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Vendredi 16 février 2007

 « A la Saint Valentin 

 

Vilain passe chemin » 

                                                                              Proverbe incertain.  

Lors d’une émission tardive, une historienne imagina d’expliquer aux consommateurs que nous sommes les origines et pratiques antiques liées à cette période de l’année. L’église catholique n’ayant pas de tout temps imaginé d’édifiantes légendes, la dame s’employa à ressusciter les coutumes païennes peu conventionnelles. Après avoir rappelé que la mi février est la période où les passereaux de nos régions s’accouplent, ce qui est en soi une image jolie, elle expliqua qu’en certaines régions les humains par contre se « découplaient ». 

En ces temps de controverses autour de la famille, de son rôle et de ses prérogatives, il n’est pas mauvais de savoir comment nos ancêtres en usaient avec les conventions. 

Il se dit donc qu’à l’approche du printemps- ne lisez pas mesdames- les filles et les épouses choisissaient dans la communauté le compagnon de leur rêve et s’en allaient sans façon vivre avec lui jusqu’au mois de mai !! Le fiancé ou l’époux était prié de prendre son mal en patience à moins qu’il ne fut convoité lui aussi par quelque voisine… Auquel cas, imaginez le chambardement , les croisements ou cohabitations plus ou moins tumultueux. Au terme de cette période de licence admise, chacune rentrait chez soi jusqu’à l’année suivante. Il n’est pas impossible que le volume de la botte de fleurs, le bijou offert ou toute autre grâce actuelle soit une parade masculine au départ momentané des belles.  Et dire que certains crient au laxisme des mœurs contemporaines !  

Lu pour vous…  

N’y voyez pas malice ni rapprochement douteux, « Les croqueurs de pommes », ces fils d’Adam, publient le calendrier de leurs animations dans le numéro de janvier du bulletin Aube-Champagne-pays d’Othe (n°44)

 On taillera à Vailly le 18 février ( 9 h 30 Place de la mairie), à Pont Sainte Marie le 24 (9 h30 chez Mme Massey), et à 14 h à Polisot (Place des fêtes)

. A signaler , la chronique des vergers, et en particulier, ceux de Courteranges et d’Arcis. Le bulletin national (n°114 bis) donne l’annuaire des groupes locaux et publie les indispensables fiches »fruits ». Ce mois ci : la Borowinka, la pomme de Béhier, la Frankettu , l’Alexandrine, la « Nouvelle Europe rouge, la Reinette grise d’hiver, les prunes Goe’s Golden Drop et Hackman. A noter que l’AG du mouvement aura lieu le 15 avril à Montmorot (Jura-Bresse)

Oiseau de malheur.  

 

Comme bon nombre d’humains des régions tempérées, j’aime à voir les saisons rythmées par les travaux des champs, l’éveil puis le repos des végétaux, les grands voyages des migrateurs. Naïf que j’étais. Un article de Jean Louis Lhermitte « agriculteur et secrétaire d’une association des Etangs » me rappelle à la réalité. « Tout a un prix ! »  écrit-il dans la rubrique « courrier des lecteurs » de la presse locale. L’argumentation mérite d’être connue. «  Au cours de l’Assemblée générale du Crédit Agricole de Piney, j’ai écouté avec attention Mme la Directrice du Parc régional de la Forêt d’Orient, invitée pour information à nous faire mieux connaître la vie du Parc. J’ai remarqué que Mme la Directrice aimait les oiseaux. C’est normal, c’est son rôle ; et surtout les grues…et qu’elle ne voyait pas d’inconvénient à ce que le cheptel augmente. J’ai été surpris qu’à ces propos, personne dans la salle ne réagisse. Des grues tournant dans le ciel, c’est superbe !...Mais quand elles descendent par centaines dans un champ fraîchement ensemencé, c’est cauchemardesque pour le paysan. Personnellement, je pense qu’il y en a suffisamment, à moins de les parquer et de les nourrir comme les chasseurs essaient de le faire pour les sangliers. Il faut savoir en effet que la fédération des chasseurs de l’Aube indemnise les dégâts aux agriculteurs à hauteur par exemple de 399 000 € pour l’année 2004, financés par les chasseurs de l’Aube eux-mêmes. (Le Parc ne participant pas que je sache, aux dégâts causés par les sangliers de sa zone en réserve). Quant aux cormorans, je vous invite, amis lecteurs, à un petit exercice : les 3000 oiseaux dans l’Aube, selon la LPO, qui avalent  400 g de poisson et en massacrent au moins autant, soit 800 g par jour à 5 € le kg, prenez votre calculette…et vous aurez la surprise !  

Pas étonnant que le pêcheur soit une « race » en voie de disparition. Et ce n’est pas en étant autorisé à en détruire (des cormorans, pas des pêcheurs ndr) 350 dans l’Aube que le problème sera résolu. Pourquoi les amateurs d’oiseaux ne prennent-ils pas exemple sur les chasseurs pour financer leur loisir ? Alors, les oiseaux d’accord : mais avec modération…Et pas au seul détriment de l’agriculture et de la pisciculture » 

 

 

Classique conflit de voisinage direz vous. Il devrait être possible d’accorder les intérêts sans recourir aux tribunaux ! N’empêche, lorsque j’entendrai trompeter  les « Willies »* je réfléchirai à deux fois avant de lever les yeux. Je n’ai pas envie de payer une nouvelle taxe !  

*surnom donné aux grues par certains  habitants de Brevonnes. Il paraît que les grues fréquenteraient les lieux de préférence le weekend end.  Comme il est peu vraisemblable que l’animal ait connaissance de nos lois sur la durée du travail, il faut bien chercher une autre explication. Une hypothèse : dérangées par l’afflux des promeneurs et des observateurs sur leur lieu habituel de résidence au environs du Der, nos grues semi sédentaires viendraient en quelque sorte, chercher le calme près de nos lacs. Spécialistes, tirez nous d’embarras.

 Aubade à l’Aube.  

 

« L’Eveil » annonce son passage dans nos rues le dimanche 18 février. La Fanfare du village a repris cette antique tradition abandonnée quelques années. Ne soyez donc pas surpris au réveil et réservez un bon accueil à nos musiciens. Dosches sera visité le 24 février. Les musiciens locaux seront peut-être intéressés d’apprendre que la bibliothèque communale dispose actuellement d’un ouvrage qui leur est consacré :

 

 

 

 

« Le temps où follement Troyes dansa » signé Josiane Couture (Ed Maison du Boulanger). On y trouve plusieurs photos de Pierre Gillot, avec l’ Eveil, au sein de l’orchestre « Pierrot Jazz » et lors d’une noce. Jean Robert Guyot apparaît au ,piano, dans l’orchestre « Tony Robert » auquel participa également  Jean Lefèvre, actuel Président des « Croqueurs de pommes » Aubois. Sous la signature « d’Aloysius Lefèvre » on y trouve la reproduction d’une pochette de disque consacrée à un enregistrement de cette formation « Ils sont cinq, unis comme les doigts de la main…une main pleine, cinq cartes, rien que de l’atout..la quinte majeure… » Biographies, composition des orchestres, l’ouvrage a tout pour séduire les amateurs.

 

 

par Petits potins_10 publié dans : petits.potins.10
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