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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 12:05

 

L’Aube, Troyes et la culture :

 un patrimoine d’exception, un rayonnement insuffisant, quelques propositions pour changer

 

 

Pourquoi ce texte ?

 

Les associations signataires de ce texte ont une spécificité. Leurs recherches, leurs publications et leur action concernent la connaissance et la valorisation du patrimoine local.

Elles considèrent que ce domaine

- a autant d'importance pour l'avenir de nos territoires que l'économie, tout en contribuant au développement de cette dernière lorsqu’il fait l’objet d’une promotion de qualité

- est un trésor commun qu'il faut partager avec le plus grand nombre, un des ciments forts de la société

- doit faire l’objet d’une promotion indépendante du politique, de l'économique, du religieux et ne saurait constituer un faire-valoir au service d’ambitions personnelles

- ne peut être traité de manière superficielle mais se constitue à partir de matériaux et de sources les plus divers, exploités selon des méthodes scientifiques éprouvées

- peut s’accompagner d’une création artistique dont la valeur sera d’autant plus grande qu’elle plongera ses racines dans cette authentique réalité locale.

Elles font le constat que le département de l’Aube en général et la ville de Troyes en particulier bénéficient d’un patrimoine à bien des égards remarquable, que sa promotion n’est pas à la hauteur de ce qu’il représente dans l’histoire nationale et internationale, proposent une analyse de cette insuffisance et des moyens d’y remédier.

En cette période de campagne électorale, ce document est adressé aux candidats aux élections cantonales et aux élections municipales de Troyes et de la CAT. Nos associations rendront publics son contenu ainsi que les réponses reçues aux propositions qu’il contient. Elles veilleront, dans le cas où des engagements seront pris par les candidats, à ce qu’ils soient respectés en cas de victoire électorale.

 

Une remarquable identité culturelle

Il y a soixante-dix ans, Louis Dumont, évoquant différentes villes visitées dans le monde, disait, dans un style ciselé, sa passion pour la ville de Troyes ; il donnait à son essai un titre inspiré : « Troyes ville d’art et de labeur ». Or cette double identité ne fonde pas seulement l’originalité de la ville et de son agglomération, mais aussi celle du département de l’Aube tout entier. Un parcours rapide de notre histoire suffit à nous en convaincre.

 

Aux XIIe et XIIIe siècles, la capitale de la Champagne, les autres villes de foires et plusieurs localités du département entraînées dans le dynamisme général, attirent les marchands de toute l’Europe, accueillent, à l’issue de considérables aménagements hydrauliques, les métiers de rivière tandis que le style gothique jette tous ses feux et que Chrestien de Troyes écrit, sous l’inspiration de Marie, épouse d’Henri le Libéral, au sein d’une des plus brillantes cours d’Europe.

Au XIVe siècle, Troyes est la première grande ville du royaume à se doter de moulins à papier, suivie par d’autres villes et bourgs du département, tandis que s’érige une véritable chapelle de verre qui a nom Saint-Urbain.

Au XVIe siècle, les Troyens constituent une nation à Anvers, premier port du monde, approvisionnent en papier Plantin, l’un des plus célèbres imprimeurs de la capitale flamande, ajoutent la bonneterie aux industries traditionnelles du cuir et du tissu. La Renaissance intellectuelle et artistique brille dans les registres les plus divers : statuaire et vitraux, œuvres gravées et imprimées, architecture religieuse et civile de la pierre, de la brique, de la craie et du pan de bois, à Troyes et sur l’ensemble du département dont les titres de gloire sont aujourd’hui d’être le premier de France pour les surfaces en vitraux, et de recéler des œuvres aussi emblématiques que la mise au tombeau de Chaource ou la sainte Marthe de la Madeleine.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région connaît, comme tout le royaume, des alternances de crise et de prospérité, mais n’en reste pas moins industrialisée, s’affirmant au niveau national et international dans un nouveau secteur : le blanchiment des toiles. Après 1750, les premiers métiers à bonneterie inaugurent une activité promise à un bel avenir. On redécouvre actuellement l’architecture de qualité de cette époque. Les écrits de Larrivey, Pithou, Grosley entre autres, le rayonnement des maisons d’édition, la célèbre Bibliothèque bleue témoignent d’une vitalité intellectuelle certaine.

Au XIXe siècle, la grande affaire de la révolution industrielle, après 1840, consiste dans le prodigieux développement de la bonneterie qui atteint un niveau européen en 1914. L’enrichissement horticole exceptionnel dans la France de la deuxième moitié du XIXe siècle connaît un éclat particulier sous l’influence de la brillante lignée des Baltet. Dans le même temps, des sculpteurs de renommée internationale : A. Boucher, Paul Dubois, Simart, n’ont pas oublié leur département d’origine et, par leur legs, l’ont hissé à la troisième place en France pour son fonds de statuaire du XIXe siècle. Des peintres de paysages, des générations de graveurs et de photographes de qualité ont été mis à l’honneur à l’occasion de diverses expositions organisées au musée Saint-Loup. Après la seconde Guerre Mondiale, de puissantes entreprises sont capables, en bonneterie, d’élaborer leur stratégie au niveau national puis mondial. Une originalité sociale s’affirme. Le taux exceptionnel d’activité féminine nourrit un courant de l’histoire anglo-saxonne, the gender history.

Nous terminerons par la naissance d’une institution artistique majeure née de la réussite industrielle, celle du musée d’art moderne.

 

Ainsi, sur le double registre de l’art et du travail, Troyes et le département de l’Aube ont joué à différentes époques un rôle fondamental dans une histoire nationale et internationale. Une mémoire ouvrière et industrielle, un savoir technique, se sont construits au même titre qu’un savoir et un patrimoine architecturaux et artistiques.

Et nous n’avons pas évoqué Rachi dont l’émergence ne peut se comprendre sans se référer aux différentes communautés juives prospérant sur le sol du département, Bernard de Clairvaux et Abélard, qui, sans être les pivots de la pensée occidentale au XIIe siècle, nourrissent cependant de fameuses controverses religieuses, Hugues de Payns, fascinant créateur de l’Ordre des Templiers. Chacun de ces titres suffirait au bonheur culturel ou patrimonial de certaines villes ou certains départements moins bien pourvus par l’histoire. Or Troyes, son agglomération et le département de l’Aube qui les cumulent, peinent étrangement à les reconnaître et les promouvoir, et ceci depuis un certain temps déjà.

 

Un état des lieux préoccupant : occasions manquées, projets inaboutis ou imparfaitement réalisés

 

La fin d’une belle aventure : le centre d’études médiévales

 

Pour de nombreux Aubois, la condamnation, restée inexpliquée, d’une entreprise qui avait su fédérer les énergies dans toute la région Champagne-Ardenne, révéler les richesses insoupçonnées du patrimoine régional, permis à des milliers de personnes d’accéder à des savoirs trop souvent réservés à des cercles d’érudits, a été vécue comme un véritable traumatisme.

 

Le label UNESCO de Foire de Champagne.

 

On attendait Troyes et c’est Provins qui a bénéficié du label. Nous ne sommes pas les seuls à le dire puisque l’ancien ministre de la culture, Donnedieu, chargé de présenter à Bruxelles le projet de label européen et voulant illustrer l’Europe des marchands au Moyen Age a tout naturellement fait référence à l’exemple de Troyes. Mais notre ville n’a pas déposé de dossier auprès de l’UNESCO, Provins si. Depuis d’ailleurs, Troyes pourrait bénéficier de ce label en s’associant à Provins, suivant en cela bien d’autres exemples en France et en Europe. Il est étonnant que le cabinet qui a soutenu la candidature de Provins et est actuellement employé par Troyes n’ait pas fait cette suggestion.

 

Le label Villes d’art et d’histoire

 

Ce label existe depuis plusieurs années. Troyes aurait pu y prétendre sans problème mais aurait dû prendre les initiatives nécessaires. Or, si l’une des conditions, la formation de guides conférenciers, est remplie depuis longtemps, ce n’est que très récemment que le Bouchon est devenu secteur sauvegardé et la nomination d’un animateur de l’architecture et du patrimoine se fait toujours attendre. Résultat, 124 villes sont actuellement labellisées en France dont trois en Champagne : Châlons-en-Champagne, Reims et Sedan, mais pas la ville de Troyes.

Un centre du vitrail épisodiquement évoqué

 

A l’évidence Troyes bénéficie dans ce domaine d’une notoriété unique au monde et aurait pu en outre s’appuyer sur les compétences reconnues de longue date des ateliers Vinum. Un centre du vitrail, une demande de labellisation au titre de l’UNESCO ont été évoqués à différentes reprises, mais n’ont jamais fait l’objet d’une démarche ferme et semblent aujourd’hui abandonnés sans qu’aucune explication n’en ait jamais été donnée.

Un centre du papier, du graphisme et de l’imprimerie légitime mais jamais évoqué.

 

En France, cinq musées assurent des expositions et proposent des ateliers et stages d’initiation à la lecture de documents anciens et aux techniques diverses telles que taille douce, eaux-fortes, etc. A Bâle, il existe un musée du papier, de l’écriture et de l’imprimerie et à Anvers une merveilleuse maison Plantin. Troyes a perdu ses moulins les uns après les autres et n’a jamais envisagé l’existence d’un tel centre.

Au musée Saint-Loup :

 une grande salle désespérément vide et le troisième fond français de sculpture consigné dans les réserves

 

Depuis que les ouvrages de Clairvaux ont été transférés à la nouvelle médiathèque, la grande salle où ils étaient entreposés est restée vide et est interdite à tout usage depuis « pour des raisons de sécurité », donc sujette à dégradation. Quant à la troisième collection de sculptures de France, elle est toujours punie et se réduit à l’exhibition de quelques exemplaires.

Une mémoire ouvrière et industrielle très menacée.

 

Dès 1948, un musée de la bonneterie a vu le jour et la conservatrice pouvait à bon droit souligner, 10 ans après, qu’il était unique au monde. Devenu vite à l’étroit dans l’hôtel du Vauluisant, il a connu une extension grâce à l’occupation de nouvelles salles et l’aménagement de nouveaux locaux terminés en 1960. Mais depuis cette époque, il n’a plus évolué. Aujourd’hui, on compte une dizaine de musées textiles en France, organisés à partir d’une production spécifique, occupant des usines désaffectées, offrant au regard des visiteurs des machines en état de marche, accueillant des ateliers pratiques, des visites pédagogiques, fréquentées annuellement en moyenne par 10 000 personnes. A Troyes, les machines s’entassent dans une réserve, les superbes usines qui auraient pu l’accueillir disparaissent les unes après les autres, transformées en lofts ou en bureaux ; quelques unes ont été à jamais détruites. Il est question, de débaptiser la Bourse du Travail, dernier vestige de cette mémoire, en passage Saint-Nicolas. En 1994, une étude a été remise à la municipalité sur l’aménagement d’un futur musée. Sans résultat. En 2006, c’est la CAT qui a été destinataire d’une autre étude. Avec les mêmes effets. La dernière présentation du bouquet de labels n’est pas pour rassurer lorsqu’il a été dit que, dans ce domaine, nous étions moins avancés que sur les autres dossiers.

 

Menaces sur l’existence d’une revue de référence : La Vie en Champagne

 

La première mesure a été la suppression d’un mi-temps qui lui était affecté au sein des Archives. Par ailleurs de malencontreuses initiatives administratives ont entravé la diffusion de certains numéros sur des sites à l’étude desquels ils étaient pourtant consacrés. Enfin, la dégradation des conditions budgétaires ne permet plus à la revue d’organiser correctement sa ligne éditoriale : il y a d’abord ce système de subvention au numéro qui empêche une programmation à long terme ; plus généralement, la baisse globale des subventions pose des problèmes de trésorerie, empêchant l’insertion de cahiers en couleurs et la réédition de numéros qui ont pourtant eu du succès et qui se vendent bien (par exemple le numéro consacré à Clairvaux). De ce fait, l’avenir de la revue s’avère précaire. Or, il s’agit de la revue scientifique du département et de la région qui, en plus d’un demi-siècle d’existence, a fait la preuve de sa rigueur et de son sérieux, et est régulièrement utilisée comme support lors des manifestations organisées par les institutions officielles (médiathèques, archives, musées).

 

Pour comprendre les raisons de ces difficultés nous nous sommes intéressés aux exemples de réussite en France et à l’étranger. En règle générale, ils résultent d’une identité locale forte, d’une prise de conscience de cette identité, d’une volonté politique de lui donner une expression et d’impliquer des partenaires compétents et mobilisés.

L’identité locale forte existe. C’est le reste qui pose problème, même si certains signes timides de changement peuvent être décelés.

 

Quelques espoirs, des erreurs à ne plus commettre, des attitudes à changer

On peut porter au crédit d’une volonté de changement plusieurs initiatives récentes :

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->l’obtention d’un plan de sauvegarde par la ville de Troyes.

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->l’inventaire de la statuaire et celui projeté des vitraux à l’initiative du conseil général

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->le projet de grande exposition 2009 sur les chefs-d’œuvre du Beau XVIe siècle champenois.

Autre signe encourageant : le recrutement de chargées de mission dans le domaine culturel au niveau du département et de la Ville de Troyes. Toutefois on en mesure les limites si l’on considère la précarité de ces derniers emplois, difficilement conciliable avec l’exercice de telles responsabilités.

 La restauration/rénovation du centre ville, même si certains choix prêtent sérieusement à discussion, a un effet positif sur les visiteurs. Mais ce décor a besoin d’une âme dont le manque est souvent souligné par ces mêmes visiteurs.

 

Ces constats nous conduisent à quelques explications que nous pensons pouvoir donner des carences constatées.

 

L’importance du rôle de la culture dans la définition identitaire de notre territoire et sa promotion n’est qu’imparfaitement reconnue si l’on considère la place qu’elle occupe dans les organigrammes. Au conseil général, un service regroupe l’enseignement, les loisirs et la culture ; à Troyes, il comprend la culture, le tourisme et les relations internationales ; à la CAT, au sein d’un pôle d’animation, la culture est associée au sport.

La méconnaissance de ce rôle, associée à des rivalités dont l’analyse n’est pas de notre ressort mais qui peut fréquemment se constater, conduit à une absence de coordination de l’action culturelle entre les différentes collectivités locales. La complémentarité, lorsqu’elle est recherchée entre ces institutions et au sein de la CAT, se fait au coup par coup. Il n’existe pas de lieu de concertation entre les institutions et les associations qui permettrait de monter d’importantes manifestations donnant de l’agglomération troyenne et de l’Aube une image forte à l’extérieur. Entre les moments de vide et les moments de trop plein avec fort saupoudrage, le visiteur, ou le curieux étranger à notre département et à l’agglomération troyenne, a beaucoup de difficultés à trouver des repères. L’absence de coordination peut conduire à des dysfonctionnements qu’il ne nous semble pas utile de lister mais desquels on pourra donner un exemple récent. En octobre dernier, durant deux jours, le centre Pithou organisait un colloque intitulé Troyes et la Champagne méridionale entre absolutisme et Lumières avec des universitaires de renom national et international, qui a permis de mettre notre patrimoine local en perspective avec ce que l’on connaît, à la même période, en France ou à l’étranger. Or, durant les mêmes deux jours, la maison du Patrimoine a présenté une exposition consacrée à la même époque du XVIIIe siècle. Cette anecdote jette la lumière sur une troisième explication qui est la méconnaissance par les institutions officielles du rôle joué par nos associations. Celles-ci sont en effet mal reconnues.

Ainsi, elles occupent peu de place dans le budget de la culture de la ville de Troyes 3.5%, celui de la CAT : 0.3 %. Celles qui s’intéressent au patrimoine culturel spécifiquement, signataires de ce document, représentent 0.6% du premier budget et ne figurent plus que de manière infinitésimale au niveau de la CAT.

Aucune d’elles n’a été conviée à participer à l’élaboration des dossiers concernant les labels par la ville de Troyes ou la préparation du colloque sur la statuaire prévu par le Conseil général en 2009. Aucune d’elles n’est invitée lors de manifestations telles que la remise du prix du conseil général ou la réception de délégations étrangères au niveau de la ville ou du département, possibles occasions de nouer ou d’entretenir des contacts culturellement fructueux. La menace pesant sur la revue la Vie en Champagne est particulièrement symbolique de cette attitude ruineuse pour le dynamisme de la ville et du département. D’une manière générale, l’absence d’encouragement au vivier local peut avoir pour conséquence son manque de renouvellement et un inquiétant vieillissement des équipes responsables sans perspective de relève.

Une conséquence sur le long terme est de privilégier systématiquement ce qui se fait ou existe ailleurs par rapport au local, une tendance que l’opinion auboise appelle, avec un certain agacement, le parisianisme, lequel conduit à une certaine superficialité. On mesure trop souvent la qualité d’une manifestation à la participation d’un grand nom plutôt qu’à la mise en valeur des travaux menés localement. Le souci de la communication l’emporte sur celui de la connaissance. Les effets de mode, par essence passagers, l’emportent sur l’authentique qui s’inscrit dans le temps long. Nos associations considèrent qu’il faut modifier cette tendance et sont prêtes à apporter leur concours à une redynamisation du territoire par une valorisation de qualité de notre identité culturelle.

En effet, en l’absence d’une université avec cycle de recherche, c’est dans nos rangs que se trouvent principalement les chercheurs et les érudits locaux qui mènent des études de terrain, fréquentent les archives, visitent d’autres sites ou d’autres lieux de documentation en France et à l’étranger présentant des situations comparatives ou dissemblables.

En organisant périodiquement des colloques, journées d’étude, conférences, nous mettons en contact universitaires, chercheurs, érudits nationaux avec leurs homologues locaux et avec le grand public, l’objectif étant de conduire les habitants à se considérer comme des acteurs de leur cadre de vie.

En ayant une approche des affaires de la cité guidée par la culture, nous veillons à ce que celle-ci garde son caractère authentique qui est de répondre à cette quête de sens propre à l’homme, et évitons qu’elle soit instrumentalisée au service de pouvoirs quels qu’ils soient.

En ayant une connaissance intime du territoire, nous pouvons jouer un rôle de conseillers des décideurs dans la nécessité de distinguer le fondamental de l’accessoire, le court du long terme.

Pour jouer pleinement notre rôle, nous exprimons un certain nombre de souhaits.

Nos demandes

 

Nous souhaitons

- que les collectivités territoriales (ville, CAT, conseil général) définissent un projet culturel et patrimonial clair, sur le long terme, de manière à permettre une coordination des initiatives culturelles. Nos associations sont prêtes à participer à la réflexion nécessaire à l’élaboration d’un tel projet.

- l’existence, dans les instances dirigeantes (ville, CAT, conseil général), de véritables secteurs de la culture et du patrimoine, structurés, étoffés en personnels, de manière à ce qu’il en découle une meilleure visibilité de nos interlocuteurs.

- les moyens de favoriser la recherche en lien avec l’Université et les différents lieux de conservation et de formation : écomusées, musées d’art, d’histoire et des techniques, Institut Universitaire des Métiers du Patrimoine, musée de l’Education. Il serait souhaitable que les collectivités locales interviennent de manière plus offensive auprès de l’Université pour qu'elle s'implique de façon significative dans la recherche locale et participe aux initiatives sur le terrain. Plusieurs d’entre nous côtoient des étudiants qui ne demandent qu’à s’engager davantage à condition de rencontrer un minimum d’intérêt de la part des élus.

- la restauration des musées Saint-Loup et Vauluisant et l’élargissement de leurs espace muséographique, pour mettre en lumière la qualité de leurs collections

- dans l’urgence, l’attribution de moyens permettant le maintien et le développement de la revue La vie en Champagne, en rapport avec le rôle joué au plan du département, de la région, et à l’extérieur.

- l’engagement d’une réflexion sur la création d’un centre de mémoire orale qui serait d’une grande aide, plusieurs associations n’ayant pas la disponibilité ou les compétences nécessaires pour recueillir et archiver les témoignages vivants nourrissant leurs recherches.

 

Signataires

Amis des archives de l’Aube, Club dix-neuvième, Amis du Musée aubois de l’Education, Jean-Louis HUMBERT

Amis des Musées d’art et d’histoire, Françoise CAUMONT

Association pour le Respect du Patrimoine Historique et de l’Environnement du Département, Gérard NAYRAC

Association Jean Scapula pour la sauvegarde d’Aumont, Marie-Claire GUICHARD

Bourse du Travail, Mémoire vivante, Anna ZAJAC, Michel CHOQUART

Centre Pithou, Jacky PROVENCE, Pierre LEROY, fondateur et président honoraire

Champagne Historique, éditrice de la Vie en Champagne, Marie-Dominique LECLERC

Croqueurs de Pommes, Jean LEFEVRE

Le Son des Choses, Julien ROCIPON

Passeurs de fresque, Dominique SABROUX

 

Contact actuel : Jean Louis PEUDON, 2 rue J. Grée – 10000 –TROYES - 03 25 82 03 03

– 06 81 77 69 39 – jlpeudon@wanadoo. fr

Le 31 janvier 2008

 

Adresse aux candidats.

 

Madame, Monsieur

 

 

 

 

Vous êtes candidate ou candidat aux élections municipales à Troyes ou dans une des villes composant la CAT, ou aux élections au conseil général du département de l’Aube.

Nos associations qui rassemblent plusieurs centaines d’adhérents se sont réunies pour faire un état des lieux de la politique culturelle menée à Troyes, dans le cadre de l’agglomération troyenne et dans celui du département. Elles ont été conduites à le faire car elles considèrent que la promotion du patrimoine local, à bien des égards exceptionnel, n’est pas à la hauteur de ce que celui-ci représente dans l’histoire nationale et internationale. Elles ont élaboré le document joint à cette lettre qui comprend une analyse de l’identité culturelle locale, des insuffisances constatées dans la reconnaissance et la mise en valeur de cette identité, des quelques faits positifs aussi, des causes des insuffisances. Nous terminons ce document par une certain nombre de propositions propres selon nous à améliorer la situation.

Au moment où vous recevrez ce document, nous l’aurons rendu public lors d’une conférence de presse. Nous souhaitons avoir votre point de vue sur son contenu, son analyse, ses propositions et nous souhaitons connaître les éléments de votre programme qui répondent à nos préoccupations. Dans trois semaines, le vendredi 22 février, nous ferons connaître les réponses reçues.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu porter à notre initiative, nous vous prions de croire à nos sentiments les meilleurs.

 

PS. Vous pouvez adresser votre contribution à l’une ou l’autre des associations signataires ou à Jean-Louis Peudon qui assure provisoirement la coordination.

 

Signataires

 

Amis des archives de l’Aube, Club dix-neuvième, Amis du Musée aubois de l’Education, Jean-Louis HUMBERT

Amis des Musées d’art et d’histoire, Françoise CAUMONT

Association pour le Respect du Patrimoine Historique et de l’Environnement du Département, Gérard NAYRAC

Association Jean Scapula pour la sauvegarde d’Aumont, Marie-Claire GUICHARD

Bourse du Travail, Mémoire vivante, Anna ZAJAC, Michel CHOQUART

Centre Pithou, Jacky PROVENCE, Pierre LEROY, fondateur et président honoraire

Champagne Historique, éditrice de la Vie en Champagne, Marie-Dominique LECLERC

Croqueurs de Pommes, Jean LEFEVRE

Le Son des Choses, Julien ROCIPON

Passeurs de fresque, Dominique SABROUX

 

Contact actuel : Jean-Louis PEUDON, 2 rue J. Grée – 10000 –TROYES - 03 25 82 03 03

– 06 81 77 69 39 – jlpeudon@wanadoo. fr

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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