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Jeudi 24 août 2006

METEO MESNIL SELLIERES  MOIS DE JUILLET 2006

 

 

 

 

Température la plus élevée           : 39,2°C le 19  juil vers 13h45

 

 

Température la plus basse            : 15,9 °C  le  10 juil vers 06H30

 

 

 

 

Température moyenne du mois     : 26,28°C

 

 

 

 

Rafale de vent relevée                       : 38,4 km/hr le 26 juil vers 16h30

 

 

 

 

Pluviomètrie du mois                     : 35,8 mm

 

 

 

 

Moyenne Vent du mois                 : 6,77 km/hr

 

 

 

 

Moyenne Windchill du mois    : 25,85°C  

 

 

Windchill la plus basse            : 14,4°C le 27 juil à 04h40

 

 

Windchill la plus élevée                    :  39,2°C le 19 juil vers 13h45

 

 

 

 

ET L’ANNEE DERNIERE (2005)

 

 

 

 

Température la plus élevée         : 36,4°C le 15 juil vers 14h00

 

 

Température la plus basse          :  11,8°C le 06 juil vers 07h25

 

 

 

 

Température moyenne du mois   :  21,69°C

 

 

 

 

Rafale de vent relevée                      : 32,8 km/hr le 27 juin à 17h00

 

 

 

 

Pluviomètrie du mois                   : 127,7 mm

 

 

 

 

Moyenne Vent du mois               : 7,54 km/hr

 

 

 

 

Moyenne Windchill du mois    : 20,73°C

 

 

Windchill la plus basse          :  10,1°C le 06 juil vers 07h25

 

 

Windchill la plus haute                   : 36,4 le 15 juil vers 14h00

 

 

 

 

 

 

… ET LA PLUVIOMETRIE EN JUILLET 2004

 

 

 

 

                                  62mm

 

 

 

 

… ET LA PLUVIOMETRIE EN JUILLET 2003

 

 

 

 

                                   32mm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Doc N°40-le 22 AUG2006--MTO MS –mois de juillet 2006-« le bout du presqu’en haut »

 

 

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Services.Loisirs.Météo
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Jeudi 24 août 2006

Chaque année au 15 août, la plaine résonne de coups sourds jusqu’à une heure tardive de la soirée. Avant goût "d’ouverture" , et sport estival, le Ball-trap réunit les amateurs de tir et les adeptes de la chasse, en l’occurrence organisateurs de la manifestation.

La société de chasse de Mesnil-Sellières avait bien fait les choses. Postes de tir, tir sur cartons pour tous, et même un chamboule tout pour les enfants !

Les festivités étaient engagées dès le matin. Repas sur place et suite des concours l’après-midi.

 La météo étant favorable, les simples curieux bénéficiaient aussi d’une vue imprenable sur la plaine et la vallée de la Seine .

 

 

 

  

 

 Dans les nids et les terriers, on se raconte que les humains sont bien aimables de prévenir avant de se mettre en  campagne.  Un lièvre de mes amis prétend même qu’ils n’ont pas toujours entre eux cette  politesse là.

 

 

 

 Concours amateur (sur 70 plateaux)

 1er Leclercq G. , 2ème Legrand S. , 3ème Sinard Y. , 4ème Guiot L.,5ème Kesler X., 6ème Guillaume C., 7ème Kesler R., 8ème Benjamin, 9ème Rollet M., 10ème Makowiak S.  

 

Concours communal (sur 50 plateaux) 

 

1er Croissant D. , 2ème Gobin O., 3ème Makowiak X., 4ème Gommery A., 5ème Brunet S., 6ème Mouzon P., 7ème Guillard F., 8ème Berthelot C.

 

Challenge Serge Guillard (sur une boîte de 25 cartouches)  

1er Gommery A.  

Challenge Spécial (meilleure série)  

1er Pitié Jérémy  

Concours Chandelle  

1er Geiger D. 

Concours Rabbit 

1er Leclercq G.

 Carabine Hommes à 10 m.  

 

1er Weber B., 2ème Lorey E., 3ème Pitié F., 4ème Goncalves A. 5ème Marchand D. 

 

Carabine Femmes à 10 m. 

 

1er Thévenin C., 2ème Vénuat K., 3ème Clément M., 4ème Andrezejack L., 5ème Croissant N., 6ème Clément M., 7ème Vénuat C., 8ème Brunat M.-Cl. 

 

Carabine Enfants à 10 m.  

 

 1er Weber K., 2ème Makowiak P., 3ème Andrezejack A. 4ème Mouzon G., 5ème Bruna Z., 6ème Makowiak B., 7ème Croissant Fa., 8ème Croissant Fr.  

Panier garni  

Gagnant : Weber Bruno : annoncé 10 kg 530 (pour 10 kg 520 de poids effectif)

 

 

 

  

par Petits potins_10 publié dans : sports
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Mercredi 16 août 2006

Vendeuvre, avec les Amis du Parc.

 

 

 

   Découverte déjà ancienne, dont nous donnons le compte rendu avec un peu de retard. Le 17 juin, Mme Bellenoue avait donné rendez-vous aux personnes intéressées à l’église de Vendeuvre. La visite de l’édifice ayant déjà été proposée une année précédente, il ne s’agissait que de se réunir là, au frais par cette chaude journée printanière, avant de partir à la découverte du bourg. Une vingtaine de personnes étaient présentes.

 

 

 

   Nous nous servirons largement de documents photocopiés distribués aux participants.  

L’origine du nom « Vendeuvre » est controversée : « blanche colline » (Vindobriga) ; « œuvre des Vandales » ( Vandopera puis Vandovera) ; «  vieux clos de la Fontaine de Vénus » ( Ven / doue/vre) ; dérivation d’un nom Gaulois ( Vindos), d’un adjectif de même origine ( Vindo) ou un nom de divinité (Windos)… La dénomination actuelle " Vendeuvre sur Barse" a été fixée par décret du 17 octobre 1848.  

L’église de Vendeuvre.

 

 

 

  L’ancienne église, dédiée à la Trinité fut détruite pendant les guerres du 15ème siècle. L’actuelle église Saint Pierre fut construite entre 1510 et 1530. Charles II d’Amboise, Seigneur de Vendeuvre avait donné le terrain nommé « Pré des bons enfants ». Le curé  était alors M de Montlucin.

 

 

 

  Le  portail nord est une œuvre de transition où l’on retrouve les lignes de la renaissance alliées aux décorations antérieures. A l’extérieur à droite, se trouve une belle piéta du 16 ème siècle, abritée par un petit édifice couvert d’essentes. Le petit guide de PNRFO « Quelles merveilles autour des lacs ! » signale 15 tableaux du 17ème siècle dont on trouve un historique détaillé :

 

 

 

    Les tableaux de Vendeuvre 

«  …Quinze modestes tableaux, peints sur bois et qui sont disposés tout autour de la nef, comme plus tard on pendra les stations du chemin de croix… au bas de la nativité on peut lire : "Joachim pinxit anno 1627". [L’artiste se nommait ] Joachim Duviert, officier du roi, peintre de Mgr de Luxembourg et domestique, demeurant à Vendeuvre", mort à Châtillon-sur-Seine septuagénaire en 1648. …Dans les année 1609-1614, Duviert accompagna son maître à travers la France et en a ramené des dessins très réussis de villes (il en demeure aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France 125) qui font sa renommée. 

 Dix ans après la mort de son maître et deux ans avant de se marier à Troyes avec la veuve d'un marchand teinturier, Joachim a offert[ces tableaux] pour décorer l'église de son lieu de résidence … 

[Ils représentent] les quinze mystères évoqués par le chrétien récitant son chapelet : pour chaque mystère un Pater et dix Ave Maria. Les mystères joyeux sont : l'Annonciation, la Visitation , la Nativité , la Présentation et le Recouvrement de Jésus au Temple; les douloureux : l'Agonie au jardin des Oliviers, la Flagellation , le Couronnement d'épines, le Portement de Croix, la Crucifixion ; les glorieux : la Résurrection , l'ascension dans le ciel, la descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les Apôtres, l'Assomption de la Vierge suivie de son Couronnement dans le ciel. Pour chacun de ces mystères, Duviert a réalisé un tableau de belle facture... » 

 Le retable situé derrière l’autel est l’œuvre de Girardon, sculpteur troyen.  Il est de style baroque. Le tableau qui en occupe le centre, signé Velut,  représente le jugement de Saint Pierre. La chaire provient de l’abbaye de Clairvaux.

 

 

 

   . Les vitraux originaux du 16ème siècle ont disparu pendant la guerre et son remplacés par des verrières de Max Ingrand .

 

 

 

   Un dessin de Max Ingrand 

  Ingrand Maurice Ernest pour l’état-civil (1908-1969). Ce maître verrier de réputation internationale a réalisé de nombreuses restaurations et créations de vitraux  après les destructions survenues durant la seconde guerre mondiale. Eclaireur et scout de France dans son enfance, prisonnier à l’OFLAG IV D durant la seconde guerre mondiale (voir ses « Peintures de captivité »), il fut l’élève de Jacques Grüber (1870-1936), fondateur de l’école de Nancy.  Max Ingrand restaura la cathédrale du Mans. Il réalisa de nouvelles verrières aux cathédrales de Tours, Laval, Beauvais, Saint-Malo, au couvent des Jacobins de Toulouse, aux églises de Saint-Pierre de Montmartre, d'Yvetot et autres. On peut retrouver ses œuvres un peu partout en France, en particulier dans l’ouest (Normandie, Bretagne), mais aussi à Bucarest, Bombay ou Tokyo. Dans le domaine profane, il participa à la décoration du paquebot Normandie. Nous lui devons les fontaines lumineuses du rond point des Champs Elysées. Plus modestement, La verrière représentant la « Vision de l’Empereur Auguste » à Saint Parres-aux-Tertres, fut restaurée dans ses ateliers ( motifs décoratifs du soubassement) .

 

 

 

  

 L’église de Vendeuvre fut en effet gravement endommagée en 1940. La ville dut subir les intenses bombardements du vendredi 14 juin. Comme il est fréquent dans les témoignages d’époque, les bombardements sont attribués aux Italiens (http://www.vendeuvre-sur-barse.fr/html/eglisevsit.htm) Nous ne discuterons pas ici cette affirmation contestée par les historiens.

 

 

 

  

   Vendeuvre est traversé par les colonnes de réfugiés et des éléments de l’armée française repoussée par les Allemands et tentant de franchir le fleuve au pont de  Bar sur Seine. La 14ème DI commandée par de Lattre de Tassigny y parviendra alors que le 15 juin, vers 17h Leclerc sera blessé à Magnant .

  Lors d’un engagement entre des chars et l’infanterie , un obus atteignit une citerne d’essence rangée sous les platanes à proximité de l’église. Le feu se communiqua à la toiture de l’édifice. Durant l’hiver 1940-41, très pluvieux, la voûte du maître hôtel s’effondra en premier, suivie de l’ensemble de la couverture à l’exception de celle du transept.

 La restauration fut longue puisque l’église ne fut rendue au culte qu’en 1963. 

 

 

 Consulter aussi :  

 

http://www.crdp-reims.fr/crl/consult/fic_edit.asp?fETABL=3459&ProId=1&cssId=1  

Visite du bourg.  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vendeuvre-sur-Barse 

 

Le château

 

 

 

   Mme Bellenoue étant « Vendeuvroise » de souche, mit l’accent sur les particularités remarquables de son pays natal : le château, la sainterie et les production industrielles anciennes. Au sortir de l’église, le groupe se dirige vers le Parc du château, ombragé d’arbres vénérables. Devant la façade de l’édifice, les bénévoles préparent les représentations du spectacle son et lumière dont le thème cette année était « feu et flamme », hommage aux activités locales traditionnelles. Le thème nous donne l’occasion de nous inquiéter de l’avenir de cet édifice, propriété du Conseil général  pour les 4/5 et de la commune (1/5),  dont l’état ne cesse de se dégrader. Au temps jadis, le conseil municipal avait étudié l’éventualité de créer un musée des techniques et des arts du feu, mettant en valeur l’argile et le fer qui donnèrent naissance aux industries locales. L’Association des amis du Parc, soulignait dans un « Point de vue sur la Charte  » que ce projet en était resté au stade des idées…. Il serait dommage que la grande façade austère qui donne sur la terrasse ne soit plus qu’une sorte de décor « à la Potemkine  », animée uniquement lors des représentations estivales par les feux des projecteurs. Seule une petite tourelle d’angle donne un semblant de vie à cette architecture abrupte. On raconte que Mélusine y fait dans les ténèbres entendre des cris lugubres. La « fée «  bâtisseuse » et migratrice,  ne peut qu’être peinée en effet.

 

 

 

 La partie actuelle n’est en fait que l’ancienne caserne du château fort aménagée par Henri de Luxembourg au 17ème siècle.

Auparavant, les troupes royales avaient démoli donjon et tours sur ordre de Richelieu  . Louis XIII y séjourna fin septembre 1631. Les Mesgrigny, acquéreurs en 1638 poursuivirent les aménagements, notamment le grand escalier intérieur (sculpté par le Troyen Simart). Le dernier propriétaire, René Bourlon de Sarty légua le château à la commune et au département en 1980 . On trouvera un historique plus complet dans le n°4 de l’Escarboucle (printemps 1990)  Voir aussi le site  

http://www.vendeuvre-sur-barse.fr/   

 

 

 La notice distribuée aux participants nous apprend que : « ..Les abords de la source de la Barse furent habités à l’époque gauloise. « barse » en langue celtique se traduit par « barsan » (rivière qui surprend) ». Le site, aux sources de la Barse , à proximité de la Bourgogne et sur la route Troyes- Bar sur Aube avait une importance stratégique. L’existence du château fort est attestée en 1107. La construction de l’édifice actuel remonte au 12ème siècle. La forteresse fut restaurée au  14ème siècle par Miles X de Noyers. Elle fut vendue par les Seigneurs de Mello à Charles d’Amboise, Comte de Brienne peu avant 1480. La famille de Luxembourg en fit l’acquisition une centaine d’années plus tard. François de Luxembourg, Duc de Piney le fait reconstruire au 16ème siècle en conservant la tour du 12ème.  Une gravure de 1614 nous en montre l’importance. «  les fouilles effectuées dans la chapelle ont permis de découvrir la grille du pont-levis sous le niveau de la terrasse qui surplombe la source de la Barse. On retrouve la trace du premier fossé rue  des Fossés Tanrot  et celle du second rue du Chapon.

 

 

 

   L’industrie.  

 

 

 Côté rue, le château montre une assez belle façade avec fronton et colonnade. Près de la grille d’entrée, un tracteur orange rappelle  la célèbre fabrique de matériel agricole. Pour voir et entendre , visitez le site de « l’amicale » : http://www.amicalevendeuvre.com/

 ON peut aussi admirer une superbe machine à vapeur «  Vendeuvre »  à « l’atelier du charron » de Brienne-la-Vieille. (Visite à ne pas manquer !) 

 

 

   

 

  

Les notices touristiques citent Nicolas Bourbon ( 1503-1550) et son poème en latin « De Ferraria Nugae »  

«  Sur le territoire de Vendeuvre est un endroit où se trouve ce que nous nommons une forge : elle est placée sur les rives de la rivière Barse, au milieu des prairies et près d’une tour élevée autrefois par des guerriers vandales, comme nous l’apprennent l’histoire et les vieux monuments ; c’est  ce qui fait donner le nom de Vendeuvre à cette terre.. »

 Les lieux dits « grandes forges », « petites forges », « côte du four à chaux », « ferme des forges », « les minières » témoignent de l’implantation ancienne de cette activité. Au milieu du 15ème siècle, on y fabriquait des boulets de canon en fonte, coulés dans des moules d’argile, les « veuglaires ». Ces « boules de fer » sont vendues notamment à l’arsenal de Troyes. La production se serait arrêtée en 1540. Trois siècles plus tard, en 1837, un haut fourneau est construit qui exploite le minerai de fer des « minières ». Plusieurs fonderies seront créées. 

 

 

  Faïencerie, bonneterie (le « bas Lisette ») , faisaient de Vendeuvre une cité industrieuse.  

La « Sainterie ».  

 

 

 Autre matière première abondamment exploitée dans la région : l’argile. Outre la faïencerie du baron PAVEE  qui produisait des objets rustiques campagnards vendus jusqu’à Paris (39 rue Neuve des Mathurins), la faïencerie Schmid fabriquait des pièces décoratives. D’autres entreprises étaient spécialisées dans les briques réfractaires (Bocquillon),   la poterie, les tuiles ou les briques. Mais naturellement, c’est la Sainterie de Vendeuvre qui fit le plus pour la renommée de la ville. Léon Moynet, jeune Parisien, découvrit la terre auboise grâce au sculpteur troyen Valtat. Il a l’idée d’appliquer à la fabrication de statues religieuses le procédé du moulage. Les étapes de la fabrication, et tous les détails sur cette aventure sont à la disposition de chacun dans une belle réédition  des ouvrages de l’ abbé Durand, sous le titre « Le Paradis d’un homme créatif » Editions « Artho. L’argilière du Thoais »*. Imprimerie Némont. Bar sur Aube. 2006. 27 € .L’ouvrage « Témoins d’hier et d’aujourd’hui au Pays de Vendeuvre » donne également des indications intéressantes .p 289 et ss. Edition Club 65 . 2001. 29 €  (Ouvrages en vente notamment à la Maison de la Presse de Vendeuvre.) On pourra lire aussi l’article de Jean-René Prod’homme dans «  La Vie en Champagne » n°273 de janvier 1978.

  

 

 

   L’église de Vendeuvre, et nombre de nos petites églises locales possèdent encore des exemplaires de ces statues de terre cuite,  paraît-il aussi dures que la pierre. Il s’en vendit dans le monde entier . A Paris leur lieu de diffusion leur valut le qualificatif de « Saint Sulpiciennes » ce qui n’est pas à proprement parler un compliment artistique. Un collègue érudit participant à la visite attire mon attention sur leurs caractéristiques : socle octogonal, et visages stéréotypés. Cela tient au mode de fabrication. La technique des séries fait « …qu’une tête de saint Vincent adaptée sur le corps de Saint Marcel peut très bien donner Saint Léon… ». Anatole Dosseur, poète et ami de Léon Moynet ajoute à l’anecdote :

 « Pendant les premiers jours de son entreprise, la grande préoccupation de M Moynet…était de perfectionner ses moules et de trouver des modèles… Homme d’hospitalité très ouverte, il utilisa plus d’une fois le galbe de ses convives, et six mois après avoir mangé une truite au bleu en déjeunant à la Sainterie , on était tout étonné de retrouver sa propre tête en Ecce Homo couronné d’épines, sur le plat de la danseuse Hérodiade, ou dans le nimbe d’un de ces apôtres devant lesquels les dames agenouillent leurs toilettes à la messe de onze heures… »  

 

 

  Personnalité complexe, Léon Moynet aurait soutenu discrètement les candidats anticléricaux aux élections ! On peut ainsi lire sous la plume d’Anatole Dosseur ces vers curieux :  

« …Tes anges cuits au four ont des ailes de terre,  

Mais ton pinceau magique en moire le duvet…  

…on peut pendant mille ans, 

Dire : amen ! à la sainte, aux parfums de l’encens,  

Et baiser ses pieds nus à la clarté d’un cierge. » 

 

( Rapporté  par JR Prod’homme dans «  La Vie en Champagne. Op cité)

Le succès commercial de l’entreprise tient sans doute à plusieurs facteurs :  

 

 

  -         une forte demande de la part de l’église concordataire, après les tourments révolutionnaires et un élan de « reconquête » des esprits. L’ornementation religieuse (vitraux, statues, architecture) avait souffert. La foi également. Sans approcher la splendeur de la contre réforme catholique, le 19ème siècle fut animé d’un esprit missionnaire.  

-         L’application de procédés inspirés de la « révolution industrielle », et le bénéfice d’un transport facilité. La ligne de chemin de fer Paris Belfort, comporte un arrêt à Vendeuvre ( 1857). Léon Moynet, entrepreneur avisé sut imaginer et faire connaître ses productions originales. Catalogue dont l’entête figurait la tiare pontificale, slogan «  avocat de saint Pierre », faisaient de lui un précurseur de la grande distribution et de ses méthodes publicitaires!  

-         La religion s’exporte. L’Europe est engagée dans la conquête coloniale et missionnaire. Les statues de la Sainterie , moins coûteuses, vendues sur catalogue, vont faire le tour de la planète. «  …A la veille de la guerre de 1914, la Sainterie produisait près de 2000 modèles originaux …et 5000 sujets différents…. La production moyenne était de 1000 statues  et hauts reliefs par mois. On estime que 500 000 moulages quittèrent la Sainterie avant 1914, dont 40% à destination de l’étranger…. »  (Escarboucle N°3. Hiver 90. Retour au Paradis, article  de JL de la Volière )  

On ne sait s’il faut mettre à l’actif de la Sainterie , la valeur « artistique » des œuvres ainsi produites. Est-il possible de les mettre en regard des productions exceptionnelles de la sculpture troyenne des siècles passés. Quoi de commun entre le « Maître de Chaource »  et  « le potier de Vendeuvre » ? Le seul fait de poser la question semblera ridicule à nombre de lecteurs et l’on ne connaît pas d’exemple de statues de la Sainterie ayant bénéficié d’un « classement »  officiel. ( Il eut fallu classer le moule !) Faut-il contester la matière, les formes, les couleurs ? Mais certains visages expriment une jolie naïveté et les statues antiques aussi étaient peintes. Le procédé , la banalisation par la série ? Que dire alors d’Andy Warhol ?

 Il n’est pas certain, que les «  saintiers » , artisans de la terre et du feu  se soient eux-mêmes considérés comme des artistes. Quoiqu’un homme comme Suchetet , né à Vendeuvre y ait fait son apprentissage avant de devenir le sculpteur que l’on sait. (http://www.mesnil-sellieres.com/article-2072383-6.html) On peut au moins considérer que les modelages de Léon Moynet et de ses apprentis ou successeurs rencontrèrent la faveur du clergé et la ferveur populaire. De ces artisans prolifiques, JR Prod’homme écrivait : «  Ils cherchèrent à embellir, par leur pieux cortège, nos églises rurales françaises…Il faut bien admettre que les statues polychromées des artisans de Vendeuvre, répondaient bien aux exigences esthétiques … » des lieux et de l’époque. 

 

 

  Aujourd’hui, les bâtiments sont détruits et les saints qui restent, les moules, occupent l’ancienne bergerie du château. La documentation  est à la direction des archives de l’Aube. Aucun des vastes projets concernant ce patrimoine «  d’archéologie industrielle et d’ethnologie » n’a vu le jour.  

Le n°24 (p 3) de l’Escarboucle fait état d’expositions partielles de statues ou de documents. Dans le « Courrier n°7 » du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient (Hiver 82-83), Jacques Loiseau retraçait l’histoire de Jürg Kreienbühl, peintre bâlois qui consacra de nombreuses toiles et croquis à la Sainterie , suite à une rencontre fortuite. Un volume de la collection consacrée aux peintres ,suisses par la galerie d’art « Zem specht » de Bâle est à la bibliothèque de la Maison du Parc .  

On pourra lire un historique complet de

On pourra lire un historique complet de la Sainterie sur le site http://www.vendeuvre-sur-barse.fr/html/sainterie.htm   ainsi  qu’une liste des églises auboises où des statues sont visibles.

Mise à jour: Le n°48 (octobre décembre 2006) de La vie en Champagne consacre son dossier à la Sainterie de vendeuvre.Il s'appuie sur la conférence du Club XIXe donnée en 2005. Au sommaire: Lesa rts du feu dans l'Aube au 19ème siècle ( Jean Louis Humbert); Léon Moynet et la création de l'entreprise ( Christel Werny); Techniques et production de la Sainterie ( Emilie Leduc) ; Georges Bourgin, peintre décorateur à la Sainterie ( Marie France Solignac); Les Nicot ( de 1890 à la fermeture de l'entreprise en 1961) par Dominique Renaud.

 Autres curiosités.

 Industries mécaniques, « Sainterie », autant de titres de gloire hélas évanouis. On l’a souvent dit. Les « Saints du Paradis » sont au purgatoire. Espérons que personne n’aura idée de les envoyer au diable ! (**)

 

 

 

  Le "Sans souci", statue du sculpteur Suchetet exposée à l'Hôtel de Ville de Vendeuvre.

 

 

Mme Bellenoue conduit les visiteurs vers une maison dont l’angle abrite une niche contenant une statue de calcaire polychrome classée , un « Christ aux liens »,  protégé par une grille et dont la propriété donna lieu a de multiples conflits . Enfin, on signale la source du ruisseau du Potelet, trou sans fond aux propriétés « miraculeuses »  voir 

www.pnr-foret-orient.fr/fr/pdf/oti/communes/vendeuvre_sur_barse.pdf

 * « Thoais » ou « Tau » ou « Toé » . Ses terriers fournissaient une argile tantôt rouge, brune ou blanche dont le mélange donnait la matière première de la statuaire.

  **Crainte que justifierait l'article ci-dessous lu dans l'Est Eclair (4 octobre 2005):" La Sainterie sous le boisseau. Après avoir abordé le 19ème siècle à travers le filtre des loisirs, des enfants , des femmes et des transports, le Club XIX aborde demain, à travers quatre conférences et une exposition, la Sainterie de Vendeuvre sur Barse, qui compte parmi les premières manufactures françaises d'art chrétien. pas de chance: le Club XIX a très logiquement associé à l'organisation l'association l'Argilière du Thoais, récemment créée à Vendeuvre pour la promotion de l'art et des techniques industrielles de l'ancienne manufacture. Mais l'association agace profondément le Conseil général, propriétaire du fonds de la Sainterie, qui a interdit toute communication superflue sur le cycle de conférences. L'annonce devrait logiquement se limiter à un petit communiqué..."

 

 

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Histoire locale. Patrimoine
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Mardi 8 août 2006

METEO MESNIL SELLIERES SEMAINE 30– 2006

 

 

 Quelques infos sur le temps qu’il a fait du 24 juillet au 

30 juillet 2006

 

 TEMPERATURE la plus élevée   :       38,4 °C le 26 juillet vers 16h20

TEMPERATURE la plus basse     :      18,6°C le 27 juillet vers 07h30

RAFALE de vent la plus élevée     :       38,4 km/h le  26 juillet vers 16h30                                      

 PLUVIOMETRIE de la semaine  :       15,5 mm   

VENT moyenne semaine                     :      5,18 km/h

WINDCHILL moyenne semaine        :    27,66°C

WINDCHILL la plus basse                 :    14,4°C le 27 juillet à 04h40

WINDCHIL la plus élevée                  :    38,1°C le 26 juillet vers 16h20  

TEMPERATURE moyenne semaine :    27,89°C 

ET L’ANNEE DERNIERE (2005) …  

 

TEMPERATURE la plus élevée :   32,8°C le 27 juillet vers 17h00

TEMPERATURE la plus basse   :   15,9 °C le 30 juillet  vers 07h00

RAFALE de vent la plus élevée   :   32,8 km/h le 27 juillet  vers 17h00                                                        

 PLUVIOMETRIE de la semaine :  44,8mm  

VENT moyenne de la semaine              :           8,95 km/h

WINDCHILL moyenne de la semaine :         20,61  °C

WINDCHILL  la plus basse                 :         11,3 °C le 30 juillet vers 20h00

WINDCHILL la plus élevée                :         32,8 le 27 juillet vers 17h00

TEMPERATURE moyenne de la semaine :  21,85 °C

 

… ET LA PLUVIOMETRIE EN 2004  

                                          20 mm   

… ET LA PLUVIOMETRIE EN 2003  

                                          00 mm 

 

 

Doc  N° 39– 03 AUG -MTO Mesnil-Sellières  sem.30 « le bout du presqu’en haut »

 

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Mardi 8 août 2006

Après son exposition à la chapelle de Mesnil-Sellières

Pierre Garraud a bien voulu nous faire parvenir quelques photos qui complètent l'album. A voir absolument ici

D'autres sont visibles à La Capitainerie. "Maison des Lacs" à Mesnil-Saint Père.

par Petits potins_10 publié dans : Expressions artistiques
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Mardi 8 août 2006

METEO MESNIL SELLIERES – INFO PLUS –

 

PLUVIOMETRIE

 JANVIER à JUILLET 2006 – 2005 – 2004 - 2003