S’informer pour sauver.
Défibrillateur mode d’emploi.
La Salle des fêtes de Mesnil-Sellières accueillait une quarantaine de personnes venues à l’invitation des Sapeurs pompiers secouristes. La démonstration annoncée avait pour but de compléter l’information déjà esquissée lors des vœux du maire au mois de janvier.
Sylvie Chanel, formatrice était chargée de la présentation, assistée de Sylvain qui avait accepté de jouer le rôle du « passant qui passe » découvrant une victime inanimée.
Lors d’une brève introduction, Olivier Jacquinet rappelait les objectifs et les conditions de la mise en place de l’appareil dont l’achat a été possible grâce à la municipalité et à la contribution du Conseil général. Il a été décidé ici, de rendre le défibrillateur accessible à tous, pour des raisons d’efficacité.
Il se trouve actuellement à la Mairie ( en cas d’urgence contacter un adjoint ou une personne du personnel communal. L’accès est également possible à partir de l’école et l’Institutrice est formée aux premiers soins.) Dans un avenir proche , un coffret à « verre dormant » contiendra la clé d’accès au lieu d’implantation qui pourrait être le hall de l’espace Maillotin.
Le but est de pouvoir intervenir vite , car dans ce type de malaise, chaque minute compte. Le mannequin de démonstration gisant au milieu de l’assemblée, Sylvie et sylvain se relayèrent pour expliquer de façon claire les actions à mener et les gestes à accomplir en cas de besoin :
- Après avoir vérifié qu’il n’y a pas de danger à s’approcher (absence de fil électrique au sol par exemple) s’assurer que la personne ne répond pas par des questions simples : « si vous m’entendez fermez la main… »… « si vous m’entendez ouvrez les yeux… »
-
Vérifier la respiration : le témoin dégage le cou, redresse légèrement le menton et écoute, observe les mouvements de la
poitrine.
- Si la victime ne manifeste aucune réaction, téléphoner au 18 (15 = SAMU ; 112 = urgences N° européen ) en indiquant avec précision l’adresse et la situation ( exemple : homme de 50 ans environ allongé sur le trottoir qui ne répond pas aux appels et ne respire pas) . Prévenir qu’on va utiliser le défibrillateur.
- Courir au lieu d’implantation de l’appareil, casser la vitre, récupérer la clé, puis le défibrillateur.
-
Auprès de la victime, dénuder la poitrine. Une trousse contient des ciseaux appropriés pour couper les vêtements si besoin. Un rasoir
permet d’éliminer la pilosité qui nuirait à un bon contact électrique. Si la victime est mouillée (pluie), dans un lieu humide ou en contact avec des pièces métalliques il convient de l’essuyer
et de l’isoler en la déplaçant.
- Dès son ouverture, la machine donne clairement les instructions à suivre : la manière de placer les électrodes, le moment où le choc électrique sera délivré . Un signal sonore l’annonce ainsi que l’instruction essentielle : ne pas toucher la victime. Si d’autres personnes sont présentes, s’assurer qu’elles soient à l’écart. La décharge est de 100 à 360 joules. ( 1 J = 1 watt par seconde ou 1/3 600 000 KWh ). L’appareil établit automatiquement le diagnostic. Le logiciel est à même de déterminer si le choc doit être délivré ou renouvelé. Il indique la nécessité éventuelle de pratiquer le massage cardiaque et la ventilation artificielle (bouche à bouche) . Il faut suivre les indications données par le défibrillateur, s’écarter si un nouveau choc va être délivré, poursuivre le massage jusqu’à reprise de signes de vie ( respiration ou mouvement de la victime) ou jusqu’à l’arrivée des secours.
C’est la raison pour laquelle les intervenants ont vivement encouragé les personnes présentes à s’inscrire pour une formation complémentaire. Celle-ci, étalée sur 10 à 12 h aurait lieu à Mesnil-Sellières même. Un premier groupe de personne en a bénéficié il y a peu de temps. Une remise à niveau est conseillée pour les personnes dont la formation est ancienne. L’objectif national serait d’augmenter le nombre de personnes aptes à intervenir en cas d’urgence. Actuellement, tous corps de métiers confondus 7% des Français sont titulaires du PSC1 ou de son équivalent (Prévention et secours civique niveau 1. Ex AFPS). Certains pays atteignent des taux de 40 voire 70%.
L’assistance invitée à poser des questions ne s’en est pas privée :
- L’appareil peut-il être utilisé sur un enfant ?
Oui à partir de 8 ans et 35 kg pour le type de matériel proposé. Si l’enfant a moins de 8 ans prévenir les secours et n’agir que sur ordre d’un médecin. L’emplacement des électrodes doit alors être adapté.
- Doit-on couvrir la victime s’il fait froid ?
Non. Le courant électrique doit pouvoir passer sans obstacle.
- Pourquoi ne faut-il pas toucher la victime quand l’appareil est en place ?
Le courant électrique va passer dans votre corps s’il y a contact. Il ne sera plus efficace pour la victime. Il faut absolument éloigner les personnes présentes.
- Est-ce qu’on voit quand le choc se produit ?
L’appareil prévient et il y a une contraction musculaire chez la victime.
- Que faire s’il y a une cicatrice là où l’électrode doit être placée (possibilité de stimulateur cardiaque par exemple) ?
Décaler l’électrode. Ne pas la placer sur le mamelon. S’il y a un patch médical l’enlever. L’appareil détecte de toutes façons l’activité éventuelle d’un stimulateur déjà implanté.
- Y a-t-il un danger pour la victime ?
Le danger serait de ne rien faire. Il y a eu 75 000 utilisations en France depuis la mise en service des appareils. Toutes ont été utiles.
- Que faire si on ne sait pas ou est l’appareil ? (dans une autre commune par exemple).
Demander au 18. Les secours possèdent la liste de toutes les communes équipées et l’emplacement des défibrillateurs.
- Que faire si l’appareil ne fonctionne pas ?
Les batteries sont régulièrement vérifiées. En cas de disfonctionnement prévenir les secours, mais mettre en place l’appareil tout de même. Il faut savoir par exemple que les mouvements du sol ( sur un plancher par exemple, si d’autres personnes sont présentes) sont détectés par le défibrillateur. Le corps doit être stable pour que le diagnostic soit effectué.
- Que se passe-t-il si l’appareil a été utilisé quelques jours avant et que la recharge des batteries n’a pu être effectuée ?
Il y a des électrodes de rechange et l’appareil peut se mettre en charge une seconde fois.
- Y a-t-il un risque si on inverse les électrodes ?
Non. Ce qui compte c’est l’emplacement. Il faut suivre le schéma bien visible sur l’autocollant.
A la fin de la rencontre, Sylvie prenait déjà les noms des volontaires pour un nouveau cycle de formation. Une feuille distribuée aux participants donnait également la liste des associations agrées à délivrer le PSC1. Il convient de savoir que cette formation sera de plus en plus indispensable, en particulier pour toutes les professions appelées à intervenir auprès de groupes. Une ligne désormais utile sur le CV, juste avant le permis de conduire !
Associations :
Amicale de l’Union départementale des Sapeurs-Pompiers de l’Aube (AUDSPA) Président : Lieutenant colonel Perry Jean Luc. 21 rue Etienne Pédron. 10000 Troyes. Tel : 03 25 43 58 43. Fax : 03 25 43 58 28. Internet : udsp.com
Association départementale de la protection civile de l’Aube ( ADPC10). Présidente : Mme Leblanc Michelle. 21 rue Jules Lebocey. BP 51. 10002 Troyes Cedex. Tel : 03 25 73 04 64. Fax : 03 25 73 21 40. courriel : adpc@wanadoo.fr
Association départementale adhérente de l’Aube Croix blanche ADA10. Président : M. Ruinet Daniel. 247 rue de l’Eglise 10320 Sommeval. Tel : 03 25 40 37 19. Tel portable : 06 62 09 37 19
Croix Rouge française.
Directeur départemental de l’urgence et du secourisme : M Quireza Fabrice. 18 rue Louis Morin 10000 Troyes. Tel : 03 25 76 16 08. Fax : 03 25 76 92 66
Comité départemental de l’Aube de la fédération française de sauvetage et de secourisme (UFSA10) Président : M Cardot Franck. 35 bis rue Marcellin Berthelot 10000 Troyes. Tel 03 25 74 49 20.
D’autres questions ? Des précisions ou des corrections ? Utilisez la case « commentaires » du blog. Le contenu sera transmis à Sylvie qui répondra…
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