Texte libre

  Informez. Critiquez. Commentez.

Cliquez sur la catégorie de votre choix:

¤- Petits potins.10

¤Actualités. Associations locales.

¤Libre parole.

¤Expressions artistiques.

¤Services.Météo.

¤Frog Learns.

¤Histoire locale. Patrimoine.

¤Le coin des jeunes.

¤ Sports.

 

POUR VOS AMIS

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 09:21

C’est la fête au village !

 

 

 

 Note explicative pour les non maillotins : le jeudi de l’Ascension est le jour de la fête patronale.

 

 

 

 Fête patronale, fête foraine. Depuis des lustres, le village accueille les manèges. Bal le mercredi soir – plutôt pour la jeunesse…- et manèges le jeudi. On connaît les difficultés que vivent les forains et tous les villages semblables à Mesnil-Sellières ne sont pas parvenus à sauver cette animation. Notre Comité des Fêtes se bat et se débat depuis des années pour que la fête continue ! L’affluence malheureusement, n’est pas toujours au rendez-vous. Jeudi 25 mai la météo a une fois de plus trahi les organisateurs. Heureusement, « l’Eveil » toujours en forme a pu donner son concert dans la salle des fêtes.

Avec le renfort de quelques musiciens extérieurs, les « fans » ont reconnu la plupart des morceaux traditionnels du répertoire, dont l’inimitable « Valse à Camille ». Des « maillotins » de souche, depuis longtemps émigrés et revenus pour l’occasion ont apprécié.

 

 

 

 Les mauvaises langues prétendaient que le crachin  tenace, de type armoricain , était dû à l’initiative de la municipalité de Saint-André.

Dans cette lointaine banlieue troyenne, défilaient des « Celtes », autrement dit des joueurs de bombardes et de binious dont l’effet sur les cumulus est démontré.  

 

 Le Bagad de Locminé 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ... et les danseurs  sur un pas de gavotte. 

La météo de nos ancêtres …

 

 

 

 Le Bagad  Plunered  et ses danseuses. 

En réalité, le temps de « L’ascension » est généralement incertain. Ce pourquoi sans doute, la tradition rurale et chrétienne en fit une période de prières pour demander à Dieu un climat favorable (Rogations du latin « rogatio » : prière de demande).

 

 

 

 La légende en attribue l’idée à Mamert (vers 474)fêté le 11 mai, annonciateurs des  « saints de glace » : Pancrace et Servais « fêtés » les  12 et 13 mai auxquels s’ajoute Boniface le 14, période de gelées tardives destructrices). Ce sont les conciles d’Orléans (511), de Tours et de Lyon (567) qui unifient leur date aux trois jours précédant l’ascension. Selon nos anciens, le temps du premier jour préjuge du temps qu’il fera pour les foins, le temps du second dédié à Gisèle celui des moissons, et le troisième (Julie) le temps des vendanges !  Conscients de l’évolution du monde, l’Eglise a procédé a une réforme liturgique de 1969. Les dates et l’objet des « demandes » peuvent être désormais adaptées aux différents continents qui ne subissent pas les mêmes rythmes climatiques, et aux milieux de vie. Les « urbains » ou « rurbains » d’aujourd’hui étant plus  sensibles au rhume des foins qu’à leur récolte. Les marins « Terre-neuvas » faisaient nous dit-on bénir leurs bateaux. Un auteur contemporain note qu’ « il est le plus souvent impossible de bénir les champs en se rendant sur tous les chemins. Une solution : apporter…de petits pots de terre des uns et des autres, mais aussi des symboles concrets de différents métiers : pot de ciment pour l’entrepreneur, disquette d’ordinateur… »  Les internautes que nous sommes, avouent souvent ne pas savoir à quel saint se vouer, ni quel démon se cache dans les réseaux ! A Mesnil-Sellières, nous bénéficions du secours de Spid10. Reste à lui trouver une date sur le calendrier…en attendant sa béatification !

 

 

 

 « C’est une fête religieuse… ou un truc comme ça… ? »

 Nos fidèles lecteurs se souviennent peut-être de l’interrogation touchante et naïve d’une jeune célébrité à l’occasion du 1er mai.(>ici). A priori il n’est pas absurde de s’interroger sur le rapport existant entre la fête foraine que nous connaissons, et la religion.

 

 

 

 

 D’après ouï dire, Mesnil-Sellières aurait jadis célébré deux fêtes patronales. L’une à la mi-août, le 15 fête de Saint Laurent , l’autre le jour de l’Ascension. Il était admis, semble-t-il, que chacune de ces fêtes devait bénéficier à deux bistrots villageois, amis mais néanmoins concurrents. Au fil du temps, la fête du 15 août aurait  cédé devant les nécessité de l’agriculture. C’était souvent trop tôt pour le « chien de moisson ». Il ne serait plus resté que la fête de l’Ascension. Nous serions vivement intéressés par les contributions de nos anciens sur ce sujet.  

 

 On peut aussi remarquer que la fête d’août correspondait à la dédicace de l’église de Sellières aujourd’hui disparue Seule la « Voie de Saint Laurent » et le cimetière en évoquent le souvenir. Notre petite église actuelle, qui n’était qu’une Chapelle, est dédiée à « L’invention de la Sainte Croix  ». (L’origine de cette appellation a été donnée dans « Info 2004 p 31) Nous avons émis l’hypothèse que cette dédicace puisse être à l’origine de la célébration de l’Ascension comme fête populaire du Mesnil. Là aussi, nous attendons des contributions extérieures compétentes.

 

 

 

 >> Considérations annexes et accessoires. En un mot, on peut s’arrêter là si on veut… 

Mais « Ascension » alors… c’est quoi ?  

 

 Ascension du Christ (1545-1550)

Benvenuto Tisi (Il Garofalo) 1481-1559

 L'Ascension est située le quarantième jour après Pâques. L’événement correspondrait à l’élévation  de Jésus au ciel  après sa résurrection. Matthieu n’en dit rien, Marc n’indique aucune date ( «  Plus tard, il se montra aux Onze, pendant qu’ils étaient à table… Le Seigneur, après leur avoir ainsi parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à le droite de Dieu… ») . Luc semble plus précis (       « Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, qu'il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. » (XXIV,50) mais situe l’ascension au lendemain de la résurrection. Jean ne parle pas d’ascension. Les quarante jours apparaissent dans les « Actes des apôtres » I.6 dont la rédaction est attribuée à Luc : «  Il leur était apparu vivant, après sa passion ; …se montrant à eux pendant quarante jours…. »

 

 

 

  L'Ascension du Christ.

 Pietro di Cristoforo Vanucci ( Pietro Perugino) 1445-1523 

Selon la foi que l’on professe on interprétera différemment ces lacunes et divergences : récit à valeur « historique » selon certains, « symbolique » pour d’autres, voire « folklorique ». Il semble bien que deux croyances se soient superposées au fil des remaniements et transmissions :  

 

L'Ascension d'Elie.

Giuseppe Angeli (1712-1798). Venise. 

1.       L'Ascension de Jésus serait inspirée par celle d'Elie, le seul et unique prophète de l'Ancien testament qui n'est pas mort !       «    Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Elie monta au ciel dans le tourbillon.   Elisée voyait et il criait: "Mon père ! Mon père ! Char d'Israël et son attelage !" puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux. Il ramassa le manteau d'Elie, qui avait glissé, et revint se tenir sur la rive du Jourdain. (Rois II,1) Par ailleurs, les déplacements célestes étaient courants dans les mythologies antiques. Sans remonter à Icare, ce jeune qui déjà défiait l’autorité paternelle, on peut noter que Mahomet lui même se vit , dans l’un de ses rêves, transporté à Jérusalem sur Al Borak, un cheval ailé qui le hissa jusqu’au ciel avant de le ramener dans son lit.( Sourate 17-1  «  Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur de l’Oratoire consacré à l’Oratoire ultime... ».Trad. J Berque) Cela fait de Jérusalem la 3ème ville sainte de l’Islam. L’emplacement de l’envol est protégé par une mosquée somptueuse « le Dôme du rocher », ce qui n’est pas sans conséquences géopolitiques ! Par contre , Mahomet meurt à Médine le 8 juin 632. Certains musulmans proclamèrent son élévation auprès de dieu et l’imminence de sa réapparition. Abou Bakr, le premier adulte converti,  aurait alors mis fin à ces supputations : « ..Quiconque adorait Mohammed, qu’il sache qu’il est vraiment mort… »  

 

 2.       Le nombre « 40 » que l’on retrouve dans la durée du carême, dans l’expression « mettre en quarantaine ». « S'il pleut à la Saint Médard ,Il pleuvra quarante jours plus tard… », La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. (Genèse VII,12)  Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche (Genèse VIII,6) ; Moïse entra dans la nuée et monta sur la montagne. Et Moïse demeura sur la montagne quarante jours et quarante nuits. (Exode XXIV,18) ; David avait trente ans à son avènement et il régna pendant quarante ans. (II Samuel V,4) ;La durée du règne de Salomon à Jérusalem sur tout Israël fut de quarante ans. (I Rois XI,42) ; et Jésus, après Elie se retire dans le désert : « Elie se leva, mangea et but, puis soutenu par cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, l'Horeb. (I Rois XIX,8) ; Il (Jésus) jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. (Matthieu IV,2) …etc.  

 

 Bouddha et Mahomet auraient commencé leur prédication à 40 ans. Lors de l’initiation chez les Bambaras, on offre 40 cauris, 40 chevaux et 40 bœufs.

Le nombre 40 pourrait être associé à la numération vigésimale (base 20) employée par de nombreuses populations de l’Orénoque au Groënland, les plus connus étant les Mayas (mois de 20 jours et cycles de 20 ans) L’expression « hun uinic » (= 20) veut dire aussi « homme ». Georges Ifrah ( « Histoire universelle des nombres » T1 p 115) , explique plaisamment que ces humains comptaient simplement sur tous leurs doigts, orteils compris. 20 signifiait donc « un homme complet » et 40 « une couche » c'est-à-dire la réunion horizontale de deux individus. Ce qui a l’avantage de nous ramener aux origines de la vie et à ses mystères… Daou-ugent, 2x20 disent les Bretons. A l’autre bout du chemin, le nombre 40 joue un rôle tout particulier dans les rituels mortuaires. Chez les Grecs, , le repas funèbres se célébrait 40 jours après le décès. Un mort n’était totalement mort qu’après ce délai, la quarantaine levant les derniers interdits de deuil. « Maintenant je te quitte » était la formule rituelle par laquelle la veuve chez les peuples Altaïques, se délivrait de son alliance et pouvait se remarier. Les Indiens d’Amérique équatoriale qui pratiquaient « l’enterrement secondaire » attendaient 40 jours pour exhumer le corps, nettoyer les os et les placer  dans leur demeure définitive. L’œuvre au noir des alchimistes dure 40 jours, de même que le voyage de Tristan, blessé à mort par le Morholt, vers les côtes d’Irlande. Sans parler de la célèbre crise masculine dite des «  40 ans » !

Nous attendons les contributions éclairées de pythagoriciens ou de numérologues.  

 

 L'Asenscion du Christ.

Salvadore Domingo Felipe Jacinto Dali Domenech (Salvadore Dali) 1904-1989

  

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés