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Libre parole

Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 12:30

Les retraités ( aussi ) se rebiffent…

Voici le texte intégral diffusé auprès des organes de presse. Petits potins est flatté d’être désormais considéré comme faisant partie de cette honorable corporation…

  DSC05803.JPG

 

« à Monsieur le Rédacteur en Chef

 

Les évènements sociaux montrent à quel point le pouvoir d'achat est en première ligne. Mais personne n'évoque le sort des retraités. Parmi les 13 millions de retraités, combien sont au courant de la décision gouvernementale de réduire leur pension du régime général ou de la fonction publique de 0,5%.

En effet, les pouvoirs publics ont fait le choix de retenir une inflation moyenne de 1,3% en 2007 ( taux totalement étranger à la situation réelle) et décidé la retenue d'un trop perçu sur 2007, les retraités ayant "bénéficié" d'une augmentation de 1,8% au 1er janvier 2007 soit un différentiel de -0,5%. Le tour est joué !

 

Dans le but de démultiplier l'information aux retraités, au nom du Collectif des Retraités de l'Aube au sein duquel figurent

les Unions Syndicales de Retraités CGT, FO, CFDT, l'UNSA retraités et les associations suivantes : UNRPA et FGR-FP

je vous fais parvenir  (ci-dessous) le texte retenu  par les représentants de ces organisations et associations sous le titre LES RETRAITES MALTRAITES et vous demande publication dans vos colonnes. 

 

Souhaitant que cette demande retienne votre attention, recevez mes salutations distinguées.

 

Les représentants des organisations:

Jean TORELLI : retraités CGT

Jean HUSER : retraités CFDT

Gérard BOULY : retraités FO

Bernard WAGNER : UNSA retraités

Yves BOLATRE : FGR-FP

François KASPER : UNRPA

 

 

 

 

 

LES RETRAITÉS MALTRAITÉS

 

Les 13 millions de retraités français peuvent être en colère.

 

Beaucoup d’entre eux ignorent que les pouvoirs publics leur réservent une réduction de 0,5% de l’augmentation de leur pension du régime général ou de la Fonction Publique à partir du 1er janvier 2008. Comment peut-on en arriver à un tel calcul ? C’est tout simple du point de vue du gouvernement.

 

La hausse moyenne des prix en 2007 a été fixée à 1,3% dans le rapport annexé au projet de budget 2008. A partir de ce choix politique on nous explique que les retraités ont été trop gâtés en 2007 : +1,8% de revalorisation des retraites depuis le 1er janvier 2007 contre une inflation attendue à 1,3% fin décembre = 0,5% de « trop perçu ». Il reste à reprendre cette somme en 2008 à partir d’une inflation prévue à 1,6% soit 1,6 – 0,5 = 1,1 ! Et voilà, le tour est joué, les 13 millions de retraités sont priés de se satisfaire d’une revalorisation réduite de 0,5%.

 

Il s’agit d’une véritable provocation lorsqu’on sait, grâce aux études des statisticiens que les dépenses contraintes représentent plus de la moitié des dépenses des retraités et que les pensions perdent chaque année 0,3% de pouvoir d’achat entre 1994 et 2004 selon le rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC).

 

D’autre part, l’inflation retenue est déjà largement dépassée sur de nombreux postes de dépenses particulièrement significatifs pour les retraités (variation sept 2006/septembre 2007 selon l’INSEE) : pain et céréales (+1,3%), viande (+2,0%), fruits (+7,4%), loyers (+3,3%), entretien et réparations courantes (+4,0%), eau et autres services (+4,3%), services postaux (+2,8%), journaux et périodiques (+2,0%)…

Il convient d’y ajouter, comme pour les autres citoyens, la hausse des dépenses de santé directes (divers forfaits, dépassements d’honoraires ou nouvelles franchises médicales), la hausse des cotisations des complémentaires santé, la hausse des dépenses d’énergie…

 

Pourtant, les retraités ne sont pas qu’un coût !

Ils sont des acteurs économiques à part entière de notre société : santé, aide à la personne, loisirs… D’autre part, ils sont des piliers incontournables de l’aide aux ascendants, aux enfants et petits-enfants et les acteurs essentiels, par leurs activités bénévoles, dans des milliers d’associations. Ils sont créateurs de liens sociaux comme ils restent créateurs de richesses.

 

Les 13 millions de retraités de notre pays ont eux aussi entendu quelques promesses ou lu les lettres de mission adressées aux ministres : « Vous engagerez… une réflexion sur notre appareil statistique, notamment l’indice des prix…, pour que les statistiques utilisées par le gouvernement pour définir sa politique présentent toutes les garanties et reflètent réellement la réalité vécue par les Français » ou bien encore « (vous examinerez) les conditions dans lesquelles les petites retraites et les pensions de réversion, devront être revalorisées pour mettre un terme à l’érosion du pouvoir d’achat subie par certains retraités ».

 

Nous ajouterons que c’est l’ensemble des retraités qui subit une érosion du pouvoir d’achat en raison de l’évolution du coût de la vie. Cette évolution des prix en 2007 sera différente de l’estimation officielle faite cet été : de nombreuses augmentations de prix sont intervenues au cours du 2e semestre 2007.

Nous demandons que l’augmentation des pensions pour 2008 soit revue à la hausse pour tenir compte de ces faits.

 

Comme la loi a prévu expressément une conférence sur la « revalorisation des pensions de vieillesse » avant la fin de cette année, c’est le lieu idéal de dialogue entre les partenaires sociaux et l’Etat. Nous entendons démontrer la nocivité du mécanisme retenu par le législateur pour revaloriser toutes les pensions, et exiger une correction de ce taux de revalorisation dès 2008 afin d’honorer l’engagement de garantir le pouvoir d’achat des retraites, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

 

Remarque : ce texte a été diffusé avant la décision de faire désormais payer la redevance télé aux personnes âgées ! Au nom de l’équité sans doute !!!

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 17:13

Un régime spécial, des régimes spéciaux, des raisonnements spécieux…

DSC05623.JPG La musique ici 

Tout le monde a bien compris que la volonté de réforme des régimes dits « spéciaux » répondait avant tout à une motivation politique pour ne pas dire politicienne. La propagande focalise l’attention sur des entreprises « symboliques » : SNCF et EDF essentiellement, alors qu’on connaît, sauf erreur plus de 100 régimes spéciaux de retraite. De la Banque de France au régime spécial des députés, la palette est large. Pourquoi dès lors stigmatiser les cheminots et les électriciens ?

 

-         Pourquoi y a-t-il des « régimes spéciaux » ? se demandera-t-on. On évoque volontiers la pénibilité du travail et de sérieux commentateurs ironisent sur l’archaïsme de « privilèges » remontant à l’époque de la machine à vapeur. La réalité est autre. 5% des salariés seulement sont concernés et l’on sait que la réforme annoncée n’aura pratiquement aucun effet sur le financement global des retraites.

Bénéficiaires des différents régimes : 51 ,38% pour le régime général. 20,22% pour les régimes agricoles. 9,59% pour les non salariés non agricoles.12,98% fonctionnaires et collectivités locales. 5,83% régimes spéciaux. Les régimes spéciaux concernent 1 million de retraités sur 14 millions. Leur part dans les retraites versées est de 6%. C’est dire que la réforme imposée n’aura pratiquement pas d’influence sur le financement des retraites.

o        Les clercs de notaire bénéficient d’un régime spécial depuis 1937 (départ à 60 ans ; 37,5 annuités ; taux de cotisation 10,6%, retraite calculée sur les 10 dernières années ) .

o        Le régime de la Banque de France avait été crée en 1808 !

-         La constitution de caisses de retraites, tout comme les « assurances sociales » , a une histoire diverse qui renvoie à l’origine, à l’organisation et aux négociations ( aux rapports de forces ) dans les entreprises et les professions concernées. Il est étrange de constater que les partisans de la « souplesse » et du « libéralisme » s’acharnent à uniformiser de force ce qui résulte d’une histoire et d’une  vie sociale obligatoirement diverse. Mais on sait que les classes dirigeantes veulent avant tout « uniformiser » par le bas sous prétexte d’équité et si possible, orienter vers les placements financiers les sommes énormes que constitueraient des « fonds de pension » se substituant petit à petit à la retraite par répartition.

  DSC05624.JPG

-         Un régime spécial est-il un privilège ?

 

Avant tout, il est nécessaire de préciser que les « régimes spéciaux » ne concernent pas les fonctionnaires. Ceux-ci ont un régime de retraite déjà largement dégradé sous le ministère de M. Fillon en 2003. La confusion est fréquente. La « pédagogie » gouvernementale l’entretient volontiers, jouant sur le réflexe poujadiste anti-fonctionnaire assez répandu.

 

Il faut comparer ce qui est comparable : durée de cotisation, âge de départ, taux de cotisation, taux de remplacement c'est-à-dire montant de la retraite par rapport au dernier salaire. Pour les cheminots par exemple, le taux de remplacement des non cadres (la majorité) est de 61 % contre 71 % dans le régime général. Les agents de conduite ont droit au départ à 50 ans – non pas pour des raisons de pénibilité liée à l’usage de la machine à vapeur ( !) mais pour des raisons de sécurité évidentes. Les autres (la majorité) peuvent partir à 55 ans. Aucun cheminot ayant débuté à 18 ans ne parvient donc à cotiser 37,5 annuités pour toucher une retraite à taux plein. Si la durée de cotisation était portée à 40 annuités, la pension moyenne d’un cheminot partant à la retraite entre 50 et 55 ans serait réduite de 10% !

Le taux de cotisation salariale non cadre est plus important que dans le régime général : 7,85% contre 6,55%. Le taux de cotisation patronal est de 26,4% contre 8,2% dans le régime général. Si la réforme annoncée devait être menée , le régime général devrait compenser cette différence sauf à accroître encore la charge pesant sur les salariés.

En fait, l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF est de 51,1 ans. Dans le secteur privé il est de 57,5 ans … Chacun sait que les salariés ne choisissent que rarement leur âge de départ à la retraite, les entreprises remerciant généralement les seniors avant 60 ans pour réduire leurs coûts salariaux (senior = salaire plus élevé, productivité présumée plus faible, et éventuellement  « séquelles » d’expérience syndicale !)

 

Portraits de privilégiés (Le Monde 18 septembre2007). G Chuette 20 ans, entré comme apprenti à 15 ans, titularisé à 17 ans. Il répare les freins des locomotives. 1 100 € par mois. Loyer 475 €. Il totalisera ses 40 annuités à 55 ans. Son commentaire : « Je me battrai à fond pour limiter la casse, sinon, comme c’est parti, il n’y aura plus de limites, les patrons vont nous faire bosser jusqu’à 70 ans… »

Jean Claude, conducteur : « Je suis marié, j’ai deux enfants, mais je n’ai pas de vie de famille ; Aujourd’hui je suis arrivé ici à 14 h et je repars à 4 h 45 du matin. Pas le temps de rentrer chez moi à Caen.  Je suis coincé ici à ne rien faire.. C’est toujours comme ça…je ne suis pas chez moi le week-end, ni à Noël, ni pour les vacances scolaires. Tout ça pour 2500 € par mois… »

 

La « pénibilité du travail » , c’est quoi aujourd’hui ?

 

Il est de bon ton lors des « débats » télévisés, d’ironiser sur le mécanicien de locomotive à vapeur de jadis comparé au « pilote » de TGV. « Aller au charbon » est certes désormais réservé aux habitants de l’autre planète : celle où les salaires et les droits sociaux sont si bas qu’ils font rêver tous les « investisseurs ».

Lors d’une récente visite d’entreprise, le Président s’est fait filmer au poste de conduite d’un TGV, paraissant apprécier le confort du siège. L’image était tout sauf innocente ! Qu’on se rassure : le train n’a pas quitté le quai… Dans le même reportage, il assénait : « Vous vivez plus longtemps, vous devez travailler plus longtemps. ». On sait l’homme coutumier des formules choc, simplistes et trompeuses.

 

Tout le monde vit-il plus longtemps ?

 

L’espérance de vie à 35 ans, en années restant à vivre est la suivante (selon les catégories socio- professionnelles ) :

o       cadres et professions libérales : 44,5 ( probabilité de décès entre 35 et65 ans = 13%)

o       agriculteurs exploitants 43 ans d’espérance de vie , 15,5% de probabilité de décès.

o       Professions intermédiaires : 42 ans ; 17%

o       Artisans et commerçants : 41,5 ans ; 18,5%

o       Employés : 40 ans ; 23%

o       Ouvriers : 38 ans ; 26%

 

 Un ouvrier ( quelque soit son statut, public ou privé ) a deux fois plus de risques de mourir avant 65 ans qu’un cadre.

 

Vous avez dit « pénible » ?

 

« La vérité, c’est qu’il existe des régimes spéciaux de retraites qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite… » ( N. Sarkozy. 11/09/2007 à Rennes)

Forts de la parole et de la pensée présidentielles nous pourrions être amenés à supposer que la réforme envisagée serait centrée sur la définition de la pénibilité du travail. Faux.

L’allongement à 40 ans pour le privé et les fonctionnaires depuis 2003 avait pour contrepartie la reconnaissance de la pénibilité du travail pour des départs anticipés.  (loi d’août 2003). Depuis cette date patronat et syndicats se sont réunis 12 fois. Les résultats sont maigres. Le MEDEF  reconnaît seulement « un droit à cessation anticipée au bout de 40 ans de cotisation dont trente années d’exposition à des contraintes ayant laissé des traces identifiables et irréversibles  dûment validées par une commission médicale ! »  Amis victimes de l’amiante , bonjour ! ( La justification des 40 ans en tant que départ « anticipé » se comprend à l’aune de la revendication patronale : 45 annuités de cotisation pour tous. Les 42 ans annoncés par le gouvernement pour 2008 ne seraient qu’une étape si l’entreprise actuelle de démantèlement réussit)

 

Le Centre d’études de l’emploi (avril 2005) a défini les types de contraintes professionnelles et les métiers concernés :

 

·        Contraintes posturales et articulaires (= troubles musculo squelettiques) : 72% des salariés (90% des employés du commerce et 88% des ouvriers (particulièrement ouvriers du bâtiment, bouchers, charcutiers, boulangers, mécaniciens, agents d’entretien)

·        Manutention de charges lourdes (= lombalgies)  : 43% des salariés ( 67% des ouvriers ; 59% des employés du commerce dont principalement les ouvriers du bâtiment, du bois, les manutentionnaires, les ouvriers de la réparation automobile)

·        Exposition aux nuisances thermiques ( : 21% des salariés (40% des salariés ; 14% des professions intermédiaires dont maraîchers, ouvriers du bâtiment, cuisiniers, techniciens agricoles, conducteurs de véhicules)

·        Exposition à des niveaux sonores supérieurs à 85 décibels (= déficit auditif, surdité) : 18% des salariés ( 42% des ouvriers et 12% des professions intermédiaires dont 83% des ouvriers du bois, 75% des ouvriers de travaux publics, 73% des ouvriers du bâtiment, 66% des conducteurs d’engins)

·        Exposition aux produits toxiques ( cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques) = cancers, malformations fœtales) : 13% des salariés ( 31% des ouvriers et 11% des professions intermédiaires dans les industries chimiques, pharmaceutiques, fabrication de peintures, industries du bois et du cuir).

·        Le travail de nuit  ( =risques cardio-vasculaires, hypertension, perturbation du système nerveux). : 9% des salariés (16 % des ouvriers et 8% des professions intermédiaires dont 31% des agents de gardiennage et de sécurité, 30% des conducteurs de véhicules,16% des électriciens, 14% des agents hospitaliers)

 

Le rapport du COR (Conseil d’orientation des retraites) en 2003, va dans le même sens. Yves Struillou (maître de requêtes au Conseil d’Etat et ancien inspecteur du travail)  a dressé une typologie des risques ayant une incidence sur l’espérance de vie et les symptômes d’usure et d’incapacité qui laissent des séquelles graves sur la santé et altèrent la qualité de la vie durant la retraite. « Le travail de nuit, en horaires alternés et postés, reste une des premières causes de vieillissement prématuré. La pénibilité physique, le travail à la chaîne et cadencé, la manutention de charges lourdes provoquent des troubles physiques aux conséquences souvent irréversibles. Enfin l’exposition à des produits dangereux ou à des substances toxiques est à l’origine de pathologies parfois à retardement… »

La nature de l’enquête et leur statut a écarté les agriculteurs de ces résultats. Il serait intéressant de contrôler leur exposition à ces diverses contraintes, sans ignorer l’importance des produits toxiques.

 

A entendre les interventions de nos « décideurs » on pourrait croire que ces conditions de travail sont en voie d’amélioration ou de disparition. Faux.

«  Entre 1994 et 2003, les contraintes horaires, les rythmes de travail et les contacts avec le public augmentent pour les salariés les moins touchés. Les contraintes physiques et l’exposition aux produits chimiques se sont surtout amplifiés pour les catégories déjà les plus atteintes. Dans l’ensemble, les risques et la pénibilité ont davantage augmenté pour les ouvriers et les employés. » Résultat de l’ « Enquête de surveillance médicale des risques professionnels (SUMER) réalisée auprès de 1792 médecins du travail et 56 134 salariés. » .

Le nombre des maladies professionnelles est passé de 20 695 en 2000 à 41 347 en 2005. Dans le bâtiment près de 127 000 salariés sur un effectif de 1,4 millions ont été victimes d’accidents du travail. ( 158 tués soit 55 de plus qu’en 2005) L’indice de fréquence des accidents est en hausse de 30%. (Statistiques de l’Assurance maladie). Encore ces chiffres sont-ils sous estimés, compte tenu des conditions d’exercice de ces professions . Dans un autre secteur d’activité, la direction de Renault Cléon a été récemment épinglée par l’inspection du travail « Il ressort de l’enquête qu’il existe au sein de votre établissement un système organisé de pressions visant à ce que les salariés victimes d’un accident du travail…renoncent à prendre tout ou partie de l’arrêt prescrit… » ( Rapporté dans « L’Humanité » du 28 septembre 2007 ). Selon l’Institut national d’études démographiques, la part de l’ensemble des maladies professionnelles rendues « invisibles » par la sous déclaration serait de 70% !

 

Dans d’autres métiers, les études statistiques mesurent difficilement la pénibilité « ressentie » : accroissement de l’intensité, changements de méthodes d’organisation : « Tous les éléments de précarisation des parcours professionnels, en particulier les périodes de chômage, la précarisation contractuelle, le temps partiel imposé…ont des effets clairs sur la santé »  (Gérard Lasfargues. Centre d’études pour l’emploi).

 De France Télécom (plan de suppression de 22 000 emplois sur 100 000 d’ici à 2008 où 80% des salariés déclarent que leur emploi se dégrade), à Renault, en passant par IBM la question du stress au travail est devenue un sujet d’actualité. Dans l’entreprise IBM-La Gaude (Alpes maritimes) le médecin du travail Georges Garoyan note : « A l’occasion des visites médicales, j’ai noté un niveau de stress élevé parmi le personnel… Cela se traduit par des lombalgies, des troubles du sommeil, des problèmes digestifs, voire cardiaques. … » Selon son rapport trois facteurs concourent à cette situation : l’attitude des « managers » qui poussent à des performances toujours plus élevées, la surcharge de travail, le système de notation source de vexation et d’autodépréciation... La direction du site aurait réclamé le remplacement du médecin…Ce n’est pas un cas isolé dans cette entreprise. La médecine du travail signale sur le site de Courbevoie (Hauts de seine) des « pathologies psychiques professionnelles, avec les risques suicidaires que l’on connaît. ». Du 1er janvier au 6 septembre il y a eu 13 déclarations de maladies professionnelles : 11 dépressions, 1 « burn out » (l’entreprise est étasunienne) et une dépression grave révélant une psychose. Le 4 mars 2006, un développeur informatique s’était donné la mort. La sécurité sociale a reconnu ce suicide comme maladie professionnelle.

 

Par parenthèse, on peut s’étonner que le « Grenelle de l’environnement » se soit si peu intéressé à ce qui constitue pourtant « l’environnement » quotidien  de la plupart des salariés , à savoir l’exposition aux produits dangereux par exemple. 2,4 millions de salariés sont exposés en France à des cancérogènes dont 70% d’ouvriers. Les huit principaux cancérogènes sont : les huiles minérales, le benzène, le perchloréthylène, le trichloréthylène, l’amiante, les poussières de bois, les gaz d’échappement diésel, la silice cristalline. Cinq secteurs d’activité exposent au moins 35% de leurs salariés au risque : le commerce, la réparation automobile, la métallurgie, les industries du bois et du papier, les industries des produits minéraux, la construction. Plus de 6000 décès sont liés chaque année à une exposition professionnelle déterminante ( Voir http://www.seine-saint-denis.fr/Contre-les-cancers-professionnels.html)

 

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On est assez loin du tableau dressé par l’UMP et son chef devenu Président. La campagne électorale et les multiples déclarations faites depuis donnent l’image d’une France de feignants crispés sur des « privilèges » exorbitants, embrigadés par des syndicats irresponsables. La réalité naturellement est tout autre.

Le discours mielleux de Xavier Bertrand chargé de la « négociation » ne parvient pas à cacher la brutalité de l’entreprise. L’allongement de la durée de cotisation « n’est pas négociable » a-t-il déclaré à plusieurs reprises. Pour Sarkozy, « Notre protection sociale doit relever le défi de l’allongement de la durée de vie… On n’entreprendra pas une troisième réforme des retraites sans les y inclure (les régimes spéciaux )… » . Il s’agit donc bien de briser la résistance des personnels concernés afin de préparer des remises en causes plus larges. Et si possible d’affaiblir les organisations professionnelles qui les représentent. « Laissez le coq passer le seuil, vous le verrez bientôt sur le buffet. » dit un vieux proverbe ! 

Naturellement, l’argument du vieillissement de la population reste l’arme fatale des partisans du nivellement par le bas. Ainsi ce qui devrait réjouir tout le monde – l’allongement de la durée de vie - devient-il une catastrophe ! Au risque de fatiguer le lecteur, il faut là encore y regarder de plus près.

Situation actuelle et projections  (Source : La documentation française) :

Au 31 décembre 2005, la France comptait 13,5 millions de retraités. Le montant moyen de leur pension était de 1044 € par personne. 537 000 d’entre eux ne touchaient que le minimum vieillesse soit 621 € par mois. Le montant total des pensions versées était de 222,7 milliards d’€ soit 44,1% des prestations sociales ( 13% du PIB).

Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 16,2% de la population (1 janvier 2007). Elles étaient 14,6 % en 1994 et pourraient atteindre 25% en 2030. Selon le COR, si la législation actuelle était maintenue, le versement des retraites représenterait 11,8% du PIB en 2010,  entre 13,6 et13,8% en 2020 et 15,7 à 16% en 2040. Le besoin de financement  du système passerait de2 points de PIB en 2020 à 4 points en 2040.

Doit- on nécessairement en conclure qu’il faut travailler jusqu’à 65 voire 70 ans ? La réponse doit-elle être fatalement l’appauvrissement des retraités ?

Jean Christophe Le Duigou ,( responsable CGT) souligne à juste titre que les raisonnements qui visent à faire accepter des sacrifices durables aux salariés – et aux salariés seulement- reposent sur des projections qui comportent une forte dose d’incertitude. Personne ne sait dire ce que seront le PIB, les chiffres du chômage, le taux d’emploi des seniors, l’évolution de la population active en 2040 !

Par contre, on peut calculer que 1% d’augmentation des salaires permettrait de dégager 2,5 milliards d’€ de plus pour la sécurité sociale. Un point de croissance supplémentaire représenteraient 1,5 milliards d€ pour l’assurance vieillesse. On a pu calculer que l’abrogation des mesures régressives prises à l’encontre des salariés du secteur privé nécessiterait une augmentation de cotisation de 0,33% par an. « On a du mal à croire qu’une telle augmentation des cotisations patronales aurait un impact catastrophique sur l’économie »  souligne Pierre Khalfa (Membre du Conseil scientifique d’ATTAC)


« Le chômage, même si l’on s’en tient aux statistiques officielles, est resté à un haut niveau et les spécialistes estiment à 5 millions le nombre de personnes n’ayant pas un véritable emploi, d’une part ; d’autre part, la France est devenue un pays de bas salaires : la moitié des salariés travaillant à plein temps touchent moins de 1 500 euros net par mois. Sans parler de tous ceux qui, contraints au travail partiel, touchent des salaires en dessous du salaire minimum. Cela représente autant de cotisations en moins. Quand on sait que la part des salaires dans le revenu national a baissé de 10 points en dix ans (celle revenant à la rétribution du capital a augmenté d’autant), on comprend le « trou » que cela entraîne dans les comptes de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Inverser la courbe aurait des effets positifs sur le niveau de vie des ménages et sur la CNAV. »

 

« Financer la retraite pour tous avec 37,5 annuités de cotisation…cela représente 4 points de PIB jusqu’en 2040. Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps… » déclare Alain Obadia (Comité exécutif du PCF)

On connaît par ailleurs le faible impact des mesures prises jusqu’ici sur le financement  des retraites.Actuellement, seuls une minorité de salariés travaillent encore à la veille de prendre la retraite : 45,3 % des hommes ; 41,8 % des femmes. Les autres sont en préretraite, au chômage ou à la maison.

 

Pour cette raison, un rapport de Sophie Buffeteau et Pascal Godefroy souligne la forte baisse de la proportion des départs à taux plein à 60 ans ou avant ( 43% pour la génération née entre 1945 et 1954 ; 17% pour la génération née entre 1965 et 1974. )

«  Travailler plus longtemps doit être un choix… Quelqu’un qui veut et peut travailler plus longtemps, doit- on l’empêcher de le faire ? »  fait mine de s’interroger benoîtement le ministre du Travail Xavier Bertrand avec un doux sourire de chattemite et les gestes ronds enseignés au secteur communication de l’UMP ! Les semaines à venir nous renseigneront sur le degré de motivation de nos concitoyens !

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Pour d’autres informations ( d’origines diverses )on peut consulter  notamment :

http://www.monde-diplomatique.fr/2003/01/BULARD/9828

http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-726.pdf

http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-728.pdf

http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique79

http://perso.orange.fr/libertaire/retraite2.htm

http://www.humanite.fr/2007-10-22_Politique_La-gauche-face-au-defi-des-retraites

http://www.cgt.fr/internet/html/lire/?id_doc=4790')

 

 

 

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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 17:24

 

 

 

 

L’agitation Sarkozyste ( colères de Monsieur, caprices de madame):

 un rideau de fumée pour cacher l’essentiel

  071029-referendum167.jpg

 

Le 29 mai 2005 , après une campagne longue et passionnante, une large majorité de Français (54,7%) disaient NON par référendum à la Constitution européenne

 

Le 19 octobre 2007

         Le président de la République signe un Traité européen censé remplacer la Constitution, et annonce qu’il le fera ratifier par la France sans référendum, via le Parlement

Or ces 2 Traités sont les mêmes !

Le nouveau Traité européen, de 256 pages (!), dit « modificatif », est une copie-conforme de la Constitution Giscard !

 

Les juristes, les hommes politiques de bonne foi, et même quelques journalistes honnêtes (cf le 20 heures de France 2 le 19/10/07) le reconnaissent : ces 2 textes n’ont pas le même nom, mais ont le même contenu, à 99% ! Renseignez-vous, vous verrez !

 

 

Seule différence : l’article sur les « symboles de l’Union » a disparu, mais il n’avait aucune portée. Et le « ministre des affaires étrangères » de la Constitution a changé de nom, juste de nom…

 

Pour le reste :

 

même atlantisme (l’OTAN entre dans le Traité et encadre la politique des Etats),

 

même libéralisme débridé (toujours le culte de la « concurrence libre et non faussée », libre-échange absolu, rien contre les délocalisations, indépendance gravée dans le marbre de la Banque centrale européenne, malgré les rodomontades du Président )

même absence de démocratie (monopole d’initiative des textes européens à la Commission européenne, qui n’est pas élue )

 

TOUS les articles de la Constitution européenne que nous avions rejetée sont dans le nouveau Traité !

 

Nous ne pouvons pas accepter cela !

 

Nous ne pouvons pas accepter que ce qui a été rejeté par le peuple revienne sous un autre nom via le Parlement. En 2005, quand 54,7% des électeurs disaient NON, les parlementaires disaient OUI à 93%… Aujourd’hui, les parlementaires auraient théoriquement la possibilité de bloquer l’entreprise de Sarkozy et de l’obliger à organiser le référendum. La responsabilité pèse largement sur les élus du PS. Nous pouvons faire pression sur eux.

 

 

Nous exigeons donc un référendum !

 

Nous avons notre mot à dire ! Nous devons pouvoir donner notre avis sur l’Europe, dire si les politiques qu’elle mène depuis 20 ans ont rempli leurs promesses

 

Nous refusons qu’on nous vole la démocratie ! C’est un bien trop précieux.

Il est inacceptable de faire voter par le parlement un texte rejeté par les Français.

Le président de la République a dit qu’il voulait aller le plus vite possible, pour éviter le débat ! C’est exactement ce qu’attendent la Commission de Bruxelles, l’ensemble du patronat européen et les groupes de pression qui avaient voté OUI en 2005

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Chacun peut agir en informant ses amis et connaissances. Transmettez ce  texte à  et envoyez un mail à pourunreferendum@yahoo.fr.

Sur Internet, tout peut aller très vite.

Nous pouvons y arriver. Si chacun mobilise autour de lui, et informe ses amis, nous pouvons faire échouer la révision constitutionnelle par voie parlementaire et contraindre Sarkozy et l’UMP à organiser le référendum.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 00:42

Franchise (s)

 

C’est un joli mot la franchise. Etre franc, ça vous va droit au cœur. S’il est un domaine où le Président de l’UMP et de la République française aime à s’affirmer, c’est bien celui de la franchise. C’est là où le bât blesse.

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En matière de santé par exemple. Le Président l’a affirmé le paiement d’une « franchise » sur les dépenses médicales serait destiné à financer le plan  contre la maladie d’Alzheimer : 0,5 € par boîte de médicament, 2 € sur les transports sanitaires et certains services. La ponction sur les malades s’élèverait ainsi à 850 millions d’euros. Elle s’ajoute à la perception de 1 € par acte (recette 150 millions d’euros) et au forfait hospitalier (18 € par jour), au forfait de 18 € par acte médical dépassant 91 €, aux dépassements d’honoraires (volume global de 2 milliards d’euros soit 76 euros par ménage en moyenne).

-         Les produits attendus peuvent-ils être affectés directement au plan Alzheimer. Il semble bien que non. Les sommes sont collectées par 3 caisses différentes du régime général : CNAM, MSA et RSI. Dans ces conditions , l’argent passera bien par le budget de la « sécu » dont il allègerait le déficit. « On nous annonce un plan Alzheimer, c’est le troisième. Pour les deux premiers on n’a jamais rien vu arriver sur le terrain » déclare Christophe Trivalle, gériatre à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. André Grimaldi (Spécialiste du diabète à la Pitié Salpêtrière) s’interroge : « Pourquoi les biens portants sont-ils exonérés de l’effort national pour financer la recherche sur Alzheimer » ? »

-         « Qui ne peut pas payer 4 € par mois ? » a tenté de justifier Mme Bachelot. La question ne se pose pas ainsi. Ce sont bien entendu les patients atteints de pathologies lourdes qui seront le plus pénalisés, y compris les malades atteints par la maladie d’Alzheimer, mais aussi les accidentés du travail ou victimes de maladies professionnelles qui vont ainsi payer pour le préjudice qu’ils ont subi ! Le montant moyen du « reste à charge » par personne est par an sur les dépenses de soin est déjà de 240 €. Pour 900 000 personnes, il atteint 1 000 €.

  IMG-2833.JPG

En réalité, il s’agit de remettre en cause le principe même de la sécurité sociale au profit de systèmes de couverture privée. On en connaît le fonctionnement et les dérives. Un cinéaste étasunien, M Moore, en a fait la démonstration dans un documentaire récent. Un reportage montrait il y quelques jours les conséquences de la détérioration des soins sur la dentition des Britanniques. Le Président ne l’a d’ailleurs pas caché, souhaitant (pour commencer ?) la mise ne place d’assurances privées pour la longue dépendance et comparant la maladie à l’assurance automobile !

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« C’est le démantèlement du droit à la santé pour tous et du principe de solidarité à la base de notre système, qui veut que les plus aisés cotisent pour les plus pauvres et les bien portants pour les malades. » rappelle Jacqueline Fraysse, député des Hauts de seine (PCF). «  Si l’on fait de la santé un produit, comme les loisirs pour lesquels on s’assure selon ses choix personnels…les personnes les plus aisées finiront par dire « Il y en a marre de payer la Sécurité sociale en plus des assureurs » et c’en sera fini de la sécu. Il restera la CMU » ajoute le professeur Grimaldi.

  IMG-2836.JPG

 

Quelques chiffres à propos de la sécu :

 

-         déficit du régime général :  11, 7 milliards dont 7,1 pour l’assurance maladie. ( En 2007, assurance vieillesse – 4,6 ; assurance maladie – 6,2 ; allocations familiales  - 0,5 ; accidents du travail – 0,4 )

-         « Consommation de soins » : hôpital public : 54,2 milliards. Cliniques privées : 15,7 milliards. Médecine de ville : 42,8 milliards ( médecins = 19,8 ; dentistes = 9,1 ; auxiliaires médicaux = 9,5 ; analyses = 4,1). Transports de malades : 3,1 milliards. Médicaments : 31,9 milliards. Autres : 8,9 milliards.

  IMG-2824.JPG

Le déficit devrait atteindre 12,7 milliards l’an prochain dans les branches maladie et retraites.  Avec le plan 2008, il serait ramené à 8,9 milliards.

Outre les « franchises », le plan prévoit le passage du financement de l’hôpital à la tarification à l’activité et la convergence avec les cliniques privées d’ici à 2012.

Retraites : Le nombre annuel des départs à la retraite est passé de 500 000 en 2000 à 750 000 en 2007.

-         revalorisation des pensions : + 1,1% ( inflation + 1,6%)

-         Mesures pour freiner les départs à la retraite : 380 millions.

-         L’état devrait solder sa dette de 5,1 milliard à la sécu, mais la défiscalisation des heures supplémentaires privera les comptes sociaux de 1,3 milliards en 2007 et de 5,1 milliards en 2008.

 

Rappel : le « paquet fiscal » consenti pour l’essentiel aux plus fortunés a privé les finances publiques de 15 milliards d’euros, soit plus que le déficit de la sécu toutes branches confondues !

  IMG-2841.JPG

Communiqué du PCF. ( La Dépêche de l’Aube. N° 941 du 5 octobre 2007)

 

« Le but des franchises médicales ce n’est pas d’augmenter la qualité des soins et de mieux soigner les malades, c’est de réduire les coûts. Aujourd’hui, la sécurité sociale n’a pas besoin d’un énième plan d’austérité, mais de recettes nouvelles. Elle a besoin que l’ensemble des richesses créées dans notre pays contribue au financement de la sécu. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les progrès de la médecine…les besoins de santé augmenteront.

-         Les franchises médicales rapporteront au mieux 800 millions d’euros.

-         Faire contribuer les stock options à la solidarité nationale rapporterait 3  milliards.

-         Faire cotiser le revenus boursiers au même taux que les salaires rapporterait 13 milliards.

-         Augmenter les salaires de 1% rapporterait 9 milliards !

-         Aujourd’hui, le coût des exonérations patronales c’est 23 milliards de recettes en moins, et les dettes patronales non payées se montent à 1,9 milliard… »

 

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Le 29 septembre une cinquantaine d’organisations appelaient à une première journée de rassemblements. Plus de 50 000 signatures ont déjà été recensées  sur le texte : « Franchise sur les soins : l’assurance maladie solidaire den danger. »

http://www.appelcontrelafranchise.org

 

A Troyes  des signataires se sont retrouvés place de l’Hôtel de Ville. Un premier pas qui devra être suivi de bien d’autres. D’après un sondage récent, 7 Français sur 10 se prononçaient contre les franchises. Si j’ai bien compris et bien entendu, le président de l’UMP et de la République, avec ses amis, s’est promis de mettre par terre tout ce qui s’est fait « depuis 50 ans. » Ce qu’il a appelé « la rupture ». On le savait un peu confus dans ses références historiques. Cinquante ans, cela devait sans doute viser l’héritage de la Libération. Si l’on compte bien cependant, nous sommes à la veille de fêter le cinquantenaire …de la 5ème république voulue par le Général De Gaulle…

 

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 17:55

« ¿ Qué pasa aquì ? »

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Les Gaulois du Nord – de l’Ouest et du Sud resteraient-ils trop longtemps au soleil au Gabon ?

Les Gaulois de l’Est résisteront-ils ?

L’acharnement est-il une fatalité ?

 

Un bug informatique au Collège/Lycée Français Blaise Pascal (Libreville/Gabon) a mis les germanistes de 3ème dans tous les Etats !!! L’ordinateur (subissant la loi du marché) les avait mis en … Espagnol !!!

Branle bas de combat, les parents mirent le ¡ OLA ! de suite.

La prof d’Allemand qui pensait pouvoir avoir son Mercredi et jeudi après-midi , à la plage, dut revenir pour … 13 élèves (regroupement de classes Germanistes) et le prof d’Espagnol qui à la rentrée enfin respirait car cette année, il n’aurait que 26 élèves … et bien non ! On regroupa 3 classes, mis les 13 Germanistes de côté,  afin de faire 2 cours d’Espagnol de 32 élèves chacun.

Il fallut aller chez la voisine Germaniste pour récupérer des tables et des chaises. Bref c’était la Corrida…

 

La mise à mort des profs d’Espagnol est annoncée : trop peu (les profs), classes surchargées (d’élèves) : l’épuisement n’est pas loin et le picador veille …en début d’année …

 

Alors chers habitants de l’Est,  Bougez, Venez, Venez grossir les classes d’Allemand, Colonisez la France et le Gabon car même les Africains et le « reste du monde » (33 nationalités dans le collège/lycée Blaise Pascal) se mettent à apprendre l’Espagnol !!!

 

Venez en aide aux profs d’Allemand qui bientôt si VOUS ne faites rien seront plus nombreux que les « Germanistes » (Français).

                                                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                                                                                                          
 
N°1-pt potins-Sep2007-Gabon   


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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 16:55
Certains téléspectateurs distraits ont peut-être été surpris de ne pas retrouver à la rentrée leur émission favorite à 12 h 30 sur la 5. Depuis pluiseurs années "Arrêt sur image" proposait une lecture critique et instructive des actualités télévisées. Malgré une audience honorable pour ce genre d'exercice, l'émission a été suprimée sans autre forme de procès. Le spectacle pitoyable offert par les chaînes "d'information " depuis l'élection du nouveau Président éclaire les raisons de cette censure. On apprend ces jours ci, que l'actualité "présidentielle" a occupé 23 % du temps d'antenne dans les journaux télévisés des 2 principales chaînes d'information. C'est beaucoup!
Les producteurs d' "Arrêt sur images" se sont réfugiés sur le Net. On peut les y suivre. Voici un premier bulletin de santé et le lien pour en savoir plus...

La lettre d'@rrêt sur images, N°1
asi-france5.jpg


Vous avez peut-être suivi en frissonnant les reportages de TF1 ou de M6 sur la « bande de la gare du Nord », qui s'est livrée à des affrontements armés en plein Paris.

Vous serez soulagés d'apprendre qu'il ne s'agit, pour France 2, que d'un innocent groupe de rap. Et vous en tirerez sans doute la conclusion que les journalistes ne trouvent... que ce qu'ils viennent chercher.

Quand Pujadas nous annonce au 20 Heures de France 2 « l'interview pour la première fois à visage découvert » du policier du RAID qui a tué l'auteur de la prise d'otages de la maternelle de Neuilly, que veut-il dire exactement ? Maja Neskovic a replongé dans les archives d'Arrêt sur images, pour traduire du Pujadas dans le texte.

Vous avez peut-être vu au 20 Heures de TF1 des « images inédites » sur le 11 Septembre ? Elles étaient disponibles sur Internet depuis un an. TF1 s'est excusée... mais pas à l'antenne.

Vous avez l'impression que Sarkozy parle beaucoup ? Judith Bernard va vous montrer comment il ne dit rien. Tout en parlant tout de même.

Toutes ces informations, nous souhaitons continuer à vous les donner chaque jour sur le site d'@rrêt sur images. Grâce à vous. Abonnez-vous, dès aujourd'hui ( http://arretsurimages.net/abonnement ).


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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 16:50

NON AUX "FRANCHISES MEDICALES"

OUI A LA SECU SOLIDAIRE

rendez-vous

SAMEDI 29 SEPTEMBRE

11H place de l’Hôtel de ville à Troyes

A l’appel dans le département de l’Aube du :

PCF-PS-LES VERTS-PRG-MRC

Syndicat CGT santé aube

 

50 ORGANISATIONS NATIONALES sont signataires de l’appel

Appel communiqué par nos lecteurs.
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 16:33

Retour sur une actualité estivale, grâce à un lecteur fidèle et documenté....

-
LECTURE INFORMATIVE-?

 

L‘ANGINE BLANCHE - INFORMATIONS AUX FUTURES VICTIMES.

 

MISE EN GARDE SUR LES SYMPTÖMES OCCASIONNES!

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L’angine blanche n’est pas particulièrement douloureuse, hormis des difficultés à

avaler certaines choses, d’où une mauvaise humeur chez le patient, on dit qu’il est « mal embouché ».Ne pas confondre, bien entendu, l’angine blanche avec l’angine de Vincent, dite « angine Bolloré », provocant chez le malade une pépie financière inextinguible. Également ne pas confondre avec l’angine de poitrine dont souffrait la regrettée Rita Hayworth et dont la dernière victime fut la regrettée Lolo Ferrari.

 

Contrairement à l’angine rouge qui peut provoquer, chez des patients allergiques, un gonflement des amygdales à caractère viscéral, l’angine blanche est sans conséquence sur l’état idéologique du patient.

 

En revanche c’est une maladie capricieuse, voir contagieuse, qui prend souvent à la gorge, avec des poussées de migraine l’entourage du malade qui en est atteint, plus que le malade lui-même.

 

Des complications subsistent, l’angine blanche peut donner des « achtes », générateur de la redoutable « fièvre acheteuse » qui incite le malade à une frénésie de shopping. On notera avec grand intérêt que la fièvre acheteuse est l’antidote à la « fièvre vendeuse » dont souffrent cruellement les petits porteurs qui, à cause des problèmes de bourses, manquent de liquidités naturelles. Sachez que si l’angine blanche est mal soignée, elle peut engendrer des séquelles articulaires au niveau des ronds de jambe, voir de l’inclinaison du dos. D’où une certaine difficulté du malade à se plier aux bons usages du protocole.

 

Tous les services de santé spécialisés savent que l’angine blanche est une maladie infantile spontanée- quasiment sans lendemain. On sait simplement qu’elle aurait été colportée par un ambassadeur du Quai d’Orsay, d’où le caractère parfois diplomatique de cette affection.

 

Prise en charge par la Sécu, le traitement de l’angine blanche est naturellement remboursé, contrairement aux nouvelles dispositions en vigueur, elle n’est pas soumise à de la franchise particulière- Bien au contraire !!

Roger B

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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 18:44
Conformément à nos engagements, nous publions la libre opinion ci-dessous. Elle n'engage naturellement que son auteur et appelle nombre d'observations et pourquoi pas, de commentaires...





"Bonjour,

 

Je viens de lire votre article d'un internaute sur les couts de la SNCF, ainsi que vos opinions.

voir ici )

 

Ce qui me gène, est que l'un, comme l'autre des opinions sont extrèmes opposés typiquement à la Française, d'un coté, un article revendicatif et en colère, et de l'autre des arguments trés syndicaux voir mêmes des sources de syndicats et partis limites extrêmes. (La CGT cheminot est reconnue comme la plus dure par la CGT elle même).

 

Personnellement, je pense que les grèves à répétitions, font que la population française va aller dans le sens du gouvernement actuel. Par contre je regrette qu'une entreprise comme la SNCF soit privatisée, par le comportement irresponsable de certains. J'aimerai avoir un service public digne de ce nom, qui rende du service, dans le respect des horaires et surtout des clients.

 

Malheureusement, le comportement suicidaire de certain (une minorité), va faire que nos services publics vont être privatisés. Car à choisir, le peuple français va favoriser les directives allant à la réforme voir à la privatisation. Je pense malheureusement aussi à EDF/GDF...

 

Je crois qu'il serait intelligent que les cheminots mettent de l'eau dans leur vin, et que le gouvernement essaye de sauver ce service public, mais n'y croyant guère, la SNCF sera privatisée tout ou tard.

 

A rappeller que pour le Fret, la SNCF avec 26.000 salariés fait 2 fois moins de chiffre que la concurence avec 20.000.

Pour convaincre les transporteurs routiers d'utiliser les voies de chemins de faire, il faut un prix compétitif par rapport aux camions.

A ce jour pour 1Euro de cout routier, le chemin de fer est capable de transporter les camions à 0,90 mais c'est la concurence de la SNCF.

 

Je tenais à souligner que d'autres services publics sont exemplaires, je pense entre autre aux hopitaux, ou les gens se décarcassent (c'est pas toujours facile) à sauver et faire vivre le service public en travaillant et en apportant des idées. L'OMS a déclaré la France comme meilleur pays en système de santé. Les combats syndicaux suicidaires n'ont jamais mené à rien, il n'y a aucun exemple à ce jour. Le paradoxe dans l'histoire, est que, ceux qui se disent défendeurs du service public le décridibilisent fortement, et que si vous leur demandez de prendre du recul, ils se retourneront contre Sarko ou autres politique, mais ne se prendront pas en mains. Ca réformera ou ça cassera. Certaines personnes à la SNCF n'ont pas compris que la concurence est là pour moins chère et de meilleur service. J'espère que la SNCF va se réformer et continuera d'exister. Il faut un contre pouvoir, mais pas suicidaire.

 

@+

 

Olivier

37 ans

Resp informatique."

  Compléments d'informations: par exemple ici.

On y trouvera notamment un commentaire utile du graphique ci-dessous représentant le nombre de jours de grève par an  dans les différents pays européens (moyenne sur 3 ans -2000- 2003 , pour 1000 salariés ):
 
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 18:33

Tous pourris ?

 

A la veille des élections, une multidiffusion circulant  par courriel tentait de ranimer les vieux réflexes anti parlementaires bien connus dans l’histoire de notre République.

 Du Général Boulanger au complot des ligues fascistes en 1934, la thématique n’a guère changé. « Bons à rien, gaspilleurs des deniers publics  et tous pourris. » . Pierre Poujade en fit ses choux gras en 1956 (avec à ses côtés un certain JM Le Pen ).

Dans un registre différent, le Général De Gaulle fit de la lutte contre « les partis » un de ses thèmes majeurs. De l’époque de l’UNR triomphante (1958- 1965 ) date l’expression de « député godillot ». Les événements de 1968 ramenèrent à l’assemblée une majorité de droite écrasante et soumise au pouvoir exécutif.

 

 Alexandre Sanguinetti, un Gaulliste historique qui pratiquait le « parler vrai » (et à l’occasion le coup tordu- voir l’histoire du Service d’action civique avec son ami Pasqua ) observa alors que la majorité aurait pu faire élire un âne s’il avait porté les couleurs du parti dominant. Je ne sais pas pourquoi cette remarque a de nouveau semblé d’actualité…jusqu’à la veille du second tour.

 

L’ anti parlementarisme n’est pas seulement lié à la partie la plus réactionnaire de la droite. Le courant anarchiste et anarcho-syndicaliste, autrefois dominant  lui donna jadis une couleur « rouge-noire » que l’on vit ressurgir aussi en 1968 (« Elections piège à cons » ). Le courant marxiste dénonça longtemps la « république bourgeoise » et le système représentatif. Le PCF a depuis plusieurs décennies changé de position à ce sujet. Les courants extrêmes de la gauche n’ont pas tous une position très claire à ce sujet.

D’où provient donc le texte diffusé, dénonçant un privilège inacceptable « voté à la sauvette » « par tous les partis »  à l’initiative de jean Louis Debré ? Extrême droite ? Extrême gauche ? Le but était certainement de favoriser l’abstention.

Que dit l’accusation ?

Les députés se sont voté un « golden parachute » en cas de non réélection. «  Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417 120 € ». Le calcul précise 6952 € par mois pendant 60 mois. A l’issue des 5 ans, ils percevront 20% de ce traitement « à vie ».

La loi a été votée « en douce », « en catimini ». Elle modifie l’état de fait antérieur qui maintenait l’indemnité 6 mois et non 5 ans. Aucun média n’en a parlé sauf le « Canard enchaîné »  et « le Midi libre ». Suivent des renseignements exacts collectés sur le site de l’Assemblée Nationale.

http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp#alloc

De quoi s’agit-il ?

L’auteur du courriel  critique « l’allocation d’aide au retour à l’emploi » des députés battus aux élections. Il s’agit d’un dispositif d’assurance chômage particulier, ces élus ne relevant pas de l’ASSEDIC. Ce que ne dit pas notre auteur c’est que :

-         cette allocation n’est versée qu’aux députés non réélus et sans emploi.

-         le dispositif est financé par une cotisation prélevée sur l’indemnité des élus en fonction (0,5% de l’indemnité parlementaire)

-         l’allocation est différentielle (selon les ressources personnelles de l’élu) et dégressive dans le temps. (100% pendant 6 mois puis 70% (1 an), 60% à 1 an et demi,  50%  bout  après 2 ans, puis -5% par semestre. Le calcul mis en exergue dans le courriel est donc faux.

 

 Quel est le problème ?

Il est possible évidemment de hurler au scandale. Quoi ? Les députés battus auraient droit à une indemnité de chômage ? Il semble bien pourtant que la question ne soit pas là. Qui sont nos députés. L’  assemblée élue en 2002  avait la composition sociologique suivante :

Agriculteurs : 2,5% ; artisans et commerçants, chefs d’entreprises 5,6% ; cadres et professions intellectuelles supérieures 78,8% ; professions intermédiaires 7,2% ; employés 5% ; ouvriers 0,9% ! On insiste à juste titre sur la faible représentation des femmes ou des « minorités visibles » ( lamentable euphémisme pour ne pas parler de la couleur de la peau- critère qui semble rendre fous bon nombre de nos contemporains !)

« l’UMP, a choisi une fois encore pour ces élections législatives les pénalités financières (4,3 millions d’euros en 2005) plutôt que la mise en œuvre de la parité. Alors que le PS et le PCF ont investi respectivement 43,6 % et 46,5 % de candidates, à l’UMP, au premier tour, à peine plus du quart des candidats (26,5 %) sont des candidates. Résultat : seulement douze femmes parmi les députés de droite déjà élus. 12 %, on est bien loin de la parité.

Quant aux candidats que l’on dit « de la diversité », ils sont quasiment absents des tablettes de l’UMP. Lorsque le PCF et les Verts en présentent une cinquantaine, le PS une vingtaine, ils ne seraient, selon le recensement du journal le Monde, qu’« une petite dizaine » dans les rangs du parti du président. Sans surprise donc, aucun ne figure parmi les 109 élus du premier tour. Seul rescapé en lice pour le deuxième tour sous les couleurs de l’UMP : Salem Kacet, un radiologue de Roubaix.

Mais s’il est une minorité quasiment invisible à l’assemblée comme au gouvernement, c’est bien celle des ouvriers et des employés – de tous sexes ou origines - qui constituent pourtant la majorité de la population ! Parmi les élus du premier tour, on compte 12 chefs d’entreprise,  9 médecins, 2 dentistes, 3 pharmaciens, 5 consultants et experts, 5 journalistes… et  0 ouvrier.

La proportion d’élus issus des classes populaires était légèrement supérieure lorsque le PCF avait plus d’influence. Mais elle est toujours restée modeste. Les causes en sont faciles à comprendre. Comme la plupart de nos concitoyens, les employés et ouvriers n’ont ni la disponibilité, ni la sécurité indispensables pour prétendre à un rôle de porte parole du peuple. Les seules voix d’accès ( ascenseur démocratique… ? ) sont soit la fonction publique (protection statutaire contre l’arbitraire patronal et reprise d’emploi si échec) soit la « carrière » dans un parti. Le PCF a longtemps joué ce rôle de promotion. Tout mouvement  prétendant à une transformation démocratique de la société devrait  tenir compte de ces contraintes.

Ainsi, au-delà d’un système de scrutin qui déforme l’expression démocratique (voir article précédent ici ), le système favorise les classes dominantes de la société. Seul un « statut » de l’élu, garantissant son indépendance et son reclassement permettrait peut-être de rééquilibrer une représentation nationale bien affaiblie. (Voir programme «  Une autre politique à gauche » p 64) 

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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 17:57
Pour ceux qui ne se résignent pas:
http://annazajac.over-blog.fr/

La candidate

et le suppléant.
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 18:05

Oui bon , je sais on commence à en avoir ras la casquette, Sarkomenteur, Sarkozizi, Sarkojogging, Sarkodémago Sarkofucking et compagnie.

Mais rien que pour la belle déclaration, assenée à ce monsieur de feu nos services publics de l'Energie. (La répétition est la base de la pédagogie et au moins deux de mes destinataires ne me contrediront pas)La France d'en bas serait-elle un peu conne alors ?: « T'as compris prolo ? ça rentre sous ton p’tit casque ! » (voir les images…)

Ca a marché, je suppose que cet ouvrier s'en souvient encore, on dirait que les média ont moins de mémoire..

 

Alors on a beau savoir qu'il faut se méfier des montages d'images, qu'aux images on fait dire ce qu'on veut, la technique est peut-être un peu facile, n'empêche avec tout ce qu'on nous (a) fait bouffer comme mensonge moi j'arrête pas de tousser, je croyais que c'était la cigarette mais non, ça me prend à chaque fois que je sens qu'on nous prend pour des cons..

 

 

Enfin voici la bête (copier-coller) :ici

 


Je suis peut-être la dernière à la découvrir, de toutes façons je vais arrêter tout contact avec la presse quand elle parle politique, avant que mon histoire de toux devienne dangereuse..

Inou.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 02:12

« Cinq ans ferme ! »

(L’expression est de Clémentine Autain)

 

Après le coup de déprime de dimanche soir , j’ai fait comme le nouveau Président. Je me suis mis au vert (quoique plus modestement, aucun de mes amis ne possédant un yacht, pas même une barque ni un vieux ponton) Je me suis pas mal retrouvé dans le texte  publié par « La Dépêche de l’Aube »  et issu du site ( à recommander « Bella Ciao »…Ah ces italiens… voir à la fin de l’article ) Je me suis déclaré en grève illimitée, ce qui ne fait de tort à personne vu que je suis un double boulet pour le dernier des  joyeux libéraux triomphants: retraité et fonctionnaire. C’était évidemment ne pas voir plus loin que le bout de son jardin ( Voltaire, Candide etc. …)

Des courriels m’en font reproche. Les incidents survenus dans différentes villes de France prêtent à confusion et les seconds couteaux de l’UMP s’emploient à semer encore une fois les graines de la haine . Tel Christian Estrosi qui au journal télévisé prétend que Ségolène Royal a appelé à l’émeute !

Clarifions donc.

-         Si la déception est compréhensible, aucun mouvement violent  plus ou moins manipulé n’est acceptable. C’est inutile. Le candidat des droites est élu. Il règnera. C’est contre-productif : chacun sait que les violences renforcent l’électorat de droite. C’est désastreux pour les intéressés, condamnés durement par un pouvoir décidé à s’imposer à tout prix.

-         L’élection présidentielle est passée, viennent les élections législatives. D’autres suivront. Si l’on veut réagir, il n’est pas inutile de revenir sur cette expérience récente. Et d’en tirer des leçons.

 

Victoire d’un système.

 

La politique spectacle a mis en pleine lumière un homme ambitieux et peu regardant sur les arguments. Sa réussite ne doit pas cacher qu’il a été porté par un parti politique organisé, soutenu activement par des personnalités nombreuses, des forces économiques puissantes. François Bayrou a confirmé ce que nous savions déjà sur les relations entretenues avec les pouvoirs de l’argent et des médias.

 L’UMP a aligné sur les antennes et les ondes des porte parole obstinés, entraînés à répéter les slogans clés de la campagne…et à monopoliser la parole dans les « débats » quitte à les rendre inaudibles. Leur truc (et ça ne fait que commencer ) : répéter le plus souvent possible le nom de « Nicolas Sarkozy ». Nous avons eu l’impression curieuse de retrouver  les plus vieilles techniques de propagande, celles qu’on avait cru disparues avec les médias modernes et la fin de la guerre froide .

 En a parte : retour aussi des « orateurs », harangueurs de foules et bateleurs d’estrades. Moi j’aimais plutôt ça.  Barjonet à Charléty en 68, Gustave Ansard à la Bourse du Travail à Troyes dans les années 70, Patrick Le Hyaric à Sainte Savine récemment, Jacques Duclos en 69, banlieue nord. Des envolées lyriques dignes de Jaurès (Lisez ou relisez) . L’orateur citait Cervantès. Maurice Thorez, lui,  étudiait le latin et dialoguait avec Louis Aragon. Voyez notre misère ! … Les survivants  à droite,  auront d’autres mémoires d’autres horizons : les charmes et les dangers de la séduction des foules… Philippe Henriot, talent et  parole dévoyés. Les écrivains complices ou fourvoyés. Drieu , Céline,… . Vertiges de paroles déboussolées dont Jonathan Little (« Les Bienveillantes ») à sa manière témoigne 

 

  La plupart des reportages ou émissions consacrés à la campagne, que ce soit à la radio ou à la télévision, ont commenté, illustré, les thèmes favorables à la droite. On a même entendu des journalistes regretter que la loi oblige à une certaine « équité » de durée,  dans la période précédant l’élection !

 

S’organiser pour résister.

 

Il est un peu vain d’imaginer que seule la bonne parole de quelques uns (dont celle-ci), dispersée, peu audible, suffira à contrebalancer un tel rouleau compresseur. Les réactions et colères individuelles, si estimables soient-elles ne pèsent pas lourd dans cette balance là.

Or d’oncques, en toute modestie ( je ne parle qu’en mon nom !!! lol :-°), je me tente une mise en ordre perso :

1.     L’union fait la force (banal mais toujours vrai !).

2.     Toute action publique est politique. (L’ « associatif masqué » ne trompe que lui-même ). On le sait bien dans nos villages où le moindre responsable de club (belote, pétanque, pêche à la ligne) est identifié, toléré ou exclu. Pas d’illusions : la chasse est ouverte !

3.     Râler c’est bien. Agir c’est mieux. Les opposants au néo-bonapartisme manquent de bras. Les UMPistes distribuent des tracts, vont sur les marchés, collent des affiches. Finalement, ils n’ont peut-être pas tort en tout.. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !

4.     Le plus dur c’est d’apprendre. (« Premier mot d’ordre apprendre, second mot d’ordre apprendre, troisième mot d’ordre apprendre… »… Lénine aux Komsomolsk....traduction approximative…)  Un parti politique devrait servir à ça normalement. Ce n’est pas un « club de supporters » t-shirts-drapeaux-casquettes-chaussettes !. Si l’on veut se déprendre du modèle UMPiste, il faudrait  mettre au cœur de futures refondations la connaissance (et pas le slogan) . ATTAC a tenté l’aventure. D’autres agissent en ce sens, chez les Verts, les « Altermondialistes ». Sur d’autres marges « Auboisementcorrect » y contribue. Le programme de MG Buffet , inspiré des 125 propositions antilibérales était cohérent et prometteur. Tous les « économistes » ne sont pas « libéraux » de même que la météo n’annonce pas inévitablement la pluie. La campagne électorale lors du référendum sur la constitution européenne fut exemplaire par la diversité et l’engagement dans un vrai débat de fond. Cela a manqué lors des dernières présidentielles y compris dans les « Blogs ». Ce que j’appellerais la « gauche critique » fut cruellement absente.

 

Le monde est là, qui vit et lutte…

 

Originalité  peu remarquée durant ces dernières semaines de campagne: la persistance sourde des luttes syndicales. Qu’il s’agisse d’EADS, de l’automobile, d’ouvrières du textile, des hommes et des femmes tentaient de sauver leur emploi, leurs conditions de vie, leur maison , leur famille peut-être. Chacun a pu apprécier les mascarades médiatiques : le candidat du MEDEF faisant son numéro devant des sidérurgistes, dûment convoqués,  muets bras croisés et polis. La candidate socialiste râlant après ses assistants :

 « Mais ils sont où les ouvriers ? Cela ne sert à rien de visiter une usine s’il n’y a personne !

-         Ils seront là , ils seront là » rassurait un piteux GO (gentil organisateur).


 

Furtivement , la classe ouvrière existait, en toile de fond d’un spectacle mal ficelé. Les très qualifiés. Ceux qui restent d’une grande puissance industrielle. Ingénieurs à Rennes, femmes que remercia du bout des lèvres Laure Manaudou pour les maillots qui la font sirène. Ils et elles savent qu’ils seront en première ligne. Les amis du nouveau président , ils les connaissent depuis belle lurette. Ce sont leurs employeurs encore, leurs licencieurs souvent. Ils font avec. Ils n’ont pas le choix. Eux aussi sont divisés : syndicat ceci, syndicat cela. La presse et les médias n’ont pas de mots assez durs pour les organisations de travailleurs : corporatistes, minoritaires, divisées. Les syndicats de fonctionnaires ? Trop puissants. Ceux du privé ? Trop faibles. Jamais comme il faut naturellement. Avez-vous remarqué que les syndicats patronaux, médicaux, buralistes, agricoles (pas tous) sont écoutés et légitimes. Les seuls qu’on méprise représentent quoiqu’on en dise, la plus grande partie des salariés. Ceux –ci d’ailleurs ne s’y trompent pas et leur accordent régulièrement, lorsqu’ils en ont la liberté, des suffrages nombreux. Du coup, les gouvernants gênés ont supprimé les élections qui permettaient cette expression  atypique : celles qui permettaient de désigner les représentants paritaires aux caisses de sécurité sociale. Et je ne donne pas cher des futures élections aux prud’hommes. A la CGT et à la CFDT qui réclament une juste représentativité lors des négociations, le MEDEF dit non ! Nous verrons ce qu’en pensera l’élu du peuple, de quelques vedettes sur le retour et des grosses fortunes. Il sait déjà comment tenter de briser les grèves (service minimum, vote par usine…)  Il n’a pas envisagé apparemment de les éviter.

Notre tradition (devoir de mémoire) est que sans un syndicalisme actif, les espoirs, les revendications sociales restent des coquilles vides . Besancenot n’avait pas tort de dire que les congés payés ont été obtenus par la grève en 1936. Il n’aurait pas dû oublier que les accords entérinant  cette victoire ont été signés par un gouvernement de Front populaire. Quand à 1968 que le nouveau Président veut « liquider », nous savons bien, que les émeutes spectaculaires et vaines ont donné à la droite une majorité écrasante au Parlement. Le syndicalisme heureusement sut préserver son autonomie et concrétiser des avancées significatives.

 

 

Et si vous n’êtes pas d’accord, REAGISSEZ !

 

En annexe le texte et le lien pour Bella Ciao :

de Christophe Adriani

Au soir du 22 avril, Marie-George Buffet a dit notre détermination à "tout faire pour battre Nicolas Sarkozy". Commentant notre mauvais résultat, elle a aussitôt prévenu que les communistes seraient "toujours là". Sur ce dernier point, je m’interroge : comment serions-nous toujours là ? Pourquoi serions-nous toujours là ?

Le nombre d’électeurs qui ont porté leurs suffrages sur le nom de Marie-George Buffet est réduit au nombre d’adhérents que nous comptions il y a vingt ans au moment de ma propre adhésion. Et cependant, un nombre bien plus important de français attendent des communistes qu’ils soient "toujours là". Ils nous le disent et nous l’ont répété tout au long de cette campagne, ajoutant le plus souvent que pour autant ils voteraient "utile", c’est à dire pas pour nous. Et du Nord au Sud, d’Est en Ouest, que nous soyons sur le terrain tous les jours ou que nous n’y soyons déjà plus faute de force, ils ont voté d’un même élan. Maintenant les mêmes nous tapent affectueusement sur l’épaule en nous demandant : "ça va ?".

Bah non, ça va pas…

Chaque communiste peut en témoigner à sa manière : nos proches sont très exigeants à notre égard. Un jour ils attendent de nous que nous reconstruisions un parti puissant, un autre jour que nous le liquidions pour laisser a place à « autre chose » ; ils veulent que nous soyons toujours les mêmes mais pensent que ce serait plus facile si nous changions d’identité ; ils attendent surtout que nous nous mobilisions contre les méfaits des politiques pour lesquelles ils ont voté au nom du moindre mal… Nous connaissons tous ces amis, ces parents qui nous félicitent de tenir bon. Mais c’est fatiguant à la longue.

Aussi je propose que nous décrétions une année sabbatique. Au lendemain des législatives au cours desquelles il est désormais envisageable que nous perdions toute représentativité nationale, laissons-les faire et reposons-nous pour mieux nous ressourcer.

Ainsi ceux qui pensent que notre présence est un obstacle à la constitution d’une force antilibérale ou anticapitaliste d’un genre nouveau pourront à loisir constituer l’organisation qu’ils appellent de leurs vœux. Ainsi ceux qui nous demandent toujours ce qu’il faut faire pour ensuite nous reprocher de ne pas avoir bien fait pourront tenter leur chance.

 Nous sommes fatigués. Nous avons besoin de repos et de recul. Notre nouvelle « stratégie paresseuse » sera mise à profit. Utilisons ce qu’il reste du Parti pour organiser ces longues vacances du militantisme : stages de relaxation à Colonel Fabien, salons de beauté et de massages dans toutes les sections, ateliers de pratiques artistique, échanges de savoirs œnologiques et culinaires et surtout… cours de farniente.

Organisons des camps de rééducation à la glandouille absolue ! Ce ne sera pas facile, mais il faut faire cet effort.

Utilisions toutes nos ressources à notre seul avantage. La présence de communistes sur tout le territoire devrait permettre de favoriser les échanges d’appartements, le covoiturage, pour visiter la France, changer d’air. Allons nous promener au bord de la mer sans parler du prix du poisson ! Fidèle à notre tradition internationaliste, nous tâcherons de faire des émules sous d’autres latitudes, histoire de ne pas passer toutes nos vacances dans le Nord et le Pas-de-Calais (même si c’est très joli).

Cette nouvelle orientation va susciter des vocations. Aussi nous faut-il être très fermes : pas question d’accepter d’adhésion pendant l’année sabbatique, sauf à être à peu prêt certains que le prétendant ait voté pour nous en avril 2007 (à ce niveau on peut les compter un par un dans chaque bureau de vote). Exception faite également des adhésions par amour pour un adhérent ou une adhérente, la déraison étant excusable et non le calcul.

 L’Humanité supprimera toute ses pages politiques, économiques et sociales qui nous dépriment pour se consacrer uniquement à l’essentiel, autrement dit aux loisirs et à l’art. La page télé sera remplacée par une page de poésie quotidienne. Les pages théâtre, cinéma, littérature, occuperont la moitié du journal…

L’Humanité dimanche sera remplacée par Les Lettres Françaises que nous vendrons le dimanche matin en déclamant des vers (d’où l’intérêt des stages de pratique artistique). Au travail, pas question d’embêter nos collègues avec de sempiternelles débats sur la baisse tendancielle du taux de profit ou les règles de l’OMC (d’autres s’en chargent souvenez-vous). Organisons des parties de belote et aux beaux jours des concours de pétanque. Et ne manifestons que pour imposer la sieste à l’entreprise (c’est une autre manière d’agir sur la répartition de la plus-value !

Quand à la fête de l’Huma, il faudrait n’y inviter pour une fois que de bons artistes pas médiatiques, des vrais copains comme Lubat, Perrone et Benedetto, avec une affiche de Paris Clavel, s’il vous plaît. Ce sera en quelque sorte l’espace des Amis de l’Huma en un peu plus grand, mais pas trop quand même car nous n’aurons pas le temps de tout préparer. D’ailleurs, limitons les entrées à notre seul entourage en proposant à nos vrais potes de l’organiser avec nous, chacun y apportant sa part, ce qui limitera les frais.

Enfin, repoussons le congrès à la fin de cette année historique. Soit nous déciderons de continuer comme ça, officialisant la première mutation d’un parti communiste en club de vacances perpétuelles, soit nous reviendrons à nos anciennes pratiques, mais plus calmes, plus efficaces sans doute. En fait ça dépendra de ce qui se sera passé durant notre relative absence (relative car on cachera quand même les enfants d’immigrés si on doit les cacher).

 


dimanche 29 avril 2007

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=47344

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 15:17
Compte tenu des circonstances, nous ne sommes pas en mesure de vous livrer nos impressions de campagne...
En effet, notre correspondant principal a été exceptionnellement invité sur le yacht de Sarkozy 1er dans le cadre d'un élargissement forcé. Bernard Tapie étant de la croisière, nous essayons de nouer des relations profitables avec le demi monde des "winners" multirécidivistes.


Comme la plupart des informateurs patentés (chaînes multiples , paraboliques  ou netivores) nous sommes allés faire la fête ainsi que nous y invita publiquement le présentateur  vedette de la chaîne première, employé de sa majesté. Nous assurerons désormais un sévice minimum. Regardez TF1: vous saurez tout ce qu'un citoyen honnête épris de morale, de travail, de famille et de patrie doit savoir pour travailler plus. ( Si vous gagnez plus merci d'ajouter un commentaire).


Une amie qui nous veut du bien nous incite à nous connecter sur un site hébergé provisoirement à l'étranger ("Ma France, tu l'aimes ou tu la quittes... " - La primauté de la citation est discutée...ça va de l'extrême droite d'avant guerre à Le Pen ou De Villiers. Le dernier en date est sans nul doute Sarkozy 1er - le -Petit.)
Notre compassion est sincère.
http://krissolo.blogourt.fr/Tous_unis-04052007-155222-lp-405288.php


Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 14:48

Bonjour, à tous, voici le texte de l'appel que j'ai lancé hier pour le second tour de l'élection présidentielle :


Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Dimanche prochain vous déciderez qui sera notre prochain président de la république. Je n'ai pas soutenu lors de ce premier tour l'un des deux finalistes. Mais comme tous les Français dans ce cas, pour le second tour, il faut choisir et j'ai choisi Ségolène Royal. Je vais brièvement vous en résumer les raisons. Sur des aspects fondamentaux de la vie de notre pays, les projets de l'un, Nicolas Sarkozy, sont dangereux pour les libertés fondamentales, l'environnement, la vie quotidienne des Français, alors que ceux de Ségolène Royal sont dans notre tradition républicaine et ouvre des perspectives nouvelles pour la France.


Sur la vie quotidienne des Français : 96 % des patrons du MEDEF votent... Nicolas Sarkozy ! Cette information montre bien que les actionnaires du CAC 40 ne se trompent pas de bulletin de vote pour défendre leurs intérêts. Ainsi le slogan "travailler plus pour gagner plus" se traduitra par "travailler plus ..pour ceux qui auront du travail, tout en gagnant moins car avec plus de chômeurs et de délocalisations, les salaires seront tirés vers le bas". Et à cette arrogante escroquerie, il ajoutera la division des français entre eux en opposant les "français qui travaillent", les "courageux", aux français au chômage, les "fainéants" !
Ségolène Royal propose au contraire la solidarité, la sécurité professionnelle (sécurité sociale de l'emploi), l'augmentation du SMIC et des bas salaires, la création d'emplois par le développement économique, la formation et la recherche.


Sur l'environnement : les deux candidats ont signé le pacte de Nicolas Hulot mais Nicolas Sarkozy n'en a absolument pas parlé pendant sa campagne tout simplement parce qu'il se moquent complètement de l'écologie réelle. Les grandes entreprises mondialisées, qui ont conduit la planète au bord de la catastrophe, le soutiennent. Il sera prisonnier de ce soutien. Les pétroliers, les  semenciers, et autres pollueurs pourront continuer comme hier et aujourd’hui.
Ségolène Royal propose, entre autres, des moratoires sur les grandes questions qui interpellent les Français (nucléaire EPR, les OGM, etc.) et d'anticiper l’épuisement et le renchérissement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.

Sur les libertés fondammentales : Nicolas Sarkozy veut renforcer le pouvoir personnel du président où il tiendrait dans une seule main les pouvoirs exécutifs, judiciaires et médiatiques (il a déjà commencé). Ségolène Royal au contraire propose une sixième république où le parlement retrouverait ses prérogatives et serait plus représentatif du pays réel, avec des pouvoirs institutionnels séparés et le contrôle par les citoyens. Nicolas Sarkozy menace de s'attaquer à tous les acquis sociaux notamment ceux issus de la résistance à l'occupant nazi et au formidable mouvement de mai 1968. Ces acquis fondent notre mode de vie quotidien. Alors que les Américains eux-mêmes sont en train de se débarrasser de George Bush et de sa mauvaise politique, Nicolas Sarkozy voudrait introduire dans notre société des pans entiers de ce « modèle » américain. Alors que Ségolène Royal annonce un développement sans précédent des libertés publiques et une gestion apaisée de la France, Nicolas Sarkozy est un adepte de la provocation et des solutions brutales.


La personnalité de Nicolas Sarkozy est en elle-même inquiétante. La presse internationale se fait l'écho de cette inquiétude. Sa soif de pouvoir à tout prix, son obscurantisme, ses colères, ses déclarations sur l'origine génétique des délinquants, etc. montre qu'il ne faut pas prendre le risque de lui confier les clés de la France.


Nicolas Sarkozy a un bilan au ministère de l'intérieur particulièrement déplorable. Les déclarations fracassantes et les coups de menton ne font pas une politique. En matière de sécurité par exemple depuis cinq ans, le nombre de personnes en prison est passé de 53 000 à 63 000 ! Est-ce que la situation s'est améliorée dans notre pays ? Évidemment non. Dans le même temps, le nombre de voitures incendiées est passé de 22 000 à 45 000 ! En fait certains Français s'apprêtent à voter Sarkozy parce qu'ils pensent qu'il va régler leur insécurité quotidienne. Il ne l'a pas fait depuis cinq ans, et il ne le fera pas plus demain pour une seule et simple raison : l'insécurité génère la peur et c'est grâce à elle qu'il compte asseoir son pouvoir ! Pour plagier un homme célèbre je dirais qu'en votant Sarkozy, vous croyez peut-être avoir la paix en réalité vous aurez la guerre car la brutalité engendre toujours la brutalité.


Avant de faire votre choix définitif je vous demande de méditer cette phrase de Benjamin Franklin le père de la constitution des États-Unis : « Qui préfère la sécurité à la liberté aura tôt fait de perdre les deux. »

dimanche prochain,
élisez pour la première fois une femme à la présidence de la république,
votez Ségolène Royal

visite du site

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 16:52


Mystères génétiques.

Avez-vous déjà envisagé que vos testicules ou vos ovaires pourraient contenir le sperme ou les ovules d’un autre individu ? N’importe quoi ? C’est pourtant le cas des ouistitis, ces petits singes qui collaborent tous ensemble sans chicanes de famille.

Ces primates sont de véritables mosaïques génétiques. Ils possèdent des cellules provenant de leur jumeau. Et lorsque ces cellules se trouvent dans les organes sexuels, par exemple, il arrive qu’un mâle engendre des petits qui sont génétiquement ses nièces et neveux plutôt que ses fils ou ses filles.

Les scientifiques savaient depuis plusieurs années que les ouistitis, qui naissent toujours par paires, partagent leur sang lorsqu’ils se développent dans l’utérus. À la naissance, la plupart des ouistitis possèdent des cellules sanguines de leur jumeau et héritent par le fait même du bagage génétique de leur frère ou de leur sœur. Mais ce phénomène connu sous le nom de chimérisme, avait seulement été observé dans les tissus qui produisent les cellules sanguines.

Corinna Ross, du Centre de santé universitaire du Texas, à San Antonio, a découvert en étudiant 15 différents tissus (les reins, la peau, le sperme) des ouistitis, qu’un pourcentage de chacun de ces tissus contenait l’information génétique du jumeau. Lorsqu’un ouistiti se reproduit, quelques-unes de ses cellules produisent des fils et des filles tandis que d’autres produisent des neveux et des nièces, explique David Haid, biologiste à l’Université Harvard, à Cambridge, au Massachusetts.

Les scientifiques ont même observé un cas particulièrement étrange où une femelle aurait transmis de l’information génétique provenant de son frère à ses enfants. Elle aurait ainsi passé un chromosome Y à ses rejetons !

Cette situation complexe a un impact sur la dynamique familiale. Les ouistitis sont très coopératifs et la famille élargie participe à l’éducation des petits. Les pères sont très impliqués dans les soins aux bébés et transportent les petits sur leur dos, d’arbre en arbre. Les enfants plus vieux s’occupent de leurs jeunes frères et soeurs pour permettre à la maman de faire de nouveaux bébés.

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article698

 Franchement, la vie est formidable, et il serait dommage de se laisser séduire, en ce domaine, par des amateurs.... Un article récent du journal "Le Monde" nous renseigne également sur le génôme du singe rhésus. Rien ne laisse apparaître de trace de gène de délinquance  (urbaine, rurale, périurbaine ou sexuelle ) bien que le patrimoine de ces petits cousins soit fort proche du nôtre. Le gène du vote à droite n'est pas non plus repéré à l'heure actuelle.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 01:28

Zestes de campagne .

 

A la veille du scrutin présidentiel, faisons un point. Les sites des candidats et des partis vous livrent programmes et engagements. Il serait imprudent de ne pas les lire . Les lecteurs de « Petits potins 10 » savent sans doute trouver leur chemin dans le maquis des ruses électorales. En toute modestie, livrons quelques impressions ultimes.

 

Grands et petits.

 

D’autorité, les candidats ont été catalogués. Non selon leurs idées, mais selon des sondages commandés par les plus fortunés et répercutés par leurs amis (presse, télés etc. ). Le PS connaît bien cette musique et mit en scène habilement l’intronisation de sa candidate. L’UMP tenta une contre attaque lamentable, le « petit Nicolas » ne supportant pas même l’ombre d’un soupçon de contestation.

Dès lors l’opinion pouvait paraître formatée. Survinrent François Bayrou et son tracteur. En vieux roulier, il vit la faille : « Ni droite , ni gauche ! »

L’étrange opération  Hulot, hélas, renvoya aux abimes des interrogations vitales.

 

De droite à gauche sur la photo...

 

o       Le Pen

 

 La présidentielle est son terrain de jeu favori. Il n’a rien à perdre, chacun sachant qu’il ne sera jamais élu président. Mais les « idées » qu’il agite gagnent, contaminent, polluent. On le dit « rangé des voitures », calmé, bonhomme, pépère. Les  connaisseurs repèrent cependant les messages codés adressés à ses vieux camarades. « Bitru » par exemple. Vous et moi désignez le « français moyen » sous le nom de Dupont, Durant, voire Leguignon, le bon vieux lampiste des feuilletons d’autrefois. Le Pen, lui, choisit Bitru. Citation : «  M Bitru, smicard, qui attend depuis dix ans un appartement, mais il y a toujours une famille Kurde qui arrive à poil avec dix enfants qui est prioritaire, car elle n’a pas de logement. Et M Bitru attend toujours… ».

 D’où sort-il ce nom ? De romans figurez vous. Signés Albert Paraz (1899-1957) , défenseur de Ferdinand Céline en exil pour collaboration. Entre autres titres de gloire, ce Paraz oublié (sauf de JMLP )  fut chroniqueur à « Rivarol », journal peu connu d’extrême droite, et préfaça en 1950 le premier livre négationniste : « La tentative de Paul Rassinier n’est pas seulement un mouvement d’historien, un réflexe d’homme libre, c’est aussi un acte qui s’inscrit dans nos tâches les plus ingrates ». On croirait lire du  B.Gollnish .

 

o       Sarkozy.

 

Le personnage excelle à brouiller les pistes. « Je suis couvert de cicatrices  !! … J’ai changé… J’ai le droit de dire… » A l’entendre, ce « moi »  est déjà un programme. Mais il y a aussi les : « Je veux… »

 

-         une société du « chacun pour soi ». Les slogans  martelés depuis des mois incitent à la lutte de tous contre tous : « travailler plus pour gagner plus », « la France qui se lève tôt », « la France on l’aime ou on la quitte » …

-         la fin des services publics, conséquence de ce qui précède. Avec des applications concrètes : suppression de la carte scolaire et « autonomie des établissements », donc à terme disparition  de l’éducation nationale par exemple.

-         Des « réformes libérales » attendues par le MEDEF et la vieille droite revancharde : fonds de pension à la place des retraites par répartition, assurances maladie privées à la place de la sécurité sociale, haro sur « l’assistanat ». Comprenez la solidarité .

-         Porte ouverte aux « communautés » contre la laïcité. La philosophie est directement inspirée du système anglo-saxon. L’injustice engendrée par le système économique  « compensée » par les œuvres caritatives de préférence religieuses.

 

Les dernières péripéties de campagne concernant les origines génétiques de « déviances » réelles ou supposées ne sont pas un dérapage. L’homme est persuadé  posséder un patrimoine génétique, venu du fond de sa lignée et qui le prédispose notamment à « l’hétérosexualité » ( il l’a dit !) et sans doute au commandement ! Cette philosophie – en cours dans les milieux  conservateurs étasuniens - a des conséquences détestables. Elle conduit à penser que tout est joué d’avance dans la vie des individus. Si l’on est délinquant de naissance, plus besoin d’éducation ni de prévention. Le dépistage précoce et la  répression suffisent !

 

Le ton de ses derniers discours de campagne, les thèmes qui déchaînent les applaudissements de ses supporters donnent légèrement froid dans le dos. Des commentateurs prétendent qu’il se plait à susciter la peur. Le déploiement démesuré de forces de police pour des interventions ponctuelles a sans doute plusieurs fonctions. Flatter un électorat inquiet en affichant une volonté d’ordre sur le thème de la « reconquête des territoires perdus de la république ». Mais aussi préfigurer la répression des conflits sociaux qui ne manqueront pas de naître de l’application d’une politique de libéralisation sauvage.

 

o       Ni droite ni gauche !

 

La formule est ancienne. Elle fut jadis exploitée par l’extrémisme de droite.  Sous une forme plus civilisée nous avons connu la « troisième force » unissant centristes et socialistes sous la 4ème république, la version gaulliste (« au dessus des partis »), le Giscardisme ( « La France gouvernée au centre » ). Il est naturel qu’une partie de l’opinion, sentant se dessiner des tensions sociales dangereuses, cherche à les exorciser. « Unir toutes les bonnes volontés, prendre les bonnes idées quelles que soient leur origine… ». L’expérience prouve que l’amalgame sert généralement à faire accepter des solutions de droite par une partie de la gauche ! François Bayrou s’essaie à l’exercice. Comme il le dit lui-même : « Ce n’est pas parce qu’un renard se couvre de plumes qu’on va le prendre pour une poule ! ».

 

o       «  Souviens-toi bien des’ héros d’48 qu’étaient plus grands qu’ceusses d’au jour d’aujourd’hui… » ou le retour des grands ancêtres.

 

Mme Royal se drape dans les plis du drapeau. Sarkozy accapare les noms de morts illustres. Bayrou cite « Aragon » !

 

La question des symboles est revenue en force. Faut-il changer les paroles de « La Marseillaise » ? Le drapeau tricolore appartient-il à la droite ? Jaurès qui fut beaucoup cité, avait déjà répondu à la question du lien entre patriotisme et internationalisme :

 

«Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale; beaucoup de patriotisme y ramène».

 

 Drapeaux et hymnes. Chacun semble chercher ses repères. La question était déjà posée dans les années trente et le PCF y avait répondu à sa façon :

 

« Nous voyons dans le drapeau tricolore le symbole des luttes du passé et dans notre drapeau rouge le symbole des luttes et des victoires futures… Et si l’immense foule …chante en cette mémorable journée, non seulement notre hymne d’espérance et de lutte l’Internationale, mais aussi la Marseillaise …un chant révolutionnaire dont nous reprenons volontiers l’appel vibrant :

« Liberté, liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs… »

Jacques Duclos au Stade Buffalo. 14 juillet 1935.

«  Nous ne voulons pas laisser au fascisme le drapeau de la grande Révolution, ni même la Marseillaise des soldats de la Convention… »

Maurice Thorez.3 août 1935. Discours au 7ème congrès de l’IC.

 

 

 

M. Sarkozy invoque les manes de Blum , et même de Guy Moquet ! Marie George Buffet ironique commente : « Bientôt il va nous citer Lénine ! ».

 

Il y a moins d’un an, les candidats  du « OUI » noyaient allègrement les couleurs nationales dans le bleu européen. La mondialisation était présentée comme horizon indépassable. Toute contestation était caricaturée : « franchouillarde », « franco-française ». Cela a-t-il changé avec le « NON » majoritaire, ou assiste-t-on à un jeu de faux semblant ?

 

C’est intéressant les symboles, et surprenant parfois. Prenez le drapeau européen par exemple. Ses 12 étoiles ne représentent nullement les états comme certains l’ont cru, ni le simple résultat d’une construction géométrique harmonieuse. Ce drapeau a été adopté le 8 décembre 1955 par le Conseil de l’Europe. Son dessinateur est Arsène Heitz, catholique fervent,  qui a révélé avoir été inspiré par la médaille miraculeuse de la Sainte Vierge de la rue du Bac à Paris. Couleur et formes évoquaient pour lui le symbole marial tel que représenté dans l’imagerie pieuse du 19ème siècle. Les pères de l’Europe avaient auparavant rejeté un projet de E couché sur fond vert. Robert Schuman y avait vu « un caleçon séchant sur l’herbe » ! Le projet de Heitz fut donc adopté, le jour de l’Immaculée conception, par des représentant de la démocratie chrétienne. «  On ne pouvait dévoiler que c’était la médaille miraculeuse… Il fallait garder le secret, car il y a des juifs et des protestants en Europe » déclara ensuite la veuve de l’artiste. On lui pardonnera d’avoir omis les agnostiques, athées, les musulmans et autres confessions…

 

 

o       Le geste et la parole.

 

Tout le monde a remarqué les mouvements brusques et impératifs du candidat Sarkozy, l’allure compassée de Ségolène Royale, la décontraction soigneusement étudiée de Bayrou…( Ah la mise en scène du tracteur !... )

Ailleurs des images de meetings  insistent sur le poing levé. Du coup, le néophyte se demande s’il doit imiter ou non ses voisins… C’est un peu comme à la messe, lorsqu’on ne sait à quel moment s’asseoir ou se lever. Interrogée sur le sujet, Marie George Buffet a répondu que chacun faisait comme il voulait. Les candidats de la Gauche populaire qu’elle représente préfèrent lever leurs mains unies à la fin des meetings.

 

Le « poing levé », comme tous les symboles politiques, a une histoire. «Comme symbole plastique d’intimidation équivalent au salut romain d’Hitler et de Mussolini, les antifascistes adoptèrent le geste du bras.., le poing serré » écrivait Serge Tchakhotine (« Le viol des foules par la propagande politique »). Mis en scène dans les manifestations de force social démocrates en Allemagne dans les années 1930, ce geste apparaît dans les rassemblements de Front populaire, en France et aussi en Espagne contre le Franquisme. Les propagandistes d’alors en firent le contrepoint exact du salut  des fascistes italiens , espagnols et  Hitlériens : poing fermé contre main tendue, bras gauche contre bras droit, bras plié contre bras tendu. Par la suite, et de façon moins formelle, cela devint un signe de reconnaissance pour de nombreux mouvements de libération, notamment contre l’apartheid aux Etats-Unis et en Afrique du Sud.

 

o       Attention : il y a quatre tours !

 

Bizarrement, j’entends reprise fréquemment la formule gaullienne de la « rencontre d’un homme ( ou d’une femme) avec le peuple » à l’occasion de l’élection présidentielle. On peut le comprendre venant de candidats marqués par les tentations autoritaires de type bonapartiste. La formule est plus étonnante dans le camp républicain.

 

 José Bové par exemple, se targue d’être « au-dessus» ou en dehors des partis! Il parle « mouvement, mobilisation, dynamique ». A toute petite échelle, la mise en scène de son entrée en lice ne relevait-elle pas d’une logique plébiscitaire ?

 

 N’oublions pas qu’après l’élection du président , restera à désigner une majorité parlementaire. Certains méprisent cette étape. Olivier Besancenot, Arlette Laguiller se voient dans la rue, « avant-garde agissante » pour un énième tour social .

 

Le porte parole de la LCR répète que les congés payés furent obtenus par la grève en 1936, et non par les élections. N’empêche : sans l’élection du gouvernement de Front populaire, cette revendication ouvrière eut-elle été satisfaite ?

 

Il n’est plus possible dans un pays comme le nôtre , d’opposer la force nécessaire du  mouvement social à la légitimité des élections démocratiques. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une gauche constructive et déterminée contre la droite, une gauche qui ne déçoive pas. Le résultat des élections, de toutes les élections peut y contribuer. Les Français, on le sait attendent beaucoup. Pour l’emploi, le pouvoir d’achat,  le logement, l’environnement.

 

Dimanche en soirée, inutile de consulter « Petits potins 10 » pour avoir à l’avance les résultats. Ici , nous respectons la loi. Bon vote !

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 16:05

Pour une fois, une chaine "de l'amitié"

 

Attention ceci n'est pas un hoax !

 

Si cette lettre t'arrive, ce n'est pas par hasard, rien n'est dû au hasard !.


- Marie P. a été en faveur de Sarkozy au ministère de l'intérieur en 2002, deux jours plus tard, sa maison a brûlé et tous ses enfants sont morts de combustion spontanée.
- Pierre F. lui aussi : il s'est noyé dans la mare aux canards de sa ferme, on n'a jamais retrouvé son corps.
- Catherine K. a voté UMP aux dernières législatives : une semaine plus tard, elle a dû se faire poser un anus artificiel.
- Joseph D. a seulement pensé voter Sarkozy. Depuis, il purge une peine à  vie dans une prison turque. Le pire est qu'il avait pris un billet d'avion pour Namur, et a été victime d'une erreur à l'embarquement.

 

 *NE VOTE PAS SARKOZY*, ou tu finiras comme eux !

 

Envoie ce message à 10 personnes que tu aimes, sinon tes dents tomberont.

 

Si tu ne votes pas Sarkozy, tout ira bien, tout le monde te trouvera sexuellement désirable, tu n'auras jamais de cancer du foie et tu gagneras au loto !!!

 

Tu es prévenu.

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 03:20

Pour aider à bien voter : quelques définitions

 

* SOCIALISME :
Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.


* COMMUNISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

* FASCISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

* NAZISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

* DICTATURE :
Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

* FEODALITE :
Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

* DEMOCRATIE :
Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

* DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :
Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR :
Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

* CAPITALISME :
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

* CAPITALISME SAUVAGE :
Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

* ANARCHIE :
Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

* BUREAUCRATIE :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le  lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

* ECOLOGIE :
Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

* CAPITALISME EUROPEEN :
On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 3ème vache.

* MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

* CAPITALISME A LA FRANÇAISE :
Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes).
Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la Manche pour nous approvisionner auprès des Anglais.L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile.

* REGIME CORSE :

Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes.

 

Posté par JLP
Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /Mars /2007 15:27

Le titre choisi pour annoncer cette contribution, à qui s'adresse-t-il? Aux candidat(e)s à l'élection présidentielle qui brossent l'électeur dans le sens du poil? A certains usagers du service public dont les critiques acerbes du système éducatif ponctuent ( polluent) régulièrement le débat? Aux enseignants eux-mêmes qui parfois ignorent l'origine et les raisons des modes d'organisation de leur travail? A tous , pour que les choses soient claires? A vous lecteur de choisir votre catégorie. En tout état de cause, nous pensons que les informations ici rapportées ne doivent pas être ignorées.

 

" IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS! LE DECRET DE 1950
EST VRAIMENT TROP VIEUX !


Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950.
Rendez-vous compte! Ce qui détermine ce qu'un enseignant doit à la nation date de 56 ans.Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences.


18 heures par semaines! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires?

Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux?

Y regarder de plus près.

Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.

Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants? Rien! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congé payé en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteint au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).


Mais ça n'est pas fini: il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.

Toujours en vacances...

C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur éclairé! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés.
Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons.
D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé.
Mais, et les deux mois d'été alors?


Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20 000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 € par mois).


Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances.

Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail.

 

Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre!

Eh bien soit, comparons:


Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu'on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé.


Autrement dit si comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.

Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?

Alors oui le décret de 1950 est vieux! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants! Mais dans quel sens?
Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant comme veut le faire M de Robien?

Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.

A titre d'informations complémentaires:

- La plupart des professeurs de collèges effectuent en réalité 21 h de cours. les heures de concertation, remises de bulletins et autres obligations de services ne sont pas comptabilisées ici.

- Les professeurs des écoles ( écoles maternelles et élémentaires)  effectuent 24 h de service en présence des élèves plus 3 h de concertation obligatoires, soit en moyenne 27 h par semaine.

- contrairement à des affirmations proférées régulièrement par des politiciens démagogues, et reprises par certains organes de presse ,les jours de grève n'ont jamais été payés!


Par Petits potins_10 - Publié dans : Libre parole
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