Jeudi 4 septembre 2008
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L’année 2008 aura permis à la société de chasse d’organiser un beau rassemblement autour d’un sport parfois
contesté.
La médaille de bronze remportée par Anthony Terras à Pékin a cependant redonné du lustre à un loisir largement répandu. Le « skeet olympique » a certes des règles strictes qui le
différencient du ball-trap « ballot de paille » pratiqué dans nos campagnes occasionnellement.
Quoiqu’il en soit, une fois de plus en cet après-midi du 15 août, les détonations pacifiques ont
retenti : plus de 6000 cartouches tirées (7000 l’an dernier) pour une série de trophées et des épreuves variées. Les Anglais appellent ça « tir aux pigeons »
(clay pigeon shooting). Ce
serait l’origine du sport, les volatiles ayant été remplacés par les plateaux d’argile colorés.
« Le ball-trap consiste à
tirer sur des plateaux d’argile ou des cibles mouvantes à l’aide d’armes de chasse à canons lisses. Le plateau d’argile classique, de noir au départ, est devenu plutôt orange mais il en existe
des blancs, bleus ou verts. Il doit avoir une dimension de 110 mm de diamètre et peser un maximum de 110 g. Il en existe aussi des spéciaux pour le parcours et le compak sporting appelés :
battue, bourdon,rabbit.
Les 7 disciplines les plus importantes sont toutes différentes :
3 sont olympiques, gérées par la fédération française de tir : la
fosse olympique, le skeet olympique, le double trap
les 4 autres, non
olympiques, gérées par la FEDERATION FRANCAISE DE BALL-TRAP ET DE TIR A BALLE, sont : la Fosse Universelle (discipline de Haut Niveau jusqu’à 2003), le Parcours (de chasse), le Compak
Sporting et la Fosse Euro.
Le ball-trap peut être sport de compétition ou de loisir. Il se pratique sur des sites permanents ou sur les installations temporaires dites "de kermesse" appelées aussi "ballots de
paille »
Notre champion olympique a concouru selon d’autres règles :
« Skeet
olympique. Parcours
comprenant 2 baraques de lancement, l'une haute (pull), l'autre basse (mark), distantes de 40 m
environ. Des baraques partent des plateaux aux trajectoires bien définies et constantes. Les tireurs se déplacent sur 7 postes de tir équidistants placés sur un demi-cercle. Les fosses de
lancement se trouvent à chaque extrémité du diamètre. Un 8e poste se trouve au centre du diamètre du demi-cercle. On tire des plateaux pull ou mark ou des doubles simultanés pull/mark
ou mark/pull. Le tireur ne peut épauler qu'à l'apparition du plateau. Armes et munitions : fusil de chasse, calibre 12 maximum, cartouche 70 mm, charge 24 g, diamètre maximal des
plombs 2 mm. Une seule cartouche par plateau lancé à partir de 2 fosses (une haute, une basse) situées à droite et à gauche d'un terrain en arc de cercle (rayon 19,20 m, base 36,80 m se
trouvant à 5,49 m du centre), chaque concurrent occupant successivement 8 positions fixes. Tir par groupes de 6 tireurs en séries de 25 plateaux par tireur (13 lancers simples et 6
doubles). »
Le tir suscite chez certains internautes des réactions contrastées. Sport ? Pas
sport ? Le baron Pierre de Coubertin, initiateur de la renaissance des olympiades était lui-même champion de tir ! Sept fois champion de France au pistolet, et il aurait imposé sa
discipline préférée dès l’origine (1896). L’histoire des sociétés de tir rappelle que la compétition exista avant même la mise au point des armes à feu. Une parenté évidente existe entre le
lancer du javelot, arme antique, les concours de tir à l’arbalète (on cite Charles V qui en recommandait l’exercice en 1365), les compétitions d’arquebusiers et leurs modernes successeurs.
Si les chasseurs et les militaires disposent d’un avantage probable dans les compétitions de haut niveau (Terras est gendarme…), les activités proposées ce 15 août à Mesnil-Sellières étaient
ouvertes à tous ainsi qu’en témoignent les classements :
Carabine
10 m.
Hommes
: 1. Damien Thévenin ; 2. Christian Brouard ;
3. Christophe Devillier.
Femmes
: 1. Corinne Thévenin ; 2. Chevalier ;
3. Isabelle Herluison.
Enfants : 1. Paul Makowiak ; 2. Frédéric
Croissant ;
3. Benoît Makowiak.
Concours
Général : 1. Dufour ; 2. Poinsot ; 3.
Pataut
Concours Communal : 1. Dominique Croissant ; 2. Arnaud
Gommery ; 3. Olivier
Gobin.
Challenge spécial : 1. Roger Kessler
Challenge Serge Guillard : 1. Arnaud Gommery
Concours Chandelle : 1. Hémeric Mercier
Concours Rabbit : 1. Cyril Guillaume.
Merci à Didier pour les renseignements et les photos.
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