Le saviez vous ?
Dans le coin de l’espace Maillotin, les grandes baies vitrées signalent la présence de la bibliothèque municipale. Vu du département on appelle ça un
« Point lecture ».
Le règlement en est simple : on s’inscrit gratuitement, on emprunte gratuitement le nombre de livres qu’on veut pour la durée souhaitée. De ce
fait, on n’a pas affiché de règlement. La seule obligation consiste à rapporter les livres qu’on a empruntés. Il peut arriver qu’on vous les réclame si la Bibliothèque centrale de prêt qui
alimente en partie le fonds doit satisfaire d’autres demandes.
La bibliothèque bénéficie aux enfants des écoles et à tous ceux qui le souhaitent. Les permanences sont assurées le mercredi après-midi de 16 h à 18 h
et le jeudi de 18 à 19h. Une équipe de bénévoles se relaie pour vous accueillir : Marie Christine, Andrée, Corinne, Gérard, Karine et Emilie selon les heures et les jours.
Depuis peu, la bibliothèque dispose d’une adresse courriel :
bibliotheque-ms@orange.fr
A quoi ça sert ?
- vous souhaitez recevoir les dates de permanence, vérifier si c’est ouvert pendant les vacances etc… Laissez votre adresse courriel et vous serez
informés des modifications et du planning.
- vous avez entendu parler d’un livre qui vous intéresserait et désirez savoir s’il se trouve à la bibliothèque : posez la question. Vous aurez
la réponse.
- vous souhaitez commander un livre. Une navette de la BDP (Bibliothèque départementale de prêt) passe tous les 15 jours. Il est possible de demander
un titre, un auteur, un sujet. Passez votre commande par courriel. Dès que votre livre sera arrivé vous serez prévenu(e).
- votre livre est arrivé et vous ne pouvez vous déplacer : demandez et on vous l’amènera chez vous ( Mesnil-Sellières
seulement !)
- Vous avez des suggestions d’achat de livre : proposez. Dans la mesure du budget disponible, nous essaierons de vous satisfaire.
- vous avez des idées pour développer la pratique de la lecture…Nous sommes tout disposés à vous aider pour les mettre en pratique.
Qui dit adresse dit Internet.
Durant les permanences, l’accès à Internet est possible. On peut y faire les recherches souhaitées. Pour les enfants la présence de l’adulte de permanence est là
pour y aider. Les personnes qui souhaiteraient une initiation à la pratique de la machine peuvent se faire connaître. C’est envisageable.
Printemps des poètes 2008 : « dix ans c’est le bel âge. »
http://www.printempsdespoetes.com/
Cette manifestation discrète était programmée entre le 3 et le 16 mars. Des événements nationaux en ont quelque peu occulté l’existence, y compris ici.
L’initiative fêtait pourtant ses dix ans. D’abord « Fête de la poésie » comme il y a une fête de la musique, elle est devenue quinzaine et s’est élargie au monde entier. Des événements
dépassant les dates indiquées auront lieu ainsi le spectacle proposé par « Les octaves » à Bar sur Seine le 12 avril (Salle des fêtes : « Comme un p’tit
coquelicot »
« Une soirée avec Mouloudji, Vian, Prévert, Les Octaves : 4 chanteurs et 2 musiciens. Les Octaves entrainent leurs spectateurs dans un cabaret de la rive
gauche pour une soirée où ils interprètent un florilège de chansons de Mouloudji et de ses amis Vian, Lemarque, Prévert...
Associant le jeu de scène à la chanson, en solos ou en chœur, ils alternent les complaintes et les textes à l'humour percutant.
durée : 1h40 12€
www.lesoctaves.com
La librairie « Le bout du monde » avait proposé une performance originale à Troyes (Ruelle des Chats) : «sous le porche du bout du
monde, étaient accrochés des mots d’amour, mots d’enfants écrits sur du tissu reliés par un fil et bien emballés, décorés comme des sankalpas, résultat d’un travail en atelier
d’écriture… »
Voir le blog :
http ://rdvauboutdumonde.canalblog.com/
Les opinions concernant la poésie d’aujourd’hui sont diverses : Madeleine Carcano ( Animatrice de la revue « Lieux d’être ») pense que
« dans les bus, les stations de métro, les poètes font partie du paysage et, dans les conversations, ils ne sont plus ces farfelus d’un autre âge … » . Jean Marie Barnaud
(« Venant le jour. Ed Cheyne 2004) dit « …oui, on parle d’elle, cela rayonne autour, de multiples actions dans toutes les villes se lancent, elle inspire lectures, performances,
échanges… Et donc on communique beaucoup autour d’elle. Bravo ! Mais quel est son paysage ? Ce mot, comme on le dit de l’audiovisuel, dont le paysage précisément est sinistre, et avec
qui elle ne marchandera jamais sa liberté… elle qui veut le silence et le recueillement d’une parole rare et simplement offerte, les aliments futurs de sa résistance… ». Suzanne Doppelt
( Poète et photographe. « Le pré est vénéneux » Ed Pol 2007) note que : « la poésie tend à devenir de plus en plus autre chose qu’elle- même, soit en
s’associant avec d’autres formes d’expression, soit en se démultipliant. Dessins, photographies sont articulés organiquement avec des textes…un mouvement continu la porte vers le théâtre, vers la
musique… comme s’il était plus difficile de se contenter d’écrire. Ou peut-être parce que ceux qui sont prêts à partager se prennent moins au sérieux… »
« Ce qui fait un écrivain ? Le culot… »
J’ai oublié l’auteur de cette formule. S’applique-t-elle aussi à la poésie ? La profusion des écrits sur les blogs, le plus souvent inspirés de
chansonnettes faites mode, de « textes » façon rap ou slam pourrait le laisser penser. La production adolescente qui fut toujours prolifique mais jusque là généralement enfouie au fond
des tiroirs ou confinée dans les journaux intimes s’étale sur « la toile » avec plus ou moins de bonheur. L’école reste heureusement un lieu de diffusion et de
complicité plus que de consommation. Le « poétariat » des ateliers d’écriture comme dit Jean Claude Pinson contribuent à la « démocratisation » du genre. On ne fera pas la
fine bouche. Si les nouveaux programmes de l’école élémentaire tentent de remplacer la poésie par la « récitation », appauvrissement parmi d’autres, justement dénoncés par
deux éminents anciens ministres de l’Education (J Lang et L Ferry ), espérons que l’expression poétique saura passer outre.
« la voix a besoin de plus que d’un bulletin et le poème n’a ni heure ni saison… » ( Serge Ritman.)
Ecrire ? Et pourquoi pas ?
Une inspiration, un souvenir, une image ? La boîte à lettre de la bibliothèque est ouverte. Sur papier dans la boîte de la mairie. Sur clavier, à
l’adresse indiquée. Sous votre nom, sous pseudonyme, la proposition est honnête. Si la récolte est suffisante, on en fera un petit recueil… Qu’en dites vous ?
En attendant, trois livres ont été édités pour le printemps des poètes :
-Eloge de l’autre. « Une anthologie des plus beaux poèmes sur l’étranger en soi » avec un CD
de lectures de 19 d’entre eux. Ed Seghers. 192 p . 13 €
-A poèmes ouverts. 50 poètes français d’aujourd’hui. Ed Seuil. Collection Points. 5 €
-Je suis un enfant de partout. Collectif. Images de Judith Gueyfier. Ed Rue du monde. Collection
Graines de mots. 16 €
Et pour vous mettre les mots à la bouche quelques extraits :
«…Jaloux de tes paupières,
Je te dirai : je ne suis pas,
Je suis un songe et tu me rêves … »
( Marina Tsvetaieva. Le ciel brûle. Gallimard 1999)
« Ainsi pour ton anni ma belle
versaire sévèrement je ne
T’achèterai ni le ci ni le
ça …
…car pour ton uni
vers ma toute chère il n’y
a catalogué que bagatelles
de choses mortes… »
( Christian Prigent. Demain je meurs. POL 2007)