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Actualités. Associations locales

Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /2006 12:54

Lu sur le site http://www.alainlevot-magny-les-hameaux.com

Comme je n'aurai pas su mieux dire, je le reproduis. A lire aussi, sur ce site des informations sur la remise en cause de la théorie de l'évolution au nom de l' Islam. Et nous n'oublions pas les tentatives des "créationnistes" pour imposer leurs vues dans les écoles étatsuniennes. Une belle chanson récente d'Alain Souchon pose la bonne question: "Et s'il n'y avait rien..." là-haut!

Je suis choqué et scandalisé par l'information de ce matin : "Le propriétaire de France Soir, l'homme d'affaires franco-égyptien Raymond Lakah, a limogé le président et directeur de la publication Jacques Lefranc, après la reproduction des caricatures de Mahomet. "

Au delà de réglements de compte internes dues aux difficultés du journal, ce qui est en cause, ce n'est pas de savoir si les caricatures de Mahomet publiées par la presse danoise et repris par les journaux européens (pas tous !) étaient de bon ou de mauvais goût, s'il était judicieux ou pas dans le contexte actuel de les publier, ce qui est en cause c'est la liberté d'expression, et c'est la liberté de conscience qui doit s'appliquer à tous !

Je reconnais le droit aux musulmans d'appliquer le précepte de ne pas reproduire l'image de Dieu. Mais moi qui ne le suis pas, en quoi suis-je concerné par ces prescriptions ?

Il faut respecter les convictions de chacun ? Bien sûr !

Je suis pour que tous les croyants aient leurs lieux de prière, pour qu'ils soient enterrés avec les rites de leur choix, pour qu'ils ne mangent que la nourriture prescrite par les textes religieux, etc. Je me bats depuis des décennies contre le racisme et les discriminations de toutes sortes qui frappent quotidiennement des Français originaires du Moyen-Orient, de l'Afrique, des Caraïbes ou d'ailleurs.

En retour et parce que notre république en instituant des lois laïques nous permet à tous de vivre ensemble quelles que soient nos convictions philosophiques ou religieuses je revendique le droit de me sentir agressé par des manifestations d'intolérance religieuse comme celles :

  • qui réserve aux seules femmes un sort avilissant,
  • qui tuent ceux ou celles qui osent critiquer telle ou telle religion,
  • qui nient la science et l'histoire des sciences.

Les caricatures, les pamphlets, les chansons populaires sont des moyens d'extérioriser les frustrations, les agressions, les difficultés de vie dans nos sociétés. Elle joue un rôle important dans l'acceptation de notre " vivre ensemble ". N'y touchons pas !

Nous assistons, avec cette actualité, à une manifestation d'obscurantisme, d'intolérance religieuse et de censure !

Dans notre histoire de France et d'Europe, nous avons malheureusement une longue expérience dans ce domaine avec l'inquisition, les guerres de religion, les encycliques papales du XIXe siècle, etc. Ne laissons pas la haine gagner notre société !

Réagissez ! C'est votre liberté qui est en jeu.

Ce matin et bien que ce ne soit pas mon quotidien favori je suis allé acheter France-Soir !

le 2 février 2006

J'ajouterai juste les paroles d'une chanson:

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Tant de processions, tant de têtes inclinées
Tant de capuchons tant de peur souhaitées
Tant de démagogues de Temples de Synagogues
Tant de mains pressées, de prières empressées

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de révolvers

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Arour hachem, Inch Allah
Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes les femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n'était que le vieux plaisir
De zigouiller

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Merci Alain Souchon.

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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /2006 21:18

Tournoi de belote

 

(Association familiale)

 

 

 

Le tournoi de belote de l’association familiale fait toujours recette : avec 76 participants, la salle des fêtes faisait presque le plein. Tous les joueurs étaient récompensés quels que soient les coups du sort. Comme d’habitude, l’équipe d’animation faisait de son mieux pour assurer leur confort: buffet et buvette étant à leur disposition. La soirée s’est terminée par la distribution des lots , le cochon  (l’animal) faisant les frais de l’opération.  Les premières concurrentes féminines se voyaient en outre dotées de superbes corbeilles de fruits offertes par l’entreprise Billing.

 

Le classement final était le suivant :

 

Premiers :Paulo & Daniel : 6318 points

 

Seconds :Le gaulois & Le serbe : 6310 points

 

Troisièmes :Aqueila & Dancoine : 6067 points

 

Béatrice (4ème) et Annick (7ème) remportaient chacune une coupe de fruits.

 

 

 

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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /2006 18:19

 

Emploi. Code du travail.  Quelques points de repère.   

Selon une formule célèbre, il existe trois catégories de  mensonges graves: le gros mensonge, le très gros mensonge et les statistiques. Cependant, il n’est pas possible de se faire une idée raisonnable sur de nombreuses questions sociales, sans un minimum d’éléments chiffrés. Nos gouvernants n’en sont pas avares. Nous avons essayé d’y voir un peu plus clair.   

Où sont les jeunes ? ( 15 à 24 ans). Total 7 833 709.

 -         60% des 15- 24 ans sont scolarisés ( 4 695 899 dont plus de 2 millions d’étudiants.)

 -         26,7% ont un emploi (2 089 404)   

-         12,3% sont sans emploi. ( 7,8 % sont  au chômage =609 000 ; 5,6% sont inactifs =ni scolarisés, ni inscrits à l’ANPE soit 439 406)  

Le pourcentage  de 22,8% de jeunes chômeurs souvent cité, est calculé par rapport au nombre d’actifs. ( 22,8% des 40% qui ne sont pas scolarisés)

Quel est le statut de ceux qui travaillent :   

-         44,3% ont un CDI  (  11,82%  de la totalité des jeunes )  

-         22,3% ont un CDD  

-         12% sont en apprentissage.  

-         7,8% sont en stage ou contrat aidé.  

-         7,6% sont en intérim.  

-         4,3% autres contrats.  

-         1,7% non salariés.  

Le niveau d’études a-t-il une influence ? 

 Pour les jeunes qui ont quitté le système scolaire en 2001 :  

-         81 % de ceux qui ont le niveau bac+2 ont eu un accès immédiat et durable à l’emploi.

 -         31% seulement des non qualifiés sont dans ce cas. 40%  d’entre eux sont encore au chômage.  

-         57% des jeunes ayant suivi des études de troisième cycle obtiennent un CDI comme premier emploi.  ( 31% des non qualifiés ; 35% avec CAP ou BEP) 

(Statistiques Céreq. Dans Le Monde  du 7 février)

         

 

 

 

 

 Bientôt, taille mannequin pour tous?

 

Les comparaisons avec les pays étrangers servent souvent à justifier des mesures impopulaires. Quelques exemples :  

Taux de chômage des jeunes :  

-         Espagne = 10,8% malgré une grande précarité :1 contrat sur trois est temporaire. 2 jeunes sur 3 sont embauchés sur 5 jours (pour ne pas payer le week-end) . 2 000 000 de micro -contrats (1 semaine par mois)  

-         Italie = 8,3%  

-         France = 7,9%  

-         Grande Bretagne = 7,3%  ( On remarquera que le Royaume Uni souvent cité en exemple par les « libéraux » fait à peine « mieux » que la France )  

-         USA= 7,2%  

-         Allemagne = 5,5%  

-         Danemark = 5,1% ( avec un fort niveau de protection sociale)  

La moyenne de l’Union Européenne ( 15 états) est de 7,5%. 

 

A quoi servira le « Contrat première embauche » ?   

-         ses caractéristiques : il concernera les jeunes de moins de 26 ans. Il instaure une période de 2 ans sans droit dans l’entreprise dite à tort « période d’essai ». Pour les jeunes qui sont déjà en stage ou en CDD, la durée effectuée sera déduite de la période de 2 ans, à condition qu’ils soient maintenus dans leur emploi. Si le licenciement intervient après 4 mois, le jeune se verra verser une indemnité de 460 € ( ~ 3 000 F !) . S’il est licencié au bout de 2 mois, il aura droit à une formation de 20 h .  

-         Les effets  

1.      Selon Gérard Cornilleau (économiste OFCE. Cité par le « Parisien Libéré ») : « L’effet (sur le marché du travail) sera faible car il est déjà très flexible. 2/3 des embauches se font en CDD. Un salarié sur 4 change d’emploi tous les ans, ce qui est comparable à la situation connue aux Etats-Unis. Avec l’intérim, les CDD, les missions, les employeurs ont déjà une panoplie de moyens. Les jeunes ne chôment pas plus en France qu’ailleurs. Le taux de 22,8% des 16à 24 ans sans emploi intègre lycéens et étudiants. Le vrai taux est inférieur à 8% soit à peu près le même qu’en Grande Bretagne. » . Cet économiste est favorable à un contrat de travail unique (CDI) assorti de conditions de licenciement de plus en plus contraignantes selon l’ancienneté.  

2.      Selon Raymond Soubie (PDG d’Altedia. Conseils aux entreprises. Ex conseiller de M.Raffarin). «  Je ne pense pas qu’assouplir les contraintes sur les licenciements va inciter les employeurs à embaucher. Tout simplement parce que les entreprises ont déjà massivement recours à l’emploi précaire… La situation de l’emploi des jeunes en France est un cas unique en Europe à cause du nombre sidérant d’emplois précaires. IL faut entre 8 et 11 ans à un jeune pour accéder à un emploi stable. Durant cette période, il multiplie les stages, l’intérim ou les CDD… »  

3.      L’exemple du CNE (Contrat nouvelles embauches. Pour les entreprises de 20 salariés au plus). D’après une étude de Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo (économistes à Paris –I ; voir Le Monde  7 février. Supplément « Economie ») «  Le CNE devrait faire baisser le nombre de chômeurs de seulement 90 000 d’ici à la fin 2008…L’effet d’emploi sera important  au cours de la première année… Après quelques mois, parallèlement à l’accélération des recrutements, on devrait assister à une augmentation des licenciements… ce qui va créer un taux de rotation des salariés plus élevés…. ». Pierre Askenazy (chercheur au CNRS)  confirme que « le CNE peut booster l’emploi pendant la première année. » Il souligne l’effet de substitution qui poussera les entreprises de moins de 20 salariés à recruter surtout en CNE et moins en CDI… »  

4.      Selon Raymond Torres (OCDE) «  Il n’existe pas de lien sûr entre la législation du travail et le chômage…. » 

5.      Selon Antoine Reverchon ( Journaliste) «  En proposant un contrat unique, mais incertain, Dominique de Villepin …pourrait peut-être améliorer le sort de ceux qui errent de petit boulot en petit boulot, mais il créerait de la précarisation chez ceux des diplômés qui trouvent d’emblée un premier emploi stable. Or 54 % des jeunes entrés sur le marché de l’emploi depuis moins d’u an étaient dans ce cas en 2003… »  

En résumé :  

-        Le CPE n’aurait pas d’effet durable sur le chômage, les dispositifs actuels assurant déjà toute la « souplesse » jugée nécessaire par les entreprises.  

-        Il ajouterait de la précarité pour ceux qui y sont moins soumis actuellement, sans améliorer le sort des autres. 

-        Il est susceptible de servir de « modèle » pour aboutir au contrat « unique de travail » concernant tous les âges, que réclame le MEDEF. Le départ en retraite de la classe d’âge nombreuse dite des « baby boomers » ( nés après la guerre) rend les entreprises soucieuses de maintenir un rapport de force employeur - salarié pesant sur les salaires et l’emploi dans la  période qui s’amorce. Comme le dit élégamment un journaliste :  

« Les entreprises sont « soucieuses de reconstruire le processus de transition entre les études et l’emploi… ». Cette « reconstruction » va-t-elle encore se traduire par une régression pour les salariés ?  

-         D’autres mesures plus discrètes : On relira utilement le document édité par le MEDEF « Moderniser le code du travail. 44 propositions… »(*)  

-         Décret du 13 janvier 2006 rétablit la possibilité du travail de nuit et jours fériés pour les moins de 16 ans.  

-         Nouvelles possibilités de recours à l’intérim pour les employeurs  (Jusqu’ici limité au remplacement d’un salarié absent, au travail saisonnier, ou à un surcroît temporaire d’activité). Des missions d’un mois minimum pourront être proposées à des salariés en échange d’une formation, ou pour des chômeurs  ( plus d’un an sans emploi, handicapés, bénéficiaires des minima sociaux…)  

-         Les élections professionnelles n’auront plus lieu que tous les 4 ans ( deux ans actuellement). Propositions 27 à 32 du MEDEF  

-         Entreprises à temps partagé : jusqu’à présent seules les entreprises de travail temporaire ( ETT) et les « groupements d’employeurs » pouvaient embaucher des salariés pour les mettre à la disposition d’autres employeurs. Désormais une entreprise le pourra aussi, ce qui légalise le « portage salarial » . Proposition 18 du MEDEF  

(*) Certaines dispositions adoptées par le gouvernement reprennent purement et simplement celles proposées par le MEDEF. Cependant, pour être tout à fait honnête, en matière de remise en cause du code du travail, le gouvernement Villepin va largement au-delà des mesures publiées par l’organisation patronale.  

Une longue histoire.  

Sous le titre : « La droite exonère les entreprises de charges, la gauche ouvre les portes de la fonction publique », le journal Le Monde retrace 30 ans de politiques concernant le chômage des jeunes.  

Sur une période longue , c’est 1 jeune sur 15 qui est au chômage. Cette proportion est à peu près stable depuis dix ans. Elle avait fortement cru entre 1975 et 1985, puis diminué durant les 10 années suivantes en raison de l’augmentation de la scolarisation.  

En 1983 , moins d’un an après leur sortie du système éducatif, 80% des jeunes occupaient un emploi stable. Cette proportion chute à 47% en 1988, 58% en 2003. Les politiques publiques ont encouragé l’instabilité en abaissant le coût de l’emploi d’un jeune.  

-         Raymond Barre (UDF).1977. Pacte pour l’emploi des jeunes (exonération de cotisations patronales). 11,4% de jeunes actifs au chômage soit 542 000 ).  

-         Accord interprofessionnel. 1983. Stages d’insertion. Contrats de qualification. (9,3 % de jeunes actifs au chômage= 872 000.)  

-         Michel Delbarre (PS).1984. Travaux d’utilité collective (TUC) dans les collectivités locales. Charges sociales payées par l’état.(25,3% de jeunes actifs au chômage.             =1 122 400)  

-         Philippe Seguin (RPR) 1986. Plan d’urgence pour l’emploi des jeunes. ( allègements de charges, CDD, intérim encouragés. 22,5% de jeunes actifs au chômage.= 955 500)  

-         Michel Rocard (PS).1990. Contrats emploi solidarité (CES) remplacent les TUC. (6,5% de jeunes actifs au chômage.=582 400)  

-         Edouard Balladur (RPR) 1993. Contrat d’insertion professionnelle (CIP) remplacé par l’ « aide à l’emploi des jeunes ».(22,7% de jeunes actifs au chômage.=702 000)  

-         Martine Aubry (PS).1997. Emplois - jeunes. Contrat de 5 ans avec objectif de formation. (25,5% de jeunes actifs sans emploi=.629 400)  

-         François Fillon. (UMP) 2002. Contrat de soutien à l’emploi des jeunes.(SEJE). Exonérations de charges pour les entreprises. ( 19,4% de jeunes actifs au chômage.=511 000)  

-         Jean Louis Borloo. ( UMP) 2005. Loi de cohésion sociale. Nouvelle série de contrats. (22,8% de jeunes actifs au chômage.= 609 000 )  

-         Dominique de Villepin (UMP) 2006. CPE. ( 22,8% de jeunes actifs au chômage. 618 000)  

Le « modèle britannique »  

Tout jeune demandeur d’emploi doit au bout de 6 mois, se soumettre à des entretiens périodiques pendant 4 mois, et à un « cours »  de 2 semaines. Ensuite , il a le choix entre un emploi subventionné, une formation éducative ou professionnelle à plein temps et un travail dans le secteur associatif ou de l’environnement. Pendant ce temps, il reçoit une allocation de 80 € par semaine (~ 524 F) Il doit donc compter sur « la solidarité familiale ». S’il ne se plie pas aux exigences du plan, il perd son allocation. Les plus jeunes (16 – 17 ans) lorsqu’ils travaillent, ne bénéficient pas du salaire minimum.  

…et « Etatsunien »  

Pas de politique spécifique pour l’emploi des jeunes. L’âge minimal du travail est 14 ans dans l’agriculture et 16 ans pour les autres activités. La rémunération minimum est  de 3,52 € de l’heure. (4,25$).( ~ 563 € par mois pour 40 h par semaine soit 3700 F environ)

  

 

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Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /2006 11:14

NICHOIRS : TROP TARD ?

 

 

Vous avez été nombreux à lire l’article concernant la nourriture des oiseaux l’hiver. Les jours rallongent et le printemps approche. Au moindre rayon de soleil, nos petits amis à plumes gazouillent à qui mieux mieux. Est-il temps d’installer la boîte ou le pot qui facilitera leur nidification ? Préoccupation égoïste peut-être… On se dit que la mésange nous débarrassera des insectes si elle veut bien nous faire l’honneur de choisir notre carré de choux pour y procréer.

 

Hélas !  La période d’installation est bien avancée ! Dès l’automne ou au début de l’hiver, certains dont les mésanges justement, cherchent le site favorable. Certains y dorment même par grand froid.

 

Ne nous décourageons pas. Il y a des retardataires dans toutes les espèces. Voici donc quelques conseils, empruntés bien entendu aux spécialistes les plus compétents. ( La Hulotte. Spécial nichoirs . n° 10. mars 1973 et Fiche « refuge LPO »

 

 

Pourquoi installer des nichoirs ?

 

 

«  Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit… » Luc 12-24

 

«  Il donne à manger aux bêtes et aux petits corbeaux qui appellent… » Psaumes. 147-9

 

 

Malheureusement, de nombreux oiseaux édifient leur nid dans une cavité : arbre creux, trou dans un mur, dessous de toit. Ces refuges sont de plus en plus rares.

 

 

Comment l’installer ?

 

 

Il doit être solidement fixé, dans un endroit calme, hors de portée des curieux et des prédateurs. Evitez de le mettre à proximité des branches. Le trou d’envol peut être renforcé par une plaque métallique pour empêcher les pics, lérots et écureuils de l’agrandir pour détruire la nichée. Contre les grimpeurs, fixer autour du tronc une herse (stop -minou) ou des branches épineuses dirigées vers le bas.  Le trou d’envol doit être opposé aux vents dominants, de préférence orienté vers l’est- nord-est .

 

La plupart des oiseaux défendent leur territoire. Il faut donc respecter des distances :

 

-         15 à 20m pour la mésange bleue, le gobe-mouche gris.

 

-         40 à 50 m pour la mésange charbonnière

 

-         70 à 80 m pour le rouge-queue à front blanc, la sitelle torche pot

 

-         200 m pour la bergeronnette grise.

 

 

La hauteur : entre 3 et 6 m.

 

Evitez certains arbres au tronc humide (hêtre) ou couvert de mousse. Le peuplier et le bouleau ont le tort d’avoir des branches cassantes.

 

Pensez à l’arbre ! N’utilisez jamais de pointes ! Utilisez du fil de fer. Il rouillera et vous le remplacerez en tenant compte de la croissance de l’arbre.

 

Placez derrière le tronc, entre le fil de fer et l’écorce, un morceau de bois qui servira de tampon.

 

 

Quel nichoir installer ?

 

 

Le nichoir doit être assez grand : 12 x 12cm et 15 cm minimum entre le trou d’envol et le fond. Il doit être résistant, imperméable, le plus proche possible d’un matériau naturel. L’intérieur doit être brut, non raboté ( pas de verni ni de peinture). L’extérieur doit être de couleur neutre (ni couleur, ni traitement).

 

 

Le bois : résistant à l’humidité (sapin, peuplier, et pour un plus grand standing mélèze, pin, cèdre rouge, chêne ). Epaisseur conseillée pour la climatisation: 2 cm.

 

Le trou d’envol.

 

-         certaines espèces ont besoin d’un trou d’envol assez vaste et utilisent des nichoirs semi-ouverts : bergeronnettes grise et des ruisseaux, le troglodyte mignon, le gobe-mouche gris, le rouge-queue noir et le rouge-gorge. ( hauteur 1,50 à 3 m  sur un mur )

 

 

Supprimez le perchoir  si vous avez acheté un nichoir dans le commerce ; il n’est d’aucune utilité pour l’oiseau et peut servir de point d’appui pour les prédateurs.

 

Le fond. Doit être en sandwich entre les côtés. Ainsi, il ne risque pas de se décrocher. Percer quelques trous de 5 mm environ pour la ventilation.

 

Le toit.  Préférez le toit amovible (charnière ou lanière) pour le nettoyage d’automne.

 

 En effet il convient de nettoyer le nichoir pour prévenir les risques de maladie et les invasions de parasites. Videz le nichoir, brossez -le à la brosse métallique. Badigeonnez à l’essence de thym ou de serpolet. Le bois peut être protégé à la cire d’abeille ou à l’huile de lin. On peut teinter au brou de noix.

 

 

La forme du nichoir :

 

-         le nichoir « boîte à lettres », simple, facile à fabriquer mais pas toujours très sûr pour la couvée.

 

-         Le nichoir à balcon, nettement préférable :la patte du chat n’atteint pas le nid, le lérot ne franchira pas aisément le surplomb. En cas de pluie violente le nid ne sera pas inondé.

 

 

 

Et surtout ! ne jamais déranger l’oiseau ! Il risque d’abandonner ses petits !

 

 

 

 

 

 

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Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /2006 22:20

AUBADE DE l’ EVEIL .

 

 

 

 

 

 

 

 

Traditions. D’aussi loin que remonte la mémoire d’un maillotin vivant, « L’Eveil » veille. Aux premières annonces d’une fin d’hiver, l’oiseau gazouille, le musicien frétille, c’est le temps des aubades, comme le nom l’indique, à l’aube.

 

 

 

 

N’exagérons rien, nos musiciens respectent le samedi matin. Mais tout de même, dès l’aurore… ( « Aurore », « Eveil », curieux ces noms de  fanfares…  pourquoi dit-on réveil en fanfare ?  Eclairez-moi si vous en savez plus…) de courageux trompettistes arpentent  rues et ruelles.

 

 

 

 

Ils étaient là ce matin à ma porte, dans le frisquet matin de février. « Bergeronnette » annonça le chef de musique. On sort l’embouchure de la poche, mise au chaud pour éviter tant que faire se peut l’envol d’autres volatiles musicaux.

 

 

 

 

La jeunesse frappe aux portes, ambassadeurs et ambassadrices de charme pour une bonne cause. Moues matinales. Ce serait à ce que j’entendis  autrefois murmurer « faire la manche » ? Fatale erreur ! La vie de nos villages et de leurs associations reposa de longue date sur le partage et la solidarité. Jamais, enfin rarement, de rebuffades. Les petits enfants apportent le billet préparé par les parents. Les familles mettent le nez à la fenêtre. C’est la fanfare qui passe. Merci beaucoup, messieurs et mesdames et mesdemoiselles et mondamoiseau. Voilà du bruit qui n’est pas mécanique et la chaleur d’une joue tendue pour un durable Eveil.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 3 mars 2006 5 03 /03 /2006 15:44

Le journal de la Coopérative scolaire du RPI est paru (n°2. Janvier 2006)

Au sommaire notamment:

Les élections pour la coopérative de classe, le Salon du livre, Les correspondants, des faits divers (Panne de car) des compte rendus de lecture et de films, des poèmes...

A quoi ça sert?

Rappelons que le journal scolaire s'adresse en principe à tous, qu'il est un moyen privilégié d'ouverture de l'école sur la vie locale. L'acheter n'est pas seulement faire une bonne oeuvre , c'est aussi manifester aux  tout jeunes journalistes que leur travail est apprécié.

CAVALCADE DE MI-CAREME!

Nous apprenons à l'instant que les enfants de l'école défilent costumés demain samedi à Mesnil-Sellières! Nous reviendrons sur cette tradition ancestrale!La preuve: cette photo du défilé de mars 1978. Vous reconnaissez-vous?

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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /2006 00:32

 

 

 EMOTION A MESNIL-SELLIERES !

 Dimanche dernier 5 mars, les Maillotin(e)s matinaux (nales) durent être surpris(e)s par l’arrivée spectaculaire d’engins inhabituels sur le parking e la Salle des fêtes.  

 

 

 Les sapeurs pompiers volontaires du village recevaient en effet leurs collègues de Saint Parres aux Tertres, pour une manœuvre commune.

 

 

 Réunis à l’ « Espace maillotin », nouvelle appellation de notre Maison commune, une vingtaine d’hommes et de femmes du feu prirent connaissance du thème de la manœuvre : extinction d’un feu de grange avec secours à blessé en milieu enfumé. L’opération, conduite par Christian Gublin, Sergent chef formateur à  Saint Parres aux Tertres devait permettre d’expérimenter un matériel performant, en situation réelle.

Après croquis au tableau et formation des groupes d’intervention en binômes (un -ou une-  Maillotin (e), un -ou une- Patroclien (enne) ), la formation se dirigea vers le « Bout d’en Haut », lieu de l’exercice.

  

 Les moyens déployés comprenaient un camion citerne feu de forêt avec alimentation sur un point d’eau (CCF), un véhicule de première intervention (VPI), un véhicule de secours à victimes avec son équipement et l’équipage, la mise en action de 2 lances de 45 de diamètre et d’une lance de 70.

  

 

Le blessé ayant pris été mis en place auparavant, les premiers intervenants devaient le localiser, le mettre en sécurité et lui apporter les premiers secours, tandis que les autres groupes s’affairaient à maîtriser l’incendie. Occasion pour certains de se familiariser avec les appareils respiratoires, pour d’autres d’expérimenter le maniement des lances.

 

 

 A la fin de l’exercice, le compte-rendu (débriefing) permit de relever des défaillances mineures et de noter les points positifs de l’intervention.

  

 

Ce fut aussi l’occasion pour les quelques spectateurs néophytes de constater le sérieux et la compétence exigée des sapeurs pompiers volontaires, susceptibles d’être confrontés à des situations périlleuses exigeant responsabilité et professionnalisme.

 Toutes les photos dans l'album "Actualités" 

 

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Vendredi 10 mars 2006 5 10 /03 /2006 11:59

 

Le « CPE » Villepin - Sarkozy passe mal.

 

 

 

 

 Le «Contrat première embauche » a été imposé par le gouvernement. Aucune concertation avec les organisations syndicales représentatives des salariés, refus du débat au parlement (utilisation de l’article 49-3). Deux français sur trois sont opposés à cette mesure (sondage récent) . Manifestations et grèves se succèdent. Un article précédent  [ >>     Emploi des jeunes  ]   a donné quelques éléments d’information sur le sujet.

 

 

 

 

 

Nouveaux éléments de réflexion.

 -        La présentation des nouveaux dispositifs a fait l’objet, de la part du gouvernement, de justifications variées et contradictoires.  

 

 

1.   Pour justifier la précipitation et l’absence de concertation, des pourcentages ont été avancés visant à présenter une situation française exceptionnelle et catastrophique en comparaison avec les autres pays européens. L’examen rigoureux des chiffres montre qu’il n’en est rien. Un rapport du Bureau international du travail (26/01/2006) note que « Malgré la forte croissance le nombre de chômeurs augmente DANS LE MONDE » Le chômage touche particulièrement les jeunes. Selon le rapport, près de 50% des chômeurs sont âgés de 15 à 24 ans alors qu’ils ne représentent que 25% de la population en âge de travailler. «  Nous sommes confrontés à une crise globale de l’emploi aux dimensions colossales, et à un déficit de travail qui ne va pas disparaître de lui-même… » selon Juan Somavia, directeur du BIT.

 

 

 

 

  

2.   Pour justifier la violation du droit du travail et des conventions européennes (licenciement sans motif pendant deux ans) le gouvernement invoque la nécessité de la flexibilité (fluidité, souplesse) des salariés. Il a été démontré que de nombreux dispositifs existant déjà assurent  à l’employeur toutes les possibilités d’adapter son recrutement à ses besoins en main d’œuvre.  

 

3.   La justification d’une période de deux ans a donné lieu à des explications confuses. Elle a été improprement  nommée « période d’essai ». On a observé justement que 2 ans n’étaient pas nécessaires pour juger de l’aptitude d’un employé. Au reste, aucun des pays européens cités en exemple de « souplesse » n’imposent une période aussi longue. La durée varie généralement entre 3 et  6 mois. Conscients de cet abus de langage, on a entendu ensuite justifier la période de deux ans en faisant référence à l’intérêt de l’employeur. Il pourrait faire face ainsi aux aléas du « marché ». De fait, un entrepreneur Aubois explique : « Le CDD n’est pas pratique et on ne peut pas le renouveler indéfiniment. Le CDI est trop risqué : on est piégé si l’économie hésite un peu. .L’intérim est beaucoup moins souple…il permet de répondre seulement à un besoin ponctuel….  Un marché (conclu par l’entreprise) «  va me permettre d’épauler les salariés en CNE pendant 6 mois… ». Un  autre employeur, interrogé sur une chaîne télévisée nationale souligne que «  la période de deux ans donne à l’employeur un pouvoir plus fort face aux  salariés ». Il s’agit là naturellement de la possibilité de licencier sans motif. Toutes ces « explications » renforcent l’idée qu’il s’agit bien d’imposer plus de précarité aux salariés.

 

 

 

 

4.   Ce type de contrat, présenté comme devant aider à résoudre les difficultés des jeunes est aussi, selon le premier ministre un moyen pour « faire sauter les verrous et les blocages qui paralysent la société française » (28 janvier 2006). Selon le journal Le Monde, « le premier ministre a aussi confirmé que le CPE n’était qu’une étape… ». Ce qui est en cause c’est l’ensemble des contrats de travail, le CPE devant constituer une sorte de modèle ou de première marche vers un contrat de travail unique. Certains de ses conseillers craindraient qu’une telle annonce ne favorise « une jonction de mobilisation entre étudiants et salariés » visés à terme.

 

 

 

  

  -        Les partisans du gouvernement diront qu’il n’a pas su faire preuve de « pédagogie » qu’il a été maladroit, mais que néanmoins la mesure est bonne.

 

 

 

  Les cafouillages, déclarations contradictoires, manifestations d’autoritarisme peuvent malheureusement aussi être le signe d’une volonté de tromper l’opinion.

 

 

 

 On ne peut oublier le contexte dans lequel cette décision a été prise. Mme Parisot, Présidente du MEDEF, et dans le prolongement de propositions publiées par cette organisation [> 44 propositions du MEDEF... ] a expliqué clairement la position du patronat :

 

 

 

 « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » (Figaro. 30 août 2005) On notera avec intérêt que la possession du capital, l’héritage, la position sociale ne sont pas cités. Les grandes dynasties financières seraient donc à l’abri de cette loi « naturelle »

  

 

 

 

 Charles Wyplosz (Economiste.), sous un titre éloquent : « Cette fois les réformes ne peuvent plus attendre : Sarkozy et Villepin n’ont plus qu’un seul choix, celui de la méthode. » et de préciser :  

« C’est vrai que la réforme est dangereuse. Elle exige de remettre en question les intérêts acquis, et donc d’affronter ceux qui les perdront. Ses effets positifs seront longs à se produire, et donc le résultat négatif en termes d’emploi et de croissance. Les perdants sont parfaitement identifiés, ils ont conscience des sacrifices qu’on veut leur imposer et ils résistent farouchement : c’est normal… » (Le Monde.16 novembre 2005)

 

 

 

 

 ( D'autres photos dans l'album "actualités". Il est possible d'obtenir des images personnelles en s'adressant à l'adresse courriel de "Petits potins.")

Au delà de l'enjeu social essentiel, vous aurez remarqué que les manifestants ont eu à coeur de nous faire découvrir les charmes de notre belle ville de Troyes, grâce à un parcours inédit. Les syndicats à l'initiative vous invitent à profiter de ces occasions exceptionnelles lors des prochaines manifestations.

  

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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 18:47

LE HERON CENDRE

 

 Grand oiseau gris, majestueux lorsqu’il est debout au repos, il peut rester complètement inactif s’il n’est pas dérangé.

 

 

 Il possède un long cou et un grand bec en forme de dague,  une crête noire  et des rayures sombres sur le devant du cou , et de longues plumes effilées à la nuque

 

 

 Il mesure entre 90 et 98 centimètres, c’est un oiseau sédentaire  qui vit le long des cours et des plans d’eau  aux berges à la végétation fournie, dans les marécages et les près humides pour lui permettre de trouver sa nourriture, essentiellement des poissons mais aussi des tritons, souris, et insectes.

  

 

 

 

Nidification :  de mars à mai, en général une couvée annuelle de 3 à 5 œufs,  niche en colonie dans d’importants nids de branchages en haut de grands arbres, nids qui sont utilisés souvent pendant de nombreuses années

  

 Ces photos ont été prises autour des lacs de la forêt d’Orient en 2005 et 2006. Le héron est assez difficile à photographier  et il faut savoir être patient pour réaliser ces clichés.

 

 

 

Matériel utilisé :  NIKON D 70  et D 200 – Les Objectifs sont un 50/500 SIGMA et un 300 mm NIKON avec multiplicateur 1,4,  J’utilise un monopod pour éviter de bouger, vu que sur mes d’objectifs je n’ai pas de stabilisateur.

  

  La chasse photographique de la faune et de la flore est passionnante en sachant  que  beaucoup de photographes animaliers ont réalisé de nombreux et beaux clichés de toute cette nature qui nous entoure  et on pourrait croire que tout a été fait dans ce domaine mais il y aura toujours un instant magique qui fait que la photo sera différente, soit par la lumière soit par l’intensité de l’événement. Rien n’est programmé en ce domaine mais l’observation du terrain,  le camouflage et la patience  font que l’on a  quelques chances d’avoir de belles photos. 

Texte et images de Pierre Garraud.

  

  

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Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 11:26

Pas de panique !

 

 

La semaine dernière, on a pu observer au-dessus du village, plusieurs passages de grues dans leur vol printanier, le plus important ayant été signalé le dimanche 5 mars. Profitant d’un ciel clair, plusieurs vagues se dirigeaient à tire d’aile vers l’est nord est.

 

Aujourd’hui encore, mercredi 15 mars,  100 à 150 oiseaux ont survolé Mesnil-Sellières vers 16 h dans la même direction.

 

 

Que faire ?

 

 

A l’écoute des médias faut-il se barricader chez soi ? Vérifier que « Codcotte » et « Codette » sont bel et bien confinées sous l’œil attentif de votre « Chanteclerc » préféré ? Se précipiter devant une caméra pour montrer, comme bien d’autres, « qu’on n’a même pas peur de manger du poulet » ? Envoyer des messages de sympathie aux éleveurs sinistrés ? Fermer soigneusement toutes les ouvertures de votre véhicule aux approches des lacs du Parc ?

 

Voici une proposition personnelle :

 

-compter soigneusement le nombre d’oiseaux si possible

 

-noter l’heure, le lieu d’observation, la direction du vol

 

-prendre son téléphone et composer le 03 26 72 54 47 (LPO Champagne Ardenne)

 

Une charmante hôtesse recueillera ces renseignements. Ils serviront à établir la synthèse annuelle de la migration.

 

 

Que peut-on observer dans le Parc ?

 

 

Une brochure est disponible à la Maison du Parc (version anglaise aussi : « Practical information for birdwatching »)

 

Quelques exemples :

 

-de l’automne à mars : diverses variétés de plongeons (imbrin, catmarin, arctique) ; grands cormorans, cygnes de Bewick , cygnes chanteurs, oies des moissons, oies cendrées, sarcelles, canard siffleur, eider à duvet, harle piette, harle bièvre, faucon pèlerin, pygargue à queue blanche, grues cendrées, courlis cendré, goéland cendré,grive mauvis.

 

- toute l’année : grèbe huppé, héron cendré, canard chipeau, fuligule milouin, autour des palombes, busard saint martin, milan royal, vanneau huppé, mouette rieuse, martin-pêcheur, pic cendré, pic mar, pic noir, cochevis huppé, alouette lulu, mésange huppée, grimpereau des jardins, grimpereau des jardins, pie grièche grise, cingle plongeur, roitelet triple bandeau, grive litorne,bruant zizi.

 

 

Comment éviter tout risque de contagion ?

 

 

On peut admirer sur « Petits potins » les splendides photos de Pierre Garraud. Un ami de Luyères nous signale également le site suivant présentant une sélection de photos d’oiseaux réalisée principalement autour de nos lacs aubois:

 

 

http://fafalpo.free.fr/category.php

 

 

Jusqu’au 25 mars, on peut aussi se rendre à la bibliothèque de Saint-André qui présente une exposition sur le thème « Histoire d’eaux, d’animaux et de nature » jusqu’au 25 mars. (Contact 03 25 79 10 94)Les photos sont signées Pascal Lorgeoux et Pascal Bourguignon.

 

 

 

 

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Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 11:41

EXCEPTIONNEL !

 

 

 

Soirée Cinéma

 

 

 

Ciné Ligue Champagne Ardenne et l'Association les Deux Mont' vous propose

 

        le Vendredi 31 mars à 20h30 à Montiéramey (15 minutes de Troyes)

 

 

 

 la projection du moyen métrage "Telma, demain" (47') réalisé par Anna Da Palma

 

        présenté en clôture du festival de Brive !

 

 

 

précédée du court métrage "Lune" (26') réalisé par Hubert Gillet, co-écrit par Anna Da Palma

 

        présenté dans une soixantaine de festivals, récompensé de 25 prix !

 

 

 

Présence de:                  

 

                        -      Anna Da Palma (réalisatrice, scénariste)

 

                        -      Brigitte Barbier (directrice photo)

 

                        -      Marianne Roussy (ingénieur son)

 

                        -      Hubert Gillet (réalisateur, scénariste)

 

 

 

 

 

Plus d'infos sur www.arte-tv.com

 

 

 

 

 

Contact:    Antoine Hospitalier

 

                      03 25 82 68 68

 

                      cinema10@wanadoo.fr 

 

 

Ciné Ligue Champagne Ardenne (circuit cinéma itinérant depuis 1997)

 

La Ligue de l'enseignement de Champagne Ardenne

 

23 rue Alphonse Daudet - BP 2187

 

51081 Reims cedex

 

03 26 07 50 00

 

cineligue.ca@wanadoo.fr

 

 

Telma, demain

Une fiction de Anna da Palma



 

·                                 Synopsis

 


Telma a douze ans et une passion : la littérature.
Elle prépare assidûment un concours pour écrivains en herbe.
Mais sa mère a d'autres ambitions pour Telma.
Parviendra-t-elle à grandir si on l'empêche de s'isoler, de rêver, d'écrire ?
D'être déjà un peu Telma demain ?

 

·                                 Biographie

 


Anna da Palma est née à Lisbonne. A l’âge de douze ans, elle va vivre dans le Pas-de-Calais. Après la fac de Lille, elle descend à Paris pour devenir assistante de réalisation sur des téléfilms et des longs métrages. Elle suit ensuite l’atelier d’écriture de La fémis, et co-écrit Lune de Hubert Gillet. Un court métrage sélectionné dans une soixantaine de festivals en France et à l’étranger, et qui a reçu une vingtaine de prix dont celui du scénario. Entre temps elle écrit et réalise Bienvenue, un court métrage de 18 minutes. Et en 2003 son premier long métrage : Sans elle une co-production franco-portugaise avec Aurélien Wiik, Bérénice Bejo, Jocelyn Quivrin et Helena Noguerra dans les rôles principaux.

Actuellement elle termine la co-écriture de Nos retrouvailles, un long métrage de Hubert Gillet. Telma, demain est sa dernière réalisation et elle écrit son prochain long métrage.

 

·                                 Filmographie

 


Auteur-Réalisatrice :
Telma, demain / Sans elle (LM) / Bienvenue

Co-Scénariste de Hubert Gillet :
Nos retrouvailles (LM) / Lune (CM)


Telma, demain
France – Anna da Palma – 45mn – 2005 – fiction - couleur
Réalisation et scénario : Anna da Palma
Production : Bandonéon
Interprétation : Chloé Scarpelli, Héléna Noguerra, Luis Inacio, Manuel Blanc, Isabelle Florido, Fadila Belkebla, Catherine Goffin, Claudine Baschet, Margaux Gillet, Léa Coeuret, Pauline Veau, Antoine Cochard.
Image : Brigitte Barbier
Son : Marianne Roussy
Mixage : Loïc Moniotte
Musique : Philippe Katerine
Format de projection : 35mm

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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /2006 23:28

Le développement durable : une urgence.

 

 

  Conférence de Dominique Bourg donnée le 15 mars 2006 

 à la Salle des Fêtes de Mesnil-Saint-Père 

A l’initiative des Amis du Parc naturel Régional de la Forêt d’Orient.

 

 

 

 Le monde connaît deux déséquilibres : 

-         déséquilibre dans la répartition des richesses planétaires 

-         déséquilibre des environnements globaux.  

a/ Déséquilibre dans la répartition des richesses planétaires

 A la fin du 18ème siècle (Adam Smith) , la différence de richesse des zones du globe était inférieure au rapport de 1 à 2 . Actuellement ce rapport est de 1 à 74. L’écart entre les pays les plus pauvres et les pays les plus  riches s’est creusé particulièrement dans la seconde moitié du 20ème siècle.  

« Plus on produit de richesses , moins on peut la répartir. »  

Par son ampleur, ce phénomène est récent et inédit. Il est accentué par la perception qu’en ont les hommes. Les pauvres des époques passées n’étaient pas confrontés au spectacle de la grande richesse. On vivait, selon l’expression populaire , avec 2 chemises : « Une au ru (lavage), une au cul (sur soi) »  

De nos jours le spectacle du luxe s’étale dans les médias du monde entier.  

La croissance du produit intérieur brut mondial (PIB) est passée de 6 000 milliards de $ en 1950 à 43 000 milliards de $ en 2000. La situation change vite: en 2005, la trentaine de pays émergents ont réalisé un peu plus de la moitié du PIB mondial; mais celà ne résout pas le problème de la répartition inégale de la richesse: les inégalités continuent de se creuser au sein de chaque nation, émergente ou non.  

b/ Déséquilibre environnemental global.  

Toute action humaine a une influence sur l’environnement et ce depuis toujours. L’antiquité en offre des exemples : déforestation chinoise et grecque avec érosion consécutive des sols ; destruction de la faune aquatique dans les zones de rouissage au moyen-âge. La situation actuelle se caractérise par une différence d’échelle. 

En 1991, le GIEC (Groupe d’experts pour l’étude du climat) note que « les changements constatés ne sortent pas de la variabilité naturelle. » 

En 1995, le même organisme dit « il est possible qu’il y ait impact de la consommation d’énergie fossile » sur le climat.  

En  2001, le diagnostic est qu’il y a « une forte évidence à l’affirmer… »  

Le réchauffement de la température moyenne du globe au 20ème siècle a été de 0,6°. La variation était de 0,1° par siècle lors des précédentes grandes modifications climatiques. (passage d'une ère glaciaire à une ère interglaciaire) 

De 1850 à 1980, les glaciers perdaient 25 cm d’épaisseur par an. Depuis 1980, la perte est de 80 cm par an.  

La température moyenne du globe a cru de 0,2° entre 2000 et 2005. A cause du réchauffement  les forêt ont émis plus de CO2 qu’elles n’en ont absorbé en 2003. On assiste à une accélération des cycles biogéochimiques.  

Il en résulte : 

-         une augmentation des températures moyennes. 

 -        Une modification du régime des pluies.  

-         Une hausse du niveau des mers. 

-         Des phénomènes climatiques plus brutaux.  

a.     Augmentation des températures moyennes.

La prévision du GIEC déjà cité évalue le réchauffement moyen du globe entre 1,4° et 5,8°. L’incertitude de la prévision tient aux inconnues en ce qui concerne la consommation à venir des énergies fossiles (politiques de l’énergie, date des pics pétroliers, gaziers, charbonniers – pics= moment où l’exploitation de la ressource subit une baisse annuelle de la possibilité d’exploitation, donc entraîne une hausse importante des prix-) Elle tient aussi aux différents modèles de prévision utilisés. ( 15 modèles différents, mais avec des convergences suffisamment fortes) A titre de comparaison, une différence de température moyenne de 5° en moins correspond à la situation connue durant la dernière grande glaciation. Il est probable que le prochain rapport du GIEC sera pire. Si les « puits de carbone « (absorption naturelle)  deviennent « source », alors l’augmentation maximale de la température moyenne pourrait passer de 5 à 8°. L'augmentation de la température pourrait alors atteindre 15°. Des variations importantes seraient enregistrées entre surfaces maritimes et continents, selon les latitudes. L’augmentation de température pourrait atteindre 15° dans les zones tempérées. Un danger latent inquiète la communauté scientifique : des quantités importantes de méthane sont actuellement piégées dans les sols gelés des régions arctiques. Un tel réchauffement en les libérant, provoquerait un emballement de l’effet de serre.  

b.      Modification du régime des pluies. L’augmentation de la température moyenne aurait pour conséquence une accentuation des différences régionales : plus d’aridité dans les régions sèches, plus de pluviosité dans les régions humides.  

c.      Elévation du niveau des mers.  L’élévation du niveau des mers ne serait pas due dans un premier temps à la fonte des glaces, mais à la dilatation de la masse d’eau des océans sous l’effet de la chaleur. Selon les hypothèses de réchauffement retenues, on obtiendrait une hausse du niveau des mers de 20 cm à 100 cm. Ensuite (après 2099, le niveau pourrait monter de 40 cm par siècle  jusqu’à 12 m , par fonte des glaces continentales.  

d.    Des phénomènes climatiques plus brutaux.  Selon les observations actuelles, les ouragans violents seraient 2 fois plus nombreux qu’autrefois dans l'océan Atlantique, les inondations plus fortes, les périodes de sécheresses plus longues.

 

 

 Les conséquences de ces modifications sont de plusieurs ordres : 

-         Conséquences géopolitiques :  

o       Dès aujourd’hui le nombre des « réfugiés « écologiques » est plus important que celui des réfugiés politiques. Des modifications climatiques importantes auront des effets sur les mouvements de population.  

o       Des régions entières risquent de devenir inhabitables. Par exemple, une hausse des températures rendrait le bassin méditerranéen aride.  

o       Les réponses « technologiques » seraient insuffisantes. Dans le passé, les grandes pandémies (peste noire) ont gravement affecté l’économie et la démographie. Mais la plus grande partie de la population vivait de l’agriculture ce qui a permis de surmonter les crises. Actuellement, nous sommes dans un contexte de division du travail très poussée. Nos sociétés sont beaucoup plus fragiles.  

-         Risque agronomique. 

o      Le réchauffement amènera une baisse des rendements, notamment pour les céréales (blé, riz)  

-         Risque sanitaire.  

o       L’intensification de la dérégulation des écosystèmes entraîne l’explosion des pathogènes (virus, bactéries, parasites)  

 

 

Etat actuel des écosystèmes.  

L’ONU a publié une évaluation des écosystèmes.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=10149&Cr=PNUE&Cr1=%EF%BF%BDsyst%EF%BF%BDs 

Cette étude a classé les activités humaines en 24 services répartis dans 3 catégories :

-         les fournitures : cheptel, récoltes, fibres , molécules ( à la base de la production de matériaux et de médicaments par exemple)

-         Services de régulation : qualité de l’eau, de l’air, fertilité des sols, climats régionaux, populations.

-         Services culturels (relation humaine avec la nature): tourisme, paysage etc.

15 de ces services sont actuellement surexploités. 9 sont en voie de l’être. Deux exemples :

- en matière de régulation, les maladies émergentes révèlent un déséquilibre. Les mutations  anciennes ne touchaient que des populations ou des zones restreintes. Les conditions actuelles de vie (transports, circulation des biens et des personnes) favorisent l’expansion des pathogènes.

- le domaine culturel aussi est touché par des modifications importantes. La relation à la nature est devenue une relation de consommation (tourisme) qui porte en elle sa contradiction : pas de tourisme sans bonne tenue des écosystèmes. Le contact avec la vie sauvage (animale) a pratiquement disparu. La notion de sacré appliquée jadis à des lieux ou des territoires s’est effacée.

Caractéristiques de la situation.  

1.     Inertie. Le temps de réponse des systèmes naturels est lent. Les phénomènes en cours affecteront longtemps l’atmosphère et la biosphère.  

2.     Irréversibilité. Le taux de concentration des gaz à effet de serre va se stabiliser pour des siècles. L’augmentation de la température des mers atteindra un maximum qui durera des millénaires. Les décisions prises par l’ Union Européenne dans le cadre de l’accord de Kyoto sont très insuffisantes. L’objectif retenu pour 2012, s’il était atteint et généralisé amènerait une baisse de 0,06° de température en 2050 ! 

Que faire ?  

Les bonnes volontés individuelles ne suffisent pas. Deux propositions seraient selon Dominique Bourg susceptibles de modifier la situation : 

-         augmentation de la taxe sur l’ensemble des énergies fossiles, indéfinie et supérieure à l’évolution du coût de la vie. 

-         Affectation des sommes à un plan de rénovation du bâti français. Le bâti représente 50% de l’énergie utilisée en France. La consommation actuelle est de 400Kwh/an/m2. Il est possible de descendre à 50 KWh/an/m2.

-         Reconcentration de l’habitat  vers les villes et politique de transports en commun.

Il est possible de maintenir du dynamisme économique en dissociant la création de valeur de la croissance du flux de marchandises. Il s’agirait de s’inspirer dans la production, du fonctionnement des écosystèmes. Les Chinois parlent d’ « économie circulaire ». Par exemple, il est possible – et déjà en pratique- de substituer la vente de services à la vente de biens. Une firme connue vend un service pneumatique (fourniture, entretien, recyclage) au lieu de vendre des pneus. Un grand groupe vend un service de climatisation global à une collectivité au lieu de fournir du courant et du gaz. 

Cependant, actuellement, aucun des moyens mis en œuvre n’est à la mesure du défi planétaire.  

«  Nous ne parvenons pas à croire ce que nous savons »  

Débat. 

Nous présentons ici un résumé des principaux thèmes abordés. 

Les Etats-Unis n’ont-ils pas une responsabilité écrasante ?  

La politique de Bush est un mélange de cynisme et de croyance eschatologique. Ses liens avec l’industrie pétrolière sont connus. Cependant, il ne faut pas ignorer les évolutions de l’économie américaine. Les Etats-Unis ont été précurseurs dans la mise en place de régions protégées (politique des grands parcs nationaux), certaines recherches technologiques actuelles prennent en compte les préoccupations environnementales.  

La « croissance » est-elle en cause ?  

Un intervenant rappelle les mises en garde et les rapports publiés depuis les années 1970. Selon D. Bourg, depuis cette période, une diminution des pollution visibles a été réalisée (normes pour l’industrie…) La pollution a changé. Elle est devenue globale. La décroissance des flux de matière et d’énergie est vitale. Elle se fera dans la catastrophe ou de façon maîtrisée. On ne peut envisager une décroissance généralisée. Il s’agit de créer des richesses autrement. Cependant, l’orateur fustige « la démission des politiques devant l’électeur »  

La place de la « filière bois » ? 

En tant qu’énergie, le bois est émetteur de gaz à effet de serre. Mais si on reboise , on considère que le bilan est neutre (absorption du CO2). L’idée d’un développement durable s’appuie justement sur la recherche de moyens permettant de tirer du vivant (plantes) l’équivalent de ce qu’on tirait du sol (énergies fossiles, matières premières). Un participant fait remarquer que l’emploi des engins de débardage déséquilibre le bilan.  

La responsabilité du système économique libéral. 

Le système de relance permanente de l’hyperproduction par la publicité notamment, fait du système économique lui-même la cause des dégradations de l’environnement, selon un participant. Dominique Bourg observe que nous n’avons pas de « projet économique alternatif au capitalisme » .Il pense par ailleurs que le capitalisme a réussi jusqu’ici à s’adapter. Il parie  -personnellement- sur le dynamisme de l’initiative individuelle encadrée par de nouvelles régulations. 

L’historien prend du recul.  

Un participant rappelle les déclarations de l’historien Leroy-Ladurie, spécialiste de l’histoire du climat et qui relativise les craintes exprimées ça et là. Il note par ailleurs qu’un calcul cynique n’est pas à exclure, à l’image des anticipations catastrophiques du Docteur Folamour. D. Bourg oppose aux pronostics de Leroy-Ladurie, les conclusions de « la communauté scientifique ». Quand à l’hypothèse de destructions massives d’espèces ou de populations suivies d’un nouvel équilibre, il ne saurait être question de l’envisager d’un point de vue moral. 

La question du nucléaire.  

Face à la situation, un intervenant évoque à la fois les dangers encourus par la planète et les motifs d’optimisme : fin des grandes famines, augmentation de l’espérance de vie, et erreurs des catastrophismes du passé. Deux sources d’énergie existent : l’eau et le nucléaire. Dominique Bourg estime qu’il n’est pas possible actuellement de se passer du nucléaire, mais souhaite un débat transparent sur les problèmes posés et les solutions à long terme. . Quand au « progrès », il souligne le paradoxe étudié dans son livre sur « Le principe de précaution ». L’amélioration de la sécurité par contre coup peut remettre en cause les acquis. « Comment reconstruire sans s’effondrer ? »  

Conclusion.

 Le problème est mondial et le pouvoir politique paraît faible par rapport aux puissances économiques. Dominique Bourg pense que  des progrès sont enregistrés au plan international malgré les forces opposées. Il souhaite faire admettre « un socle de reconnaissance des problèmes » notamment au travers d’associations comme « La fondation Nicolas Hulot », de façon à ne pas entrer dans le jeu politique et à associer le plus grand nombre possible d’énergies. 

 

 

 

  

« Petits potins » Remercie D Bourg d'avoir bien voulu prendre le temps de relire ce compte-rendu et d'en avoir corrigé les imperfections 

Pour plus d’informations et une réflexion éclairée, Voici une brève bibliographie :   

Dominique Bourg
1953 Naissance à Tavaux (Jura).
1972 Études de philosophie à Strasbourg puis à Paris.

1985. Transcendance et discours. Essai sur la nomination paradoxale de Dieu. 

1993. Planète sous contrôle. Textuel.  

1992. Nature et technique. Essai sur l’idée de progrès. Hatier.
1996 L'Homme-artifice. Le sens de la technique (Gallimard). 

Les scénarios de l’écologie. D. Bourg & Jean Paul Deléage. Hachette.
1997-2002 Directeur du département «technologie et sciences de l'homme» à l'université de technologie de Troyes.
1999 Pour que la Terre reste humaine, avec Nicolas Hulot et Robert Barbault (Seuil).  

2000. La nature en politique ou l’enjeu philosophique de l’écologie. L’harmattan. Association Descartes.
2001 Parer aux risques de demain. Le principe de précaution, avec Jean-Louis Schlegel (Seuil). 

Critique du bio- pouvoir. Ed. Complexe.  

2002. Peut-on encore croire au progrès. D Bourg & JM Besnier. La politique éclatée.
2003 Le nouvel âge de l'écologie (Descartes et Cie).

2005. Le développement durable à l’usage des collectivités locales. Dexia éditions.

             -Quel avenir pour le développement durable. Ed le Pommier.

- Conférences de citoyens mode d’emploi : les enjeux de la démocratie participative.     D. Bourg & Daniel Boy.

Et quelques articles :  

http://www.affairespubliques.com/fr/page7.htm

http://www.hubertreeves.info/presse/20040805_lvi.html

http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-01-02/2003-01-02-217524 

 

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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 17:02

Pédagogie…

 « …autre chose est ce qui se présente comme louable en soi et autre chose ce qu’on préfère en comparaison de ce qui est pire » 

Augustin (Saint). « Le mensonge. »

  

 

Vous avez remarqué  je pense, comme moi, l’emploi pour ne pas dire l’abus du mot « pédagogie » par nos gouvernants. Vous avez mal voté aux élections régionales : manque de pédagogie. Vous avez dit « Non » à la droite libérale européenne : manque de pédagogie. Vous n’acceptez pas le diktat contre le code du travail : manque de pédagogie !

 

 

 Du coup, chaque ministre y va de son stage en situation : de Villepin pontifie, de Robien enseigne la bonne façon d’apprendre à lire, Sarkozy   de Nagy Bocsa prône le zéro de conduite dès la maternelle. Avouons le, toutes ces bonnes volontés ne manquent pas de noblesse.

 

 

 Les mots, à la différence du citoyen, sont rarement innocents. Pédagogie , dans l’esprit de nos dirigeants, suppose un maître qui sait, enseigne et juge, face à des  ignorants, des mal-comprenants, des « conservateurs »  . Nous n’élisons plus des gouvernants, députés, présidents,  mais des pédagogues ! Ceux-ci tiennent leur science de ‘Think tanks » (= réservoirs de pensée !!!) , de relations privilégiées avec le MEDEF ou « les marchés » c'est-à-dire le monde de la spéculation. 

 

 

 Résumons-nous : dans la « novlangue » (* G Orwell.1984. Roman) qui régit le consensus mou, « pédagogie » est synonyme de « propagande. »  

 

 La contestation du CPE apparaît de ce fait  incompréhensible et choquante !

 JF Coppée, porte parole du gouvernement Villepin - Sarkozy, répète les arguments cent fois entendus, car pour les esprits mal informés, la pédagogie n’est que l’art de se redire. 

Quels sont-ils ?  

-         Le CPE (Contrat première embauche) va créer des emplois. Le CNE (Contrat nouvel emploi) le démontre.  

-         Les employeurs ne s’en serviront pas pour faire pression sur les salariés.(L’appellation « période d’essai» a été remplacée  dans le discours officiel par « période de consolidation…de 2 ans » ! , astuce juridique pour échapper à une condamnation par le Conseil d’Etat.) 

 

 La droite sarkozyste, plus agressive, tente des diversions grossières :  

« Les jeunes devraient aller manifester devant les sièges des syndicats… » (Roselyne Bachelot. « Riposte », dimanche dernier sur la 5 ). « La situation oppose les précaires à ceux qui ont un emploi garanti (CDI ou fonctionnaires) » (Jacques Marseille, chaque fois qu’il est invité à la télé c'est-à-dire très souvent).  

 Tentatives aussi d’opposer les jeunes de « banlieue »  aux « privilégiés » des facs assurés d’un « avenir doré ! » Le registre ici, est celui de la manipulation politicienne. De nombreux reportages télévisés illustrent chacune de ces tentatives.  

 

 Revenir aux informations fiables ?  

 

 

 Ø   « Le CPE (Contrat première embauche) va créer des emplois. Le CNE (Contrat nouvel emploi) le démontre. » ( selon le gouvernement)

 On ne peut savoir si le CPE créera des emplois puisqu’il n’est pas encore en vigueur. Quand au CNE, son jumeau déjà en application, on peut avoir quelques idées (source URSSAF).

-         Depuis septembre 2005, on compte dans l’Aube 46% de CDD de moins de 30 jours et 23% de plus de 30 jours. Il y a 13% de CNE.

-          1232 CNE ont été signés dans l’Aube soit 5% des embauches. (4,5% au niveau national) depuis août 2005.

-          Fin janvier, il y avait 2 299 jeunes Aubois de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi ( 17,8% du total des demandeurs d’emploi)

-         Les CDI représentent 18% des emplois, « soit une proportion plutôt plus importante que dans les plus grandes entreprises ». Le CNE ne s’est pas substitué aux CDI mais aux petits CDD et surtout aux contrats intérimaires. ( donnée confirmée par des patrons de petites entreprises )

  

 

 -         « Quand à la question de savoir si le CNE a permis des embauches qui n’auraient pas eu lieu sans lui, elle reste sans réponse » Depuis plus d’un an on compte toujours entre 12 000 et 13 000 personnes à la recherche d’un emploi dans l’Aube. Malgré le CNE, malgré les contrats d’avenir, malgré le chèque emploi service universel. Malgré aussi une pyramide des âges de plus en plus favorable… » (source : presse locale) 

Il ressort de ces informations que : 

1-     L’impact du CNE sur la création d’emploi est inconnue.

2-     Dans les cas connus, le CNE remplace au mieux des contrats d’intérim ou des CDD. 

On peut raisonnablement supposer qu’il en sera de même pour le CPE, à cette différence près qu’il sera utilisable par toutes les entreprises !  

 Ø     « Quand un patron embauche, ce n’est pas pour licencier »  

Les salariés licenciés après avoir signé un CNE ont déjà eu l’occasion de faire connaître les conditions de leur « remerciement ».

-         « Merci mais on n’a plus besoin de vous » s’est entendu dire un ex-CNiste pour tout motif.

-         Une employée de boutique de Marne la Vallée a été remerciée parce qu’elle avait fait des emplettes chez une commerçante concurrente pendant la pause déjeuner.

-         Deux CNistes ont été renvoyés parce que leur patron ne voulait pas les voir habillés en jogging.

-         Une est virée parce qu’elle annonce qu’elle est enceinte.

-         A Douarnenez rupture de 14 contrats en 3 mois dans le même commerce sur 22 embauchés.

-         Licenciement à l’annonce d’une opération chirurgicale.

-         « séparations » fréquentes à la suite du refus de l’employeur de payer les heures supplémentaires.

-         La CFDT recense en moyenne 5 cas par semaine à la Bourse du Travail de Paris, essentiellement des vendeurs ou des serveurs.

-         Transformation de la période d’essai d’un CDI en CNE par un employeur !

Ces exemples ont été relevés auprès des tribunaux de prud’hommes. Car absence de motivation n’est pas absence de motif. Et les plaintes se multiplient.

« L’inquiétude aujourd’hui, c’est la double incertitude : celle de ne pas savoir exactement sous quel régime de protection on est employé dans l’entreprise quand on bénéficie d’un CNE et celle qui consiste à être assis en permanence sur un siège éjectable… Les rapports sociaux se durcissent quand le libéralisme ambiant libère aussi des règles les plus élémentaires du droit… ». (le Monde. Economie.28/02/2006)

  

 

 Comme le faisait remarquer Bernard Thibaud (CGT) lors d’une interview sur France Inter, les salariés conservent  des droits mais tous les nouveaux dispositifs tendent à le mettre en obligation de se défendre personnellement (recours aux tribunaux) et non collectivement. Ce qui évidemment n’est pas à la portée de tous (lenteur, coûts des procédures)  

Ø     « Le chômage des jeunes est dû au refus des salariés « protégés » de les laisser entrer sur le marché du travail »  

La proposition est et se veut provocatrice. Ce ne sont évidemment pas les salariés, quel que soit leur statut , qui régissent la situation de l’emploi ! Elle dévoile cependant une intention maintes fois exprimée par le MEDEF et le premier ministre lui-même (voir nos précédents articles) : le CPE n’est qu’une étape. A terme, le but est de s’attaquer à tous les contrats de travail pour généraliser la « flexibilité » ( synonymes :  « souplesse », «  précarité »). La fonction publique étant de son côté démantelée petit à petit ( privatisations, recours  à la sous-traitance ) 

 

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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 17:28

On continue...le mardi 28 mars

 

Déclaration des organisations syndicales de salariés, et des organisations étudiantes et lycéennes réunies le 20 mars 2006

 

 

 

Après la formidable ampleur de la manifestation du samedi 18 mars, qui a vu descendre dans la rue plus de 1,5 millions de personnes pour obtenir le retrait du CPE et devant l'obstination du gouvernement, les organisations syndicales d'étudiants, de lycéens et de salariés appellent à amplifier la mobilisation.

 

 

 

Les organisations syndicales de salariés soutiennent la mobilisation du 23 mars initiée par les étudiants et lycéens et appellent à contribuer à sa réussite.

 

 

 

L'ensemble des organisations syndicales appelle le 28 mars à une journée d'action interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations.

 

 

 

Suite à l'appel solennel lancé dès samedi par l'ensemble des organisations syndicales, le gouvernement doit avoir la sagesse de sortir de l'impasse dans laquelle il s'est mis : il doit retirer le CPE.

 

 

 

Ce retrait lèverait l'hypothèque à l'ouverture des négociations pour l'emploi et l'avenir des jeunes.

 

 

 

Les organisations syndicales : UNEF, CE, UNL, FIDL, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

 

 

 

 

Face au pari sur l'essouflement de la contestation du CPE, la FGR-FP   poursuit son soutien aux jeunes et aux organisations syndicales.

 RENDEZ-VOUS A LA BOURSE DU TRAVAIL A 14 h.

Communiqué de la FGR-FP

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 17:41

METEO MESNIL SELLIERES SEMAINE 09– 2006

 

 

Quelques infos sur le temps qu’il a fait du 27 février au

 

05 mars 2006

 

 

 

TEMPERATURE la plus élevée   :        9,9 °C le 03 mar vers 15h00

TEMPERATURE la plus basse     :       -4,6°C le 01 mar vers 07h45

RAFALE de vent la plus élevée     :       29,8 km/h le 01 mar vers 02h30

                                                           

 

PLUVIOMETRIE de la semaine  :         34,1mm

 

VENT moyenne semaine                     :      6,22 km/h

WINDCHILL moyenne semaine        :    -1,24°C

WINDCHILL la plus basse                 :  -13,1 °C le 01 mar à 02h30

 

TEMPERATURE moyenne semaine :      0,58°C

 

 

 

ET L’ANNEE DERNIERE (2005) …

 

 

TEMPERATURE la plus élevée :      6,3°C le 02 mar vers 15h00

TEMPERATURE la plus basse   :  -10,4°C le 01 mar  vers 05h00

RAFALE de vent la plus élevée   :    26,2km/h le 02 mar  vers 16h00                                                       

 

PLUVIOMETRIE de la semaine : 5,1mm

 

VENT moyenne de la semaine              :                 9,29 km/h

WINDCHILL moyenne de la semaine :                -5,48°C

WINDCHILL  la plus basse                 :              -14,2°C le 01 mar vers 05h00

TEMPERATURE moyenne de la semaine :          0,93°C

 

 

… ET LA PLUVIOMETRIE EN 2004 (du 27 février au 05 mars)

 

 

                                          00 mm

 

 

… ET LA PLUVIOMETRIE EN 2003 (du 27 février au 05 mars)

 

 

                                           13 mm 

 

 

 

 

Doc  N°11 – 17 mars-MTO Mesnil-Sellières  sem.09 « le bout du presqu’en haut »   

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Doc  N°11 – 17 mars-MTO Mesnil-Sellières  sem.09 « le bout du presqu’en haut »

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /2006 15:31

ASSOCIATION DES AMIS DU PARC .

L’Association des Amis du Parc régional de la Forêt d’Orient a tenu son Assemblée générale à la Salle des fêtes de Mesnil-Saint-Père, sous la Présidence d’Armande Spilmann, devant une centaine de participants, Conseillers régionaux, généraux, maires des communes du Parc, adhérents et curieux.

 

Le rapport moral devait insister sur la nouvelle Charte qui couvrira la période 2007-2017 avec pour axes principaux la préservation des patrimoines ( naturel, architectural, immatériel), la valorisation des ressources (démarche de qualité, énergie, tourisme), l’amélioration de la communication en direction des habitants du Parc et de l’extérieur. Une évaluation de la Charte en continu sera mise en place grâce à un « Conseil du Parc ». L’Association, dans un souci d’équilibre avance un certain nombre de propositions :

- adapter la représentation de la région à la vocation du parc.

 - assurer une meilleure représentation des communes.

La présidente devait se féliciter de la reconnaissance du rôle de l’association et souligner que depuis de longues années il était demandé que la région s’investisse davantage dans le Parc. La proposition de la région au Comité syndical du 14 décembre 2005 a été rejetée par le Conseil général de l’Aube. « C’est pour nous incompréhensible et inacceptable, car au-delà des divergences politiques, ce territoire mérite que tous les partenaires concernés travaillent à appliquer une charte ambitieuse » Un accord reste à trouver. « Nous voulons croire aujourd’hui que la raison l’emportera. »

 Le compte-rendu d’activités montre la diversité et la richesse des activités de l’association :

 - 25 visites guidées de villages

- Concerts

- Randonnées pédestres (une par mois le samedi après-midi)

- Publication de « l’Escarboucle. » (4 numéros par an)

L’Association participe à des commissions, noue des liens avec les autres Parcs régionaux. Dans le cadre de son action pour l’environnement elle s’est informée des conditions d’exploitation de la plateforme de compostage de Bossancourt qui traite les déchets verts des 4 déchèteries. Une réflexion est en cours en ce qui concerne l’utilisation des voies et chemins par des engins de loisir motorisés. L’entretien des abords de routes est également un souci ( déchets laissés par les visiteurs). L’affichage sauvage est en régression, mais nécessite toujours une surveillance.

Les projets pour l’année 2006 s’inscrivent dans la continuité :

 -16 visites guidées de villages et de lieux sont programmées, le circuit des barrages, le circuit des curiosités

- 10 randonnées sont programmées en plus du Brevet annuel du Parc. Une visite aux « arbres remarquables » sera organisée de même qu’une randonnée au crépuscule et une randonnée gourmande !

- les animations culturelles comprendront 3 concerts vocaux, 1 soirée théâtrale, 1 animation pour les enfants, 1 bal folk à Briel sur Barse.

 L’Association animera le forum « raconte moi ton école les 7-8et 9 avril 2006 et travaillera en liaison avec l’association des amis du Moulin de Dosches pour des animations en milieu scolaire, une exposition sur le thème « Du blé au pain » et une exposition de dessins d’enfants en juin 2007. Erwin Schriever, présent à l’assemblée précisa que la mise en place du moulin pourrait peut-être avoir lieu à l’automne prochain.

Brevet pédestre du Parc le 19 mars: ravitaillement à Assencières.

 

Le Président du syndicat mixte, Dominique Voix, souligna le rôle important de l’Association et annonça le renforcement du rôle des délégués des communes au sein du Conseil syndical. Il propose que chaque commune soit représentée et dispose d’une voix délibérative. Il se devait de répondre à la question concernant la représentation de la région au sein du Comité syndical. Il rappela la situation actuelle : 16 conseillers généraux, 8 conseillers régionaux et une participation financière de 420 000 € pour le Conseil général et de 202 000€ pour la Région. Celle-ci propose de porter sa contribution financière au même niveau que le département (augmentation de 200 000 € par an) mais demande aussi une représentation égale ( voir la lettre de J. Loiseau dans « Petits potins).

Randonnée du parc: une longue marche sur la "Voie romaine".

 

Le refus du Conseil général de l’Aube serait motivé par une situation originale du PNRFO, création du département qui le soutient depuis 36 ans. Dominique Voix plaide pour une évolution « dans le temps », le changement proposé par la région étant « trop rapide ». C. Branle, Conseiller Général et Maire de Lusigny souligne pour sa part la grande ambition de la nouvelle Charte et déclare que le refus de la participation régionale n’est pas définitif : « Il faut se donner le temps d’apprendre à travailler ensemble »

Ces explications ne suffisent pas à convaincre JM Massin qui s’interroge sur le refus de 200 000 € par an, alors qu’il manquerait entre 4 et 6 emplois pour atteindre les objectifs de la nouvelle Charte. Line Bret, représentant la Région souligne à son tour que l’apport de 200 000 € permettrait la mise en œuvre de la nouvelle Charte du Parc. Elle rappelle que la Région est depuis longtemps impliquée dans les projets menés au sein du PNRFO, qu’elle a contribué à tous les investissements et qu’elle est seule à financer certaines actions. « Le débat n’est pas clos, dit-elle. C’est aux Présidents du Conseil général et du Conseil Régional de se rencontrer… »

Un endroit discret pour pique-nique intime...

 

Après examen des bilans financiers et renouvellement du 1/3 sortant du Conseil d’administration, la parole fut donnée aux participants pour les questions diverses. Une personne se réclamant de « l’Association de défense de l’environnement du Briennois » mettait en cause les conditions de stockage de déchets chimiques à Morvilliers et proposait que son Association fut chargée de la défense de l’environnement dans l’ensemble du Parc. Une telle tentative d’« OPA » ne pouvait évidemment être agréée par les structures existantes, tant au niveau de l’Association des Amis du Parc, que de la commission environnement du Syndicat mixte. L’assemblée se termina autour d’un buffet froid, permettant aux participants de reconstituer leurs forces avant la Conférence de Dominique Bourg sur le développement durable. (Voir par ailleurs)

Une astucieuse mangeoire à perdrix: les chasseurs prennent soin de leur gibier.

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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 23:43

ATTENTION!

Gros bug du à notre hébergeur "overblog".

Du coup, vopus n'avez pas eu accès à votre Blog favori durant plusieurs jours. Et en plus, la plupart des photos ont disparu des articles! J'espère que la panne va être réparée avant le retrait du CPE!

Sinon, "Petits-potins", alias "Petits petons" selon l'ami Michel, devra se reconvertir où déménager...

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 14:36

ON CRAQUE A CRENEY !

 

 

 5 germinal 214  

Comme chaque année depuis 1984, date du jugement public de DANNFER 1er, les rues de CRENEY  se sont couvertes de kilos de confettis vendus à la charrette par les membres du CRAC ( Carnaval .Recherche .Animation .Creney)

 

 

  Ce carnaval depuis est devenu l’un des plus important de la région, malgré la modestie de la commune qui le fait vivre. On en trouvera un historique sur le site http://perso.wanadoo.fr/raymond.elphege/carnaval/Carnav.htm  

 

 

 Mesnil-Sellières s’est associé depuis longtemps à ces festivités. Dès 1985, à l’initiative de l’Association Familiale, un groupe costumé y participa. L’école tenta de renouveler la tradition en 1996. Quand à l’Eveil, on ne compte plus ses prestations depuis 1986.

 

 

 Cette année, le programme était le suivant : 

La banda « Lou Champagnou » de Plancy L’Abbaye  

Le Carnaval traditionnel par la confrérie du CRAC 

Le groupe de percussions YAPORO  

La galère par les enfants de Creney  

La Fanfare des Noës.  

La chèvre de Monsieur Seguin (Association Mont Saint Loup. Les Noës)  

Le printemps par les bambins du foyer de l’ enfance (Saint Parres aux Tertres)  

Show Band Laurette et sa clique de Belgique. 

« Doucement mais sûrement » . Domaine de Mantenay.  

Fanfare de Virey sous Bar  

« Le dragon et les licornes » (Ecole de Kung-Fu Schaolin Vu Ba)  

« Le panier fleuri » (par les « Raigniats de pé »  ce qui signifie « Les gais lurons de Pel et Der)  

« L’ Eveil » de Mesnil-Sellières  

« Jazz à gogo ». La bande à Chantal. 

« Les bronzés », par la jeunesse coeurlequine, Claire et Marine. 

Fanfare de Saint Lyé- Union musicale auboise.  

« Apocalypse nains » . Bande à Benoît  

Suite costumée.  

L’animation musicale sonore visuelle et folklorique était assurée par  « Kriss Thura’s »

 

 

 Le soleil ayant décidé d’être de la partie, une foule nombreuse et croissante s’assemblait le long du parcours dès 15 h 30. Grimés ou non, les joyeux « carnavaleux » prenaient d’assaut les charrettes à confettis et la buvette. Chaque groupe avait rivalisé d’imagination et de fantaisie. « Lou Champagnou » ouvrait la marche sur des airs entraînants et bien rôdés, le charivari ambiant et la longueur de la marche n’entamant en rien la qualité de l’exécution musicale et un enthousiasme communicatif. Tous les participants avaient fait preuve d’imagination et de fantaisie. Les enfants sages de Creney et du Foyer de l’Enfance promenaient sur la foule des yeux brillants d’excitation, tout étonnés d’être autorisés ce jour là à des folies rares : jeter des confettis à poignées, les ramasser pour les lancer encore ! Les jeunes filles de Creney, malgré leur ambition de « Bronzées » semblaient tout intimidées d’être au cœur du cortège près de groupes tumultueux, barbouillés, charbonneux et hilares. Le « panier fleuri » dominait le chahut avec grâce tandis que le « Dragon »  ondulait rageusement, animé de main de maître par des jeunes gens vigoureux et entraînés. Sous les figures colorées de « génies » grimaçants et joyeux, apparaissaient de temps à autre des visages enfantins suants et soufflants ! Le Kung-fu mène à tout !

Laurette de Tournai, la géante belge précédait de gracieuses majorettes animées par une clique impeccable. Etait-ce le « Jazz à gogo » ou la « bande à Benoît » qui promenait un énorme chaudron , réserve d’eau destinée à arroser les spectateurs ? Et qui était le gros bambin emmailloté, couvé par d’accortes nourrices ? Tous espéraient l’heure de la tétée ! Une poule échappée de son enclos confiné promenait une crête avantageuse. La vache mutante et bipède offrait sa mamelle.

 

 

 Naturellement, sans chauvinisme aucun, nous avons préféré « l’Eveil de Mesnil-Sellières », notre fanfare ayant abandonné son uniforme pour des tenues peu conventionnelles. Guy Renard, fidèle au poste, devait savourer ce énième défilé, dirigé par Didier et marqué par la jeunesse et le renouvellement des musiciens et musiciennes. 

Tradition oblige, le cortège échoua au pied de la tribune dressée pour le procès du Cher « Oscar », dit « Le nettoyeur ». Le réquisitoire, lu par Madame Renard, Juge suprême, en présence de l’Avocat, au nom de la confrérie s’autoproclamant : « Grands Redresseurs de la Natalité Nationale … Souffle-à-cul, Fous, Arlequins, Pierrots…Tous Tâteurs de Tétons Tentants… » énumérait les griefs retenus durant l’année écoulée « pour l'édification des masses crédules honteusement exploitées même si quelque part elles ne l'ont pas volé… »

 

 

 Accusations gravissimes dont voici un échantillon : 

« Le premier avril, il fonde une petite entreprise de nettoyage. Disposant d'un seul plumeau pour tout matériel, il obtient le marché du dépoussiérage de la tiare papale. Hélas, il manie le plumeau avec tant d'énergie que le Saint Père en contracte un coup de froid dont il ne se remettra pas. Il perd ainsi son unique client. » 

Le reste , à l’avenant est consultable sur le site http://perso.wanadoo.fr/raymond.elphege/carnaval/Carnav.htm déjà recommandé. 

La sentence attendue tomba , condamnant « l'ignoble OSCAR à avoir les orteils et les poils du nez grillés jusqu'à ce que mort s'ensuive. » et le juge de préciser : « Le Tribunal n'accepte que les pots de vin provenant de cuvées millésimées. La présente condamnation est immédiatement exécutoire. L'exécution est publique et gratuite. Seule la buvette est payante. Bourreau, fais ton office… ». 

 

 Le pantin de paille et de chiffon, bourré de pétards de tous calibres,  pendu à deux pas de là , fut brûlé sous l’œil vigilant des services de sécurité, dans un vacarme d’explosions. A côté de moi, un tout jeune garçon signa cette épitaphe dont je vous laisse apprécier l’à-propos:  

« Au moins, on sait ce qu’il a mangé hier ! »   

Les autres photos dans l’album ci contre.

  

 

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 22:52

Suite à la panne d'overblog, la plupart des photos ont disparu des articles anciens. Vous pouvez retrouver la plupart d'entre elles dans les albums... en attendant mieux.

 

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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /2006 13:15

MANIFESTE, MANIFESTANT ,MANIFESTONS.

 

 

 

 Beaucoup de monde à Troyes ce dernier mardi pour contester le CPE et la loi bizarrement nommée « Egalité des chances »… Comme d’habitude, le décompte varie. 2800 selon les RG (Renseignements généraux), 4000 selon les organisateurs. N’ayant pas compté moi-même, je ne me risquerais pas à donner une estimation. Par contre, en tant qu’habitué des cortèges, je peux affirmer n’avoir pas vu une telle affluence depuis le mouvement de 1995 (contre le plan Juppé)

 

 

 

 Les jeunes étaient nombreux en tête de cortège. La modération  qui s’était exprimée lors de l’Assemblée générale de la Fac le jeudi précédent n’indiquait pas une approbation du CPE. Autre élément qui n’aura pas échappé aux observateurs, la forte mobilisation de salariés du privé aux côtés des représentants du secteur public et des retraités. Depuis longtemps, je n’avais pas vu une banderole de salariés du textile (FO en l’occurrence) Toutes les organisations syndicales étaient représentées, FO assurant le service d’ordre en tête de manif et la CGT fermant la marche avec SUD. Dans le cortège, bannières de l’UNSA, de la FSU , chasubles CFTC, drapeaux de la CFDT.

 

 

 

 Doit-on répéter les motifs de cette mobilisation qui gagne en nombre et en force ? A écouter les représentants du gouvernement qui s’exprimaient sur divers plateaux de télévision le soir même, on avait l’impression que rien n’avait changé pour eux. Les arguments restent les mêmes.

 Face à des sourds que faire ?  

 

-       CRIER PLUS FORT ?  

-        Faire comme eux : rabâcher ?  

-        Trouver de nouveaux arguments si tout n’a pas été dit ?   

-        Leur proposer des soins adaptés, l’usage d’un langage commun…  

-        Imaginer d’autres formes d’action.

 

 

 

 Jeunes et moins jeunes y réfléchissent. Et mardi 4 avril on se retrouve, DEVANT LA bOURSE DU TRAVAIL à Troyes à 14 h.  

 

 

POURQUOI TANT DE HAINE ?   

« Laisser pourrir » est une tactique dangereuse, mais déjà utilisée. On s’y active en sous main et personne n’est dupe des initiatives « anti-blocage » suscitées par des groupes très minoritaires inspirés par l’UMP ainsi que l’a avoué avec candeur une jeune militante toulousaine de ce parti, à l’issue d’un débat télévisé où elle était présentée comme porte parole apolitique !

 

 

 

 «  J’ai pensé qu’en annonçant mon étiquette, je serais moins entendue  » dit-elle en substance (Arrêt sur image. F 5. Dimanche dernier)  

Diviser les opposants est aussi une tentation. Roselyne Bachelot , « Sarkozyste » convaincue , multiplie sur France Inter (vendredi 31. 8h40) les appels du pied aux « syndicats réformistes ». Pas de chance, François Chérèque (CFDT) n’a pas l’air emballé.  

 

 

Humilier les opposants et affaiblir durablement le mouvement syndical ? Chirac n’a plus rien à perdre et Villepin s’imagine dans les jupes de Margaret Thatcher. On se souvient de la lutte à mort menée par la « Dame de fer » contre les « Trade Unions » . La fameuse « pédagogie » dont on nous rebat les oreilles serait peut-être celle-là. Imposer à tous l’esprit de soumission  et de résignation, d’abord sur le lieu de travail ( licenciement sans motif, réduction générale des droits des salariés – appelés rigidités- comme le réclame le MEDEF), dans l’espace social (atteinte durable au syndicalisme) avant d’engager une « rupture » politique sous l’égide du « petit Napoléon »  

 

 

DIALOGUE.   

 

 

Pour ne pas faire comme l’UMP et le gouvernement, écoutons les gens. Rappelons cependant que l’énorme majorité des Français, d’après tous les sondages, désapprouvent à la fois le CPE et la méthode gouvernementale. Même le patronat est réticent : 

-         Christian Baffy, Président de la « Fédération française du bâtiment » pense pour sa part que « Notre priorité va à l’apprentissage , le CPE ne correspond pas à nos besoins » et son confrère Patrick Bernasconi (FNTP -travaux publics) juge le CPE « inapproprié » 

 

La parole à « TM », lycéenne parisienne et brillante, opposée au « blocage » de son lycée. Les commentaires sont de « Petits potins »

  Le codage du langage a été conservé volontairement et sans aucune ironie. C la lang SMS- dial direct é bocou 100 serv…)   

 

«  …Je trouve ke les blocus ke les lycéens font ne servent strictement à rien… ça n’emmerde ke les élèves et personne dotre.. ;  donc  ça sert à rien. »  

La question est débattue entre jeunes. Tous n’ont pas adopté cette solution en effet.   

« ..les manifestations, ça c autre chose..yen a bcp ki se mobiliz, mais comme d'habitude, ya aussi bcp de casseurs, et on parle encor de violence et tout, et ça se reporte sur les jeunes,biensur... »  

Souci légitime de l’image donnée par un mouvement revendicatif. La place des « casseurs » est omniprésente dans les images diffusées à la télévision. Qui a intérêt à cette dérive ? 

«… les étudiants et les salariés perdent leur temps en faisant tt ça, paske villepin ne reviendra jamais sur sa décision… c certain »  

C’est tout le problème d’une action collective : on n’est jamais certain de gagner, mais on ne peut non plus tout accepter. Il est arrivé que des gouvernements reculent face à des mouvements sociaux importants : le plan Juppé, les « réformes » du ministre Allègre….Sur les raisons de l’obstination de Villepin, voir plus haut…  

« …et pui je voi pa pkoi ils manifestent alors ke la loi  vient  de passer et kelle n'a mm pas encore été essayée...on peut faire un essai, et la si ça marche pas, montrer notre insatisfaction… »  

L’expérience montre qu’il est plus difficile de faire annuler une loi que d’empêcher qu’elle soit adoptée, en effet. De Villepin le sait. Il n’a prévenu personne, n’a consulté personne et  a tenté de profiter des vacances scolaires de février (procédure accélérée pour empêcher le débat à l’Assemblée) 

L’idée de « faire un essai » hélas n’est pas nouvelle ! Combien de types de contrats ont été essayés ? Le CNE n’est-il pas un essai ? Et malgré ce qu’en disent les partisans du gouvernement, le CNE ne crée pas d’emplois. «  Il n’y a pas de frétillement dans l’emploi marchand. La baisse du chômage ? c’est l’emploi parking, nettoyage des listes et RMI » déclare Patrick Devedjian, député UMP.( Le Monde. 17/01/2006)  

En outre, faire des essais sur le dos des salariés, c’est un peu choquant non ? En pharmacie on utilise les animaux !  

« …le cpe est installé en norvege deja, et la ba, tout marche tre bien, donc je voi pa pkoi en france ça serait pa le cas… »  

Les comparaisons avec les autres pays  sont tentantes mais généralement peu convaincantes, souvent fausses. On nous a beaucoup parlé du Danemark, rarement de la Norvège. Voici donc quelques indications sur ce pays et le site qui les publie .Apparemment, rien à voir avec le CPE !  

« En règle générale, les emplois réguliers débutent par une période d’essai. La durée de la période d’essai devrait être convenue à l’avance et ne pas excéder six mois. Elle est d'une durée maximum de six mois au cours desquels vous-même ou votre employeur pouvez mettre fin au contrat avec un préavis minimum de 14 jours. Si vous rencontrez des difficultés liées à votre emploi, vous pouvez en discuter avec vos supérieurs hiérarchiques, vos représentants du personnel ou du syndicat.
Il existe en Norvège une loi sur l’environnement de travail régissant les droits et obligations des travailleurs et des employeurs. Cette loi vise à protéger les travailleurs contre les préjudices physiques ou moraux et à garantir un environnement de travail satisfaisant ainsi que des conditions de travail en toute sécurité et saines pour tous. Si vous êtes employé par une agence de travail temporaire, vos droits et obligations s'exercent vis-à-vis de cette agence et doivent être les mêmes que pour tout autre employeur http://europe.eu.int/eures/main.jsp?catId=1857&acro=living&lang=fr&parentId=1749&countryId=NO »

 A noter que le taux de syndicalisation en Norvège est de 60% !  

 

AUTRE SITE :Contrat de travail en Norvège.
 « Le contrat de travail est régi par les dispositions légales et dans une moindre mesure par les conventions collectives et la négociation individuelle.
Le formalisme du contrat de travail est assez rigide. » 
 

« de tte façon en france, on se plaint tout le temps pour pa grand-chose.  le jour ou yora vraiment quelque chose de grave, plus personne nous écoutera, ça sera malin! »

 Beaucoup estiment que le code du travail est une chose très  importante. Ses dispositions ont été acquises après des dizaines d’années de luttes et de négociations. Elles régissent la vie entière de millions de salariés . Il existe aussi des réglementations internationales (BIT) et européennes. Le CPE, après le CNE est une remise en cause de ces dispositions. De Villepin a annoncé que ce n’était qu’une première étape avant la « refonte » du code du travail ainsi que le souhaite le patronat (MEDEF). Sarkozy parle lui de refondre totalement le contrat de travail pour tous.  Aucune organisation représentative des lycéens, des  étudiants, des employés et des salariés ne pouvait laisser passer ce texte sans réagir !Le gouvernement le savait. Il n’a pas voulu négocier avant.  Il est possible en effet que ce soit un piège…

 On aura remarqué la pertinence des observations de « TM » qui sont le reflet, avec d’autres mots, de préoccupations répandues. «  La France est-elle réformable ? » dit-elle en fait dans sa dernière intervention…. N’est-ce pas une invitation à se plonger dans les propositions faites sur le sujet par les uns et les autres : Chérèque a des idées, la CGT a fait connaître les siennes depuis longtemps, au PS, des gens y travaillent, le PCF a publié un plan détaillé… Chacune de ces organisation a un site Internet. Allez-y voir.  

 

 

 

 La presse locale dispose d’un correspondant bénévole, régulier et singulier, intervenant dans le cadre du « courrier des lecteurs ». Le « chapeau » de la rédaction du journal montre que celle-ci n’est pas insensible à son « talent » Nous l’appellerons M « Sarkofly de Sainte Savine ». Il s’est déjà manifesté contre les services publics, contre les fonctionnaires. Récemment il écrivait sur les étudiants.

 Après avoir repris en moins bien l’idée de Mme Parisot du MEDEF selon laquelle « tout est précaire dans la vie » - M De La Palice aurait même dit « la vie elle-même l’est ! »-  Sarkofly éructe : 

 

« …ces jeunes gens qui battent le pavé dès que les organisations syndicales ouvrières leur font signe…les participants à ces mouvements plus ou moins séditieux auraient peut-être quelques difficultés pour fournir leur carte d’inscription aux facultés qu’ils sont censés représenter…on va les retrouver une fois le calme revenu et les résultats obtenus, dans des sinécures enviables… Il est vrai que toute peine mérite salaire… »  

Nous avons retenu ce bref échantillon de haine pure à l’intention des lecteurs candides qui s’imagineraient que la lutte de classe n’existe plus. Retenons cependant, qu’à l’image des lapsus commis par M Galouzeau De Villepin, Sarkofly De Sainte Savine envisage sérieusement le succès du mouvement (« une fois les résultats obtenus ») et une victoire électorale de la gauche aux prochaines élections présidentielles ( des « sinécures enviables » pour les meneurs ) 

 

 

 Plus sérieuse, plus grave pourrait-on dire, est la contribution publiée le 29 mars par un professeur syndiqué. Pour lui, l’action engagée est « Un acte anti-républicain ». 

Selon l’article, le mouvement en cours exprimerait « une somme d’avis exprimant l’intérêt particulier et les passions » qu’il oppose à la loi républicaine issue du vote. «… manifester sa force et son nombre pour que soit retiré un texte déjà voté par le parlement est un acte anti- républicain »  

L’argument n’est pas mince. Si la constitution dispose que c’est en effet le parlement qui vote les lois, elle reconnaît aussi le droit de s’y opposer par la grève et la manifestation. Les Députés de 1793 avaient même introduit le « droit à l’insurrection »  contre un pouvoir injuste ! 

Si le syndicalisme renonce à faire modifier ou évoluer la loi, notamment en matière de code du travail, puisqu’il s’agit de cela, on voit mal quel rôle il entend jouer. « C’était avant que la loi soit votée qu’il eut fallu manifester massivement et contraindre le gouvernement à négocier. C’était possible » La dernière phrase fait problème. Nous avons vu ci-dessus que De Villepin a tout fait pour éviter et la concertation et la manifestation publique de mécontentements avant le vote de son texte .

 Il est cocasse d’observer que Roselyne Bachelot, interrogée ce matin sur France Inter, ait justifié le droit à manifester au nom de la « démocratie participative » complément nécessaire à la « démocratie représentative »  

 

J’ignore la discipline enseignée par Monsieur P. Ce ne doit pas être l’histoire, car il saurait ce que doit notre droit aux mouvements sociaux dans ce pays. Imagine-t-on que la journée de 8 heures, les congés payés, le droit à la santé et à la retraite sont le seul  résultat de lois votées par des parlementaires éclairés ? Qu’on le regrette ou non, « la rue » a toujours eu son mot à dire, car ce qu’on appelle ainsi avec mépris, ce sont des citoyens rassemblés, et rassemblés dans la rue ! Que Monsieur P se rassure. Les urnes parleront aussi prochainement. L’ennui est que leurs précédents messages n’ont guère été entendus.  

 

  

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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