Partager l'article ! 13 et 14 juillet : la commune en fête.: Lampions et feu d’artifice ont ouvert cette année encore les festivités maillotines. Rendez-vous ...
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Lampions et feu d’artifice ont ouvert cette année encore les
festivités maillotines. Rendez-vous était donné au Bout-d’en- Haut, rassemblement derrière l’historique Estafette rouge dotée pour l’occasion d’une sono dynamique.
Nombre de familles avaient répondu à l’invitation et les enfants portaient fièrement les lampions traditionnels. Quelques parents avaient préféré le parapluie. La retraite se fait désormais sans flambeaux, sécurité oblige, et dernier progrès technologique, le lampion moderne est électrique.
Ce qui évite les extinctions brutales suivies de laborieuses tentatives d’allumage, ainsi que les embrasements subits. Comme de juste, le bâton supportant l’accordéon de papier coloré
termine dans les mains des parents bien avant l’arrivée du cortège sur le terrain de sports. Les Chinois, inventeurs de l’objet lui attribuaient la propriété de chasser les mauvais esprits. Nous
ignorons si la méthode est efficace et si elle agit plus de quarante huit heures.
S’il en persistait néanmoins, parions qu’ils furent dispersés par le feu d’artifice tiré par le comité des fêtes. De l’avis général ce fut un beau spectacle, mené en musique avec l’assistance rassurante des sapeurs pompiers. «C’est un moment symbolique fort au cours duquel tout le monde regarde dans la même direction.» selon un sociologue…
Auparavant, les enfants avaient eu droit à un jouet offert par le CFMS.
Le jour du 14 juillet…
« … je reste dans mon lit douillet » rimait Georges
Brassens. Ce n’est heureusement pas le cas ici. Dès les premières heures de la matinée, les coups de feu retentissent dans la plaine : la société de chasse organise son concours de tir. A
midi et des poussières les pompiers de la commune sont rassemblés pour la prise d’armes.
Romain Garcia et Michel Berthelin reçoivent honneurs et distinctions, l’un pour sa réussite à l’examen de premiers secours, l’autre pour des années de service à la tête de la compagnie. Les
cultivateurs également méritants sont excusés pour cause de moisson, le temps étant particulièrement favorable. La suite ne réserve guère de surprise. Environ deux cents personnes étaient
inscrites au repas de midi, dans une chaude ambiance entretenue par notre DJ habituel. L’Association familiale était chargée de servir l’apéritif, une sangria spéciale, fruit d’années
d’expérience de la composition et de la macération.
Il est inutile d’insister sur le caractère festif et convivial du rassemblement. On y retrouve les habitués, ceux qui connurent les 14 juillet de jadis avec jeu de quilles et tombola pour les
dames.
Mais surtout on a l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux villageois. Mesnil-Sellières est en pleine croissance démographique : nouveaux habitants et nouvelles naissances.
Jeux et démonstrations.
Les activités de l’après-midi se déroulaient entre les
chapiteaux et dans la salle des fêtes. Les dames de la GV ne craignant pas la chaleur tinrent à déployer tout leur savoir faire en compagnie de Joëlle leur monitrice dont le départ est
malheureusement prévu.
Olivier Jacquinet, et les responsables de
la GV, Sylvie, Angélique et Laurence.
Les enchaînements pratiqués étant trop complexes pour les néophytes, il fut proposé aux convives de s’associer à un bon vieux Madison.
La fraîcheur relative de la salle des fêtes fut appréciée lors de la remise des livres offerts par la commune aux enfants. Olivier Jacquinet, le maire, assisté de Jean Luc Sarrazin et de Cédric
Bouzenard conseillers, procédèrent à la distribution en compagnie de l’institutrice Corinne Boutiot.
Distribution des livres aux
enfants.
Le premier magistrat de la commune tint à souligner la permanence de cette pratique, issue des anciennes distributions de prix, et qui se perpétue ici sans interruption depuis des lustres.
Tous les enfants scolarisés en bénéficient, quelle que soit leur école.
Les parents pouvaient également prendre connaissance des panneaux décorés, rendant compte du voyage en Angleterre des élèves de cours moyen : photos, récits des élèves et dessins
montraient tout l’intérêt de cet important projet, aboutissement d’une année d’efforts de la part des enseignantes – Corinne et Annick- des enfants et de leurs parents. N’oublions pas
l’Association « Nos enfants des quatre communes » qui aide financièrement ces activités, ni le SIVOS qui y participe.
D’autres panneaux rappelaient le premier prix obtenu par les élèves lors du concours de l’Association des maires de France et la cérémonie à l’Hôtel de Ville de Troyes avec remise du cadeau des mains mêmes de François Baroin.
La bibliothèque étant ouverte, quelques personnes purent se rendre compte des aménagements réalisés et découvrir l’équipement informatique. L’idée d’une initiation se révéla fort inutile, la plupart des habitants étant déjà familiers de ce genre d’équipement. Du plus petit au plus grand, « on surfe » à Mesnil.
Le tir à la carabine se révéla toujours aussi attractif de même que la pêche à la ligne pour les petits.
Banquet républicain.
Banquet populaire, dit-on aussi : distribution gratuite de sandwiches à tous les habitants qui se présentent (pour des raisons d’organisation, il faut tout de même faire savoir qu’on vient !) Selon les régions, le menu varie. Il s’appuie toutefois sur l’alimentation populaire de base, non point pour des raisons d’économie, mais par tradition : ici jambon, saucisson, fromage. La tradition du banquet est très ancienne et toujours associée à la prise d’un repas en commun avec l’échange d’idées, de proclamations. La réunion peut être philosophique (Platon), religieuse (la Cène) ou politique (la « table ronde » du roi Arthur). Elle est rarement neutre.
Annonce des récompenses....
Le mot banquet viendrait de « banc » (« banchietto »
en italien) Ces
bancs sur lesquels on s’asseyait autrefois autour des tables de batterie. Le banquet populaire du 14 juillet rappelle les festivités révolutionnaires et les luttes républicaines du
XIXème siècle. « Les journées d’octobre 1789 sont la réponse à des toasts contre-révolutionnaires portés lors d’un banquet des gardes du
corps. L’exécution de Capet, est commémorée… par des banquets de tête de veau, habituellement accompagnée de sauce ravigote. » (Georges André Morin. Les Dimanches de la Libre pensée.
France culture) « Lors de la révolution française, la table est le lieu où l’on fait de la politique. Les
premiers restaurants, tenus par les cuisiniers qui ont perdu leur emploi chez les aristocrates, ouvrent leurs portes et la Constitution de 1793 est rédigée dans l’un d’eux. Cela inaugure la
tradition des banquets républicains qui seront longtemps des hauts lieux de la politique. » (Michel Faucheux). Dans nos villages, les invitations que se lancèrent les communes voisines
lors de la préparation de la Fête de la Fédération (14 juillet 1790) donnèrent lieu aussi à ripailles et libations (voir notre compte-rendu du 14 juillet 2007)
Et remise
des prix aux gagnants...
La campagne des banquets républicains est restée dans l’histoire comme ayant contribué à la chute de la monarchie de Juillet. « L’opinion réclamait une double réforme parlementaire et électorale… cette réforme fut refusée par Guizot, appuyé par Louis-Philippe. Pour vaincre cette résistance, Thiers et Odilon Barrot organisèrent de juillet à décembre 1847 une campagne de pétition dans tout le pays en faveur de la Réforme. Les pétitions devaient être signées au cours de banquets... L’exemple fut suivi par les Républicains qui proposaient l’abolition du cens, donc le suffrage universel, et l’abolition de la monarchie, et les socialistes qui ajoutaient des réformes sociales et le droit de grève. »… « … le 1er juillet 1840, à Belleville…1 200 personnes y assistent, dont beaucoup d’ouvriers artisans. Les orateurs, gens de métier, petits commerçants, hommes de lettres sans statut, portent des toasts « à la réelle et parfaite égalité sociale », « à la communauté égalitaire », « à l’abolition de la libre concurrence », « à l’abolition de la peine de mort », « à l’émancipation du travailleur », « à l’éducation égalitaire ».
…Cette campagne devait se terminer par un grand banquet parisien le mardi 22 février 1848, précédé d’un rassemblement place de la Madeleine. Guizot interdit le banquet, … Des barricades édifiées dans la nuit et une manifestation à proximité des Tuileries conduisent le roi à renvoyer Guizot…une fusillade Boulevard des Capucines provoque cinquante deux morts et relance l’insurrection. Louis-Philippe change le commandement militaire de Paris et finalement s’enfuit après avoir signé son abdication, sans avoir terminé son déjeuner…l’Assemblée est envahie par le peuple... Le soir la France est républicaine et les Orléans s’exilent après leurs cousins chassés en 1830.
En 1889, la république étant rétablie après le second Empire, le président Sadi Carnot invita les maires de toutes les communes de France pour un gigantesque banquet. L’initiative fut reprise par
le Président Emile Loubet en 1900 : 29 695 maires furent rassemblés dans les jardins des Tuileries : 3500 poulardes, 2500 faisans en pâté , 400 saumons accommodés avec 2500 litres
de mayonnaise firent les frais de l’invitation ! On sait le rôle que jouèrent par la suite les banquets dans l’histoire de la IIIème république et plus particulièrement dans celle
du Parti Radical, sans parler des banquets du vendredi saint organisés par les Libre penseurs.
La
championne du tir à la carabine...
Aujourd’hui encore, certaines initiatives renouent avec la tradition. Dans les villes où le sandwich saucisson n’avait plus cours depuis longtemps, des collectifs ont relancé le « pique-nique » républicain.
« Les 13 et 14 juillet, brisez le traditionnel parcours « bals des pompiers » et découvrez comment partager un moment de pure liberté-égalité-fraternité autour d’un pique-nique convivial et tricolore.
Mangez républicain ! Tel pourrait être le slogan de cette deuxième édition du Pique Nique de la République*, les 13 et 14 juillet. A l’heure où la trilogie républicaine perd de son sens, les organisateurs de l'événement ont trouvé le moyen de la réinvestir, et ce, d’une façon copieusement fraîche et inédite. Une nappe bleu-blanc-rouge, des participants venant avec leur panier-repas comprenant une ration supplémentaire à offrir à un inconnu, et ce, dans le respect de l’esprit de fraternité qui alimente cette manifestation populaire.
Alexandrine Loeb, membre de l’équipe organisatrice, parle de cet événement comme d’un « moyen de se réapproprier la fête nationale du 14 juillet et surtout de créer du lien social ». Le repas devient ainsi un moment d’échange, de convivialité et de dialogue.
Accessoire indispensable pour tous les convives : la cocarde tricolore. Une façon simple d’extérioriser symboliquement son attachement aux fondements de la République. Avant tout fédératrice, cette aventure a pour ligne directrice de transmettre aux plus jeunes les valeurs qui fondent l’histoire de notre Nation mais aussi de les réhabiliter auprès de leurs aînés. L’année passée, le Pique-nique de la République a réuni près de 300 000 personnes – particuliers et associations- à travers 72 départements de toute la France. Cette année, une centaine de villes participent à l’opération et espèrent bien attirer en très grand nombre les bons mangeurs républicains. Comme quoi, en matière de civisme : la faim justifie les moyens !
Hanane Kaddour. »
Pour une fois, nous autres à la campagne, sans rien changer, nous avions pris une sérieuse avance !
Il serait injuste de terminer cette évocation sans avoir une pensée pour nos amis Belges pour qui un « repas républicain » reste subversif, sans parler des Britanniques, des Espagnols,
des Néerlandais …etc.
Flonflons sous le tilleul.
Venues "incognito"
Point de 14 juillet sans bal. Celui-ci se termina assez tard dans la nuit malgré les irrégularités du sol. Et il se trouva même quelques fans d’Eddy Mitchell pour offrir aux plus insomniaques un
tour de chant improvisé.
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