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Mercredi 30 mai 2007
Du nouveau
dans l'album "jeunes: les dessins "Mangas" de Camille. Ici.

par Petits potins_10 publié dans : Le coin des jeunes
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Mercredi 30 mai 2007

Oui bon , je sais on commence à en avoir ras la casquette, Sarkomenteur, Sarkozizi, Sarkojogging, Sarkodémago Sarkofucking et compagnie.

Mais rien que pour la belle déclaration, assenée à ce monsieur de feu nos services publics de l'Energie. (La répétition est la base de la pédagogie et au moins deux de mes destinataires ne me contrediront pas)La France d'en bas serait-elle un peu conne alors ?: « T'as compris prolo ? ça rentre sous ton p’tit casque ! » (voir les images…)

Ca a marché, je suppose que cet ouvrier s'en souvient encore, on dirait que les média ont moins de mémoire..

 

Alors on a beau savoir qu'il faut se méfier des montages d'images, qu'aux images on fait dire ce qu'on veut, la technique est peut-être un peu facile, n'empêche avec tout ce qu'on nous (a) fait bouffer comme mensonge moi j'arrête pas de tousser, je croyais que c'était la cigarette mais non, ça me prend à chaque fois que je sens qu'on nous prend pour des cons..

 

 

Enfin voici la bête (copier-coller) :ici

 


Je suis peut-être la dernière à la découvrir, de toutes façons je vais arrêter tout contact avec la presse quand elle parle politique, avant que mon histoire de toux devienne dangereuse..

Inou.

par Petits potins_10 publié dans : Libre parole
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Mercredi 30 mai 2007

Merger gagne. Dosches A,  deuxième.

 

Traditionnellement la saison se termine par le tournoi.

Les vainqueurs des années précédentes furent :

1999- Montiéramey

2000- Piney

2001-St Parres-aux -Tertres.

2002- Piney .

2003- Dosches.

2004- Montiéramey.

2005- Longsols.

2006- Melda.

 

 

Cela se passait le 26 mai sur le terrain de foot de Dosches. Malgré un temps incertain marqué par de belles averses orageuses en fin d’après-midi, la compétition commencée le matin, put  aller jusqu’à son terme. Le repas regroupant joueurs, familles et amis rassembla plus de 180 personnes le soir.

Le classement final fut le suivant :

1.     Merger.

2.     Dosches A

3.     Longsols.

4.     Interclubs.

5.     Dosches B.

6.     Brevonnes.

7.     Mesgrigny.

Selon nos informations, l’équipe A devrait se maintenir en 2ème série. Dosches a fait preuve d’une belle tenue devant les équipes les meilleures du tableau. «  de bons matches face aux meilleures équipes ». Aussi la saison prochaine devrait-elle permettre de conforter les positions du club. C’est tout ce que nous souhaitons aux joueurs et aux dévoués dirigeants !

 

 

par Petits potins_10 publié dans : sports
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Mercredi 30 mai 2007

QUAND LES MEULES ARRIVENT AU MOULIN …

 

 

 

Hommes, palans et tire-fond ont œuvré ensemble durant toute la journée du Samedi 26 Mai  pour que les meules prennent leur place au cœur du moulin.

 

Les 2 meules qui sont arrivées de HOLLANDE ont donc été hissées la première, la dormante pesait 1100 KGS et la seconde la tournante pesait quant à elle 1400 KGS.

 

Il a donc fallu que les hommes conjuguent leurs efforts à ceux du matériel pour hisser à la partie supérieure du moulin ces 2 magnifiques spécimens. Il fallait voir avec quelle dextérité cette opération a été effectuée. Ce fut un vrai travail d’équipe bien coordonné qui a permis de réaliser cette première étape.

 

Prochainement elles prendront leur place définitive de façon à remplir leur rôle, faire de la farine.

 

Encore une nouvelle étape de franchie….et il faut être prêt pour l’inauguration officielle du moulin qui aura lieu les 23 et 24 JUIN prochain.

 

 

Egalement 2 photos prises précédemment ou l’on peut voir la mise en place des voiles qui a eu lieu  le 5 Mai.                

Vous pourrez ainsi découvrir la personne qui a fabriqué ces voiles et qui travaillait en sabot, et à sa droite Erwin, enfin une autre photo montrant le moulin qui tournait  pour la première fois…

 

Pierre GARRAUD


 

Pour des images animées allez voir ici

http://www.youtube.com/watch?v=_F879UjhLHk

Autres articles sur le moulin ici et . L'album photos : clic
 et clac

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Lundi 28 mai 2007

A la fête à Neu-neu ! (*)

« Et que le bruit des sirènes soit

Pour les chevaux de bois … »

 

 

La fête patronale l’an dernier avait laissé un petit goût amer à cause du mauvais temps et d’une participation médiocre. La version 2007 devrait rassurer le comité des fêtes et encourager les forains à maintenir leur participation. Le bal du mercredi soir semble avoir connu une bonne ambiance, et nombre de familles se sont retrouvées le jeudi après-midi autour des manèges et dans la Salle polyvalente pour le traditionnel concert de l’ Eveil.

Manège roi et roi des manèges, le carrousel modernisé attire toujours les plus petits. Les anciens se souviennent des fêtes foraines que nous avons évoquées dans le bulletin Info 2007. Elles s’installaient alors dans le Bout d’en Bas, près de chez Robert Berthelin.

«  J’aime la foire où pour trois sous

L’on peut se faire tourner la tête

Sur les manèges aux chevaux roux

Au son d’une musique bête… » 

                                                                 Jacques Brel.        

 Le « manège de chevaux de bois » est à coup sûr celui qui laisse l’empreinte la plus forte dans les mémoires. Les coursiers majestueux montaient et descendaient naseaux largement ouverts.

« Des purs sangs pour les pauvres gens

Voilà du plaisir pour un franc.. »

                                                     Renée Lebas.

 

On choisissait le blanc d’allure moins belliqueuse ou le noir plus farouche. La mère vous hissait sur la selle et le cœur battant on attendait le départ au son de l’orgue mécanique. «  Tournez manège ! Roulez jeunesse ». Défilaient les visages des adultes et l’on tentait de capter à chaque tour le regard familier avide d’un bonheur offert. Certains enfants, plus craintifs pleuraient. On les déposait dans des carrosses rivés au plancher. Souvent les grands par jeu, enfourchaient le gros cochon rose, s’entassaient dans une nacelle propice aux rapprochements.

« Ah viens , viens ma Nenette

Faire un tour sur les chevaux de bois… »

( Ray Ventura et ses collégiens)

L’intention parfois était plus coquine et la jeunesse  sourira peut-être avec pitié de ce temps lointain :

« Son ch’val montait, l’mien descendait.

Le vieux manège tournait comm’une bourrique

Le limonaire déversait sa musique

Et sans arrêt tous les deux on s’croisait.

Son ch’val montait

L’mien descendait.

Quand j’étais d’ssous j’reluquais ses jarr’tières

Quand j’étais d’ssus j’admirais sa crinière.

De d’ssus en d’ssous

Moi j’étais sans d’ssus d’ssous… »

( N.Marco/Ker-Avel. Pathé PG 517/ CPF 8329-21. Interprétée par Andrex. 1951)

Les balançoires ont disparu. C’étaient dans mon enfance , des sortes de barques suspendues que le forain freinait à l’aide d’une planche lorsqu’elles rasaient le gazon. On y poussait les filles parce qu’elles riaient plus fort. Une chansonnette d’autrefois célébra l’attraction (paroles de Jean Nohain et Musique de Mireille. 1950. Interprète Yves Montand ).

« Un' demoisell' sur un' balançoire
Se balançait à la fête un dimanche
Elle était belle et l'on pouvait voir
Ses jambes blanches sous son jupon noir... »


Il y avait depuis toujours, les tirs, les confiseries, les jeux d’adresse. La vraie « révolution » fut l’arrivée des autos tamponneuses ou autoskooter. L’invention semble provenir d’Allemagne, nation grande pourvoyeuse de manèges ! Elles auraient fait leur apparition à Düsseldorf en 1926.

(Pour en savoir plus sur l’inventeur :

http://www.parkothek.info/dossier.php?id=0052&page=002 )

 Après le cheval, l’automobile. C’est logique. Il fallait aussi avoir la jambe un peu plus longue pour attraper la pédale qui mettait la machine en marche. Parfois grand frère ou grande sœur se dévouait pour embarquer le petit tout en le protégeant des chocs les plus rudes. On se faisait la chasse sur la piste, visant les maladroits, les empêtrés dans les mouvements du volant : ça tourne puis ça recule !


Chacun tentait de prendre de la vitesse avant de se jeter sur un autre véhicule. La réussite était totale lorsque la victime partait en vrille sans vous immobiliser. Car la durée du tour était limitée et il ne s’agissait pas de rester coincé dans un embouteillage.


Les champions, les vrais, pilotaient d’une main, assis négligemment sur le dossier, sûrs d’eux, évitant d’une légère rotation du volant les adversaires acharnés à leur tendre des pièges. Passer la partie sans être intercepté c’était la classe! A virevolter ainsi, on parvenait parfois à convaincre une fille : elles étaient là, sur le plancher bordant la piste, comme sur le banc du bal à faire tapisserie. Le fils du patron sautait de voiture en voiture , un pied sur la bande de caoutchouc pour ramasser les billets. C’était avant le système tirelire !

Rien n’a vraiment changé, sauf « le passant  qui passe avant de trépasser» !


 

Pas de fête à Mesnil sans concert de « L’Eveil ».


Cette année encore à couvert, le temps étant incertain, mais avec une belle conviction. Le pupitre des trompettes a de vigoureuses recrues. Isabelle maîtrise à la perfection un cor d’harmonie.


Les jeunes filles animent avec charme les percussions. Et le, si l’on dire « petit nouveau » n’’est autre qu’un superbe hélicon de seconde main. Jupiter tonne à l’occasion ! Une recrue dit -on , fut à l’origine de l’investissement. Peut-être fan de Boby La Pointe (Paroles et musique) …

« N’en parlons plus mauvaise tête.

Tiens va donc voir la femme tronc.

Donn’lui des haricots d’moutoons.

- Non j’veux pas qu’la trompette.

Je veux jouer de l’Hélicon.

 Pon pon pon pon…."

 

A la buvette on s’raconte des histoires. Pour les amis, pour les conquêtes. Pas de meilleures que celle que chantait Fréhel (Paroles de Charles Trenet)

«  Je suis l’ fils de la femme poisson.

Ma tante était la femme à barbe.

Mon grand père était homme tronc

Mon frère est dompteur de lions ..Ha..ha !

Et mon cousin tient une maison

De plaisir près de Tarbes

Il en a deux près de Toulon

Où s’qu’on joue de l’accordéon… »

 « Viens gosse de gosse, on va faire un tour ; viens faire la noce et tourner toujours » (Florelle) Nous n’avons pas répondu à l’invite. L’ombre venue les forains pliaient bagages.

« Toujours sur les routes

De chemin en chemin

Enfants de la balle

Amoureux du grand air

Nous avons nos tréteaux pour capitale

Pour clocher l’univers… »

( Vincent Scotto/ Marc Cab. R Vincy. H Alibert. Pathé PA 2327/CP 5961)

(*) L’expression fête à Neu-Neu vient d’un temps lointain. Toute allusion à l’actualité serait déplacée…

« Dès que les beaux jours reviennent

Dans les faubourgs ouvriers

A la fin de la semaine

On aime à s’égayer.

Par l’Avenue d’la Grande Armée

On s’en allait autrefois

Sur la route illuminée

Du côté du Bois.

Pour les faubourgs

Ah quels beaux jours !

C’était Samedi, la fête à Neuilly !... 

Viv’ment qu’a r’vienne la fête à Neu-Neu…»

                                                           ( H Betti/ Maurice chevalier)

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Jeudi 24 mai 2007

Le machaon ou « grand porte-queue »

 

Le machaon, porte aussi le nom évocateur de grand porte-queue. C’est un des plus grands et des plus beaux papillons diurnes, puisqu’il peut atteindre près de 9 cm d’envergure.


Son vol est rapide et réussir à le prendre en photo est souvent une performance.

 

Sa larve ou chenille est plus facilement observable en particulier dans les planches de carottes, qu’elle affectionne et où il faut la laisser se nourrir, les dégâts occasionnés étant minimes (espèce protégée).

 

Le machaon est un papillon largement répandu en Europe, mais rarement abondant.

De mars en septembre il fait trois générations selon les régions, une en montagne, deux en plaine, trois en région méditerranéenne. La ponte à lieu en mai juin et ensuite en août pour la deuxième génération.

 

Photos prises entre Dosches et Laubressel.

Pierre Garraud

par Petits potins_10 publié dans : Expressions artistiques
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Jeudi 24 mai 2007


Nous avons déjà rendu compte des performances des frères Corniau, Guillaume et Geoffrey. Ils ont bien voulu nous faire parvenir quelques photos en souvenir de leur enfance maillotine. Rappelons aux plus jeunes que Joëlle  leur mère, fut institutrice dans notre village lorsqu'il y avait encore deux classes.

Nous en profitons pour rappeler à tous nos lecteurs engagés dans une passion quelle quelle soit, que les pages de "Petits potins 10" leur sont largement ouvertes.

 Un petit mot (résultat d'une compétition, visite , spectacle), si possible une photo et hop! Nous nous ferons un plaisir de mettre en ligne.

Signalons l'initiative heureuse de M Corpet qui a ouvert un vrai site de qualité à Géraudot. Le lien est dans la liste des amis à gauche de votre écran...et ici
par Petits potins_10 publié dans : sports
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Jeudi 24 mai 2007

Foot : fin de saison.

 

Résultats du dimanche 20 mai :

 Equipe A :  Dosches  -Etoile Chapelaine : 1 - 3

 

Classement : 1. Melda (58) ; 2. Luyères (56) ; 3. Ramerupt (52) ; 4. Torcy le Grand (50) ; 5. Plancy Salon (48) ; 6 . Et Chapelaine (40) ; 7. Dampierre (35) ; 8. Droup St Basle (34) ; 9.  Grandes Chapelles (28) ; 10. Dosches (26.

 

Sur 18 matches joués l’équipe en a gagné 2, fait match nul 2 fois.

 

Equipe B :  Turc Anadou-Dosches : 0 – 2

 

Classement : 1. Dienville (77) ; 2. Rosières (74) ; 3. Voigny (68) ; 4. Beurey (64) ; 5 . Trois vallées (59) ; 6. Piney (59) ; 7. Baroville (50) ; 8. Vernonvilliers (44) ; 9. Thil/Lévigny/Soul (38) ; 10. Dosches (34) ; 11. Lusigny (33) ; 12. Turc Anadou (28)

 

Sur 22 matches joués, l’équipe a fait match nul 2 fois et gagné 4 fois.

 

Fête du foot à Dosches le 26 mai !

Comme chaque année, se déroulera sur le stade de Dosches un tournoi de foot :

A partir de 11 h 30

8 équipes : Dosches A ; Longsols ; Le Blanqui ; Brevonnes ; Piney ; Melda ; Dosches B, Mesgrigny loisirs.

Finale vers 17 h 30.

 

Pour tous :

Barnum, barbecue non stop, repas champêtre à partir de 20 h.

 

Au menu : saucisse ou merguez – Côte de porc-frites-fromage-glace ou fruit –café.

Tarif : 8 € (sans boisson)

Inscriptions au plus tard avant-hier ! 03 25 80 64 86 ou 03 25 80 64 37 ou 03 25 80 63 78. Si vous n’êtes pas inscrit tentez votre chance. Il y a peut-être des désistements…

par Petits potins_10 publié dans : sports
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Vendredi 18 mai 2007

Vide grenier : 9ème édition.

 

Petits potins avait rendu compte du vide grenier l’an dernier (cliquer ici). On s’interrogeait alors sur les effets de la loi Dutreil tendant à restreindre cette activité. Il serait de mauvais esprit de supposer que la loi en question et son auteur mériteraient de figurer en bonne place entre le presse légume de grand-mère et le parapluie sans manche sur un étal d’exposant.


Selon les chineurs, on comptait entre 15 et 18 vide-greniers dans le département le 13 mai, jour choisi par le comité des fêtes pour sa manifestation annuelle ! L’abondance ne nuit pas : plus de 140 exposants avaient choisi notre commune en ce dimanche frais et relativement ensoleillé. Il semble toutefois que les restrictions imposées aient limité la participation de certains « professionnels ». Des ventes destinées aux collectionneurs  ou la présentation d’objets anciens apanage des brocanteurs sont devenus rares. Certains vendeurs notaient en a parte la réticence des acheteurs. Saturation ? Faiblesse du pouvoir d’achat ? Ici ou là  en effet , on entend marchander des vêtements proposés pour 1 € ! On discute pour 0,50 c…

Législation :

http://www.marches-aux-puces.com/legislation-marches-aux-puces.html


Flânerie.

 

 Au hasard des déballages on trouvait toutes sortes de linges, vêtements pour tous les âges, jouets à prix sacrifiés, disques , CD et DVD. Une curiosité remarquée : un vieux berceau de bois pour jumeaux, avec séparation amovible ! Au pied de la chapelle, un vendeur inspiré par le monde militaire proposait des objets insolites telle cette plaque d’identité métallique avec chaînette destinée à un marin, et restée vierge d’inscription. Tout le plaisir est là, au-delà de la recherche de pièces rares, la découverte toujours surprenante d’objets d’un usage improbable, d’une esthétique étrange. Car si l’on vide le grenier, la cave ou le garage, comme disent nos amis Québécois ( Vente de garage, traduction de l’anglais « Garage sale ») c’est qu’il a bien fallu les acheter ces petits chiens en plâtre colorés, ces reproductions sous verre , biches au clair de lune , coucher de soleil orangé sur une mer verte. D’où vient ce bazar à trois sous ? D’un moment d’égarement ? D’une manie ancienne ? D’héritages encombrants ? Cadeaux de circonstance mal appréciés ou encore lots de consolation ramenés d’une fête associative, d’un tournoi de belote malchanceux. Le vide grenier offre à ces pauvres objets dédaignés l’opportunité d’une seconde vie. C’est une sorte de SPO, société protectrice des objets, comme il existe une SPA. Une forme  (peu) lucrative de tri sélectif et de recyclage. La peluche ou la poupée chérie fera ainsi le bonheur d’une autre enfant, découvrira d’autres amas de jouets dans d’autres lieux.


L’imagination seule peut tenter d’évoquer les pérégrinations fantasques des choses. Si l’on ne craignait d’alourdir encore l’horreur administrative, il serait amusant d’accompagner la vente d’un certificat , sorte de pédigrée  retraçant les aléas de la matière théoriquement inerte et sans mémoire ! Tel vase vendu dimanche fut le cadeau de mariage de l’arrière-grand-mère du cousin de la sœur d’un voisin : il trouvera une seconde  vie chez l’acheteur de passage, sauvé du recoin poussiéreux où il dépérissait depuis des lustres. L’étalage hétéroclite présente en lui-même un aspect émouvant, reflet de personnalités, d’histoires individuelles modestes. L’exposition récente du Grand Palais à Paris, consacrée au nouveau réalisme, montrait tout le parti qu’ont pu tirer les créateurs contemporains de la mise en scène des produits les plus humbles de la société marchande. La table de camping dressée sur le trottoir évoque involontairement les œuvres de Christian Boltanski.

Peintre et plasticien français, Christian Boltanski est né en 1944 à Paris. Il commence à peindre pendant une adolescence sans scolarité régulière et sans formation artistique académique. Ses tableaux sont des scènes historiques en grand format et des études de personnages. Il passe ensuite aux collages en utilisant des matériaux composites et qui tournent autour de son autobiographie (photocopies, photos, lettres, documents). Parallèlement, il réalise des courts métrages à tonalité fantastique («L'Homme qui tousse»). Puis, il se consacre surtout à des installations, qui le font connaître dans le monde entier. Parmi ses créations: «Trois tiroirs», «Vitrine de référence», «Saynètes comiques», «Composition théâtrale», «Les archives de C. B. 1965-1988», «Réserve», «La Vie impossible», «Le Coeur», «Etre à nouveau», «Prendre la parole». Il a notamment publié «La Vie impossible» et «Kaddish».

« Tous les objets qu'il convoque dans ses dossiers, ses livres, ses collections, au-delà d'apparences modestes, confinant parfois à la dérision, sont les dépositaires d'un souvenir qui leur procure un fort pouvoir émotionnel. Qu'il présente ces objets sous forme de vitrines, d'archives, de réserves ou simplement d'expositions, il les met en scène dans l'espace, mais aussi dans le temps. Chaque objet nous replonge à sa manière dans le passé : le passé personnel, réel ou fictif, dramatique ou comique, de l'artiste, le passé d'un objet, ou le passé de l'humanité entière. Ce sont des reliques. »

http://arts.fluctuat.net/christian-boltanski.html

 

Espace de liberté …surveillée.

 

Un site joyeusement insolent propose une autre vision du vide grenier, plus sensible à la fonction économique et sociale de ces rencontres dominicales. Nous nous permettons de le copier-coller ci-dessous.

 

http://cequilfautdetruire.org/sommaire.php3

 

DÉSERTIFICATION DES ESPACES PUBLICS

LES VIDE-GRENIERS AU PLACARD !

Mis à jour le :15 octobre 2005. Auteur : Gilles Lucas.

S’il est aujourd’hui un malheur dans le fonctionnement chaotique de « l’économie », c’est bien cette manie qu’ont prise de nombreux habitants des villes et des villages de se rassembler certains dimanches pour vendre ou acheter des objets de deuxième main. Heureusement que l’État gère !

QUE, DANS LES VIDE-GRENIERS, l’objet tant convoité hier se retrouve là, posé au sol, vidé de sa valeur initiale, transformé en reliquat encombrant, simple chose exsangue, peut apparaître comme un déni de toute moralité. Des pans entiers de la machine commerciale, la tension vers l’acquisition exigeant labeur et argent, l’idée de la possession comme nouveau pas vers la réalisation du bonheur, la valeur travail accumulée dans la fabrication et déterminée par le jeu ésotérique du commerce, se fissurent. On a même vu des gens échanger des objets qu’ils se proposaient de vendre, ou pire, les laisser sur place... De quoi menacer de génocide quelques milieux de l’action commerciale. D’autant que les participants, non contents de se dérober aux dures lois du marché, se livrent à quelques agapes - boisson et repas - et pratiquent, de manière éphémère et c’est fort heureux, une convivialité qui pourrait être prise pour de l’insolence vis-à-vis des dispositifs mis en place pour assurer la désertification des espaces publics.

Depuis plusieurs années, l’État entend contenir cette chienlit. Et, comme dans une société à prétention démocratique il est convenu que l’interdit s’habille d’une participation et d’un soutien des citoyens, c’est aux citoyens qu’il est demandé de gérer la surveillance, voire la répression de cette activité abusive que sont les vide-greniers. Aux organisateurs - associations de quartier, comités des fêtes, clubs paroissiaux ou sportifs, parents d’élèves, etc. - de faire office de représentants de la loi : contrôles d’identité, relevé des plaques minéralogiques et inscription des participants sur un registre. Car la loi précise qu’en aucun cas, une personne ne peut « déballer » plus de deux fois par an. Cela, évidemment, afin de limiter les excès d’un enrichissement exempt de toute fiscalité. La nouvelle loi du 2 août 2005 étend cette modalité : dorénavant seules les personnes domiciliées dans la commune ou dans la communauté de communes du lieu où est organisé le vide-grenier ont le droit de « déballer ». Généreuse tolérance.

Car le commerce est une activité propre et laborieuse. Celui qui vend quelques objets usagés lors d’un vide-grenier est initialement un consommateur. Qu’il le reste. Il n’a pas à acheter ou à récupérer les « déchets » pour les revendre ou les échanger. S’il a acquis des objets, c’est pour les utiliser jusqu’à ce que leur fragilité ou la poussée fashion du marché l’incite à en acheter d’autres. Chacun sa place. Le commerçant, au contraire, est un professionnel dont l’activité n’est entachée d’aucune ambiguïté. Il achète, vend, paie des impôts. Le brocanteur-antiquaire est, comme chacun sait, un homme intègre par nature. Invitez-le chez vous à boire un coup, il ne tardera pas à vous demander si vous ne seriez pas intéressé à vendre les quelques objets qui traînent sur la commode. Et pourquoi pas la commode elle-même ?

Par essence, le brocanteur ne voit dans l’objet que l’argent qui y sommeille, ou plus précisément le peu qui y sommeille pour vous et l’éventuel plus pour lui. Il a l’innocence du toxico en manque : regard tournant, investigation discrète, calcul automatique. C’est lui qui, alors que l’aube se dessine à peine, se rue lampe en main sur les voitures encore remplies de ces consommateurs- traîtres qui viennent déballer. Il fouille les cartons, renverse les caisses, tel un insecte coprophage. Il prétend qu’il veut débarrasser, ici la personne âgée crédule, là le petit marchand d’un jour. Il se montre généreux pour quelques instants, avant de remettre en vente ce même objet après en avoir multiplié le prix. Sa présence a généralement un effet purificateur sur un vide grenier. Il excite la concurrence et définit une nouvelle échelle de valeurs tirée vers le haut. Son stand est sain comme son « coeur de cible » qui est souvent une clientèle aisée, et l’ambiance du marché s’en trouve souvent dénaturée. De fait, il est fréquent d’entendre dans les vide-greniers des propos envisageant d’en exclure les marchands professionnels. Pression des brocanteurs-antiquaires ou nouvelle mesure de contrôle de l’État (parmi tant d’autres) sur la population ? En tout cas, ces lois limitant les vide-greniers devraient au moins avoir deux conséquences immédiates. Pour les déballeurs du dimanche, supprimer les quelques gains qui s’ajoutaient jusque-là aux maigres aides sociales et les inciter enfin à accepter n’importe quel boulot. Pour les places des villes et des villages, le dimanche, leur rendre leur droit : celui d’être des déserts.

Article publié dans le n° 27 de CQFD, octobre 2005.


Histoire sans fin.

Le comité des fêtes, à l’initiative de la rencontre peut quoiqu’il en soit s’enorgueillir d’un succès durable. Le nombre d’exposants et l’affluence témoignent d’une réputation  bien installée. Les responsables seraient mieux que moi capables de vous expliquer les innombrables difficultés surmontées. La rue principale du village se trouvait occupée du haut en bas comme on dit ici. Les sapeurs pompiers assuraient avec efficacité la sécurité. Tout au long d’un bon kilomètre de stands, chacun pouvait saluer amis et connaissance, car le vide grenier est aussi (surtout) , un moment privilégié de rencontre. On y retrouve les Maillotin(e)s d’hier et d’aujourd’hui. On y croise les familles des communes proches. La déambulation se pratique avec lenteur. Les dernières nouvelles circulent plus vite que le promeneur familier des lieux. Pour l’auteur de ces lignes, c’est aussi un jour de rare bonheur : celui de retrouver ou d’apercevoir les générations d’écoliers ayant fréquenté la classe de Mesnil-Sellières.

Dans la soirée, un méchant coup de vent précipita le départ des marchands d’un jour. Fausse alerte qui dut cependant faciliter un peu la tâche des organisateurs à l’œuvre avant même le lever du jour !

La France qui se lève tôt a remporté un nouveau succès. Rendez-vous l’an prochain. Même lieu et (à peu près) même date.

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales