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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 16:22

Fête de la musique : cette année à Dosches.

 

 

 

 Le public, dans la belle grange de Dosches.

  Mercredi 21 juin, « L’Eveil » était à Dosches pour la fête de la musique. Depuis quelques temps, l’habitude a été prise de rendre visite ce jour là aux communes dont sont originaires les musiciens qui composent la formation. L’an dernier, notre batterie fanfare était à Mesnil-Sellières (  >> voir les photos dans nos archives), l’année précédente, elle était à Bouranton.

 

 

 

 grosse émotion pour un jeune musicien....

Les liens entre « l’Eveil » et Dosches sont anciens. On se souvient encore du rôle important qu’y joua André Tisserant, vétéran de la formation aujourd’hui disparu, compositeur et adaptateur apprécié.

 

 

 

 Didier Renard à la baguette...

 Pour la circonstance, la municipalité de Dosches avait mis à la disposition des « teufeurs »* sa grange champenoise, et invité une autre formation qui touche à nos communes : « Les trompes de la Forêt d’Orient »

 

 

 

 une jeune musicienne , elle aussi très émue...

 Didier Renard, directeur de l’ Eveil sollicita les participants musiciens à se produire s’ils le souhaitaient, dans la meilleure tradition de cette journée dont la paternité est généralement attribuée à Jack Lang. En fait, l’idée en revient à Maurice Fleuret et Christian Dupavillon. Le premier, compositeur et musicologue, responsable de la musique au Musée d’Art moderne de Paris avait déjà lancé les Journées de musique contemporaine et les Semaines musicales internationales de Paris. Il dirigea également le Festival de Lille. Il était critique musical à « Combat » et au « Nouvel Observateur ». Découvrant en 1982 que cinq millions de personnes, dont la moitié de jeunes jouaient d’un instrument de musique, il a l’idée de faire descendre tout ce monde là dans la rue. L’idée est lancée en 3 semaines. La journée est fixée au 21 juin, en référence aux fêtes païennes du solstice d’été que rappellent aussi les nuits de la Saint Jean. Le ministère de la culture s’empare de l’opportunité et la fête devient européenne en 1985 (Année européenne de la musique) En l’an 2000, 117 pays y participent. On estime qu’en France, la fête de la musique rassemble 10 millions de personnes dont 800 000 musiciens.

 

 

 

 De nombreux amis et parents avaient fait le déplacement, d’autant plus que les petits de « l’Eveil musical » groupe mis en place par Corinne Boutiot au sein de la formation locale, se produisaient également.

 

 

 

 Attraction nouvelle lors de cette manifestation : la présence des « Trompes de la forêt d’Orient », formation  créée au début des années 90 et qui a trouvé à Dosches un lieu pour ses répétitions.  Le répertoire musical destiné à l’instrument comprend plus de 4 000 morceaux (pièces, messes, fantaisies ou fanfares). Cependant, les sonneurs aubois en pratiquent une cinquantaine. Leur moniteur Gérard Pellé compose, ainsi que Gilles Coffinet. Pour cette soirée décontractée, les sonneurs avaient délaissé leur tenue de parade : redingote noire, pantalon et bottes de chasse, toque noire, gilet mauve et cravate blanche à épingle dorée.  Ils utilisent comme instrument la « trompe d’Orléans » créée au milieu du 19ème siècle.  Déroulée, elle mesurerait 4,54 m ! Le tuyau de cuivre et laiton fait trois tour et demi. Elle doit son nom à une commande du Duc d’Orléans, fils de Louis Philippe, lorsqu’il reconstitua la Vénerie royale. L’intérieur du pavillon, de 37 cm de diamètre est noir afin de ne pas éblouir le veneur à cheval qui suit le sonneur. Il existe d’autres modèles : trompe pour chasseurs à pied de petit diamètre enroulées sur huit tours et demi, et trompe de Dampierre (Marquis de Dampierre 1676-1756), enroulée sur un tour et demi et de diamètre plus important. On pouvait ainsi passer l’instrument en bandoulière sans ôter le tricorne !

 

 

 

 La variété et la justesse des interprétations n’ont pas manqué d’impressionner les auditeurs. Les musiciens, prenant position dos au public de façon à diriger le son dans sa direction, interprétèrent des morceaux étonnamment mélodieux. Nous ne nous aventurerons pas dans les dénominations connues des initiés : « la compagnie », « la vue » «  le bien aller, «  le défaut », « le change », le débuché », « le relance, « l’hallali » se doivent d’être connus par chœur. Mais nous croyons savoir que certains airs furent composés et dédiés aux parents de musiciens. Naturellement toute contribution des intéressés serait bienvenue ici.

 

 

 

 La soirée se termina par le verre de l’amitié offert par la municipalité de Dosches, après qu’Evelyne Perrot, maire de la commune eut salué et remercié les participants. Et les hommes des « Trompes de la forêt d’Orient » dont on savait déjà qu’ils ne manquaient pas de souffle, prouvèrent en portant un toast chanté traditionnel qu’il avaient aussi de la voix.

 

 

 

 Evelyne Perrot, Maire de Dosches, Didier Renard, directeur de l' Eveil, et la formation des "Trompes de la forêt d'Orient"

 

* le mot dans un verlan approximatif, fait référence à ceux qui font la « fête ». Nous ne voyons pas pourquoi il serait réservé aux adeptes de la musique « techno » , de la décibelmania et des substances associées. On peut aussi atteindre « l’extase » avec un bon coup de cidre du pays d’Othe !

  

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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