laïcité. Genèse d’un idéal. Gallimard Découvertes.2005

-         Leçons sur le bonheur. Flammarion.2004

-         Qu’est-ce que l’école ? Gallimard. Folio.2005

 

On peut les commander au « Point lecture » communal…

 

 

En attendant , et pour éviter les malentendus :

 

 

-        La laïcité n’est pas une religion. On peut être croyant de n’importe quelle confession et partisan de la laïcité. C’est heureusement le cas de la plupart des croyants dans notre pays.

 

-        La laïcité ne veut pas dire « athéisme » (athée= celui qui ne croit pas en Dieu).

 

-        La laïcité n’est pas la somme de toutes les croyances, ni la « tolérance », mot affreux. Elle est un cadre commun où peut s’appliquer le premier article de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » :

 

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits… » quelles que soient leurs croyances, leurs origines, la couleur de leur peau…

 

-        La laïcité ne peut être « ouverte » , « fermée », moderne », «  archaïque ». Elle est ou elle n’est pas.

 

 

QUELQUES CHIFFRES POUR SAVOIR DE QUOI ON PARLE :

 

La pratique religieuse en France.

 

 

1.     Catholiques : 36 000 cathédrales et églises. ( 36 669 en 1905) ; 23 000 prêtres (55 000 en 1905) ; 62% de la population (67% en 1994). Moyenne nationale des pratiquants 9,9%. Dans l’Aube moins de 6,5%

 

2.     Sans religion : 26% de la population. (23% en 1994)

 

3.     Musulmans : 1700 mosquées et salles de prière ( toutes dans les départements outre-mer en 1905) ; 1200 imams. 6% de la population (2% en 1994). Selon les estimations les pratiquants ne représentent pas plus de 10% de ce pourcentage.

 

4.     Protestants : 2300 temples (1100 en 1905) ; 3450 pasteurs (750 en 1905) ; 2% de la population.

 

5.     Juifs : 430 synagogues (60 en 1905) ; rabbins et officiants 169 (57 en 1905) ; 1% de la population.

 

 

La seconde « religion » de France n’est donc pas l’Islam, mais la religion de ceux qui n’en ont pas.

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /Déc /2005 18:03

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septidi 27 frimaire 214 (liège)

 

LAICITE.

 

 

Chacun aura remarqué la discrétion pudique entourant dans notre département, la commémoration de la loi de séparation des églises et de l’Etat.

 

Personne ne souhaite rallumer les guerres de religion, du moins on l’espère, mais il est curieux que cette loi , « pilier » ou « socle » de notre république selon le Président, appuyé par son filleul aubois, n’ait donné lieu à notre connaissance à aucune manifestation significative.

 

En ces temps où le « devoir de mémoire » envahit les colonnes des journaux locaux , nationaux, écrits et télévisés, c’est pour le moins surprenant. En y regardant de plus près, le seul événement plus ou moins en rapport avec la célébration de la loi de 1905, fut la « visite pastorale » de l’évêque de Troyes dans les cantons, accueilli en grande pompe « républicaine » et en toute neutralité par des élus empressés.

 

Nous autres « mécréants », attendons avec curiosité la tournée cantonale du pasteur, du rabbin et de l’imam à égalité de traitement. Il ne serait pas mauvais de préparer aussi la visite d’un représentant qualifié de la « Libre pensée ».

 

On aura compris l’absurdité de toutes ces hypothèses.

 

 Mais alors… Pourquoi ne pas parler laïcité et appliquer la loi ? Cela déplairait-il aux émules de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa : cet homme là a des idées sur la question,  hélas !

 

 

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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 00:23

Si ça ne fait pas rire, ça ne fait pas de mal non plus... Allez donc voir dans l'album "humour"...

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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /Déc /2005 17:58

Monsieur De Robien, ministre en exercice de l'éducation nationale a fait une découverte scientifique capitale...

" Le cerveau humain est fait pour apprendre à lire avec la méthode syllabique" (voir presse locale d'aujourd'hui.)

Conclusion: interdisons l'abominable "méthode globale".

Hilarité générale dans les cours de récréation et les salles de professeurs: la méthode globale, chère à nos ancêtres (entre les deux guerres en gros) n'a jamais été appliquée que de façon marginale et a pratiquement disparu depuis des lustres. ( Il n'est pas exclu que d'aucuns utilisent le terme sans savoir de quoi il retourne exactement. Que voulez-vous: l'enseignement c'est un métier tout de même )

Quand à la découverte scientifique de M De Robien voici un petit test amusant.

 

 

"L’ordre des lettres…

 

Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dans un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae.

 

Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqez ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve…"

Monsieur De Robien était peut-être plus compétent en matière de transports...?

On apprend parallèlement que des députés se mêlent aussi de prescrire ce qui doit être enseigné en histoire ! Vous l'ignoriez peut-être, mais lorsque vous avez voté lors des dernières élections législatives, vous avez élu des  historiens experts !!! Les chercheurs et autres agrégés n'ont plus qu'à aller se rhabiller. L' investiture d'un parti politique  (UMP en l'occurrence) validée par le suffrage universel confère désormais l'omniscience!!

 

 

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Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /Déc /2005 12:07

planète vie  -  planète mort

 

l’heure des choix

 

 

Le livre publié sous ce titre est un évènement au moins sous deux aspects : il dresse un bilan lucide des dangers que l’activité humaine fait courir à l’équilibre biologique de la planète, c’est aussi une étape dans les relations des catholiques avec le monde[1].

 

 

L’horreur économique que Viviane Forrester a fait paraitre il y a quelques années avait eu l’immense mérite de dénoncer les gâchis humains de nos sociétés. Quelques critiques avaient regretté que le livre s’arrête à une dénonciation et ne propose pas de solutions. Le même reproche n’épargnera peut-être pas Planète vie Planète mort.  Le livre du collectif dirigé par Marc Stenger est d’abord un cri et les auteurs rappellent à plusieurs reprises que les remèdes relèvent du domaine politique.

 

 

« Nous n’avons qu’une terre » et « le poids de notre espèce en fait une planète à risques »

 

Une première partie établit les constats. Les risques sont décrits, analysés, argumentés. Il s’agit bien du « danger de destruction de la planète » sur lequel sont d’accord tant de scientifiques. Rien de nouveau, mais on a ici un mémento clair, facilement repéré, véritable « outil de pédagogie ». La démographie, la biodiversité, l’urbanisation, l’énergie et les transports, les ogm, l’agriculture, la pénurie d’eau sont les chapitres où sont évoquées les modifications rapides que l’homme inflige à son environnement et les conséquences prévisibles. Pas de dramatisation sentimentaliste inutile ; le bilan et les perspectives sont suffisamment terribles : il s’agit bien de la survie de l’espèce humaine et nous sommes à « l’heure des choix ». Chaque chapitre est rédigé par un spécialiste du sujet et les questions qui font débat sont posées franchement, par exemple en ce qui concerne la démographie et la « nécessaire limitation des naissances ». Ce chapitre insiste sur le rôle que les femmes doivent pouvoir jouer dans la société. Leur liberté, c’est « l’avenir de l’homme [2]».

 

 

Faire face à la peur, croire en l’avenir

 

La deuxième partie présente une « réflexion théologique ». Je comprends que les croyants s’interrogent spécialement quand il est question d’affrontement entre l’homme, image de Dieu, et le reste de la Création. Mais finalement, les questions d’éthique et de morale se posent à toutes les consciences. Le risque fait partie de la vie, la prudence impose des limites : les angoisses s’imposent dans des termes voisins quels que soient les questionnements de chacun.

 

Ce chapitre m’a semblé parfois un peu trop défensif. Il est vrai que Jean-Paul II a donné de l’église l’image d’une organisation dure aux faibles et aux pauvres, plus soucieuse de préoccupations politiciennes que d’être en phase avec le monde. Le préservatif et le sida, l’éducation au Nicaragua, les revendications sociales en Amérique latine,… mais que ceux qui ne se sont jamais obstinés dans des erreurs dogmatiques lancent le premier anathème ! L’église, c’est aussi (surtout ?) ces hommes et ces femmes dont la générosité et la sensibilité s’expriment quotidiennement. C’est aussi la diversité et l’intelligence des rédacteurs de ce livre qui proposent d’être « les jardiniers du Jardin de Dieu ».

 

 

Partager, c’est aussi changer des habitudes, même si « la sobriété n’est pas dans l’air du temps »

 

La troisième partie présente quelques expériences de ce que peut être « le développement durable ». Mais il s’agit d’ilots de résistance face aux « responsables économiques poussés à prendre des décisions inacceptables sur le plan social et/ou écologique sous la pression de leurs actionnaires ». Les exemples sont louables et méritent d’être encouragés. En même temps, nous savons qu’ils ne peuvent pas se généraliser dans une société où la finance fait la loi. On retombe sur la question de l’issue. Certes, il faut utiliser les « échéances électorales » ; c’est ce que j’ai fait à l’occasion du référendum. Mais la démocratie a aussi ses limites : il faut condamner à la faim, à l’esclavage et à la mort lente les trois quarts de l’humanité si le quart restant ne veut pas changer son mode de vie…  Se pose entre autres le développement des loisirs consommateurs d’énergie. Et le partage a-t-il encore un sens pour les individus qui s’isolent, se replient, se côtoient et ne communiquent plus que par électronique interposée. Certes, le raz-de-marée en Asie a démontré des trésors de générosité ; la brutalité des images a fait vibrer les cordes affectives. S’engager personnellement, dans la durée, sans incitation des médias, contre une catastrophe progressive est une autre affaire.

 

 

Le comportement de la grenouille n’incite pas à l’optimisme[3]. Mais la grenouille était seule et ne comprenait pas ce qui arrivait. L’espoir de l’homme réside dans la diversité des bonnes volontés, dans les yeux qui s’ouvrent, dans les refus des fatalités. Planète vie Planète mort contribue à une prise de conscience collective. C’est à la fois un ouvrage de conviction et un outil de rassemblement.

 

 

Guy Cure

 



[1] Ouvrage collectif publié sous la direction de Marc Stenger, avec un avant-propos de Nicolas Hulot. éditions du cerf, 280 pages, 24 €.

[2] À part cette allusion à Aragon, toutes les citations sont tirées du livre.

[3] Voir la "Dépêche de l'Aube " du 5 aout.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 15:38

 

 

Je reçois ce texte non signé apparemment en multi diffusion : « Petits potins » a décidé de le mettre en ligne bien que sa source  soit inconnue. Ce type de propagande est assez répandu et la méthode employée plus que douteuse.

 

« Restez calmes en lisant ce qui suit : SNCF
Recettes annuelles : 9 milliards d'euros
Budget annuel : 18 milliards d'euros
Subvention annuelle de l'état : 12 milliards d'euros soit un Crédit Lyonnais
tous les deux ans avec nos impôts !
Financement des retraites : 14 milliards toujours avec nos impôts
Dette à financer : 2 milliards)

 

Situation d'un conducteur de TGV :
=> Salaire : de 2 200 euros net en début de carrière (2 smics) a 3 200 € (4 880 € net conducteur TGV) en fin de carrière. => Plus :- prime de fin d'année,- prime de travail (restons calme),- prime de parcours,- prime de TGV,- prime de charbon (vous lisez bien),- gratification de vacances (restons calme),- gratification annuelle d'exploitation,
- indemnités pour heures supplémentaires,- allocation de déplacements (non imposable) etc.
Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures)
Pour un conducteur TGV de 40 ans le salaire net Annuel toutes primes et avantages confondus s'élève a 75 000 € (source vie du rail 2002) (là vous pleurez !!!)
Retraite à 50 ans (quand la France entière doit travailler jusqu'a 60 ans)
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d'un des 15.900 établissements de soins agrées ou ils sont couverts à.. 100 %
Attendez … ce n’est pas fini !!! Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents et leur famille,
C.E. très généreux, ET L'EMPLOI A VIE... ET ILS OSENT SE METTRE EN GREVE ET PRENDRE LES USAGERS (le mot client n'existe pas a la SNCF ) EN OTAGE …ET ON LAISSE FAIRE...
Encore quelques petites dernières pour vous achever !
Pour les sédentaires qui n'avaient droit à aucune prime, la SNCF leur a créé la "prime d'absence de prime" !!! (texto !)
La SNCF représente 1% des emplois en France mais ses salariés cumulent 20% des jours de grève effectués en France
Faites suivre ce message à un maximum de gens autour de vous qui empruntent la SNCF régulièrement pour ne plus jamais entendre à chaque grève un " usager " à la radio dire : "Ils ont sûrement raison de faire grève... "

 

 

 

 

On constatera à la lecture que :

 

1°/ Certaines «données » ( à vérifier http://lesfinances.sncf.com ) visent la gestion de la SNCF , donc sa direction et indirectement le gouvernement. Il n’est pas impossible que certaines des questions que ces chiffres soulèvent aient un rapport avec les motifs de la grève.

 

2°/ La question des salaires. Naturellement des vérifications s’imposent. Les chiffres les plus fantaisistes ont circulé ici ou là. Quoiqu’il en soit, il n’est pas équitable de prendre pour exemple le cas des mécaniciens les plus qualifiés en fin de carrière. Je suppose que les agents chargés de conduire le fret ou les TER sont plus nombreux que ceux dont il est question ici ! En outre n’est-il pas légitime que la compétence et la responsabilité soient rémunérées ? Combien de vies dépendent de la vigilance d’un mécanicien ?

 

3°/ Les primes. Tous les salariés savent que les primes (conditions d’attribution ? montant ?) sont généralement attribuées par l’employeur qui refuse une réelle augmentation de salaire et souhaite calmer un conflit latent ou déclaré. La baisse du pouvoir d’achat, constante depuis plusieurs années touche  salariés et retraités. Faites vos comptes et demandez vous s’il n’est pas légitime de revendiquer. Un petit passage à la pompe devrait débloquer les imaginations défaillantes…

 

4°/ Soins et retraites. L’auteur semble croire que les agents de la SNCF sont fonctionnaires. ( « Avec nos impôts… »). Il n’en est rien naturellement. Les agents de la SNCF , comme tous les salariés, cotisent pour leur retraite,  et si leurs soins sont mieux couverts que ceux d’autres catégories, c’est qu’ils bénéficient d’une couverture mutualiste pour laquelle ils paient également.

 

5°/ Œuvres sociales, comité d’entreprise. Comme beaucoup de grandes sociétés, la SNCF bénéficie des œuvres d’un Comité d’entreprise (mise en place de cette institution au lendemain de la libération). Longtemps, les entreprises publiques (nationalisées) ont fait figure de modèle en ce domaine. Une part des bénéfices était en effet consacrée à l’amélioration des conditions de vie des salariés et de leurs familles. La gestion par les représentants élus des salariés étant une garantie non négligeable.

 

Dans la période actuelle, imprégnée de conceptions « libérales », c'est-à-dire capitalistes, certains agissent pour que les bénéfices soient  reversés aux actionnaires, au détriment des salariés (C’est le but essentiel des privatisations). Il s’agit bien entendu d’un choix de société. Chaque citoyen peut influer sur ces orientations (On peut voter, se syndiquer, adhérer à un parti ou à l’association de son choix, participer aux débats démocratiques!)

 

6°/ « Ils osent faire la grève »… Eh oui ! La grève est un droit depuis plus d’un siècle dans ce pays. Ce droit est même inscrit dans la constitution. Les arguments qu’on oppose aux grévistes de toutes catégories sont toujours les mêmes. A en croire certains, seuls les chômeurs ou les retraités auraient le droit de faire grève ! Certes, les grèves des transports sont plus « visibles » que d’autres. Les enjeux aussi sont importants. Service public ou entreprises privées ?  Telle était bien la question dans ce conflit. On peut comprendre que les cheminots aient une opinion la dessus et aient envie de la faire connaître.

 

7°/ Vocabulaire. L’emploi systématique de certaines expressions n’est pas neutre. Ainsi  dire que les grévistes « prennent en otage » est une façon de sous entendre que la grève est un crime – comme la prise d’otage justement ! Or la grève est un droit.

 

Le terme « usager » est en effet approprié aux « services publics ». Il sous entend que le service rendu est reconnu comme nécessaire (électricité, transport, poste, santé, enseignement …Eau, ah non , pas l’eau ! Pourquoi au fait ?) L’usager n’acquitte pas la totalité du coût du service rendu. La collectivité estime à juste titre qu’une certaine égalité d’accès à ces services est légitime. Les services « marchands » emploient le terme de « client », qui suppose une autre relation « au produit ». Depuis plusieurs années, ce que semble ignorer l’auteur, la direction de la SNCF a remplacé le mot « usager » par le mot « client ».

 

 

 

Pour connaître l’opinion des cheminots :

 

http://www.cheminotcgt.fr  site des cheminots CGT

 

http://www.sudrail.org/   site des cheminots du syndicat SUD Rail

 

 

http://site.fgaac.org/  site de la Fédération générale autonome des agents de conduite

 

 

 

 

Et voici un autre point de vue…

 

 

 

 

SNCF/INTOX ANTIGREVE

 

les cheminots ont raison !

 

Devant la puissance
du mouvement engagé par
les cheminots, les opposants
à la grève ont accusé le coup, soufflant le chaud et le froid,
ne sachant pas exactement
sur quel pied danser.

 

Alors que le président de la République est lui-même monté au créneau pour affirmer que l’entreprise “ est et restera publique ”, que la direction concède de premiers reculs, comme quoi l’affaire mérite d’être prise au sérieux, l’UMP lançait sur internet un sondage pour limiter le droit de grève.

 

La plupart des médias écrits et audiovi­suels, alignés sur la propagande de la direction et du pouvoir, ont attaqué le mouvement sur le registre de l’intox anti-grève. À les écouter, cette grève n’avait aucun objet, ne serait qu’un “ coup de force ” de la CGT. Ce tir de barrage a légitimement provoqué des réactions de colère dans les AG de che­minots. Cela rappelle le rouleau com­presseur médiatique lors du référendum.

 

De qui se moque-t-on ? Ainsi les problè­mes soulevés par les cheminots n’existe­raient pas. ? Soyons sérieux. Qui peut prétendre sans sombrer dans le ridicule que la privatisation des entreprises publi­ques dans ce pays est un “ non sujet ” ? La SNCM vient d’être privatisée. Les salariés de la RTM luttent contre la livraison progressive au privé du tram­way marseillais. 15% du capital d’EDF est mis en Bourse, peu après l’entrée de GDF. Idem pour les autoroutes. Le con­grès des maires de France s’inquiète de la disparition des services publics en zone rurale. L’explosion de la banlieue montre aussi la pénurie de services publics dans ces zones urbaines. Et la SNCF serait indemne de toute menace ? À qui veut-on faire croire ces sornettes ?

 

En matière de réseau ferré, toutes les directives européennes organisent l’ou­verture au privé du trafic ferroviaire, le fret d’abord, le trafic voyageurs ensuite. Toutes les réorganisations de l’entre­prise visent à préparer la SNCF à cette emprise élargie des logiques libérales. Cette libéralisation a déjà ouvert la voie aux premiers trains privés de la Connex en Lorraine. La Connex , ce géant du privé qui est aussi maître d’œuvre de la SNCM. Mais à part ça, donc, la privatisa­tion est un non-sujet ?!

 

Ne racontons pas d’histoire, les syndi­cats de cheminots alertent. Ils ont mille fois raison. Et puisque le chef de l’État et le ministre affirment, sous la pression de la grève, qu’il n’est pas question de privatisation, il faut passer aux travaux pratiques et prendre les mesures qui empêcheront concrètement le privé de faire sont lit dans le fossé béant entre les promesses et les actes. Les cheminots ne demandent pas autre chose. Passer aux actes ! Leur plate-forme revendicative détaille les points sur lesquels ils atten­dent des engagements. Plutôt que de la caricaturer ou de la taire, les médias feraient œuvre utile en la faisant connaî­tre et en organisant le débat public.

 

Sinon à quoi sert de se prendre la tête entre les mains quand la banlieue brûle pour ensuite recommencer, comme si de rien n’était, le train-train des commen­taires anti-grèves, anti-syndicats, anti-salariés du public, anti-empêcheurs de tourner en rond. Ce ne sont pas des mots qui menacent la SNCF , encore moins la grève, ce sont les filialisations, l’aligne­ment des gestions sur les critères du privé, le déficit d’emplois, la faiblesse des salaires.

 

Les cheminots demandent une vraie négociation. Le meilleur moyen de faire rouler les trains, c’est de les prendre au sérieux n

 

 

( Information du PCF)

 

 

http://www.ladepechedelaube.org/

 

 

 Naturellement, tout lecteur ayant une opinion ou une information peut donner son commentaire ou transmettre un article à Gele-berre@wanadoo.fr.

Vive le débat!

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 14:14

L’abbé Pierre en toute franchise

 

 

« Mon Dieu… pourquoi ? » Sous ce titre, où s’affirment en si peu de mots sa certitude et ses interrogations, l’abbé Pierre vient de publier un livre qui se lit en quelques heures, et qui laisse une empreinte de réflexions à poursuivre 1.

 

Le livre va bien au-delà de ce que la grande presse en a saisi de scabreux s’agissant de l’évocation de la sexualité des prêtres. Il faut saluer l’abbé Pierre pour sa franchise et son courage à évoquer des questions que l’église a tant voulu assimiler au mal.

 

La sincérité est le fil rouge qui relie ces pensées égrenées au fil de l’ouvrage, à la manière des logia de l’évangile de Thomas.

 

C’est d’une religion épurée qu’il s’agit ici, débarrassée en partie de superstitions poussiéreuses et de dogmes tranchants, où la symbolique reprend place. Ce faisant, l’abbé redonne un visage et un comportement humains à Marie, à Jésus et à Marie-Madeleine. Certes, d’autres comme Jacques Duquesne ou Henri Guillemin sont allés plus loin dans la recherche de l’essentiel. Mais on est loin de la peur du cardinal Ratzinger devant Harry Potter.

 

Ce qui m’étonne, chez l’abbé Pierre, comme chez nombre de chrétiens progressistes, ce sont les références à Jean-Paul II, et ces espoirs en Benoît XVI. Hier, le Vatican condamnait Monseigneur Gaillot, aujourd’hui, il renoue le dialogue avec Monseigneur Lefèvre, et rate peu d’occasions de se montrer ridicule, comme avec cette décision concernant l’accès à la prêtrise d’homosexuels. Quelles contradictions avec l’ouverture et la générosité exprimées dans ce livre.

 

Il est évident que les craquements de la société ont leurs échos dans l’église. L’abbé Pierre témoigne d’un courant qui prend en compte les réalités de notre monde, et de l’urgence qu’il y a à le changer. Sa foi le conduit à rejeter les alibis religieux de Ben Laden et de Bush. Comme Henri Guillemin à la fin de « l’affaire Jésus », il s’interroge douloureusement sur la présence persistante du Mal. Par cette question exprimée à la fin du livre dans sa « lettre à Dieu », il éclaire cette phrase terrible de l’avant-propos, qui présente l’abbé Pierre comme « celui qui, bien que croyant, refuse d’accepter la misère et la souffrance ».

 

 

1 éditions Plon. 110 pages. 13 €.

 

 

Guy Cure

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /Nov /2005 16:01

scénario catastrophe ?

 

 

Avis au lecteur sensible : les lignes qui suivent ne sont que pure fiction. Cependant, toute ressemblance avec des évènements récents et des personnages existants ne serait pas tout à fait une coïncidence.

 

ça avait commencé vers Noël dernier. Les maux de tête étaient vite devenus insupportables, et le nombre impressionnant de cachets d’aspirine et de paracétamol qu’il absorbait n’y avait rien fait (1). Après plusieurs semaines, il s’était enfin décidé à consulter son médecin référent. Un peu plus d’une heure d’attente, dix minutes dans le cabinet de consultation, vingt euros : et il savait que son cas ne relevait pas du généraliste, qu’il devait rapidement consulter un spécialiste. Sans tarder, il a pris un rendez-vous. Une chance : un décès venait de libérer une place ; il n’avait que quatre mois de délai au lieu des six habituels. Il n’a pas eu le temps d’en profiter. Il a fallu le faire admettre aux urgences à la suite d’un accident vasculaire cérébral. En plein mois d’aout. En l’absence du chef de service, les internes ont fait ce qu’ils ont pu, mais l’évolution fut rapide, les accidents se sont succédé, laissant à chaque fois des séquelles plus importantes. Depuis plusieurs jours, l’issue fatale ne faisait plus de doute. Une question est dans tous les esprits après le drame dont la France a suivi l’évolution avec tristesse et accablement : Aurions-nous pu éviter ces funérailles nationales si le mal avait été détecté à temps ? Certains disent que pris au début, il s’en serait sorti avec seulement quelques troubles de la vision…

 

 

(1) la Haute autorité de santé semble y voir une preuve de l’inefficacité de ces médicaments et recommande leur déremboursement.

 

Guy Cure

 

 

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Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /Nov /2005 23:39

humeurs

 

 

le syndrome de la grenouille

 

 

Il y a quelques jours, sur France Inter, un scientifique a fait part d’une drôle d’expérience… Je vous la raconte comme je l’ai comprise :

 

On installe une grenouille dans un récipient suffisamment agréable pour que l’animal s’y sente bien, avec petit coin de verdure aménagé, eau à l’étage, tout le confort quoi… La grenouille prend possession de son univers, coasse de plaisir, et se croit sans doute en sécurité, n’ayant aucune idée de l’infini ni de l’imagination des savants humains.

 

Mais notre scientifique a projeté de chauffer lentement l’eau où la grenouille se tient à moitié immergée. On peut penser que la grenouille apprécie de plus en plus cet endroit charmant où la douceur devient estivale : elle continue à barboter dans l’eau tiédissante. Elle ne bouge pas plus quand la température atteint celle des plages tropicales, et bien que rien ne l’empêche de bondir hors de l’eau, elle poursuit sa baignade quand la température continue de monter. Que croyez-vous qu’à la fin il advient ? Eh bien, la grenouille est cuite !

 

L’histoire ne dit pas à quelle sauce elle fut accommodée ; il faut bien laisser une place à l’imagination de l’auditeur…

 

Certaines espèces animales ont la faculté de réagir rapidement aux changements de leur environnement : les portées sont plus ou moins nombreuses selon la nourriture disponible, ou les dates de migrations plus ou moins avancées. La grenouille n’est même pas capable de quitter un milieu devenu dangereux !

 

Les humains semblent, mieux que les autres espèces, avoir la capacité d’imaginer l’avenir. Ils veulent dominer la nature. Ils ont la possibilité de construire le futur. Et pourtant, ils s’obstinent dans des modes de vie et d’organisation sociale qui entrainent des modifications telles sur la planète que l’histoire de la vie pourrait bientôt se poursuivre sans eux. Avons-nous le droit de rire de l’apathie de la grenouille ?

 

 

Guy Cure

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00

Vous recevez des SMS de vos amis, et soyons honnêtes, vous ne pigez pas grand chose... Autre cas de figure, vous envoyez un SMS à des "d'jeun's" de votre entourage, et vous voulez paraître branchés. "Petits potins" vous aide, grâce à ses bénévoles. Voici quelques traductions relevées dans nos courriels. Vous aussi pouvez alimenter cette chronique de vos pratiques et suggestions. L'ennui avec ce "langage" c'est qu'il ignore la polysémie. Au fait, vous écrivez ça comment "polysémie" en SMS ?

MWA = moi ( c'est le mot le plus imortant de la langue SMS)

c = ses / ces / c'est/ s'est.... ( vous pouvez jeter votre vieux "Bled" à la poubelle )

kw = quoi

tm = t'aimes

kel = quel (s) (le) (les)

2m1= demain (2 est utilisé pour sa prononciation à la place de de/ d'eux/deux . 1 remplacera tous les sons un/ein/ain/um...

tjr = toujours

g = j'ai

cmt = comment

mmt=moment

pr= pour

vs =vous

ken = quand ("quant à" est peu utilisé dans les SMS)

en ttk = en tous cas

mé =mais / mes/m'est/ mai/...

KIC = qui c'est ?

avt= avant

lol = mdr = mort de rire (pour dire quand il faut rire)

Applications:

c tro for = c'est super

ns 2 c pr tjr = classique déclaration d'amour éternel

kickdisa = qui a dit ça?

salfé= ça le fait (expression à la mode qui peut se traduire par "cela convient", " ça a de l'allure" )

Remarques:

- le langage SMS utilise la phonétique. Il redécouvre la prononciation des lettres ânonnées dans les vieilles méthodes d'apprentissage de lecture: BE+A = BA, chaque lettre se prononçant dans l'ordre A-BE-CE-DE-E-FE.... ex: KI KI KOZ ?  C MW KI KOZ !

- le langage SMS procède volontiers par aglutination: " Krol diKjressanbl a1titange" (relevé dans une correspondance)

( à suivre)

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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