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Samedi 31 mai 2008

 Voyage dans le passé. 

Les écoliers de Dosches  se sont rendus au musée Saint Loup à Troyes et aux archives départementales. C’était l’occasion de découvrir les nombreux objets exposés dans les salles consacrées à la préhistoire et à la période celte. L’après-midi était consacrée aux armoiries et à leur langage.

 

«  Bonjour enfant du XXI ème siècle, je suis Jondalar. Je serai ton guide. Suis- moi et partons à la découverte des temps préhistoriques… ».

Les amateurs auront reconnu le nom du héros d’un cycle romanesque célèbre : « Les enfants de la Terre »

 Auteur J.M. AUEL
Editions Presses De La Cite & Pocket (pour les quatre premiers tomes) -
Traduction Jacques Martinache.
Le Clan de l'Ours des Cavernes, tome 1
La Vallée des chevaux, tome 2
Les Chasseurs de mammouths, tome 3
Le Grand Voyage, tome 4
Les Refuges de pierre, tome 5 (paru en 2002)… Lecture vivement recommandée. Pour plus de détails :

http://pagesperso-orange.fr/mondalire/enfterre.htm#fiche 

  

 

Des Tricasses aux Gallo-Romains.

 

Seconde partie du « parcours enquête » nos soi-disant ancêtres, les Gaulois. L’armement du guerrier, les ustensiles domestiques, les ornements attirent toujours un vif intérêt. La vedette revient sans conteste à la reconstitution de la « tombe à char » de Bouranton, village proche. Une étude nationale devrait être menée sur ce que doit l’archéologie aux chantiers d’autoroutes ! La revue Archéologia ( Hors série N°3H) avait déjà publié les résultats des fouilles du chantier de l’A5. Nous devons à la construction de l’A26 des découvertes non moins importantes pour nos environs proches (Luyères, Bouranton). La vitrine rassemblant vestiges et maquettes explicatives donne une image saisissante des pratiques funéraires anciennes.

 

Dix neuf kilomètres de documents.

 

Voilà ce que contiennent les bâtiments abritant les archives départementales. Deux tours, 30 magasins, une vaste salle de lecture, l’ensemble mis à la disposition des chercheurs et des curieux. Une brève visite dans le fonds des cartes et plans permet de découvrir et de s’étonner devant les représentations anciennes de notre territoire, d’admirer les reconstitutions détaillées de généalogies célèbres. Du couloir, on aperçoit les laboratoires où sont restaurées les pièces rares.

 

D’azur à la bande d’argent.

 

Qui ne s’est jamais étonné du curieux langage des blasons : Ecu, émaux, fourrures et meubles . Jacky Provence en déchiffre les mystères  de façon vivante et active.

L’exemple du blason de Chaource déchiffré comme un rébus (Chat – Ours) donnera bien des idées aux enfants lorsqu’ils seront invités à imaginer leur propre blason en fonction de leur nom ou de leurs intérêts. Une tentative sera menée afin de composer le blason de l’école : « de sinople à un moulin d’argent au chef d’or chargé de trois plumes de gueule. » Qu’on nous corrige si la définition est mauvaise ! Moulin de Dosches oblige, on aurait bien choisi l’anille déjà présente au blason de Bouilly, mais les enfants auraient peut-être trouvé ça un peu abstrait. Ils ont bien compris en revanche que les couleurs de l’Estac correspondaient à celles du blason de Troyes, tout comme celles de nombreux clubs de foot correspondent aux armoiries de leur ville. Moins connue est la règle de composition des panneaux de signalisation routière et leur couleur conforme aux lois de l’héraldique. Tous sauf un. Grâce à Jacky Provence nous savons lequel. A vous de le trouver.


Voici quelques années, une passionnante exposition avait été présentée à Troyes. Il nous en reste un DVD et le numéro spécial hors série de la « Vie en Champagne » intitulé « Armorial de l’Aube » (juin 2000). Le numéro 38 d’avril juin 2004 précisait « La marche de Champagne dans l’armorial Le Blancq » (Article de Michel Popoff ) 

Crayons de couleur en main, chacun s’activa, car l’emblème identifié traditionnellement à la chevalerie est devenu libre avec la république (le conseil du Sceau des titres fut supprimé en 1872)

« Toute personne est libre de concevoir, d’adopter et de porter les armoiries de son choix, sous réserve de ne pas usurper celle d’autrui ».

N’oublions pas cependant une origine liée à l’équipement militaire du XIIème siècle : méconnaissable sous sa cotte de maille et son casque le combattant faisait peindre ses couleurs sur son bouclier afin de se faire connaître sur le champ de bataille.

Où de s’y dissimuler tel le Cligès de Chrétien de Troyes , chevalier aux armes noires qui se dissimule après sa victoire en faisant « mettre en évidence des armes vertes » près de sa porte :

«  Cligés…

Est revenuz a son ostel,

Por ce que nus ne le meïst ;

Et por ce que , se nus feïst

L’ostel as noires armes querre,

En une chambre les anserre,

Que nus nes truisse ne ne voie,

Et a l’uis devers la voie

Les armes verz mettre au pressant :

Si les verront li trespassant.

Et se nus le demande et quiert,

Ne savront ou ses ostex iert,

Quant nule anseigne ne verra

Del noir chevalier qu’il querra… »

 

Cligès.4696-4712.

 

Changement de couleurs et de pavillon ! Vieilles ruses. De retour nous voyons qu’à Dosches aussi le drapeau noir est hissé !


Questionnaire en main, les petits ont pu suivre, sous la conduite d’une conférencière, les grandes étapes de l’évolution humaine à travers les outils et vestiges retrouvés essentiellement dans le département de l’Aube. Du paléolithique au néolithique, le long couloir du sous-sol offre une vision diverse et spectaculaire de civilisations éloignées. Maquettes et vitrines sollicitent la curiosité. « De quoi vivent les hommes ? »… «  Que construisent les hommes pour s’abriter ? »… Les fiches du service éducatif du musée offrent une aide non négligeable. Après les explications, chacun s’emploie à remplir le questionnaire fourni. Bifaces et polissoir rencontrent toujours le même succès. Etonnement et incrédulité devant des restes de fibres textiles tissées.
     
par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Mercredi 28 mai 2008


 

La manifestation du premier mai à Troyes était cette année de nouveau « unitaire » et rassemblée Place Jean Jaurès, face à la Bourse du Travail. La fête de la « fraternité » qui les années précédentes suivait le rassemblement avait été organisée la veille.

Une tradition locale veut que chaque fédération syndicale ait le privilège de la prise de parole à tour de rôle au nom de tous : ce 1er mai 2008, c’était le tour de la CFDT. Comme d’habitude FO était absent.

 

Mémoire ouvrière.

 

On pouvait trouver sur place, en plus du « muguet »  vendu par les militants du PCF, le n°2 de la revue « Bourse du travail Mémoire vivante » éditée par l’Association du même nom (pour adhésions : 43 Rue Jean Lacoste. 10000 Troyes. Courriel : anna.zajac@wanadoo.fr. 10 € par an. )


On y apprend tout sur les origines du 1er mai. L’historien Michel Choquart y étudie le Congrès de Troyes  «  …le congrès de Troyes du 23 au 30 décembre 1888 (soit deux mois avant les journées des 10 et 24 février 1889 et six mois avant le congrès constitutif de la IIème internationale ) est à l’origine du 1er mai international de 1890… » conclut-il.

Nombre d’articles relatent d’autres manifestations troyennes :1889, 1890. Rassemblements alors interdits et réprimés par l’armée. On se battait alors pour la journée de huit heures. Un extrait d’article du journal local, le  « Petit républicain » hostile aux manifestant montre que les arguments de la droite la plus conservatrice n’ont guère évolué depuis cette époque : en résumé, le journal prônait une durée de travail plus longue pour améliorer le pouvoir d’achat  «Parce que la journée de huit heures n’est pas du travail et du pain pour quantité de travailleurs »! Les slogans sans cesse rabâchés par la droite réactionnaire d’aujourd’hui ne sont guère différents.

Récits et documents illustrent une réalité sociale faite de combats souvent violents : la notion de « lutte de classe » prend ici tout son sens. On nous dira que la France du XXIème siècle est sortie de cette histoire. Mais la lutte pour le partage des fruits de l’activité économique entre le capital et le travail n’est elle pas au cœur de toutes les « réformes » en cours ?

 

Saint-Nicolas, ayez pitié de nous !

 

On peut trouver anecdotique l’action pour que la « Bourse du Travail » conserve son nom. Ce serait ignorer l’importance des symboles dans notre histoire. Effacer la mémoire d’un bâtiment étroitement lié à la vie ouvrière et populaire ne peut être innocent dans une ville qui a perdu ses emplois, ses usines dont les bâtiments subsistants sont transformés en « lofts ». Il n’est pas indifférent non plus qu’il soit si difficile de créer ce fameux « musée de la bonnèterie » « Arlésienne » ou « serpents de mer » ?  ( Pas non plus de « Musée de la résistance » à Troyes mais c’est une autre histoire ! ) .

La Bourse du Travail deviendrait « Passage Saint Nicolas ». Cela plairait paraît-il  aux « trois petits enfants », alliance de mirages médiévaux et d’illuminations marchandes.

 

Un syndicat ça va : trop de syndicats bonjour les dégâts.

 

On ne défila pas à Troyes en cette année 2008. Il faudrait un peu plus de monde : deux à trois cent personnes même dans des rues étroites cela manque de puissance ! Les anciens ont connu mieux et pire. En cette année anniversaire de 1968, on rappelle peu que la manifestation parisienne renoua cette année là avec une tradition interrompue depuis 1954 pour cause d’interdiction gouvernementale. La CGT et le Parti communiste avaient appelé à un défilé Bastille République. Quelques jours avant le début des événements au quartier latin, ce cortège populaire avait rassemblé des milliers de personnes, 100 000 selon le journal L’Humanité.

 

Autrefois, chaque entreprise , chaque union locale, défilait avec ses mots d’ordres, ses banderoles. Les défilés d’aujourd’hui sont hérissés de drapeaux, de ballons : chaque organisation syndicale déploie les siens. L’histoire de notre syndicalisme est aussi celle de ses divisions. Il semble qu’on ait atteint aujourd’hui  un seuil critique. De mauvais esprits disent qu’il y a autant de sigles différents que de manifestants. C’est exagéré. La CGT et la CFDT continent d’être les centrales les plus représentatives. La FSU l’emporte nettement dans les domaines de l’éducation et de la culture. Cela n’empêche pas les médias et les employeurs de jouer des oppositions et des formations très minoritaires d’offrir en cas de conflits des échappatoires inespérées. Des négociations récentes vont redéfinir les règles de représentativité des syndicats. Le but est de donner aux salariés le dernier mot par leur vote. Les « grandes » centrales sont favorables. Les « petites » crient au scandale. Pourtant chacun sent bien  que l’émiettement actuel ne favorise pas la défense des salariés. Ni la mobilisation.

La confusion politique n’est pas non plus sans conséquence. Certes le syndicalisme est indépendant, mais le citoyen sait comparer les discours et évaluer les chances de succès. C’est peu dire que les positions des uns et des autres sur la protection sociale et les retraites ne sont pas identiques. En 2003, la défection brutale d’une grande centrale syndicale en plein conflit sur les retraites a laissé de mauvais souvenirs. Rien n’indique que les leçons en aient été tirées.

 

 

 

Vivre et travailler plus longtemps ?

 

Pourtant les sujets (mal)traités sont décisifs. La « rupture » conservatrice inspirée du système anglo-saxon, brutale marche arrière sociale, concerne tout le monde. Le syndicalisme met le doigt sur des contradictions  grossières. Ne prenons qu’un sujet parmi beaucoup d’autres :

« L’allongement de la durée de vie justifie qu’on retarde l’âge de départ en retraite » nous répètent en chœur Président, ministres, sous ministres et élus –pas seulement UMP hélas !

MAIS :

-         l’allongement de la durée de vie est nettement plus réduit pour les professions les plus pénibles. Or les négociations visant à la prise en compte de la pénibilité du travail, pourtant prévues dans la loi Fillon de 2003, n’ont toujours abouti à rien. Le patronat continue de vouloir confondre « pénibilité » et « invalidité ». En d’autres termes, seuls seraient admis à un départ anticipé ceux qui seraient déjà victimes de maladies graves. A juste titre, les syndicalistes défendent l’idée d’un départ à la retraite « en bonne santé » !

-         L’espérance de vie est directement liée aux conditions d’existence, donc à l’environnement social. Remettre en cause les garanties dont bénéficient encore les salariés ne peut qu’avoir des conséquences néfastes sur leur état de santé et donc leur longévité. ( Voir les statistiques concernant les Etats-Unis )

-         L’augmentation de l’espérance de vie ( notion statistique) ne signifie pas qu’on ne vieillit plus ! Lorsqu’on a 60 ans, malgré tous les progrès de la médecine, on n’est plus un jeune homme ! Chacun, selon sa profession peut imaginer quelle serait son aptitude à l’exercer à 65 voire 70 ans.

 

Les employeurs eux-mêmes démentent d’ailleurs dans les faits leur propre exigence d’allongement de la durée de cotisation: ils n’embauchent plus les « vieux » (pardon « les seniors »)  bien avant 60 ans. Et ce dans tous les pays comparables au nôtre. En réalité tout le monde a bien compris qu’il ne s’agissait pas de « travailler plus longtemps » mais de verser des pensions réduites au minimum. L’avenir serait tracé : vivre plus vieux et plus pauvres .

 

Ce sont les hommes qui font leur histoire…

 

Victor Hugo écrivait que « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ». Les quelques dizaines de personnes réunies ce premier mai à Troyes, et les autres plus nombreuses ailleurs en France comme dans de nombreux pays, expriment un refus commun : celui de la fatalité. Faites comme eux: syndiquez-vous !

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Lundi 26 mai 2008


 

 Depuis plusieurs années, l’association « Nos enfants des quatre villages » organise et anime les festivités des écoles du regroupement pédagogique. Samedi après-midi,  belle journée de printemps au risque de voir la foule s’évader vers les champs, Sophie Makowiak et son équipe avait choisi de convier les familles à un spectacle à « Ballon ville ». Bar et buffet étant largement garnis par les soins des organisateurs, une assistance nombreuse se pressait dans la salle des fêtes de Géraudot.

 

Une troupe d’artistes particulièrement inspirés créa dès les premières minutes une ambiance féérique et bon enfant. Le décor invitait à pénétrer les étranges ruelles de « Ballonville », communauté d’êtres fantasques mi humains, mi marionnettes. Entre les doigts agiles les ballons multicolores et bavards étiraient en crissant leurs membres lisses. A leur appel insistant  répondaient le musicien , accordéoniste cocasse ou le jongleur gracile.


Le spectacle vivant et coloré, même en un lieu couvert, évoque les saltimbanques,  crieurs et bonimenteurs de rues aux talents innombrables.


Il n’est que de voir les grands yeux étonnés des petits pour apprécier la performance.


Les filles, gentilles mégères  se démènent, provoquent, embarquent les grands pour des performances imprévues.


Le public- tous les âges sont représentés, car  grandes sœurs et grands parents sont également venus- est peu à peu entraîné aux extravagances. On reconnaît au vol la fameuse histoire du « Crapaud à grande bouche », succès des « Nonnes Troppo » trop peu connu !

 

Oyez ! Oyez l'histoire du pauvre batracien !
Qui malgré ses yeux bleus n'attirait que les mouches
Et du matin au soir errait sur les chemins
C'était le malheureux crapaud à grande bouche

Un beau jour de juillet, à l'aube évanescente
Il s'était fait tout beau à l'approche de l'été
Au détour d'un bosquet rencontre une ruminante
Et lui dit tout de go : « Qu'est-ce donc que vous mangez ?
- C'est une question cocasse, valeureux batracien
C'est une question cocasse, valeureux batracien
C'est une question cocasse, valeureux batracien
Je broute l'herbe grasse
- Ah ! Comme cela est bien ! »

Il se remet en route, il a le cœur chagrin
Maudissant le défaut dont il est affublé
Au croisement d'une route, découvre sœur lapin
Et lui dit tout de go : « Qu'est-ce donc que vous mangez ?
- Votre question est sotte, valeureux batracien
Votre question est sotte, valeureux batracien
Votre question est sotte, valeureux batracien
Je mange des carottes
- Ah ! Comme cela est bien ! »

Trottinant (?) vaillamment d'un air toujours maussade
Franchissant les ruisseaux, les bois et les forêts
Il croise le serpent, l'heure de sa promenade
Et lui dit tout de go : « Qu'est-ce donc que vous mangez ?
- Des crapauds à grande bouche je dévore par millions ! »

Mais ne sont-ils point farouches en cette belle région ?
….

http://www.bide-et-musique.com/artist/4444.html

 

Ce sont les parents qui s’y collent et interprètent tant bien que mal le texte pour la plus grande joie des enfants. ( Pour la musique, vous devrez acheter le disque !)

 

Encore quelques facéties mettant en scène une lignée de papas qui finiront le croiriez vous les pattes en l’air,  et les portes seront  largement ouvertes pour terminer l’après-midi en profitant du soleil printanier.

Un succès donc, une fois de plus, en présence des enseignants du RPI et du nouveau maire de Géraudot.

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Lundi 26 mai 2008

Patrimoine naturel : Creney reçoit…

 

Le 26 avril dernier, la Commune de Creney et son maire M Raguin recevaient l’Assemblée générale du Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne Ardenne.

http://www.cpnca.org/

Au-delà des aspects inhérents à ce type de réunion (rapports d’activité et financiers, élection des responsables ) c’était l’occasion d’en apprendre beaucoup sur la protection des sites et les actions menées. Creney n’avait pas été choisi au hasard, puisque l’après-midi devait être consacrée à la visite du marais d’Argentole dont huit hectares vont être intégrés aux sites protégés. Deux hectares de pelouse calcaire seront également pris en compte.

 

Certains responsables locaux ne s’étaient pas trompés sur les enjeux environnementaux. On remarquait notamment la présence de Mme Line Bret Conseillère régionale, de M Bertrand, Conseiller général (canton de Troyes II ),  de Mme Evelyne Perrot, Maire de Dosches , Camille Charigot, maire de Villechétif. La DIREN était également représentée, ainsi que le PNRFO.

 

Le rapport d’activité rappelait les objectifs du Conservatoire : connaître notre patrimoine naturel pour le protéger, protéger les milieux naturels pour préserver les espèces, gérer durablement pour conserver la biodiversité, valoriser pour sensibiliser et impliquer, conseiller pour une gestion durable des territoires. Cent dix sept sites naturels sont ainsi protégés durablement en Champagne Ardenne ce qui représente 1654 ha. S’y ajoutent d’autres dispositifs tels les sites Natura 2000 ( 14 197 ha). « L’ Escarboucle », bulletin des Amis du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient a consacré un article au Conservatoire du patrimoine naturel dans son numéro 70 de mars 2008.                       http://amisdupnrfo.free.fr

 

Le marais de Villechétif et la « pelouse de la butte » feront l’objet d’une convention avec la municipalité et le concours de la Région (80% du financement). La société de chasse locale y est associée.

 

Qu’est ce que le marais d’Argentole ?

 

Et pourquoi cette protection ? Les conférences récemment données à l’initiative des Amis du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient ont montré l’évolution des attitudes humaines face aux zones humides, entre répulsion et domination.

Le marais concerné est la seule « tourbière alcaline fonctionnelle » proche de Troyes. C’est l’un des derniers de l’Aube où  constitution de tourbe soit encore active. Situé dans la plaine alluviale de Troyes, en amont de Villechétif il couvre 140 ha sur les finages de Creney, Villechétif, Pont Sainte Marie et Saint Parres aux Tertres. Il est alimenté par le ruisseau Saint Pierre et par le Melda dont la source est à Belley.

Le site a fait l’objet de drainages anciens (époque médiévale). A partir de 1950, il a subi es rognages périphériques : drainage, mise en culture, culture de peupliers. L’impact de l’extension urbaine n’a pas été sans conséquence : aménagements, bruit, pollution lumineuse. Il a ainsi été constaté une importante régression de la surface du marais depuis le 19ème siècle. Une prospection de naturalistes effectuée à cette époque permet de constater la disparition d’espèces ou leur raréfaction.

 

Pour l’histoire du marais consulter :

 

http://pagesperso-orange.fr/raymond.elphege/histoirecreney/Marais3.htm

 

En 1953, le taux de boisement (saules) était de 50%. Il passe à 67% en 1967, 85% en 1990 et 90% en 1995. La tourbière voit ainsi son domaine se réduire comme peau de chagrin. Deux axes routiers à fort trafic ( Pompidou et Rocade), le drainage et l’implantation de peupleraies conduisent à un assèchement progressif.

 

L’historique des opérations tendant à préserver ce milieu fragile montre la préoccupation constante de certains responsables. Le premier inventaire d’espèces on l’a dit , remonte au 19ème siècle. Une ZNIEFF est définie en 1980 et un arrêté préfectoral de protection des biotopes ( APPB) est pris en 1987 pour 34 ha. Un proposition de site Natura 2000 est faite en 1996 pour 138 ha. La Chambre d’agriculture réalise une étude écologique en 2001. Le document d’objectif (DOCOB) Natura 2000 est adopté en 2006. L’année suivante  huit hectares sont acquis par la commune dont 7 classés Natura 2000. La convention de gestion est paraphée en 2008. Elle concerne 18 parcelles éclatées dont certaines de 3 à 4 ha. Elles feront l’objet d’une étude scientifique (suivi des habitats), écologique ( restauration des parcelles tourbeuses pour éliminer les ligneux colonisateurs) et d’une valorisation (bulletins de suivi, visites). La définition des mesures de gestion s’est faite en concertation avec la société de chasse. La synthèse du document d’objectifs (DOCOB) détaille l’intérêt du site. Il renferme « un ensemble unique de milieux humides composés d’une végétation hygrophile spécifique de tourbières (phragmites, cladiaies, saulaies…) »  Il  fait office de « véritable station d’épuration naturelle ».  La brochure donne quelques données écologiques du site : 10 espèces végétales protégées au niveau national et régionales parmi 236 espèces recensées. Quelques plantes typiques sont données en exemple : la grande douve, la fougère des marais, la germandrée des marais et la violette élevée.



De nombreuses espèces animales sont recensées dont 16 inscrites dans les annexes des directives « Habitats » ou « Oiseaux » : insectes dont l’Agrion de Mercure (Libellule), 37 espèces de mammifères, 117 espèces d’oiseaux, 3 espèces d’amphibiens, 2 espèces de reptiles.

 

La « pelouse de la butte » qui fait également l’objet d’une convention occupe une surface plus restreinte : deux hectares propriété de la commune  en Champagne crayeuse.  C’est une pelouse calcaire caractéristique constituant un habitat prioritaire au niveau européen. On y a recensé un potentiel de 10 espèces d’orchidées. Son isolement relatif en territoire de grande culture en fait un refuge d’oiseaux nicheurs de grandes plaines, de reptiles, de papillons, de criquets et de sauterelles.


Les actions envisagées vont de l’étude à l’information  (panneaux, visites scolaires) en passant par la gestion (fauche annuelle avec exportation des rémanents)

 

De nombreuses autres informations sont à la disposition de tous. Signalons le bulletin « Savart » (4 n° par an ) « Infosite » bulletin du site Natura 2000. Le n°5 de mars 2008 est consacré aux carrières souterraines d’ Arsonval et de Bossancourt. Le rapport d’activité 2007 du CPN-Champagne Ardenne recense les actions régionales. Nous avons relevé entr’autres pour l’Aube et le territoire du PNRFO:

-         un programme de suivi des Grands lacs de Seine.

-         Les carrières d’Arsonval – Bossancourt.

-         L’Etang de Ramerupt

-         La pelouse à Brebis à Brienne-la Vieille.

-         Une étude sur la côte aux Suisses à Dosches.

-         Les prairies humides à Courteranges.

 

Les aspects financiers furent abordés naturellement le budget laissant apparaître la faible implication du Conseil général de l’Aube à la différence de ceux de la Marne ou des Ardennes et malgré le nombre de sites concernés. Le Président Roger Gony en donna une explication éclairante (implication du Conseil général dans le PNRFO, faible appétence pour les structures « régionales… ») , tout en espérant une évolution favorable.

L’après midi devait être consacrée à une visite du marais.


 

Annexe 1 : Inventaire des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique : marais de Villechétif

http://64.233.183.104/search?q=cache:qpMpX4cdN4cJ:www.champagne-ardenne.environnement.gouv.fr/milieux_naturels/milnat_pdf/dep10/pdf_ZNIEFF/ZNIEFF210002039.pdf+Creney+aube+marais+argentolle&hl=fr&ct=clnk&cd=4&gl=fr

 

Extraits du document et sources:

Superficie :158,00 ha

Altitude :105 - 107 (m)

Communes : CRENEY-PRES-TROYES : PONT-SAINTE-MARIE :SAINT-PARRES-AUX-TERTRES :VILLECHETIF

Typologie des milieux :

a/ Bois marécageux à aulne, saule et piment royal, Formations à grandes laîches (magnocariçaies),Roselières

Groupements à reine des prés et communautés associées, Cladiaies.

b/ Autres milieux :

Formations amphibies des rives exondées, des lacs, étangs et mares. Tapis submergés de characées. Aulnaies-frênaies médio-européennes. Chênaies-charmaies

c) Périphérie :

Prairies fortement amendées ou ensemencées. Cultures. Villages. Villes

Compléments descriptifs :

a) Géomorphologie :

Plaine, bassin, vallée, ruisseau, torrent, mare, mardelle.

b) Activités humaines :

Chasse, Sylviculture, Pêche, Circulation routière ou autoroutière

c) Statuts de propriété :

Propriété privée (personne physique) ; Domaine communal

d) Mesures de protection :

Arrêté Préfectoral de Biotope ; A.P.B. pris le 26/03/87 sur 34 ha 50 a. Présence d'un crapauduc sous la rocade.

e) Autres inventaires : Directive habitats, Directive Oiseaux

Facteurs influençant l'évolution de la zone :

Comblement, assèchement, drainage, poldérisation des zones humides. Plantations, semis et travaux connexes. Fermeture du milieu. Envahissement d'une espèce ou d'un groupe. Route. Nuisances sonores. Chasse

Critères d'intérêt

Zone particulière liée à la reproduction, zone particulière d'alimentation, étapes migratoires, zones de stationnement, dortoirs.

Expansion naturelle des crues. Soutien naturel d'étiage. Auto- épuration des eaux….

 

Commentaire général :

Les marais de Villechétif sont situés aux portes de l'agglomération troyenne, à l'ouest du village de Villechétif. Ils constituent une ZNIEFF I de plus de 150 hectares et sont considérés comme l'une des tourbières alcalines les plus intéressantes du département de l‘Aube.

Les marais, assez boisés aujourd'hui, sont constitués par une variété de milieux, avec différents stades de la tourbière alcaline (dont certains font partie de l'annexe I de la directive Habitats) :

-         La cladiaie se développe dans les secteurs les plus humides du marais. La végétation est fortement dominée par le marisque (Cladium mariscus), accompagné par la laîche des rives, le calamagrostis lancéolé, la salicaire, la lysimaque vulgaire, etc. La vitalité du marisque peut parfois aboutir à la disparition des espèces présentes dans la cladiaie et à la formation d'un groupement mono spécifique.

-         Les magnocariçaies sont dominées par différentes laîches qui forment des touradons caractéristiques : cariçaies à laîche raide, laîche des marais, laîche à bec, laîche paniculée, laîche faux-souchet. Elles abritent notamment la renoncule grande douve, protégée en France, le peucédan des marais, protégé au niveau régional et la stellaire des  marais inscrite, avec le peucédan, sur la liste rouge des végétaux menacés de Champagne-Ardenne.

Elles renferment également le lycope d'Europe, l'épiaire des marais, l'épilobe hirsute, etc.

-         Les roselières sont constituées par le phragmite qui domine, la menthe aquatique, la massette à feuilles larges, la massette à feuilles étroites, la morelle douce-amère, le jonc des chaisiers glauque, l'hydrocotyle vulgaire, la germandrée des  marais et la gesse des marais, ces deux dernières étant protégées au niveau régional.

-         Les communautés à reine des prés sont dominées par de grandes hélophytes (eupatoire chanvrine, angélique sylvestre, cirse des  marais, valériane officinale, baldingère, etc.). La violette élevée (protégée sur le territoire national) et l'euphorbe des marais (liste rouge régionale) peuvent s'y observer.

Le bas-marais à laîche de Davall, présent au début du 20ème siècle, a disparu.

  • La végétation aquatique des anciennes fosses de tourbage est constituée par des groupements pionniers à Chara, des radeaux à petit nénuphar et nénuphar blanc, des communautés à lentilles d'eau (lentille à trois lobes et petite lentille d'eau) et à potamots (potamot de Berchtold, potamot coloré, inscrit sur la liste rouge des végétaux de Champagne-Ardenne).
  • Le marais est largement colonisé (sur près de la moitié de sa superficie) par la saulaie marécageuse avec le saule cendré, le saule à oreillettes, la bourdaine et l'aulne glutineux. Le tapis végétal est caractérisé par de nombreuses laîches et fougères, dont le rare dryoptéris à crêtes (seule station connue dans l'Aube, protégé en France) et le polystic des marécages (protégé en Champagne-Ardenne), tous les deux étant figurant sur la liste rouge régionale.
  • Les bordures boisées des marais sont de type aulnaie-frênaie et chênaie-charmaie dans les  secteurs les moins humides. On y trouve l'iris fétide.

La faune est également d'une grande richesse.

  • Les insectes ont des populations très  diversifiées au niveau du marais et on note la présence de deux libellules rares, l'agrion de Mercure (protégé en France, inscrit sur la liste rouge régionale et figurant dans le livre rouge de la faune menacée en France) et l'aeschne printanière inscrits sur la liste rouge régionale des Odonates. Les coléoptères sont également bien représentés, avec une vingtaine d'espèce dont la plus grande partie n'a pu être intégrée dans la ZNIEFF, car ne figurant pas dans la base de données et notamment sept espèces rares à très rares (Dystiscus circumcinctus, Hydraena nigrita, Blater sanguineus, Telephorus thoracius, Phytoecia ephippium, Cryptocephalus flavides et cryptocephalus marginatus).
  • Le marais de Villechétif constitue un des milieux les plus favorables pour les amphibiens dans le département. (biotopes variés, sites de reproduction diversifiés). On peut y observer le triton crêté, le crapaud accoucheur et la rainette arboricole (non revue récemment), protégés en France depuis 1993, inscrits à l'annexe II et/ou IV de la directive Habitats, à l'annexe II de la convention de Berne, dans le livre rouge et sur la liste régionale. Ils sont accompagnés par le triton palmé, le triton alpestre, le crapaud calamite (centre est du marais), le crapaud commun, la grenouille verte, la grenouille rousse (partie forestière au nord du marais) et la grenouille agile. Cette dernière, en régression, est inscrite à l'annexe IV de la directive Habitats. Le lézard des souches et le lézard des murailles, inscrits à l'annexe IV de la directive Habitats, peuvent également s'y rencontrer.
  • L'avifaune est particulièrement bien représentée sur la ZNIEFF : sur les 120 espèces inventoriées, quatre espèces nicheuses sur le site sont inscrites sur les listes européenne (directive Oiseaux), nationale (livre rouge de la faune menacée en France) ou régionale (liste rouge des oiseaux de Champagne-Ardenne) : des rapaces diurnes ou nocturnes (faucon hobereau, busard Saint-Martin) et des espèces paludicoles (phragmite des joncs et rousserolle turdoïde). Malheureusement plusieurs espèces ne nichent plus sur le site depuis plusieurs années, il s'agit du busard des roseaux, de la chevêche d'Athéna, du blongios nain, du butor étoilé, de la bouscarle de Cetti et de la bécassine des marais. Le site permet également la nidification de nombreuses autres espèces d'oiseaux plus communes, comme par exemple la rousserolle effarvatte, le bruant des roseaux dans les roselières et grandes herbes, les pics (épeiche, épeichette et noir), pouillots, grives, mésanges et fauvettes dans les milieux plus forestiers. Les espèces fréquentant le site pour s'y nourrir, s'y abriter ou encore s'y rassembler sont également très nombreuses, les marais de Villechétif constituent une halte migratoire ou un site privilégié pour l'hivernage de nombreux oiseaux (proximité du lac de la Forêt d'Orient), parmi lesquels de nombreux canards et oiseaux d'eau (canard colvert, canard souchet, sarcelles d'hiver et d'été, canard chipeau, oie cendrée, cygne tuberculé, grèbe jougris), des chevaliers (chevalier sylvain, chevalier guignette), la grue cendrée, le cochevis huppé, etc. Divers rapaces s'y reproduisent ou y chassent régulièrement (milan noir, milan royal, faucon crécerelle, autour des palombes, épervier d'Europe, buse variable, busard cendré).
  • De nombreux mammifères fréquentent également la zone : petits carnivores (putois, belette, fouine), chat sauvage, lièvre, lapin de garenne et de nombreux chevreuils et sangliers. C'est également le terrain de chasse de plusieurs chauves-souris, le vespertilion de Daubenton, le vespertilion de Netterer, le vespertilion à moustaches et la noctule commune, inscrits à l'annexe II de la convention de Berne, à l'annexe IV de la directive Habitats, dans le livre rouge (catégories "à surveiller" pour les trois premiers et "vulnérable" pour le dernier) et sur la liste rouge régionale. Trois cours d'eau traversent le site : le ruisseau d'Argentolle, le canal d'Argentolle et le Fossé Noir, aux eaux encore peu polluées, plus ou moins envahies par la végétation, des feuilles mortes cachant souvent leurs lits de sable ou de gravier , abritant des anguilles, brochets, lotes, perches, etc.

 

Le Marais de Villechétif constitue un patrimoine naturel d'un grand intérêt régional ; il fait partie intégrante du patrimoine paysager et culturel local et présente à ce titre un certain intérêt pédagogique. Un Arrêté préfectoral de Protection de Biotope a été pris en 1987 sur près de 34, 5 hectares, un crapauduc a été mis en place par le Conservatoire du Patrimoine Naturel de Champagne-Ardenne. La ZNIEFF a été proposée dans le cadre de la directive Habitats. Le marais est encore en bon état, mais il est menacé par la dynamique naturelle (extension de la  saulaie et de la cladiaie mono spécifique) et les plantations de peupliers. La rocade nord "4ème section" qui sectionne le marais en deux, contribue probablement à l'appauvrissement faunistique du marais (caractère bruyant de cette infrastructure et nombreux cadavres trouvés sur les bords de la route)

 

Liens avec d'autres ZNIEFF

PRAIRIES ET BOIS ENTRE ROUILLY-SAINT-LOUP ET RUVIGNY

MARAIS DE LA VANNE A VILLEMAUR-SUR-VANNE

MARAIS DE BOUY-LUXEMBOURG

FORETS DES BAS-BOIS ET DU CHARDONNERET,AUTRES MILIEUX,DE PINEY A

THENNELIERES

RESERVOIR SEINE (LAC DE LA FORET D'ORIENT)

Sources / Informateurs

ANCEL N., METAYE R. & CHAMPION P. ( 1986 - 1988 ) ;BRILLANT P. & ANCEL N. – 1999 ; BRILLANT Pascal ( 1994 - 1999 )

 

CONSERVATOIRE DU PATRIMOINE NATUREL DE CHAMPAGNE-ARDENNE (CPNCA) ( 1986 - 1999 )

EQUIPE SCIENTIFIQUE REGIONALE - 1984

LANFANT Patrice ( 1997 - 1999 )

LEBLANC Pascal - 1986

URCANE - 1987

Sources / Bibliographies

ANCEL N. (non publié) - "Les marais de Villechétif". Conservatoire du Patrimoine Naturel de Champagne-Ardenne.

36 pages + annexes.

GEOGRAM - "Etude des tourbières alcalines de Champagne - Impact de l'exploitation de la tourbe sur la diversité biologique et la restauration des tourbières - Rapport d'étude". 107 pages ( 1996 )

PRIN R. - "Excursion botanique du 26 mai 1968 au marais de Villechétif". Bulletin de La Gentiana (Gpe Etude Sc. Nat. de la Section Aube du CAF), 41 : p. 5-6 et 30 ( 1968 )

PRIN R. - "Excursion botanique du 27 mai au marais de Villechétif et forêt de Larrivour". Bulletin de La Gentiana (Gpe Etude Sc. Nat. de la Section Aube du CAF), 85 : 29-32 ( 1979 )

SOCIETE DES AMATEURS DE FOLKLORE ET ARTS CHAMPENOIS - "La vie au marais de Villechétif, Creney.

Argentolles". Le Folklore de Champagne, avril-mai 1986, n°98, 24 pages ( 1986 )

URCANE - "Etude régionale complémentaire à l'inventaire des tourbières". Pour le Ministère de l'Environnement,

délégation de Champagne-Ardenne, 37 pages ( 1987 )

 

ESPECES DETERMINANTES ZN :  Marais de Villechétif.

57  insectes :Brachytron pratense, Coenagrion mercuriale .

72  amphibiens :Alytes obstetricans , Bufo calamita, Hyla arborea , Salamandra salamandra ;

Triturus cristatus.

73 reptiles : Lacerta agilis ; Podarcis muralis .

74  oiseaux : Acrocephalus arundinaceus; Acrocephalus schoenobaenus; Circus pygargus; Falco subbuteo.

75  mammifères : Mustela putorius ; Neomys fodiens ;

81 ptéridophytes : Dryopteris cristata ; Thelypteris palustris

83  angiospermes :Apium repens (espèce non retrouvée à la dernière mise à jour)

Euphorbia palustris ; Inula britannica (espèce non retrouvée à la dernière mise à jour) Lathyrus palustris ; Peucedanum palustre ; Potamogeton berchtoldii ; Potamogeton coloratus

Ranunculus lingua ; Samolus valerandi ; Sisymbrium supinum(espèce non retrouvée à la dernière mise à jour ) ;Spiranthes aestivalis (espèce non retrouvée à la dernière mise à jour)

Stellaria palustris ; Teucrium scordium ; Viola elatior.

 

par Petits potins_10 publié dans : Actualités. Associations locales
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Mardi 20 mai 2008

  " Si vous trouvez que l'éducation coûte trop cher, essayez l'ignorance" ( Abraham Lincoln)


La nouvelle qui nous est transmise ne sera peut-être pas très mobilisatrice pour l’habitant de nos villages. Le « Palais de la découverte » a longtemps fait partie des visites inévitables dans une vie d’écolier et d’étudiant. Les jeunes de la région parisienne bien sûr, mais aussi ceux de province guidés par des professeurs motivés. Il y eut même certaines années des démonstrations scientifiques « décentralisées ». Des petits Troyens purent ainsi assister en direct à des expériences commentées dans les halls de la Foire de Champagne.

L’affaire n’est donc pas anodine. Certes les informations à notre disposition sont complexes et moins médiatiques que la question de l’ouverture des hypermarchés le dimanche … Cependant, le fait que Philippe Adnot ait planché sur le sujet nous le rend plus proche… Le texte, les articles et les liens suivants permettront à ceux qui le souhaitent de se faire une opinion.. et éventuellement, de signer la pétition.

PetitsPotins.10

 

 

Bonsoir à tous

Le Palais de la Découverte est une merveille qui donna à des générations de jeunes le goût des sciences. Le Palais de la Découverte est en grand péril car le gouvernement s'apprête à le faire disparaître. Les décisions vont être prises cette semaine. Un dernier appel est lancé afin d'essayer de le sauver. Aidez-nous, avant qu'il ne soit trop tard, en faisant circuler l'information auprès de vos amis et collègues et en appelant à signer une pétition.

 

http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

 

Bien cordialement

Fabienne Miramand.

 

Sauvons le Palais de la Découverte !

Le Palais de la Découverte semble menacé de disparition par des projets gouvernementaux.

Ce serait une grave atteinte contre la pensée, contre la connaissance, contre la culture.

Nous perdrions un lieu unique où chacun prend plaisir à interroger le monde et remettre en cause son savoir.

« Où sommes nous dans l’Univers ? Qu’est-ce qui fait trembler la Terre ? Comment la vie y est-elle devenue possible ? En quoi les défauts de la matière peuvent-ils être utiles ? D’ou vient le vertige, pourquoi est-ce que je ne suis pas toujours d’accord avec moi-même ? Pourquoi le yaourt intéresse-t-il des chercheurs ? Nos larmes sont-elles fabriquées à partir de notre sang ? Pourquoi l’araignée ne reste pas collée à sa toile ? Comment éviter d’être pris à son propre piège ? Et plus de moins, ça fait quoi ? … »

Le public est en contact direct avec la science en marche. Chaque jour, des centaines d’expériences, des dizaines d’exposés sont présentés par des médiateurs scientifiques qui invitent chacun à poser un regard neuf sur le monde qui l’entoure.

Permanentes ou temporaires, les expositions posent des questions, incitent à la réflexion , suscitent les vocations.

L’émotion est grande de voir chaque jour ces milliers de visiteurs (600 000 par an), l’émerveillement des petits et des grands, leur enthousiasme à comprendre et à raisonner, même chez ceux qui s’étaient crus « allergiques aux sciences » ; plaisir des questions vertigineuses, des réponses sidérantes. Respect de l’esprit qui s’interroge.

Les regards sont beaux au Palais, parce qu’ils s’étonnent. Et qu’au Palais on prend ça au sérieux.

Que l’on soit scientifique, littéraire, artiste, quelle que soit la forme de créativité ou d’engagement dans le monde, le Palais ouvre des voies, jette des ponts entre les savoirs, les expériences, les intuitions. Nul besoin de connaissances approfondies pour ressortir en se sentant plus intelligent, plus curieux, plus humain.

Le Palais est aussi un grand incubateur de vocations scientifiques.

Plus de la moitié des scientifiques franciliens, dont certains prix Nobel, disent y avoir trouvé leur vocation, dans l’émerveillement de visites enfantines.

La France manque cruellement de scientifiques et d’ingénieurs, tout le monde le sait. Ce serait une totale absurdité de détruire un lieu créateur de tant de motivation chez les jeunes.

Le Palais est enraciné dans une idée visionnaire.

Il a été créé pendant le Front Populaire par Jean Perrin, prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’atome, à l’époque où, ministre du Front Populaire, il créa aussi le CNRS.

Son ambition était de : « … répandre dans le public le goût de la culture scientifique, en même temps que les qualités de précision, de probité critique et de liberté de jugement que développe cette culture et qui sont utiles et précieuses à tout homme… »