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Actualités. Associations locales

Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 09:21

C’est la fête au village !

 

 

 

 Note explicative pour les non maillotins : le jeudi de l’Ascension est le jour de la fête patronale.

 

 

 

 Fête patronale, fête foraine. Depuis des lustres, le village accueille les manèges. Bal le mercredi soir – plutôt pour la jeunesse…- et manèges le jeudi. On connaît les difficultés que vivent les forains et tous les villages semblables à Mesnil-Sellières ne sont pas parvenus à sauver cette animation. Notre Comité des Fêtes se bat et se débat depuis des années pour que la fête continue ! L’affluence malheureusement, n’est pas toujours au rendez-vous. Jeudi 25 mai la météo a une fois de plus trahi les organisateurs. Heureusement, « l’Eveil » toujours en forme a pu donner son concert dans la salle des fêtes.

Avec le renfort de quelques musiciens extérieurs, les « fans » ont reconnu la plupart des morceaux traditionnels du répertoire, dont l’inimitable « Valse à Camille ». Des « maillotins » de souche, depuis longtemps émigrés et revenus pour l’occasion ont apprécié.

 

 

 

 Les mauvaises langues prétendaient que le crachin  tenace, de type armoricain , était dû à l’initiative de la municipalité de Saint-André.

Dans cette lointaine banlieue troyenne, défilaient des « Celtes », autrement dit des joueurs de bombardes et de binious dont l’effet sur les cumulus est démontré.  

 

 Le Bagad de Locminé 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ... et les danseurs  sur un pas de gavotte. 

La météo de nos ancêtres …

 

 

 

 Le Bagad  Plunered  et ses danseuses. 

En réalité, le temps de « L’ascension » est généralement incertain. Ce pourquoi sans doute, la tradition rurale et chrétienne en fit une période de prières pour demander à Dieu un climat favorable (Rogations du latin « rogatio » : prière de demande).

 

 

 

 La légende en attribue l’idée à Mamert (vers 474)fêté le 11 mai, annonciateurs des  « saints de glace » : Pancrace et Servais « fêtés » les  12 et 13 mai auxquels s’ajoute Boniface le 14, période de gelées tardives destructrices). Ce sont les conciles d’Orléans (511), de Tours et de Lyon (567) qui unifient leur date aux trois jours précédant l’ascension. Selon nos anciens, le temps du premier jour préjuge du temps qu’il fera pour les foins, le temps du second dédié à Gisèle celui des moissons, et le troisième (Julie) le temps des vendanges !  Conscients de l’évolution du monde, l’Eglise a procédé a une réforme liturgique de 1969. Les dates et l’objet des « demandes » peuvent être désormais adaptées aux différents continents qui ne subissent pas les mêmes rythmes climatiques, et aux milieux de vie. Les « urbains » ou « rurbains » d’aujourd’hui étant plus  sensibles au rhume des foins qu’à leur récolte. Les marins « Terre-neuvas » faisaient nous dit-on bénir leurs bateaux. Un auteur contemporain note qu’ « il est le plus souvent impossible de bénir les champs en se rendant sur tous les chemins. Une solution : apporter…de petits pots de terre des uns et des autres, mais aussi des symboles concrets de différents métiers : pot de ciment pour l’entrepreneur, disquette d’ordinateur… »  Les internautes que nous sommes, avouent souvent ne pas savoir à quel saint se vouer, ni quel démon se cache dans les réseaux ! A Mesnil-Sellières, nous bénéficions du secours de Spid10. Reste à lui trouver une date sur le calendrier…en attendant sa béatification !

 

 

 

 « C’est une fête religieuse… ou un truc comme ça… ? »

 Nos fidèles lecteurs se souviennent peut-être de l’interrogation touchante et naïve d’une jeune célébrité à l’occasion du 1er mai.(>ici). A priori il n’est pas absurde de s’interroger sur le rapport existant entre la fête foraine que nous connaissons, et la religion.

 

 

 

 

 D’après ouï dire, Mesnil-Sellières aurait jadis célébré deux fêtes patronales. L’une à la mi-août, le 15 fête de Saint Laurent , l’autre le jour de l’Ascension. Il était admis, semble-t-il, que chacune de ces fêtes devait bénéficier à deux bistrots villageois, amis mais néanmoins concurrents. Au fil du temps, la fête du 15 août aurait  cédé devant les nécessité de l’agriculture. C’était souvent trop tôt pour le « chien de moisson ». Il ne serait plus resté que la fête de l’Ascension. Nous serions vivement intéressés par les contributions de nos anciens sur ce sujet.  

 

 On peut aussi remarquer que la fête d’août correspondait à la dédicace de l’église de Sellières aujourd’hui disparue Seule la « Voie de Saint Laurent » et le cimetière en évoquent le souvenir. Notre petite église actuelle, qui n’était qu’une Chapelle, est dédiée à « L’invention de la Sainte Croix  ». (L’origine de cette appellation a été donnée dans « Info 2004 p 31) Nous avons émis l’hypothèse que cette dédicace puisse être à l’origine de la célébration de l’Ascension comme fête populaire du Mesnil. Là aussi, nous attendons des contributions extérieures compétentes.

 

 

 

 >> Considérations annexes et accessoires. En un mot, on peut s’arrêter là si on veut… 

Mais « Ascension » alors… c’est quoi ?  

 

 Ascension du Christ (1545-1550)

Benvenuto Tisi (Il Garofalo) 1481-1559

 L'Ascension est située le quarantième jour après Pâques. L’événement correspondrait à l’élévation  de Jésus au ciel  après sa résurrection. Matthieu n’en dit rien, Marc n’indique aucune date ( «  Plus tard, il se montra aux Onze, pendant qu’ils étaient à table… Le Seigneur, après leur avoir ainsi parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à le droite de Dieu… ») . Luc semble plus précis (       « Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, qu'il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. » (XXIV,50) mais situe l’ascension au lendemain de la résurrection. Jean ne parle pas d’ascension. Les quarante jours apparaissent dans les « Actes des apôtres » I.6 dont la rédaction est attribuée à Luc : «  Il leur était apparu vivant, après sa passion ; …se montrant à eux pendant quarante jours…. »

 

 

 

  L'Ascension du Christ.

 Pietro di Cristoforo Vanucci ( Pietro Perugino) 1445-1523 

Selon la foi que l’on professe on interprétera différemment ces lacunes et divergences : récit à valeur « historique » selon certains, « symbolique » pour d’autres, voire « folklorique ». Il semble bien que deux croyances se soient superposées au fil des remaniements et transmissions :  

 

L'Ascension d'Elie.

Giuseppe Angeli (1712-1798). Venise. 

1.       L'Ascension de Jésus serait inspirée par celle d'Elie, le seul et unique prophète de l'Ancien testament qui n'est pas mort !       «    Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Elie monta au ciel dans le tourbillon.   Elisée voyait et il criait: "Mon père ! Mon père ! Char d'Israël et son attelage !" puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux. Il ramassa le manteau d'Elie, qui avait glissé, et revint se tenir sur la rive du Jourdain. (Rois II,1) Par ailleurs, les déplacements célestes étaient courants dans les mythologies antiques. Sans remonter à Icare, ce jeune qui déjà défiait l’autorité paternelle, on peut noter que Mahomet lui même se vit , dans l’un de ses rêves, transporté à Jérusalem sur Al Borak, un cheval ailé qui le hissa jusqu’au ciel avant de le ramener dans son lit.( Sourate 17-1  «  Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur de l’Oratoire consacré à l’Oratoire ultime... ».Trad. J Berque) Cela fait de Jérusalem la 3ème ville sainte de l’Islam. L’emplacement de l’envol est protégé par une mosquée somptueuse « le Dôme du rocher », ce qui n’est pas sans conséquences géopolitiques ! Par contre , Mahomet meurt à Médine le 8 juin 632. Certains musulmans proclamèrent son élévation auprès de dieu et l’imminence de sa réapparition. Abou Bakr, le premier adulte converti,  aurait alors mis fin à ces supputations : « ..Quiconque adorait Mohammed, qu’il sache qu’il est vraiment mort… »  

 

 2.       Le nombre « 40 » que l’on retrouve dans la durée du carême, dans l’expression « mettre en quarantaine ». « S'il pleut à la Saint Médard ,Il pleuvra quarante jours plus tard… », La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. (Genèse VII,12)  Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche (Genèse VIII,6) ; Moïse entra dans la nuée et monta sur la montagne. Et Moïse demeura sur la montagne quarante jours et quarante nuits. (Exode XXIV,18) ; David avait trente ans à son avènement et il régna pendant quarante ans. (II Samuel V,4) ;La durée du règne de Salomon à Jérusalem sur tout Israël fut de quarante ans. (I Rois XI,42) ; et Jésus, après Elie se retire dans le désert : « Elie se leva, mangea et but, puis soutenu par cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, l'Horeb. (I Rois XIX,8) ; Il (Jésus) jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. (Matthieu IV,2) …etc.  

 

 Bouddha et Mahomet auraient commencé leur prédication à 40 ans. Lors de l’initiation chez les Bambaras, on offre 40 cauris, 40 chevaux et 40 bœufs.

Le nombre 40 pourrait être associé à la numération vigésimale (base 20) employée par de nombreuses populations de l’Orénoque au Groënland, les plus connus étant les Mayas (mois de 20 jours et cycles de 20 ans) L’expression « hun uinic » (= 20) veut dire aussi « homme ». Georges Ifrah ( « Histoire universelle des nombres » T1 p 115) , explique plaisamment que ces humains comptaient simplement sur tous leurs doigts, orteils compris. 20 signifiait donc « un homme complet » et 40 « une couche » c'est-à-dire la réunion horizontale de deux individus. Ce qui a l’avantage de nous ramener aux origines de la vie et à ses mystères… Daou-ugent, 2x20 disent les Bretons. A l’autre bout du chemin, le nombre 40 joue un rôle tout particulier dans les rituels mortuaires. Chez les Grecs, , le repas funèbres se célébrait 40 jours après le décès. Un mort n’était totalement mort qu’après ce délai, la quarantaine levant les derniers interdits de deuil. « Maintenant je te quitte » était la formule rituelle par laquelle la veuve chez les peuples Altaïques, se délivrait de son alliance et pouvait se remarier. Les Indiens d’Amérique équatoriale qui pratiquaient « l’enterrement secondaire » attendaient 40 jours pour exhumer le corps, nettoyer les os et les placer  dans leur demeure définitive. L’œuvre au noir des alchimistes dure 40 jours, de même que le voyage de Tristan, blessé à mort par le Morholt, vers les côtes d’Irlande. Sans parler de la célèbre crise masculine dite des «  40 ans » !

Nous attendons les contributions éclairées de pythagoriciens ou de numérologues.  

 

 L'Asenscion du Christ.

Salvadore Domingo Felipe Jacinto Dali Domenech (Salvadore Dali) 1904-1989

  

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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /Mai /2006 16:41

Foire de Champagne.

 

 

Chacun a déjà pu prendre connaissance du programme de la foire de Champagne qui a débuté vendredi dernier. Hélas, Alan Stivell, victime d’une malédiction météorologique- tout comme les groupes « celtes » invités à Saint André jeudi-  n’a pu se produire hier soir. La fête continue néanmoins jusqu’au 4 juin.

 

A remarquer cette année, une originalité : les organisateurs ont prévu un certain nombre de débats sur des sujets brûlants et intéressant directement la région.

 

Ainsi, le 1er juin (18 h ) conférence sur le thème « Conserver la mémoire, un enjeu de développement durable » (Organisé par l’ANDRA) – On aura peut-être le temps d’aller applaudir Louis Bertignac à 19 h

 

-        le 2 juin de 14 à 17 h : « le développement durable » (organisé par la Médiathèque de Troyes)

 

-        le 2 juin à 18 h : «  Construire la politique énergétique de l’après pétrole » (organisation « Dépêche de l’Aube » et « L’Humanité »)

 

-        le 4 juin, journée des « cheminots » avec à 14 h : débat sur « Paris –Troyes -Culmont Chalindrey : horizon 2007 » (organisation Ceresca, Direction régionale SNCF, Conseil Régional)

 

 

Jean Lefèvre, dans son dernier éditorial, nous invite aussi à découvrir les expositions préparées par «  La Dépêche de l’Aube » dont il est le directeur et en particulier une série de numéros anciens de ce journal, des « Unes » de « l’Humanité » dont la toute première du 18 avril 1904, ainsi qu’une exposition sur le « Front populaire ».

 

Et enfin, et surtout, on nous annonce le retour de « Pif gadget ». Tous ceux qui ont des enfants, qui ont eu des enfants à la grande époque de l’apparition des gadgets, les plus anciens qui se souviennent des vieilles bandes dessinées du journal Vaillant et des aventures du « Concombre masqué » - entre autres- ne manqueront pas ce rendez-vous !

 

http://www.bdoubliees.com/vaillantpif/index.html

 

 

 

 

 

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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 17:53

  Dimanche 25 juin.   

 DIMANCHE 25 JUIN

DIMANCHE 25 JUIN

 

Journée portes ouvertes aux Ecuries de Belley !!!  

Tout au long de cette journée vous pourrez admirer des démonstrations de :  

ü  Horse Ball  

ü  Obstacle  

ü  Carrousel  

ü  Jeux à poney  

ü 

 

 

 Mais également :

ü  Barbecue 

ü  Buvette 

ü  Baptêmes à poney 

 

Parlez-en autour de vous, et n’hésitez pas à venir nombreux…  

 

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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 23:00

MIEUX COMPRENDRE ET MIEUX CONNAITRE LA LECTURE LABIALE

 

 

 

 

 

 

Vouloir comprendre à tout prix lorsqu’on n’entend pas « bien » est une situation douloureuse pour beaucoup.

 

 

 

 

N’oublions pas l’importance capitale des yeux pour compenser l’oreille déficiente et la possibilité de déchiffrer les paroles de l’interlocuteur en suivant le mouvement de ses lèvres, de lire sur les lèvres, c’est à dire de pratiquer la lecture labiale.

 

 

 

 

Cette lecture labiale vient aussi en complément d’un appareil auditif. Les personnes sourdes pratiquant la langue des signes, l’utilisent également . Cette lecture labiale peut se faire plus ou moins inconsciemment, son apprentissage est néanmoins nécessaire  pour en exploiter toutes les ressources.

 

 

 

 

Ce sont tous ces aspects qui seront évoqués dans la conférence du vendredi 26 mai proposée par l’Association des malentendants et devenus sourds de l’Aube (AMDSA).

 

 

 

 

La présence d’une orthophoniste spécialisée, d’un président  d’association d’Ile de France, très impliqué dans des stages de lecture labiale pendant les vacances dans différents endroits touristiques, sont la garantie d’échanges de qualité. En complément, un débat sur l’implant cochléaire terminera la soirée.

 

 

 

 

Conférence vendredi 26 mai  à 18h à la maison de quartier des Marots –23 rue Trouvassot à troyes.

 

 

 

 

- Renseignements : Association des malentendants et devenus sourds de l’Aube (AMDSA) – M TACHE – tel : 03.25.71.04.84

 

 

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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 22:57

AIX –en- OTHE accueille

 

 

 « La fête du bois »

 

 

  Homme araignée pour un élagage "sanitaire"....

 

  

 

 Fête de tous les bois au cœur de la forêt légendaire. Le pays d’Othe a du cœur à revendre. On sait ce que fut son passé de charbonniers en bûcherons, de maquisards en « Croqueurs de pommes ». « Aixois, tête de bois » ça existe ? 

 

  

 

  Pour faire du bon charbon de bois...

Ils étaient nombreux à le penser dimanche 14 mai : l’accès au parc devenait carrément hasardeux passé 14 h . Pour voir quoi ? Le bois dans tous ses états. Le bois dont on fait les outils, les bûches et les sabots, les guitares et les stylos, les jouets et les chef d’œuvres.

 

 

  

 

 

 On avait décrété la « semaine du bois », quelque part. A Aix-en-othe c’est une habitude. Il y deux ans la friteuse avait défailli. Cette année elle a failli tout court ! Le Maire, par ailleurs Conseiller Régional,  (sans être Madame Soleil, je parie que vous en entendrez parler bientôt..) veillait au grain et au ravitaillement en pommes de terre.

 

 

  

 

 L’ambiance champêtre, prête à la légèreté du ton qui ne doit pas dissimuler le sérieux du propos. L’ONF était là avec des informations précieuses, des travailleurs du bois, acrobates en hautes futaies, meneurs de chevaux pour débardages en douceur, formateurs de jeunes pousses que ce soit à Crogny, dans l’association « L’outil en main »,  ou au Lycée Charles de Gaulle de Chaumont.

 

 

  

 

  

 

 

 Sur la scène, les « Ribocortins » ( groupe de La Rivière de Corps) assuraient avec entrain l’indispensable transmission des danses, chants  et marivaudages d’entant. Le sculpteur sur bois Prestat, présentait des compositions baroques et sensuelles. Certains ruminent sur de prétendues racines ; lui les sculpte et les métamorphose.

 

 

 Une fois de plus les absents ont eu tort.

 

 

 

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Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 21:07

Randonnée à Courteranges.  

Samedi 13 mai, l’Association des Amis du Parc naturel de la Forêt d’Orient invitait les marcheurs à une randonnée de découverte entre Courteranges et Lusigny. 

 

 

  Malgré le temps gris, une soixantaine de personnes étaient présentes. Le départ avait lieu sur la place du village, face à un majestueux cèdre du Liban, datant de 1848 et planté là en tant qu’arbre de la liberté lors de l’avènement de la seconde république.

 Les randonnées des Amis du Parc sont un moment privilégié de rencontre et de découverte. Le parcours est ponctué de lieux remarquables : cette fois, trois étapes sont au menu qui s’inscrivaient en partie dans le cadre de la « semaine du bois »: la héronnière de Courteranges, les chênes sauvegardés à Lusigny, et l’entreprise «  Bois et nature » de M Serralunga à Courteranges.

 

 

  Nous ne sommes malheureusement pas équipés d’un matériel performant pour photographier les hérons. On pourra voir les très belles photos réalisées  sur d’autres sites par Pierre GARRAUD. La héronnière comprend une centaine de nids, juchés au sommet de grands chênes en bordure d’une zone humide. L’espace est préservé, grâce notamment à l’action de Jacques Loiseau . Il fut possible, tout en restant à distance respectable afin de ne pas trop déranger les volatiles, d’apercevoir un grand nid occupé par un couple et ses petits dont on entendait distinctement les appels. Pour en savoir plus sur le héron :

 

 

  

 http://www.oiseaux.net/oiseaux/ciconiiformes/heron.cendre.html  

 http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Heron_cendre.html 

 

La marche nous emmène ensuite le long du canal de restitution du lac réservoir Seine, vers les deux chênes  situés sur le territoire de la commune de Lusigny. Nous longeons une pâture en partie inondée et occupée par deux petits chevaux « konik polski » ( à propos de ces chevaux : http://www.epl.mancy.educagri.fr/konik/konik.htm )

 

 

  Cet espace donne lieu à évaluation concernant l’évolution de la faune et de la flore. http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR2100290.html

 Les deux chênes ont une histoire. Lors du remembrement affectant le finage de Lusigny, les Amis du Par cet leur Président d’alors, Jacques Loiseau, s’en portèrent acquéreurs. Le propriétaire avait l’intention de les faire abattre un jour afin les transformer en meubles de salle à manger pour sa fille. L’association en fit l’acquisition contre une somme représentant l’achat du bois nécessaire à ce projet ! L’âge des deux arbres vénérables n’est pas actuellement déterminé avec précision. Plus de deux siècles à coup sûr. L’un d’eux se trouve en bordure de la « fausse Barse » et l’autre dans une prairie humide. Ce second chêne est dit « chêne pommier » en raison de sa forme. Ayant poussé seul, sa ramure s’est étalée au lieu de monter, ce qui, de loin, lui donne vaguement la silhouette de l’ arbre fruitier . Ils sont destinés à subsister ainsi pour « les siècles des siècles », vivant  leur vie de chêne , sous la bienveillante protection des Amis du Parc. ( Article de JL de la Volière dans « Escarboucle » n°1. Eté 1989)

 

 

  De retour à Courteranges, nous avons rendez-vous avec M Serralunga. Installé depuis peu dans cette commune, il dirige une entreprise de construction en fûts de pins , douglas ou mélèzes essentiellement. Maisons appelées « fustes » mot dérivé de la famille de fût (tronc) . La veille, à la Maison du Parc, M Serralunga avait déjà eu l’occasion de présenter son activité devant une quarantaine de personnes  parmi lesquelles des responsables du Parc, de la DDE , de l’OPAC, des élus de communes voisines,et  des entrepreneurs.

 

 

  Qu’est-ce qu’une fuste ?  C’est une maison de bois, faite de troncs empilés. On a tous l’image de « ma cabane au Canada ». La technique en fait vient des régions froides d’Europe orientale. Les constructions américaines sont le résultat de la colonisation par les émigrants européens. M. Michon précisera que le Canada a été en grande partie peuplé à l’origine, par des Champenois et des Poitevins. Bon nombre venaient du Duché de Piney et du marquisat de Vendeuvre.

 Les plus anciennes constructions de ce type sont attestées dès la préhistoire. En France, on en trouve les traces sur un axe sud-ouest nord est  (jusqu’aux Vosges) et dans les Alpes. L’ancienne fabrication comportait un calfatage de mousse ou  de laine de mouton, afin d’assurer l’étanchéité. Ceux qui ont vu le film « Le dernier trappeur » en ont une idée précise. Les « fustes » actuelles sont conçues de telle manière que les troncs joignent parfaitement, l’élément supérieur étant creusé pour « s’emboîter » sur son support. Une gorge ménagée par le fustier permet cependant d’ajouter une « bourre » de laine, d’isolant à base de fibres naturelles (chanvre) pour améliorer l’isolation si nécessaire. L’ajustage se fait par encoches profondes atteignant le coeur du bois et ménageant les espaces indispensables aux mouvements naturels du bois. Les plans s’adaptent à toutes sortes de styles et d’espaces habitables. La couverture peut être de bois ou « végétale »  (« toitures prairies » comme sur le Palais omnisports de Paris Bercy ! et bientôt sans doute sur le nouvel observatoire ornithologique du Parc )

Est-ce solide ?  La « fuste » repose sur des plots de chêne ou de pierre. Les murs ne sont pas en contact direct avec le sol. Le poids de la construction assure sa stabilité : le bois pèse 500 kg au m3 !  Des « fustes » anciennes ont plus de cinq siècles d’existence. Ce type de construction sans fondation rigide est particulièrement adapté à des sols mouvants, comme ceux de la Champagne humide.

 L’entretien est minime : les troncs sont écorcés à la main de façon à ménager le  cambium (partie du bois située sous l’écorce et le liber ). Le choix des essences a son importance. Par les micro fentes, les larves de capricornes pourraient atteindre l’aubier, mais le duramen avec ces « bois de cœur » ne peut être touché. Un traitement de surface permet d’éviter cet inconvénient. L’équarrissage à la main évite   de mettre l’aubier à nu. C’est la partie du bois qui est sujette aux apparitions de champignons. L’aspect  du bois doit être préservé : ni peinture , ni teinture. On laisse vieillir naturellement. Lors de la tempête de 1999, un arbre est tombé sur une « fuste », raconte M Serralunga. C’est l’arbre qui a cassé ! L’incendie n’est pas plus à redouter que dans n’importe quelle maison individuelle. Le bois en masse, comme c’est le cas ici, se consume à la vitesse de 1 cm par heure. Les fûts utilisés pour les murs mesurent 25 cm de diamètre en moyenne. Cela donne le temps aux pompiers d’arriver. De plus, la combustion intérieure si elle a lieu, ne donnera pas de dégagements toxiques ce qui est le cas dans les constructions habituelles.

 Combien ça coûte ?  La question comporte deux aspects. Le coût « social », et le « coût individuel » 

 

  

-         socialement, la construction en bois est rentable. La France possède 90 millions de m3 disponibles. 55 millions sont utilisés. La forêt française augmente chaque année d’une surface équivalente à 1,5 fois la Forêt d’Orient. Pour 1 arbre abattu, deux sont replantés. D’un point de vue énergétique, il faut 20 kWh pour produire 1 m3 de bois contre 150 à 250 KWh  pour 1 m3  de béton, 450 pour le même volume de polystyrène, 500 pour 1 m3 d’acier, 800 pour 1m3 d’aluminium ! 40% de l’énergie mondiale est utilisée pour la construction. Selon des statisticiens, traduits en émission de gaz carbonique (CO2), 1 maison en bois représente ¼ d’une maison en béton. Si l’on construisait 20% de maisons en bois, on arriverait à l’équilibre gaz à effet de serre émis/ gaz absorbés. Encore faudrait-il tenir compte du coût énergétique du recyclage ( destruction d’immeubles de béton au bout de 50 ans !) Cette nuisance est quasi nulle pour une maison en bois.

 -         Le coût individuel est comparable à celui d’un pavillon, à dimensions égales. L’économie portera sur l’entretien, le chauffage (excellente isolation) l’aménagement intérieur (ni papier ni peintures), la durée. Il faut compter une année pour le gros œuvre.

 Lors de la conférence, l’assistance s’était longuement interrogée sur la possibilité d’implanter de telles constructions dans notre région accoutumée certes à l’utilisation du bois, mais d’une autre façon. L’aspect extérieur des « fustes » peut paraître insolite, dans un cadre accoutumé au colombage champenois. Cependant, il faut bien constater que les constructions récentes, pavillonnaires pour la plupart, dérogent elles aussi largement aux règles traditionnelle. La sagesse et le bon sens devraient permettre d’ouvrir plus largement la voie à la diversité. Selon l’expression même de M Serralunga, la fuste a vocation « champêtre ». Son aspect n’a rien à voir avec le chalet montagnard comme on pourrait le craindre.

 Sur le chantier, chacun put apprécier l’art du constructeur qui réalise seul l’ouvrage (avec l’aide d’une grue tout de même !) Une table et les bases d’un « sauna » de jardin servent actuellement de pièces de démonstration. Une aire décapée s’apprête à recevoir la première « fuste » dont les troncs préparés attendent leur mise en place.

 

 Armande Spilmann a longuement développé le sujet dans « l’Escarboucle » ( n°62. 20 mars 2006. 4€. Disponible à La Capitainerie. 10140 Mesnil Saint Père. aap.pnrfo@wanadoo.fr )

 

 

 

 

 Pour en savoir plus : 

http://boisbievre.free.fr/ 

http://www.bois-apprivoise.com/frame.htm 

http://www.lesboisbruts.com/accueil.htm 

 

Prochaine randonnée des Amis du Parc- PNRFO : « Balade au crépuscule » Vendredi 23 juin. Départ à 18 h Maison du Parc.  

 

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Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 10:46

LE GREBE HUPPE

 

 

 C’est le plus grand des grèbes, facile à reconnaître à sa huppe noirâtre et double. Aisément repérable par sa taille et l’aigrette flamboyante qui orne sa tête en période de noces.  

Taille 46 à 51 cm   - envergure 85 à 90 cm  poids entre 750 et 1200 grammes  - longévité 10 Ans

 

 

 Habitat : le grèbe huppé est un oiseau des étangs, des marais, des lacs, des réservoirs artificiels. Il apprécie particulièrement les plans d’eau ceinturés de roseaux.

 

 

Comportement : c’est un oiseau assez peu farouche, excellent nageur et plongeur il peut s’enfoncer à 2O mètres (généralement 4-6 mètres) et est capable de parcourir plusieurs dizaine de mètres sous l’eau. Le pic de migration a lieu en septembre et l’effectif hivernant est réduit à quelques centaines d’oiseaux.

 

 

 Nidification : Le grèbe huppé niche entre Avril et Juillet.

 

 

 La parade nuptiale des couple est l’un des plus beau spectacles ornithologiques.

 La ponte est composée de 3 à 6 œufs, l’éclosion intervient au bout de 28 jours.

  

 Le grève huppé se nourrit surtout de divers petits poissons et d’insectes aquatiques capturés au cours de ses plongées.

 Photos prises autour des lacs de la forêt d’Orient par Pierre GARRAUD

 Toutes les photos <<< ici

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 02:23

Connaissez-vous  Lesmont ?

 

 

 

 

 

 avec « l’Association des amis du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. »  

Certains ont peut-être entendu parler des visites  de villages organisées par « l’Association des amis du Parc …» Chaque mois, des guides bénévoles, et néanmoins compétents, font découvrir aux visiteurs les curiosités de leur commune. J’ai suivi celle de Lesmont, et je n’ai pas été déçu !

 

 

 

 

 

 La visite, guidée par M Bourcier, ancien maire de la commune rassemblait une trentaine de personnes ( A peu près…je n’ai pas compté !). Rendez-vous était donné sous la Halle. Avec celles de Piney et de Brienne, elle constitue une belle illustration des arts du bois. Les poteaux principaux sont en chêne et les autres parties de la charpente en bois blanc plus léger. Elle est couverte de petites tuiles plates, produit traditionnel des petites unités de production de la Champagne humide . Ses dimensions sont de 27 m  de long, 15,1 m de large et 9,3 m  de haut.

   

 

 

 

  http://www.crdp-reims.fr/rclvisu/fic_edit.asp?fETABL=7094

 La plus ancienne construction remonterait au moyen âge. La fonction de ces édifices était d’abriter foires et marchés. Selon Annie  Pincaut  ( Escarboucle n°32. Automne 1998 ) « Elle abrita jusqu’au 19ème siècle une foire 5 fois par an  et un marché une fois par semaine… ». Les bois de cette halle connurent une destinée capitale en 1814. 

 

 Sur les halles du Parc: http://www.pnr-foret-orient.fr/fr/halles.htm

 

 

Le 29 janvier 1814, Blücher croit Napoléon à Nogent ou à Arcis. Il s’avance sur la route de Troyes , franchit l’Aube à Lesmont et fait détruire le pont. Napoléon est sur ses arrières à Saint Dizier  avec 30 000 hommes. Le 30  Napoléon fait reconstruire le pont en utilisant les bois de la halle qu’on a démontée. Il envoie le colonel Bénard prévenir Mortier qui est à Troyes. Blücher pourrait être pris à revers et anéanti. Malheureusement Bénard  arrêté par l’ennemi à Assencières n’a pas le temps de détruire ses ordres. Blücher, aussitôt averti, fait demi tour et affronte Napoléon près de Brienne. ( bataille de La Rothière )  

Le 1er février 1814, après la bataille de La Rothière , Napoléon donne l’ordre de « décrocher ». Pour donner le change, il fait entretenir les feux de bivouac par un rideau de cavalerie qui rejoindra à l’aube. Ségur raconte que vers 4 h du matin, il vit l’ Empereur quitter le Château de Brienne et se diriger vers Lesmont. «  A Sainte Hélène, Napoléon comparera Lesmont à Arcole. Il dira qu’un pont est toujours difficile à défendre…le pont de Lesmont qui se trouvait à l’époque dans le prolongement de la rue qui longe l’église, il dira  qu’en passant à l’aube, il se rendit compte de la difficulté qu’il y aurait à le défendre. Il fit percer des meurtrières dans deux maisons situées à ses extrémités et y mit 50 hommes. En outre, il fit préparer des fascines poissées. Le pont était en bois. A 10 heures du matin (le 2 février) les cosaques arrivèrent au galop suivant la trace de l’armée française dans la neige. Ney dut faire le coup de feu pour les faire repasser de l’autre côté du pont et, grâce aux fascines préparées sur ordre de Napoléon, il parvint à embraser le pont… »  ( Gildas Bernard. La Vie en Champagne n° 122 avril  1964. repris en juin 1999 – Hors série- Napoléon et la Champagne )  

Le pont fut rasé jusqu’à l’eau.  Lorsqu’ arrive le Colonel Natouchinsky, chargé de la communication des armées ennemies, il ordonne la reconstruction du pont. Pour cela, il faut du bois. «  Sur les 127 maisons du village, 60 sont détruites et 22 autres brûlées. » La halle ne sera remontée qu’en 1855. Elle fut reculée de 4,50 m pour permettre à un voisin d’accéder dans sa cour.  

http://www.crdp-reims.fr/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/pan_bois/default.htm

    

 

 

 

 De la halle à l’église, il n’y a qu’un pas. C’est un petit édifice surmonté d’une belle flèche élancée. La nef est précédée de deux travées latérales se terminant par des pignons. Le clocher est à la croisée de la première travée. L’église est dédiée à Saint Pierre es liens. La partie du transept est datée du 13ème siècle et le reste du 16ème. L’intérieur est remarquablement entretenu. Les ouvrages spécialisés donneront la description détaillée des oeuvres qui s’y trouvent. On hésite toujours à souligner leur qualité, le pillage des églises rurales étant devenu trop fréquent. Les dalles funéraires et leurs inscriptions ont été parfaitement décrites par Annie Pincaut. Un beau vitrail où dominent grisaille et jaune d’argent éclaire l’abside dont la peinture bleue étoilée a conservé toute la fraîcheur. Cependant, dès l’entrée, ce qui frappe avant tout, c’est l’harmonie des proportions et l’homogénéité du mobilier. Bancs, stalles, confessionnal, tribune  et fonds baptismaux du même bois sont luisants de soins attentifs, de frottements répétés ou de longues et nombreuses méditations ! Les enfants, explorateurs inlassables essaient les cases du confessionnal :

 

 

 

 

 

 

 « C’est pour enfermer ceux qui ne sont pas sages » me dit un petit qui a pris sans le vouloir la place du curé, alors que son frère découvre à genoux – comment faire autrement ?- la curieuse petite  ouverture à croisillons encore bruissante de murmures secrets. On joue à rabattre alternativement le volet de bois, à gauche, à droite. « Bénissez moi mon père, car j’ai beaucoup pêché… »

 

 

 

 

 La sortie réserve une surprise. Des maximes à demi effacées, mais parfaitement tracées  ornent la pierre. « Au bas de ce mur est le corps de P.E. Perthuizot jurisconsulte demeurant à Lesmont. Il a fait construire sa maison au nord et planter d’arbres fruitiers la cour et les vergers qui en dépendent. Il a vécu jusqu’à 76 ans dans les agréments de la vie champêtre qui nous rapproche de la nature. Le surplus fut rempli de peines, d’ennuis et de souffrances qui l’ont confirmé dans le peu de cas qu’il faisait de son existence avant d’en avoir éprouvé tous les désagréments. Il n’aurait jamais voulu recommencer sa carrière avec les mêmes évènements en bien et en mal de la révolution de sa vie qu’il a quittée sans regret en rendant à la nature ce qu’elle lui a prêté à de trop gros intérêts… Il est mort le 26 septembre 1817.

 

 

 

 

 Ne vous prévalez pas de votre santé gardez-vous d’en abuser car un rien peut la déranger. » 

  

 

 Monsieur Bourcier nous guide alors vers « La maison qui parle », devenue mairie, et appartenant jadis à ce probable disciple de Jean Jacques Rousseau. Une jeune fille court chercher la clé, car les visiteurs sont avides de découvrir le secret de ces murs bavards.  En 1784, Edme Perthuisot, avocat au Parlement fait bâtie sa maison agrémentée d’un parc qui rejoint l’Aube. L’entrée, les piliers, les angles sont gravés de maximes en latin ou en français. « Homo nacitur ad laborem… La félicité de l’homme dépend moins de l’abondance que de l’opinion puisqu’il est heureux s’il croit l’êtreAnne Colette Collet son épouse qu’il aimait, a fait son bonheur autant par la douceur de son caractère que par son indifférence… » Humour, sagesse antique teintée d’aigreur : « Parva sed apta » telle est la devise  au dessus de l’entrée : « Petite, mais qui convient ». Un « Sam’ suffit » au 18ème siècle. Le propriétaire commente : « elle est proportionnée au nombre des vrais amis… » Perthuizot sans doute ne manqua pas de méditer les réflexions de Sénèque : «  Aussi n’est ce point facile d’atteindre la vie heureuse ; on s’en éloigne d’autant plus qu’on s’y porte avec plus d’ardeur… »

 

 

 

 

  

 

 Le parc, magnifiquement entretenu, semble porter témoignage du sage disparu. Les grands arbres qu’il a peut-être fait planter dominent la pelouse qui se perd dans les sables de la berge, en bordure de l’Aube. Au fond, domine un antique platane.  

 

 Au retour, la mairie ouvre ses portes et ses fenêtres, afin qu’on puisse admirer l’escalier intérieur et les moulures des plafonds. M Bourcier propose alors une découverte des voies romaines. Trois kilomètres dit-il…. Les voitures en cortège suivent la direction de Brienne le Château. Les voies romaines de Lesmont ont été bien étudiées par   Raymond Tomasson (Président de la Société Archéologique de l’Aube ). Elles ont donné lieu à une exposition à la Maison du parc du 15 décembre 1980 au 15 mars 1981 et à un article de Claude Nardin dans «L’Escarboucle » n° 38. printemps 2000. le groupe parcourra le triangle formé par la Voie Naix- Bar le Duc, la Voie Boulogne Lyon, et un « diverticule » construit en remblai qui les relie. Le chemin est large, surélevé pour échapper aux montées d’eaux. La voie de Lyon à Boulogne était jalonnée de bornes milliaires. «  la voie …de Troyes à Naix, a une largeur très variable, mais le plus souvent de 5 mètres, ce qui correspond bien aux caractéristiques et aux mesures romaines. La chaussée dans toute la traversée de la plaine de Brienne est surélevée jusqu’à près de trois mètres de haut pour la mettre à l’abri des inondations… Un calcul approximatif, qui sera affiné, basé sur une hauteur moyenne d’un mètre, sur une vingtaine de kilomètres entre Trannes et Bétignicourt, nous révèle un apport local de plus de 400 000 m3 de matériaux qui furent prélevés à proximité du tracé… » (R Tomasson. Livret d’accompagnement de l’exposition)

 

 

 

 

 

 La promenade ayant quelque peu dispersé les visiteurs, les plus obstinés purent remercier et féliciter M Bourcier pour sa connaissance des lieux et sa gentillesse. On peut seulement regretter  que ce circuit soit insuffisamment mis en valeur. Une brochure éditée par Annie Pincaut rappelle heureusement un projet de « sentier d’interprétation » Daté d’août 1999, sous la plume de Carole Mandelli (disponible à la Maison du parc), il ne semble pas avoir donné lieu jusqu’ici à un début de mise en œuvre.

 

 

 

  D’autres visites de villages sont prévues. La prochaine à Laubressel le samedi 20 mai (15 h à  l’église)

 

 

 

  

 

 

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 18:15

8ème Vide grenier du Comité des fêtes.

  

 

 Dimanche 7 mai avait lieu le 8ème vide grenier du Comité des fêtes de Mesnil-Sellières. Chacun avait en tête la récente loi  Dutreil :

 

 

 « ASSEMBLÉE NATIONALE. DOUZIÈME LÉGISLATURE. SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2004-2005

 7 juillet 2005  

PROJET DE LOI MODIFIÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE
EN PREMIÈRE LECTURE, en faveur des petites et moyennes entreprises
 

Article 17 bis (nouveau) 

Le I de l'article L. 310-2 du code de commerce est complété par sept alinéas ainsi rédigés : 

« Les particuliers non inscrits au registre du commerce et des sociétés sont autorisés à participer aux ventes au déballage en vue de vendre exclusivement des objets personnels et usagés deux fois par an au plus, à condition qu'ils aient leur domicile ou leur résidence secondaire dans l'arrondissement départemental, la commune ou, pour les villes de Lyon, Marseille et Paris, dans l'arrondissement municipal siège de la manifestation. 

« Les particuliers non inscrits au registre du commerce et des sociétés souhaitant participer aux ventes au déballage doivent s'inscrire avant le début de la manifestation sur un registre tenu par la personne qui organise la manifestation. 

« Ce registre doit mentionner l'identité du particulier souhaitant participer à la vente au déballage, son adresse ainsi que son numéro d'immatriculation de véhicule. 

« Ce registre est mis à disposition des services de police et de gendarmerie dès le début de la manifestation. 

« Un registre départemental informatisé est constitué par les services préfectoraux intégrant l'ensemble des informations figurant dans le registre mentionné aux alinéas précédents. 

« Ce registre départemental est mis à disposition des services de police et de gendarmerie. 

« Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret pris en Conseil d'Etat. »  

Les mesures restrictives ont fait grand bruit dans le petit monde de la vente dominicale. On peut, par exemple consulter le site suivant :

 

 

 http://www.benevolat.org/cdvg/index.php  

Le coin du Normand : « y’a du pour et y’a du contre… »

 

 

 A lire les forum consacrés au sujet, et ils sont nombreux, on peut noter des arguments récurrents : 

- Pour la réglementation : 

Tout le monde a observé ce qui peut apparaître comme des abus : marchands ambulants, professionnels plus ou moins avoués, marchands du dimanche que l’on retrouve d’une commune à l’autre chaque semaine… Ce « commerce » échappe à la taxe ! Il nuit aux vrais « brocanteurs » et « antiquaires » en créant une concurrence déloyale.  

- Contre la réglementation : 

La mise sur le « marché » d’objets improbables nourrit au contraire les circuits « officiels ». (Les « professionnels   viennent s’y « approvisionner » tôt le matin.) Le vide grenier est un espace de liberté et de convivialité qui permet à des associations locales de financer leurs projets. Les contrôles existent déjà et les abus sont négligeables.  

Les adversaires de la loi Dutreil s’interrogent fréquemment sur l’urgence ressentie par nos législateurs à traiter d’un sujet aussi futile, alors que tant de graves problèmes devraient retenir leur attention !  

 

 

 

Le coin de l’amateur d’’ histoire :« ça date pas d’hier… »  

Si la généralisation  des vide grenier est assez récente, la vente d’objets personnels usagés a sans doute toujours existé. Les chiffonniers de Paris, repoussés à la périphérie de la ville ouvrirent les célèbres « puces », ainsi nommées parce qu’on y trouvait principalement de vieux linges ou vêtements potentiellement infectés par ce familier parasite. ( Consulter pour plus de détails :  

http://www.parispuces.com/fr/historique/centre_histo.html#01

 

 

  Certaines populations se spécialisaient dans la récupération : métaux, vieux meubles qui étaient ensuite revendus. A Rennes , par exemple, dans le quartier du canal, les enfants ramassaient dans les décharges alentours toutes sortes d’objets qu’ils revendaient à la sauvette. La « braderie de Lille », sans doute la plus connue, remonterait à la fin du Moyen Age. Les domestiques lillois auraient obtenu le droit de revendre, entre le coucher et le lever du soleil, les objets usagés et vieux vêtements de leurs maîtres. Et ce en marge des foires officielles.  

Dans les années 70, on connaît dans la région des « bourses » lieux d’échange essentiellement consacrés aux enfants : bourse aux livres, bourse aux jouets, bourse aux vêtements. Le troc côtoie la revente. Progressivement, le milieu associatif a utilisé cette nouvelle opportunité de financement (par la location des emplacements)  

Les expressions proches désignent parfois des réalités légèrement différentes : les braderies  concernent  les commerces urbains. Le terme viendrait du flamand « braaden » signifiant rôtir en relation avec les pratiques culinaires associées à ces manifestations. D’autres étymologistes penchent pour l’espagnol « barato » qui signifie « bon marché » « pas cher » (baratija= babiole ; baratillo = bric à brac, étalage de camelot) 

Ailleurs on parle de « foire à tout ». Le vide grenier conserve essentiellement un caractère populaire et rural. 

 

 

 

Le coin du chineur : « de tout pour faire un monde… »  

Flâner, chiner, est devenu une distraction dominicale fort prisée. L’amoncellement d’objets hétéroclites eut sans doute ravi Jacques Prévert encore que la vente d’animaux vivants y soit interdite – pas de ratons laveurs -  , et les rapprochements inattendus inspiré Isidore Ducasse comme « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie! ... » ( Maldoror. Chant VI) . Le badaud du vide grenier partage la fascination plus ou moins consciente des listes interminables, des accumulations incongrues, des répétitions mornes. Un ami proche raillait naguère cette manie des étalements de vieilleries associée à la passion toute actuelle du lucre. C’est ignorer la part de rêve, les nostalgies ravivées devant le vieux berceau de noyer, le service à thé ébréché semblable à celui de grand-mère, la curiosité frustrée devant l’outil inconnu dont l’usage est perdu et que le vendeur même peine à expliquer. 

«  7 - Je me souviens… »  comptait Georges Perec … 

« 8
Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts. 

9
Je me souviens des Malabars achetés chez la confiseuse au coin de la rue. 

10
Je me souviens de l'odeur enivrante des livres, à la rentrée scolaire. 

11
Je me souviens de mon grand-père qui se levait de sa chaise devant toute notre tablée pour pousser la chansonnette. 

12
Je me souviens de lectures sous les draps, le soir, à la lampe de poche. 

13
Je me souviens de ces départs en vacances où l'habitacle était aussi chargé que le coffre. 

14 
Je me souviens de la sécheresse de 1976. » 

 

A chacun ses « petites madeleines. » 

Tous les amateurs vous le diront, le matin on fouine, l’après-midi on baguenaude. Ce fut particulièrement vrai dimanche. La nuit avait été pluvieuse et les averses intermittentes avaient déjà chassé quelques vendeurs. Les numéros peints sur la chaussée trahissaient les déserteurs. Le public pourtant était là, et malgré les bâches et toiles tirées sur les  étals , des accords se nouaient. L’équipe du Comité des fêtes assurant l’organisation avec le soutien des sapeurs pompiers, une certaine bonne humeur régnait . Vers midi, les tables furent dressées. Nous l’avons déjà dit : le « vide grenier » est d’abord rural et festif. La famille assemblée dès le matin partage le repas sur le trottoir ou à l’entrée de la cour. Par chance, le ciel se dégagea. Et les visiteurs en nombre arpentèrent la Grand Rue , du Bout d’en Bas au carrefour de la mare du Haut. Les organisateurs pas plus que les forces de l’ordre n’ont donné d’estimation quant à l’affluence. Le volume des transactions échappera une fois de plus, et c’est heureux, au fisc et aux statistiques. Seul le Comité des Fêtes est en mesure de chiffrer son résultat. Au service de tous. 

 

 

 

 

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Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 12:52

On nous prie d'insérer...

Ecole Maternelle Les Gaillots

 

R.P.I. DOSCHES, GERAUDOT, MESNIL-SELLIERES, ROUILLY-SACEY

 

10220 ROUILLY SACEY

 

03 25 46 33 00

 

 

INSCRIPTIONS ANNEE SCOLAIRE 2006-2007

 

 

 

Les inscriptions auront lieu pour les enfants nés en 2003 et pour les nouveaux inscrits le samedi 20 mai 2006 de 8 heures 30 à 12 heures à la Maternelle de Rouilly-Sacey.

 

Se munir :

 

  • du livret de famille de l’enfant

     

  • d'un justificatif de domicile dans l'un des 4 villages du R.P.I.

     

  • du carnet de santé

     

  • du certificat de radiation s’il était inscrit dans une autre école

     

  • d’un certificat d’aptitude à la vie en collectivité délivré par le médecin en cas de 1ère inscription.

     


Les enfants nés en 2004 seront acceptés sous réserve de places disponibles et à la condition impérative qu’ils soient propres.

 

 

 

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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 23:54

Espace maillotin:

l'inauguration.

8 avril 2006.

En présence de la foule maillotine, des conseillers et de leurs familles et avec le concours de "l'Eveil de Mesnil-Sellières".

De nombreuses personnalités étaient également de la fête.

La cérémonie a commencé à 17 h 30, face à la salle des fêtes, le cortège étant mené par la fanfare du village...

 

Après un petit tour derrière la mairie, les personnalités abordèrent le nouvel "Espace maillotin", promenade fort appréciée par M Adnot, Sénateur, Président du Conseil général de l'Aube.

 

"L'Eveil", les représentants des anciens combattants et les sapeurs pompiers formaient la haie d'honneur.

 

Monsieur le Préfet de l'Aube avait l'honneur de couper le ruban, avec l'aide de jeunes filles de la commune. les morceaux étaient alors distribués aux personnalités invitées.

On reconnait sur la photo ci-dessus, KB, CB, Olivier Jacquinet, Maire de Mesnil-Sellières, M. Micaux, député, M. Adnot, Mme Line Bret, Conseillère régionale, M Le Préfet de l'Aube. Yann gaillard est en arrière légèrement caché par MJ.

Pas d'inauguration sans discours. Les enfants, premiers utilisateurs de "l'Espace maillotin" ont dit leurs sentiments. Ils ont aussi dessiné. On le verra plus tard. En résumé, ils sont plutôt contents!

Le discours de RD. La photo est  un peu floue, mais c'est fait exprès...

Monsieur le maire lui succède ( début du discours , page 1)

Puis, vient le tour de Line Bret, Conseillère régionale (PS) , dont les liens familiaux avec la commune sont bien connus. Elle rappela la place prise par la région dans le financement des équipements locaux, notamment grâce au Parc régional.

Yann Gaillard, sénateur, écrivain ("Mémoires des morts illustres", " Adieu Colbert") souligne la réussite architecturale du lieu.

Philippe Adnot, Sénateur, Président du Conseil général, évoque avec humour, le rôle de l'institution départementale dans les réalisations locales.

M Le préfet de l'Aube insiste sur la fonction des équipements communaux dans la vie sociale rurale.

Un livre d'or est à la disposition des visiteurs....

Signatures illustres, et ci-dessous, l'expression spontanée des enfants de l'école:

"... ce joli bâtiment nommé Espace Maillotin qui a gardé le nom de ce village, car nous vous le rappelons, autrefois, Mesnil-Sellières ne s'appelait pas (ainsi), mais "Maillotte". Plus tard, le nom du village s'est transformé, mais les habitants, eux, leur nom ne s'est pas métamorphosé...." L.B

L'explication ( inexacte) a le mérite de la fantaisie et de la vraisemblance! LB ne manque pas d'imagination!

Enfin, une exposition de dessins d'enfants montrait toute l'importance du nouveau bâtiment pour l'avenir de notre village.

En voici quelques exemples. Il n'a malheureusement pas été possible de les placer tous ici...

 

 

 

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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 16:18

 

 L’ESPACE ET LE TEMPS.  

 

 Jacques Chirac a "décidé de remplacer" le contrat première embauche (CPE) "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a annoncé l'Elysée lundi matin 10 avril. (AFP, Reuters)  

Quelques minutes plus tard D. De Villepin confirme la nouvelle dans une conférence de presse.  

Les représentants des salariés et des étudiants vont pouvoir donner leur avis et exposer les propositions qu’ils ont étudiées depuis des années parfois, sans être entendus. Les partis politiques aussi. « Petits potins » , comme chaque citoyen , observe et prend note. 

 

 

  L’ESPACE.

 Espace proche : ce sont les rues, les places, les lycées et les facultés « bloqués » (on disait autrefois occupés), les gares envahies, les barrages filtrants sur les routes, des manifestants par centaines de milliers depuis deux mois.  

 

 Espaces lointains : le discours obsédant des dirigeants nous incitant à aller voir ailleurs s’ils y sont ! L’exemple britannique, le modèle danois, la réussite espagnole, la grandeur consensuelle germanique, la brutalité berlusconienne… Les étrangers qui ne nous comprennent pas, les investisseurs qui fuient, ces Français qui s’expatrient parce que là-bas le ciel est plus bleu… Le chœur des « Oui-ouistes » au référendum européen a repris du service avec les mêmes arguments, les mêmes chantages et le même succès !

 

 

  LE TEMPS.  

Temps  de l’événement :  

-         Villepin annonce la création du CPE (16 janvier)  

-         Les députés de gauche accusent Villepin d’avoir « tué le CDI » Bayrou voit dans le CPE un « contrat de précarité absolue ». Mme Parisot (MEDEF) appelle à aller « beaucoup, beaucoup plus loin » entre le 17 et le 19 janvier.  

-         Création d’un collectif d’organisations et de syndicats de jeunesse ( dont l’UNEF) pour le retrait du CPE.( 19 janvier) 

-         Annonce par le gouvernement de l’examen d’urgence de la loi par le Parlement. Toutes les confédérations syndicales (sauf les cadres CGC) appellent à manifester le 7 février. L’UNI, organisation de jeunesse proche de l’ UMP voit dans le CPE « une avancée sociale » (24 janvier)  

-         Manifestations dans toute la France  : 218 000 manifestants selon la police, 400 000 selon les syndicats. (7 février)

 

 

  

 -         Début de la discussion au Parlement (9 février.) 

-         13 université sont en grève selon l’ UNEF. (1 mars) 

-         Manifestations étudiantes : 400 000 à 1 million de manifestants le 7 mars.

 

 

  -         Adoption définitive du CPE par le Parlement le 9 mars.  

-         Occupation de la Sorbonne , puis évacuation par la police le 10 mars.  

-         Villepin affirme qu’il ne cèdera pas. 55% des Français seraient pour le retrait selon les sondages. Le Collège de France est occupé par les étudiants . (12 et 13 mars.)  

-         Propositions d’aménagement du projet (Mme Parisot, JL Debré). Recours du PS auprès du Conseil d’Etat. Manifestations étudiantes à Paris et dans les grandes villes. (14 mars)  

-         Manifestations de lycéens et d’étudiants. 64 universités sont bloquées sur 84 selon l’UNEF.  30 000 manifestants (police) 120 000 (syndicats) le 16 mars.  

-         68 % des Français sont pour le retrait du texte, 63% soutiennent les manifestations . Sondages du 17 mars.  

-         Manifestations dans toute la France  : 1,5 millions de manifestants dont 400 000  à Paris. Le  samedi 18 mars.

 

 

  -         Villepin refuse de négocier le 20 mars. 

-         ¼ des lycées sont bloqués. 40 000 jeunes manifestent le 21 mars. 

-         Manifestations d’étudiants et de lycéens : 450 000 à 500 000 personnes le 23 mars.  

-         Sarkozy se prononce pour la « suspension » de l’application du texte le 27 mars.  

-         Manifestations dans toute la France  : de 1 à 3 millions selon les sources dont 700 000 à Paris. Les observateurs estiment la mobilisation supérieure à celle de 1995 contre le plan Juppé. Nombreux grévistes dans le public et dans le privé. (mardi 28 mars)

  

 

  

 -         30 mars : le Conseil d’Etat valide le texte. 

-         31 mars : Chirac promulgue la loi tout en demandant de ne pas l’appliquer ! 

-         2 avril : la loi paraît au journal officiel. 

-         4 avril : nouvelles manifestations ; Plus de 3 millions de personnes dont 700 000 à Paris. 

  

 -         5 avril : les étudiants et le lycéens bloquent divers endroits : gares, autoroutes, dépôts de bus. Sur instruction de L’Elysée, des députés UMP reçoivent les représentants des organisations syndicales. 

-         8 avril : Giscard se prononce pour le retrait du texte. Le Pen approuve le CPE 

-         9 avril Bayrou constate la crise institutionnelle.  

-         10 avril L’Elysée annonce le « remplacement  de l’article 8 » de la loi. Villepin confirme à 10 h30. Les députés doivent « rapidement » voter une autre loi !

 

 

 Temps  de la réflexion, de l’organisation. 

Le CPE n’est pas tombé  du ciel… :  

« Le droit du travail constitue un déterminant majeur de la localisation des investissements. Excessivement rigide, trop complexe et inadapté aux évolutions du monde moderne, notre droit du travail est devenu un handicap pour la compétitivité des entreprises et aussi pour la France … Il est resté fondé sur le postulat de l’infériorité du salarié qu’il faut protéger…Le droit du travail [doit être conçu]comme un outil d’organisation destiné à permettre l’adaptation du monde du travail à l’évolution du contexte économique et social… » (Moderniser le code du Travail. Les 44 propositions du MEDEF. Mars 2004.)  

Il n’y retournera pas tout seul…  

Nous savons que le remplacement du CPE ne règle pas tout. La « Loi sur l’égalité des chances » ( Expression curieuse sur laquelle nous reviendrons ) comporte d’autres aspects critiquables. La « Loi Fillon » qui se met en place dans les collèges appelle des réflexions et des réactions. Les dispositions qui favorisent l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public soulèvent de nombreuses réactions , en particulier de la part des élus locaux. Les projets proclamés par certains candidats à l’élection présidentielle future ne sont guère rassurants.

 

 

 « Ce n’est qu’un début… » disait-on autrefois. Et les images récentes, les propos des uns et des autres ne devraient pas être oubliés. 

Nous avons relevé quelques déclarations afin d’ éclairer les débats qui ne vont pas manquer d’avoir lieu : 

De Bernard Accoyer (Président du groupe UMP à l’Assemblée, chargé de négocier… !!)  

«  Le gauche divisée a eu le culot de proposer dans la hâte des soi-disant nouveaux contrats pour les jeunes, toujours subventionnés par de l’argent public donc payés par le déficit, par la dette, donc par les jeunes… La gauche est particulièrement archaïque … et est aux mains de l’ultra gauche. Elle fait de la démagogie, n’hésite pas à déformer la réalité et promettre des choses tout à fait irréalistes… »  (3 avril 2006)

 

 

 On imagine bien la capacité de négociation d’un tel « partenaire » !

 De Bruno Grandpierre (Chef d’entreprise, Conseiller Prud’homme ! ) 

«  Qu’elle est l’entreprise qui acceptera d’embaucher des jeunes qui empêchent les autres de travailler, non contents de ne pas travailler eux-mêmes…Les chefs d’entreprise ont bien d’autres problèmes à cause des charges et taxes beaucoup plus élevées que chez leurs concurrents étrangers, avec une flexibilité du travail quasi nulle… avec des jeunes qui ne savent plus lire ni écrire leur langue maternelle… Après la démonstration de leur capacité de nuisance qui va prendre le risque d’embaucher cette génération en révolte ? » (7 avril 2006. presse locale)

 

 

 Faute de place, il n’est malheureusement pas possible de citer l’intégralité de cette mise en accusation  révélatrice d’un état d’esprit sans doute répandu chez ces gens là…  

La palme revient sans aucun doute à JM Le Pen. Muet durant  ces dernières semaines, il sort du bois au dernier moment pour voler au secours du CPE ! Sa fille défend avec fougue la même position durant l’émission « Riposte », dimanche en fin d’après-midi. C’est un rappel qui peut ne pas être inutile : l’extrême droite, c’est la droite, en pire !

 

 

 Enfin,  un clin d’œil pour tous les nostalgiques qui crurent voir se renouveler « mai 68 » …("Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende"! Marc 4, 3-9)

 

 «  N’attendez pas pour les résoudre, que les problèmes s’accumulent et donnent lieu à de multiples complications… »

Mao Tsé-Toung. 1955

 

 

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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 18:40

REPAS DES AINES  

Comme chaque année depuis 1979, l’Association Familiale de Mesnil-Sellières accueille les aînés de la commune pour un repas  fraternel.

  

 

 

 

 Dimanche 2 avril, les aînés de la commune étaient conviés à la Salle des Fêtes de Mesnil-Sellières, pour leur repas annuel. Ouvert à toutes les personnes résidant au village et comptant plus de 60 printemps, cette réception attendue est organisée par l’ Association Familiale de Mesnil-Sellières (AFMS) Présidée par Micheline Krebs. Le menu, choisi et préparé par les bénévoles de l’AFMS se révèle chaque fois plus raffiné et plus copieux.

 

 

 Quoiqu’ heureux de se retrouver entre anciens compagnons, chacun avait en tête et au cœur le souvenir de Rose et de Renée qui nous ont quitté récemment. Nous renouvelons ici toute notre affection aux familles éprouvées.

 

 

 Rappelons qu’un questionnaire circule auprès de tous, afin d’envisager la constitution de groupes de loisirs. Les membres de l’ AFMS les ont distribués lors de la vente annuelle des cartes. Si vous ne l’avez pas encore fait, rendez-le complété à la Mairie.  

 

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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 17:10

Carnavals maillotins.

 

 

 

 Autrefois, le carnaval était occasion de défilés et de déguisements dans nos villages. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé d'images des cavalcades qu'organisaient nos anciens. Je sais seulement, par des récits, qu'à la libération, un défilé eut lieu. Un char représentant "L'oiseau blanc", avion de Lindberg avait été confectionné. Les témoignages, et éventuellement images seraient les bienvenus  

Cavalcade en 1945: Pierre Thévenin au volant de la jeep...

La tradition ne s’est jamais totalement perdue notamment à travers les « roulées »  de Mi-carême déjà évoquées. Toutefois, une renaissance s’est produite dans les années 70-80. 

 

Les bals de la coopérative scolaire.1979-1985.

 

 

 

  En 1979, grâce à la gentillesse de Mme Suzanne Chennevotot, la Coopérative scolaire de l'école organisa un bal masqué à l'Hôtel restaurant des "Trois acacias" aujourd'hui disparu. Les musiciens du village animaient la soirée: Guy Renard et Pierre Gillot à l'accordéon, Jacques Gobin au banjo, Jean Chanteloube à la batterie. L'expérience fut renouvelée en 1980. A partir de 1981, les écoles étant regroupées , le bal eut lieu à Géraudot, au Café des templiers en 1981, puis à la salle des fêtes, à Rouilly-Sacey en 1983. En 1984, les parents et les écoles organisaient un spectacle à la salle des fêtes de Dosches au cours duquel des "Coco Girl " inattendues eurent un succès exceptionnel! L’année suivante, le bal costumé eut lieu à Rouilly-Sacey agrémenté d’un spectacle monté par les adultes : un gracieux ballet classique avec messieurs en tutus…

 

 

L’AFMS, et les sociétés du village s’associent au carnaval de CRENEY.( 1985-1988)

 

 

 

 En 1985, l’Association familiale décida de se joindre au carnaval de Creney. Le thème choisi évoquait la préhistoire, autour d’un char impressionnant en forme de mammouth. Le CRAC prêtait le support, un plateau sur roues, et les membres de l’AFMS se chargeaient de la confection de la structure sur montants de bois, enveloppe de grillage et de papier collé. La construction se faisait dans une grange obligeamment prêtée par un cultivateur. Les costumes étaient réalisés en commun, lors de rencontres festives. En échange, les membres du CRAC participaient joyeusement et bruyamment aux bals masqués désormais assurés par l’AFMS et les autres sociétés du village, le nouveau Comité des fêtes, l’ Eveil et les pompiers étant dans les premiers temps associés à ces folles rencontres.  

 

 En 1986, le thème choisi assumait fièrement l’inversion des rôles. Le CRAC disposant d’un char en forme de maison, il fut décidé de la baptiser « Rue Saint Denis ». D’un commun accord, les dames prirent le rôle des « hommes » et les garçons jouèrent les péripatéticiennes. Exceptionnellement dispensés, les enfants étaient rattachés à un char en « bonnets de nuit » ! L’Eveil pour sa part, s’intégrait au cortège en tenues variées. Cette année là encore, les déguisements resservirent lors du bal masqué qui suivit, dans la salle des fêtes de Géraudot.

 

 

 

  

 Le thème des cannibales fut illustré en 1987. Sur le char, un énorme chaudron dans lequel mijotait un figurant. Autour s’agitaient masques africains, missionnaires plus ou moins patibulaires et négrillons frénétiques.

 

 

 

 La dernière prestation de l’AFMS eut lieu en 1988 sur le thème de Dracula. Pour l’occasion, le CRAC avait fourni une voiture tirée par un cheval qui figurait un corbillard de fantaisie. Bourreau, infirmiers sanguinolents et vampires lui faisaient escorte.  

 

RETOUR AU VILLAGE !

 La salle des fêtes ayant été mise en service en 1989 à Mesnil-Sellières, l’AFMS et le Comité des fêtes recentrèrent leur activité sur le village. L’Eveil, pour sa part, continua de défiler régulièrement à Creney.

 

 

 

 

 En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la révolution Française, la fête des écoles du RPI donna lieu à un vaste rassemblement de toutes les sociétés villageoises à Géraudot. Les costumes de « sans-culottes » et de « tricoteuses » firent la joie de tous à plusieurs reprises : bal costumé du village, carnaval de Creney avec l’ Eveil , puis Fête du RPI à  Géraudot.

 

 

 

 Le bal masqué resta une manifestation importante réunissant le Comité des fêtes et l’Association familiale jusqu’à une période récente. Malheureusement, le nombre de participants costumés diminuant, les organisateurs décidèrent de suspendre l’activité.  

En 1996, la coopérative de l’école de Mesnil-Sellières s’inscrivit à nouveau dans le défilé Coeurlequin. Parents et enfants confectionnèrent un char sur le thème des « jouets » et les petits, costumés,  firent bel effet. Cette année encore en 2006, « l’ Eveil » était au rendez-vous.

 

 

 

 

  

 Voir nos autres articles: "Un carnaval des carnavaux"

 "Carnaval à Creney en 2006."

 " Carnaval à l'école"

 

 Et tout plein d'autres photos dans l'album "archives...."

  

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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 23:57
Fédération Générale des Retraités de la Fonction  Publique.
 
Villepin et son gouvernement méprisent les jeunes demandeurs d'emploi, les moins jeunes demandeurs d'emploi, les salariés, les fonctionnaires, les retraités...
Il ne veut pas entendre les millions de voix qui, durantdeux mois,  se sont élevées pour refuser le Contrat Nouvel Embauche et le Contrat Nouvelle Embauche.
    Continuons, avec l'intersyndicale salariés et étudiants à manifester notre refus de mesures qui légitiment la précarité et concourent à la suppression de toutes les protections du travail.
 
On ne baisse pas les bras :
 
Rendez-vous mardi 4 avril 14 h devant la Bourse du Travail.
  
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 13:15

MANIFESTE, MANIFESTANT ,MANIFESTONS.

 

 

 

 Beaucoup de monde à Troyes ce dernier mardi pour contester le CPE et la loi bizarrement nommée « Egalité des chances »… Comme d’habitude, le décompte varie. 2800 selon les RG (Renseignements généraux), 4000 selon les organisateurs. N’ayant pas compté moi-même, je ne me risquerais pas à donner une estimation. Par contre, en tant qu’habitué des cortèges, je peux affirmer n’avoir pas vu une telle affluence depuis le mouvement de 1995 (contre le plan Juppé)

 

 

 

 Les jeunes étaient nombreux en tête de cortège. La modération  qui s’était exprimée lors de l’Assemblée générale de la Fac le jeudi précédent n’indiquait pas une approbation du CPE. Autre élément qui n’aura pas échappé aux observateurs, la forte mobilisation de salariés du privé aux côtés des représentants du secteur public et des retraités. Depuis longtemps, je n’avais pas vu une banderole de salariés du textile (FO en l’occurrence) Toutes les organisations syndicales étaient représentées, FO assurant le service d’ordre en tête de manif et la CGT fermant la marche avec SUD. Dans le cortège, bannières de l’UNSA, de la FSU , chasubles CFTC, drapeaux de la CFDT.

 

 

 

 Doit-on répéter les motifs de cette mobilisation qui gagne en nombre et en force ? A écouter les représentants du gouvernement qui s’exprimaient sur divers plateaux de télévision le soir même, on avait l’impression que rien n’avait changé pour eux. Les arguments restent les mêmes.

 Face à des sourds que faire ?  

 

-       CRIER PLUS FORT ?  

-        Faire comme eux : rabâcher ?  

-        Trouver de nouveaux arguments si tout n’a pas été dit ?   

-        Leur proposer des soins adaptés, l’usage d’un langage commun…  

-        Imaginer d’autres formes d’action.

 

 

 

 Jeunes et moins jeunes y réfléchissent. Et mardi 4 avril on se retrouve, DEVANT LA bOURSE DU TRAVAIL à Troyes à 14 h.  

 

 

POURQUOI TANT DE HAINE ?   

« Laisser pourrir » est une tactique dangereuse, mais déjà utilisée. On s’y active en sous main et personne n’est dupe des initiatives « anti-blocage » suscitées par des groupes très minoritaires inspirés par l’UMP ainsi que l’a avoué avec candeur une jeune militante toulousaine de ce parti, à l’issue d’un débat télévisé où elle était présentée comme porte parole apolitique !

 

 

 

 «  J’ai pensé qu’en annonçant mon étiquette, je serais moins entendue  » dit-elle en substance (Arrêt sur image. F 5. Dimanche dernier)  

Diviser les opposants est aussi une tentation. Roselyne Bachelot , « Sarkozyste » convaincue , multiplie sur France Inter (vendredi 31. 8h40) les appels du pied aux « syndicats réformistes ». Pas de chance, François Chérèque (CFDT) n’a pas l’air emballé.  

 

 

Humilier les opposants et affaiblir durablement le mouvement syndical ? Chirac n’a plus rien à perdre et Villepin s’imagine dans les jupes de Margaret Thatcher. On se souvient de la lutte à mort menée par la « Dame de fer » contre les « Trade Unions » . La fameuse « pédagogie » dont on nous rebat les oreilles serait peut-être celle-là. Imposer à tous l’esprit de soumission  et de résignation, d’abord sur le lieu de travail ( licenciement sans motif, réduction générale des droits des salariés – appelés rigidités- comme le réclame le MEDEF), dans l’espace social (atteinte durable au syndicalisme) avant d’engager une « rupture » politique sous l’égide du « petit Napoléon »  

 

 

DIALOGUE.   

 

 

Pour ne pas faire comme l’UMP et le gouvernement, écoutons les gens. Rappelons cependant que l’énorme majorité des Français, d’après tous les sondages, désapprouvent à la fois le CPE et la méthode gouvernementale. Même le patronat est réticent : 

-         Christian Baffy, Président de la « Fédération française du bâtiment » pense pour sa part que « Notre priorité va à l’apprentissage , le CPE ne correspond pas à nos besoins » et son confrère Patrick Bernasconi (FNTP -travaux publics) juge le CPE « inapproprié » 

 

La parole à « TM », lycéenne parisienne et brillante, opposée au « blocage » de son lycée. Les commentaires sont de « Petits potins »

  Le codage du langage a été conservé volontairement et sans aucune ironie. C la lang SMS- dial direct é bocou 100 serv…)   

 

«  …Je trouve ke les blocus ke les lycéens font ne servent strictement à rien… ça n’emmerde ke les élèves et personne dotre.. ;  donc  ça sert à rien. »  

La question est débattue entre jeunes. Tous n’ont pas adopté cette solution en effet.   

« ..les manifestations, ça c autre chose..yen a bcp ki se mobiliz, mais comme d'habitude, ya aussi bcp de casseurs, et on parle encor de violence et tout, et ça se reporte sur les jeunes,biensur... »  

Souci légitime de l’image donnée par un mouvement revendicatif. La place des « casseurs » est omniprésente dans les images diffusées à la télévision. Qui a intérêt à cette dérive ? 

«… les étudiants et les salariés perdent leur temps en faisant tt ça, paske villepin ne reviendra jamais sur sa décision… c certain »  

C’est tout le problème d’une action collective : on n’est jamais certain de gagner, mais on ne peut non plus tout accepter. Il est arrivé que des gouvernements reculent face à des mouvements sociaux importants : le plan Juppé, les « réformes » du ministre Allègre….Sur les raisons de l’obstination de Villepin, voir plus haut…  

« …et pui je voi pa pkoi ils manifestent alors ke la loi  vient  de passer et kelle n'a mm pas encore été essayée...on peut faire un essai, et la si ça marche pas, montrer notre insatisfaction… »  

L’expérience montre qu’il est plus difficile de faire annuler une loi que d’empêcher qu’elle soit adoptée, en effet. De Villepin le sait. Il n’a prévenu personne, n’a consulté personne et  a tenté de profiter des vacances scolaires de février (procédure accélérée pour empêcher le débat à l’Assemblée) 

L’idée de « faire un essai » hélas n’est pas nouvelle ! Combien de types de contrats ont été essayés ? Le CNE n’est-il pas un essai ? Et malgré ce qu’en disent les partisans du gouvernement, le CNE ne crée pas d’emplois. «  Il n’y a pas de frétillement dans l’emploi marchand. La baisse du chômage ? c’est l’emploi parking, nettoyage des listes et RMI » déclare Patrick Devedjian, député UMP.( Le Monde. 17/01/2006)  

En outre, faire des essais sur le dos des salariés, c’est un peu choquant non ? En pharmacie on utilise les animaux !  

« …le cpe est installé en norvege deja, et la ba, tout marche tre bien, donc je voi pa pkoi en france ça serait pa le cas… »  

Les comparaisons avec les autres pays  sont tentantes mais généralement peu convaincantes, souvent fausses. On nous a beaucoup parlé du Danemark, rarement de la Norvège. Voici donc quelques indications sur ce pays et le site qui les publie .Apparemment, rien à voir avec le CPE !  

« En règle générale, les emplois réguliers débutent par une période d’essai. La durée de la période d’essai devrait être convenue à l’avance et ne pas excéder six mois. Elle est d'une durée maximum de six mois au cours desquels vous-même ou votre employeur pouvez mettre fin au contrat avec un préavis minimum de 14 jours. Si vous rencontrez des difficultés liées à votre emploi, vous pouvez en discuter avec vos supérieurs hiérarchiques, vos représentants du personnel ou du syndicat.
Il existe en Norvège une loi sur l’environnement de travail régissant les droits et obligations des travailleurs et des employeurs. Cette loi vise à protéger les travailleurs contre les préjudices physiques ou moraux et à garantir un environnement de travail satisfaisant ainsi que des conditions de travail en toute sécurité et saines pour tous. Si vous êtes employé par une agence de travail temporaire, vos droits et obligations s'exercent vis-à-vis de cette agence et doivent être les mêmes que pour tout autre employeur http://europe.eu.int/eures/main.jsp?catId=1857&acro=living&lang=fr&parentId=1749&countryId=NO »

 A noter que le taux de syndicalisation en Norvège est de 60% !  

 

AUTRE SITE :Contrat de travail en Norvège.
 « Le contrat de travail est régi par les dispositions légales et dans une moindre mesure par les conventions collectives et la négociation individuelle.
Le formalisme du contrat de travail est assez rigide. » 
 

« de tte façon en france, on se plaint tout le temps pour pa grand-chose.  le jour ou yora vraiment quelque chose de grave, plus personne nous écoutera, ça sera malin! »

 Beaucoup estiment que le code du travail est une chose très  importante. Ses dispositions ont été acquises après des dizaines d’années de luttes et de négociations. Elles régissent la vie entière de millions de salariés . Il existe aussi des réglementations internationales (BIT) et européennes. Le CPE, après le CNE est une remise en cause de ces dispositions. De Villepin a annoncé que ce n’était qu’une première étape avant la « refonte » du code du travail ainsi que le souhaite le patronat (MEDEF). Sarkozy parle lui de refondre totalement le contrat de travail pour tous.  Aucune organisation représentative des lycéens, des  étudiants, des employés et des salariés ne pouvait laisser passer ce texte sans réagir !Le gouvernement le savait. Il n’a pas voulu négocier avant.  Il est possible en effet que ce soit un piège…

 On aura remarqué la pertinence des observations de « TM » qui sont le reflet, avec d’autres mots, de préoccupations répandues. «  La France est-elle réformable ? » dit-elle en fait dans sa dernière intervention…. N’est-ce pas une invitation à se plonger dans les propositions faites sur le sujet par les uns et les autres : Chérèque a des idées, la CGT a fait connaître les siennes depuis longtemps, au PS, des gens y travaillent, le PCF a publié un plan détaillé… Chacune de ces organisation a un site Internet. Allez-y voir.  

 

 

 

 La presse locale dispose d’un correspondant bénévole, régulier et singulier, intervenant dans le cadre du « courrier des lecteurs ». Le « chapeau » de la rédaction du journal montre que celle-ci n’est pas insensible à son « talent » Nous l’appellerons M « Sarkofly de Sainte Savine ». Il s’est déjà manifesté contre les services publics, contre les fonctionnaires. Récemment il écrivait sur les étudiants.

 Après avoir repris en moins bien l’idée de Mme Parisot du MEDEF selon laquelle « tout est précaire dans la vie » - M De La Palice aurait même dit « la vie elle-même l’est ! »-  Sarkofly éructe : 

 

« …ces jeunes gens qui battent le pavé dès que les organisations syndicales ouvrières leur font signe…les participants à ces mouvements plus ou moins séditieux auraient peut-être quelques difficultés pour fournir leur carte d’inscription aux facultés qu’ils sont censés représenter…on va les retrouver une fois le calme revenu et les résultats obtenus, dans des sinécures enviables… Il est vrai que toute peine mérite salaire… »  

Nous avons retenu ce bref échantillon de haine pure à l’intention des lecteurs candides qui s’imagineraient que la lutte de classe n’existe plus. Retenons cependant, qu’à l’image des lapsus commis par M Galouzeau De Villepin, Sarkofly De Sainte Savine envisage sérieusement le succès du mouvement (« une fois les résultats obtenus ») et une victoire électorale de la gauche aux prochaines élections présidentielles ( des « sinécures enviables » pour les meneurs ) 

 

 

 Plus sérieuse, plus grave pourrait-on dire, est la contribution publiée le 29 mars par un professeur syndiqué. Pour lui, l’action engagée est « Un acte anti-républicain ». 

Selon l’article, le mouvement en cours exprimerait « une somme d’avis exprimant l’intérêt particulier et les passions » qu’il oppose à la loi républicaine issue du vote. «… manifester sa force et son nombre pour que soit retiré un texte déjà voté par le parlement est un acte anti- républicain »  

L’argument n’est pas mince. Si la constitution dispose que c’est en effet le parlement qui vote les lois, elle reconnaît aussi le droit de s’y opposer par la grève et la manifestation. Les Députés de 1793 avaient même introduit le « droit à l’insurrection »  contre un pouvoir injuste ! 

Si le syndicalisme renonce à faire modifier ou évoluer la loi, notamment en matière de code du travail, puisqu’il s’agit de cela, on voit mal quel rôle il entend jouer. « C’était avant que la loi soit votée qu’il eut fallu manifester massivement et contraindre le gouvernement à négocier. C’était possible » La dernière phrase fait problème. Nous avons vu ci-dessus que De Villepin a tout fait pour éviter et la concertation et la manifestation publique de mécontentements avant le vote de son texte .

 Il est cocasse d’observer que Roselyne Bachelot, interrogée ce matin sur France Inter, ait justifié le droit à manifester au nom de la « démocratie participative » complément nécessaire à la « démocratie représentative »  

 

J’ignore la discipline enseignée par Monsieur P. Ce ne doit pas être l’histoire, car il saurait ce que doit notre droit aux mouvements sociaux dans ce pays. Imagine-t-on que la journée de 8 heures, les congés payés, le droit à la santé et à la retraite sont le seul  résultat de lois votées par des parlementaires éclairés ? Qu’on le regrette ou non, « la rue » a toujours eu son mot à dire, car ce qu’on appelle ainsi avec mépris, ce sont des citoyens rassemblés, et rassemblés dans la rue ! Que Monsieur P se rassure. Les urnes parleront aussi prochainement. L’ennui est que leurs précédents messages n’ont guère été entendus.  

 

  

 

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 22:52

Suite à la panne d'overblog, la plupart des photos ont disparu des articles anciens. Vous pouvez retrouver la plupart d'entre elles dans les albums... en attendant mieux.

 

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 14:36

ON CRAQUE A CRENEY !

 

 

 5 germinal 214  

Comme chaque année depuis 1984, date du jugement public de DANNFER 1er, les rues de CRENEY  se sont couvertes de kilos de confettis vendus à la charrette par les membres du CRAC ( Carnaval .Recherche .Animation .Creney)

 

 

  Ce carnaval depuis est devenu l’un des plus important de la région, malgré la modestie de la commune qui le fait vivre. On en trouvera un historique sur le site http://perso.wanadoo.fr/raymond.elphege/carnaval/Carnav.htm  

 

 

 Mesnil-Sellières s’est associé depuis longtemps à ces festivités. Dès 1985, à l’initiative de l’Association Familiale, un groupe costumé y participa. L’école tenta de renouveler la tradition en 1996. Quand à l’Eveil, on ne compte plus ses prestations depuis 1986.

 

 

 Cette année, le programme était le suivant : 

La banda « Lou Champagnou » de Plancy L’Abbaye  

Le Carnaval traditionnel par la confrérie du CRAC 

Le groupe de percussions YAPORO  

La galère par les enfants de Creney  

La Fanfare des Noës.  

La chèvre de Monsieur Seguin (Association Mont Saint Loup. Les Noës)  

Le printemps par les bambins du foyer de l’ enfance (Saint Parres aux Tertres)  

Show Band Laurette et sa clique de Belgique. 

« Doucement mais sûrement » . Domaine de Mantenay.  

Fanfare de Virey sous Bar  

« Le dragon et les licornes » (Ecole de Kung-Fu Schaolin Vu Ba)  

« Le panier fleuri » (par les « Raigniats de pé »  ce qui signifie « Les gais lurons de Pel et Der)  

« L’ Eveil » de Mesnil-Sellières  

« Jazz à gogo ». La bande à Chantal. 

« Les bronzés », par la jeunesse coeurlequine, Claire et Marine. 

Fanfare de Saint Lyé- Union musicale auboise.  

« Apocalypse nains » . Bande à Benoît  

Suite costumée.  

L’animation musicale sonore visuelle et folklorique était assurée par  « Kriss Thura’s »

 

 

 Le soleil ayant décidé d’être de la partie, une foule nombreuse et croissante s’assemblait le long du parcours dès 15 h 30. Grimés ou non, les joyeux « carnavaleux » prenaient d’assaut les charrettes à confettis et la buvette. Chaque groupe avait rivalisé d’imagination et de fantaisie. « Lou Champagnou » ouvrait la marche sur des airs entraînants et bien rôdés, le charivari ambiant et la longueur de la marche n’entamant en rien la qualité de l’exécution musicale et un enthousiasme communicatif. Tous les participants avaient fait preuve d’imagination et de fantaisie. Les enfants sages de Creney et du Foyer de l’Enfance promenaient sur la foule des yeux brillants d’excitation, tout étonnés d’être autorisés ce jour là à des folies rares : jeter des confettis à poignées, les ramasser pour les lancer encore ! Les jeunes filles de Creney, malgré leur ambition de « Bronzées » semblaient tout intimidées d’être au cœur du cortège près de groupes tumultueux, barbouillés, charbonneux et hilares. Le « panier fleuri » dominait le chahut avec grâce tandis que le « Dragon »  ondulait rageusement, animé de main de maître par des jeunes gens vigoureux et entraînés. Sous les figures colorées de « génies » grimaçants et joyeux, apparaissaient de temps à autre des visages enfantins suants et soufflants ! Le Kung-fu mène à tout !

Laurette de Tournai, la géante belge précédait de gracieuses majorettes animées par une clique impeccable. Etait-ce le « Jazz à gogo » ou la « bande à Benoît » qui promenait un énorme chaudron , réserve d’eau destinée à arroser les spectateurs ? Et qui était le gros bambin emmailloté, couvé par d’accortes nourrices ? Tous espéraient l’heure de la tétée ! Une poule échappée de son enclos confiné promenait une crête avantageuse. La vache mutante et bipède offrait sa mamelle.

 

 

 Naturellement, sans chauvinisme aucun, nous avons préféré « l’Eveil de Mesnil-Sellières », notre fanfare ayant abandonné son uniforme pour des tenues peu conventionnelles. Guy Renard, fidèle au poste, devait savourer ce énième défilé, dirigé par Didier et marqué par la jeunesse et le renouvellement des musiciens et musiciennes. 

Tradition oblige, le cortège échoua au pied de la tribune dressée pour le procès du Cher « Oscar », dit « Le nettoyeur ». Le réquisitoire, lu par Madame Renard, Juge suprême, en présence de l’Avocat, au nom de la confrérie s’autoproclamant : « Grands Redresseurs de la Natalité Nationale … Souffle-à-cul, Fous, Arlequins, Pierrots…Tous Tâteurs de Tétons Tentants… » énumérait les griefs retenus durant l’année écoulée « pour l'édification des masses crédules honteusement exploitées même si quelque part elles ne l'ont pas volé… »

 

 

 Accusations gravissimes dont voici un échantillon : 

« Le premier avril, il fonde une petite entreprise de nettoyage. Disposant d'un seul plumeau pour tout matériel, il obtient le marché du dépoussiérage de la tiare papale. Hélas, il manie le plumeau avec tant d'énergie que le Saint Père en contracte un coup de froid dont il ne se remettra pas. Il perd ainsi son unique client. » 

Le reste , à l’avenant est consultable sur le site http://perso.wanadoo.fr/raymond.elphege/carnaval/Carnav.htm déjà recommandé. 

La sentence attendue tomba , condamnant « l'ignoble OSCAR à avoir les orteils et les poils du nez grillés jusqu'à ce que mort s'ensuive. » et le juge de préciser : « Le Tribunal n'accepte que les pots de vin provenant de cuvées millésimées. La présente condamnation est immédiatement exécutoire. L'exécution est publique et gratuite. Seule la buvette est payante. Bourreau, fais ton office… ». 

 

 Le pantin de paille et de chiffon, bourré de pétards de tous calibres,  pendu à deux pas de là , fut brûlé sous l’œil vigilant des services de sécurité, dans un vacarme d’explosions. A côté de moi, un tout jeune garçon signa cette épitaphe dont je vous laisse apprécier l’à-propos:  

« Au moins, on sait ce qu’il a mangé hier ! »   

Les autres photos dans l’album ci contre.

  

 

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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 23:43

ATTENTION!

Gros bug du à notre hébergeur "overblog".

Du coup, vopus n'avez pas eu accès à votre Blog favori durant plusieurs jours. Et en plus, la plupart des photos ont disparu des articles! J'espère que la panne va être réparée avant le retrait du CPE!

Sinon, "Petits-potins", alias "Petits petons" selon l'ami Michel, devra se reconvertir où déménager...

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 15:31

ASSOCIATION DES AMIS DU PARC .

L’Association des Amis du Parc régional de la Forêt d’Orient a tenu son Assemblée générale à la Salle des fêtes de Mesnil-Saint-Père, sous la Présidence d’Armande Spilmann, devant une centaine de participants, Conseillers régionaux, généraux, maires des communes du Parc, adhérents et curieux.

 

Le rapport moral devait insister sur la nouvelle Charte qui couvrira la période 2007-2017 avec pour axes principaux la préservation des patrimoines ( naturel, architectural, immatériel), la valorisation des ressources (démarche de qualité, énergie, tourisme), l’amélioration de la communication en direction des habitants du Parc et de l’extérieur. Une évaluation de la Charte en continu sera mise en place grâce à un « Conseil du Parc ». L’Association, dans un souci d’équilibre avance un certain nombre de propositions :

- adapter la représentation de la région à la vocation du parc.

 - assurer une meilleure représentation des communes.

La présidente devait se féliciter de la reconnaissance du rôle de l’association et souligner que depuis de longues années il était demandé que la région s’investisse davantage dans le Parc. La proposition de la région au Comité syndical du 14 décembre 2005 a été rejetée par le Conseil général de l’Aube. « C’est pour nous incompréhensible et inacceptable, car au-delà des divergences politiques, ce territoire mérite que tous les partenaires concernés travaillent à appliquer une charte ambitieuse » Un accord reste à trouver. « Nous voulons croire aujourd’hui que la raison l’emportera. »

 Le compte-rendu d’activités montre la diversité et la richesse des activités de l’association :

 - 25 visites guidées de villages

- Concerts

- Randonnées pédestres (une par mois le samedi après-midi)

- Publication de « l’Escarboucle. » (4 numéros par an)

L’Association participe à des commissions, noue des liens avec les autres Parcs régionaux. Dans le cadre de son action pour l’environnement elle s’est informée des conditions d’exploitation de la plateforme de compostage de Bossancourt qui traite les déchets verts des 4 déchèteries. Une réflexion est en cours en ce qui concerne l’utilisation des voies et chemins par des engins de loisir motorisés. L’entretien des abords de routes est également un souci ( déchets laissés par les visiteurs). L’affichage sauvage est en régression, mais nécessite toujours une surveillance.

Les projets pour l’année 2006 s’inscrivent dans la continuité :

 -16 visites guidées de villages et de lieux sont programmées, le circuit des barrages, le circuit des curiosités

- 10 randonnées sont programmées en plus du Brevet annuel du Parc. Une visite aux « arbres remarquables » sera organisée de même qu’une randonnée au crépuscule et une randonnée gourmande !

- les animations culturelles comprendront 3 concerts vocaux, 1 soirée théâtrale, 1 animation pour les enfants, 1 bal folk à Briel sur Barse.

 L’Association animera le forum « raconte moi ton école les 7-8et 9 avril 2006 et travaillera en liaison avec l’association des amis du Moulin de Dosches pour des animations en milieu scolaire, une exposition sur le thème « Du blé au pain » et une exposition de dessins d’enfants en juin 2007. Erwin Schriever, présent à l’assemblée précisa que la mise en place du moulin pourrait peut-être avoir lieu à l’automne prochain.

Brevet pédestre du Parc le 19 mars: ravitaillement à Assencières.

 

Le Président du syndicat mixte, Dominique Voix, souligna le rôle important de l’Association et annonça le renforcement du rôle des délégués des communes au sein du Conseil syndical. Il propose que chaque commune soit représentée et dispose d’une voix délibérative. Il se devait de répondre à la question concernant la représentation de la région au sein du Comité syndical. Il rappela la situation actuelle : 16 conseillers généraux, 8 conseillers régionaux et une participation financière de 420 000 € pour le Conseil général et de 202 000€ pour la Région. Celle-ci propose de porter sa contribution financière au même niveau que le département (augmentation de 200 000 € par an) mais demande aussi une représentation égale ( voir la lettre de J. Loiseau dans « Petits potins).

Randonnée du parc: une longue marche sur la "Voie romaine".

 

Le refus du Conseil général de l’Aube serait motivé par une situation originale du PNRFO, création du département qui le soutient depuis 36 ans. Dominique Voix plaide pour une évolution « dans le temps », le changement proposé par la région étant « trop rapide ». C. Branle, Conseiller Général et Maire de Lusigny souligne pour sa part la grande ambition de la nouvelle Charte et déclare que le refus de la participation régionale n’est pas définitif : « Il faut se donner le temps d’apprendre à travailler ensemble »

Ces explications ne suffisent pas à convaincre JM Massin qui s’interroge sur le refus de 200 000 € par an, alors qu’il manquerait entre 4 et 6 emplois pour atteindre les objectifs de la nouvelle Charte. Line Bret, représentant la Région souligne à son tour que l’apport de 200 000 € permettrait la mise en œuvre de la nouvelle Charte du Parc. Elle rappelle que la Région est depuis longtemps impliquée dans les projets menés au sein du PNRFO, qu’elle a contribué à tous les investissements et qu’elle est seule à financer certaines actions. « Le débat n’est pas clos, dit-elle. C’est aux Présidents du Conseil général et du Conseil Régional de se rencontrer… »

Un endroit discret pour pique-nique intime...

 

Après examen des bilans financiers et renouvellement du 1/3 sortant du Conseil d’administration, la parole fut donnée aux participants pour les questions diverses. Une personne se réclamant de « l’Association de défense de l’environnement du Briennois » mettait en cause les conditions de stockage de déchets chimiques à Morvilliers et proposait que son Association fut chargée de la défense de l’environnement dans l’ensemble du Parc. Une telle tentative d’« OPA » ne pouvait évidemment être agréée par les structures existantes, tant au niveau de l’Association des Amis du Parc, que de la commission environnement du Syndicat mixte. L’assemblée se termina autour d’un buffet froid, permettant aux participants de reconstituer leurs forces avant la Conférence de Dominique Bourg sur le développement durable. (Voir par ailleurs)

Une astucieuse mangeoire à perdrix: les chasseurs prennent soin de leur gibier.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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