Les vœux de la municipalité ont réuni une
bonne centaine de Maillotins dans la salle des fêtes le 9 janvier dernier.

Olivier Jacquinet, maire de la commune, entouré des conseillers municipaux et des sapeurs pompiers à mis à profit cette période de renouveau et de bonnes résolutions pour s’adresser à
tous.
Notre commune, ouverte au recensement de la population en 2010, compte
officiellement 544 habitants ce qui la place au 3ème rang dans le canton (* voir note). L’estimation de croissance – établie par les
statisticiens - est de 30 habitants par an en moyenne. L’enquête réelle qui est engagée permettra d’affiner ces estimations.
Andrée Carette, chargée du recensement dans la commune.
Elle ne sera pas sans conséquences puisqu’on le sait, le nombre « officiel » d’habitants détermine le montant de dotations budgétaires ainsi que la contribution de
Mesnil-Sellières aux organismes intercommunaux (Syndicat scolaire, communauté de communes…)

Avec un finage modeste, l’absence de commerces ou d’industries, on connaît la relative faiblesse des ressources communales. Le produit des contributions directes a été de 69 292 € en 2009
pour un budget de fonctionnement de 221 016 €. (Pour les détails voir Maillot’INFOS de juin 2009).
Par ailleurs, la crise du marché du bois a privé cette année notre commune
(forestière rappelons-le) d’un complément de ressources. Enfin, les conséquences de la crise financière se font sentir sur le marché du foncier et
de l’immobilier.
Bilan et perspectives.
Le bilan dressé par Olivier Jacquinet n’est toutefois pas négligeable :
poursuite des équipements visant à la maîtrise des eaux pluviales (travaux sur La Chaussée), travaux d’entretien sur les bâtiments et les espaces publics, action en faveur de la sécurité routière
notamment (cinémomètre, sensibilisation des jeunes à la sécurité).
Les ambitions communales pour l’année à venir furent esquissées :
aménagements de voirie et de cheminements piétonniers, poursuite des travaux pour la maîtrise des eaux pluviales, réfection de la « mare du milieu. » qui devrait trouver son
financement.
Pierre Gillot, Maire
honoraire, remercie la municipalité au nom des anciens.
Les commissions travaillent également sur les dossiers connus concernant l’ensemble des bâtiments communaux et notamment le local des pompiers.
Appel aux volontaires.
Passage de relais entre
générations de sapeurs pompiers.
La remise de diplômes aux membres du Centre de première intervention fut l’occasion de lancer un appel aux volontaires. La baisse des effectifs se fait durement ressentir et malgré les efforts
d’équipement et de formation consentis, les nouvelles réglementations risquent d’amener la disparition du CPI. Le maire ayant salué l’engagement et les efforts des jeunes volontaires, souligna
l’importance de cette proximité des secours.
L'engagement des jeunes
au service de la collectivité.
Dans le même ordre d’idées, il évoqua la perspective d’une réforme des collectivités territoriales (communes, départements, régions) qui soulève nombre d’inquiétudes y compris chez les principaux
responsables.
Des fleurs, des fleurs…
Il ne s’agissait pas à ce moment
d’autosatisfaction, mais de la remise par Didier Renard, adjoint au Maire et responsable de la commission Cadre de vie, des bons d’encouragement à tous les habitants distingués pour leurs efforts
de fleurissement.

Conformément à la conception large et positive adoptée par le jury, il n’était pas décerné de prix en fonction d’un classement. Tous gagnants pourrait-on dire, car les quelques images
projetées montraient l’apport irremplaçable des particuliers pour faire de notre village un lieu accueillant et coloré.
…et des galettes.
La partie officielle terminée, un vin d’honneur accompagnant les inévitables
galettes fut servi. Le moment est attendu, moins pour la gastronomie que pour les rencontres et les échanges entre habitants du village. De l’avis général, la pâtisserie était
excellente.

Dans un de ses nombreux discours, le Président de la République, rappela qu’à l’Elysée la galette (gigantesque) n’a pas de fève, car le
président, s’il venait à être l’heureux gagnant, ne saurait se parer d’une couronne et du titre de roi. On sentait comme un regret dans l’explication présidentielle.
Nos ancêtres révolutionnaires avaient imaginé d’instituer le 6 janvier, une fête
dénommée « Fête des sans culottes » pour remplacer « l’usage superstitieux des ci-devant rois ». Cet excès de zèle n’eut guère de
succès visible, chacun étant libre de sa tenue vestimentaire. Il n’est pas aisé de bousculer des traditions séculaires. Celle –là remonte en effet aux Saturnales romaines : la fève pour la
fécondité et la galette, image solaire assimilée à Apollon pour le renouveau passé le solstice d’hiver. On célébrait les « Epiphanes » où dieux souverains le mot « épiphanie »
signifiant apparition.
« L'épiphanie, tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière. La
galette symbolise par sa forme ronde le soleil. Il est à noter également que c'est ce jour ... qu’était la fête des 12 Dieux Epiphanes (autrement dit les 12 Olympiens). Dionysos, l’un des 12,
reçoit, selon certains textes, l'hommage des rois de la terre, lesquels lui apportent or (souveraineté),
encens (pouvoir sacré), et myrrhe (immortalité, car on embaume avec cette substance)[«
Au moyen âge, l’église d’Occident (Rome) décida de célébrer séparément la
« nativité » fixée arbitrairement au 25 décembre et l’arrivée « mages » à Bethléem. (L’ « évangile » de Matthieu – qui n'a pas prétention historique - évoque la venue de sages, ou savants venus d’Orient, mais ne précise ni leur nom
ni leur nombre… Encore moins une qualité royale. La traduction récente parue chez Bayard utilise le terme « d’astrologues », d’autres
parlent de « mages ») Les noms Melchior, Gaspard et Balthazar auraient été imaginés par Bède le vénérable au VIIIème
siècle en référence aux qualités dédiées à Dionysos dans la culture antique.
Ces rappels (qui paraissent sans doute ennuyeux et superflus) peuvent éventuellement nourrir le débat sur l’identité nationale, voire européenne et ses
racines fantasmées.

La soirée se termina heureusement par le couronnement joyeux de toutes les petites filles de l’assemblée.
Au-delà de l’esprit de clocher…
N’oublions pas qu’un bilan strictement communal ne rend plus compte aujourd’hui
de l’action des élus dans différents domaines. L’intercommunalité a déplacé les compétences et le mouvement semble devoir s’accentuer. Ainsi, c’est le SIVOS (Présidente Evelyne Perrot, Maire de
Dosches) qui gère les questions scolaires, tandis que l’accueil des enfants (cantine et garderie) relève de la communauté de communes. (voir article du 14 janvier dans la presse locale)
Des dotations ou subventions attendues n’ont pas été accordées. L’école n’a pu
être équipée dans le cadre de la modernisation en cours (Plan « écoles numériques »). La dotation initiale prévoyant d’équiper 57 écoles dans le département (dont la nôtre) a été
réduite à 51 projets, le reste étant alloué à l’enseignement catholique. Cependant, l’opération devrait pouvoir prendre corps cette année, 28 nouveaux dossiers devant être financés avec
participation de l’état. La part destinée à l’enseignement diocésain n’est pas connue à ce jour.
La restauration de la mare du milieu aura de même été retardée faute de
financement complémentaire
La création d’un nouvel emploi de professeure des écoles a été décidée par
l’Inspection académique en fonction du nombre d’enfants de l’école primaire. L’implantation de la nouvelle classe dans un local provisoire a été gérée par le SIVOS, avec l’accord des conseils municipaux. Les frais de fonctionnement incombent pour une part à la commune.
Situation complexe ! D’où la volonté du Conseil communautaire de « travailler sur la compétence scolaire afin de permettre une meilleure complémentarité entre l’école et le service aux familles et ainsi de diminuer les
coûts et le maintien sur l’ensemble du territoire de la communauté de communes d’un réseau d’écoles plus rationnel et efficace… » (Presse locale 14/01/10)
Le Conseil municipal de Mesnil-Sellières en décembre (presse locale ; 17/12/09) a abordé cette question avec la perspective d’accueillir un pôle scolaire regroupant l’ensemble des classes du CP au CM2 avec
cantine, en complément de ce qui existe déjà à Rouilly-Sacey.
C’est un vaste projet qui soulève de nombreuses interrogations. Il n’en reste pas
moins que la croissance durable des effectifs scolaires, les exigences d’un accueil moderne et adapté engagent l’avenir de nos communes. Les acteurs du système éducatif, élus, parents et
enseignants, devront avoir leur juste part aux décisions.
Collectivités territoriales en danger...
Les habitants seraient bien inspirés de s’intéresser à la question. Une propagande simpliste stigmatisant un « mille-feuille » administratif ne dissimule-t-elle pas une volonté de
déposséder les citoyens d’une grande part de leur pouvoir d’expression et d’intervention ? A cet égard, la réforme en cours de la fiscalité locale qui assèche les budgets des collectivités,
ainsi que le projet de mode de scrutin désignant les élus locaux- scrutin majoritaire à un tour copié sur le modèle monarchique britannique et véritable régression démocratique – dessinent de
toute évidence un système très éloigné de nos traditions républicaines.
Les réticences affichées de personnalités pourtant habituellement favorables au
pouvoir montrent que la question n’est pas secondaire et il serait imprudent de n’y voir que des réflexes corporatistes. A tant parler ces temps ci de citoyenneté et d’identité nationale, il ne
faudrait pas oublier que le premier devoir citoyen est celui du vote. Rendez-vous le 14 mars !!!
* Mesnil-Sellières au 3ème rang après Piney et Brevonnes
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