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1977-1997 : Une Association qui a la vie dure.
Vingt ans après, vingt ans déjà, c’est plus qu’un bail, moins qu’une vie, presqu’un roman, un âge dont Paul Nizan n’aimait pas qu’on dise qu’il était « le plus bel âge de la vie. »
Vingt ans pourtant, c’est peut-être le moment d’un bilan avant de nouveaux départs. C’est en tous cas une belle longévité pour une association locale. L’Association familiale de Mesnil-Sellières est née en mars
Une représentante de l’UDAF présenta le projet. Cette organisation, appuyée par les milieux agricoles se préoccupait d’étendre le réseau de ses activités dans tout le département. Des réunions semblables eurent lieu dans la plupart des villages voisins, avec des suites variées. Initialement, dans l’esprit des promoteurs du projet, l’encadrement des enfants- qui n’était pas soumis à des règles aussi rigoureuses qu’aujourd’hui – reposait en grande partie sur le bénévolat de jeunes du pays. L’UDAF proposait des stages de formation pour l’obtention du BAFA à au moins une personne par « ruche ». Le financement reposait essentiellement sur les prix de journées qui devaient rester très faibles, la participation de la mutualité agricole et de la Caisse d’allocation familiale. Les locaux devaient être trouvés sur place : mise à disposition de salles de classes, locaux municipaux. Parmi les fondateurs se trouvaient effectivement nombre d’agriculteurs ou d’épouses d’agriculteurs, certaines étant par ailleurs engagées dans l’ADMR.
La plupart des participants se trouvèrent investis de responsabilités nouvelles, douze personnes en tout, pour la plupart parents de jeunes enfants et pour la moitié natifs de
Les premiers pas.
Accueillir une vingtaine d’enfants pendant un mois dans de bonnes conditions n’est pas une mince affaire. La « Ruche » disposait pour tout local de la salle de répétitions de « l’Eveil », et le bac à sable fut même installé dans la cour de l’école. C’est à Annie Derisson (née Gobin) que revint la redoutable tâche d’inaugurer le centre de vacances, assistée d’ Agnès Noël et d’Annick Carette. Les parents avaient prêté des jeux et des livres. Les travaux des enfants furent exposés en fin de séjour. Un spectacle comprenant danses, sketches et danses fut présenté, le préau de l’école servant de scène. Ce dispositif n’avait guère changé tant que le bâtiment ancien survécut. Annie accompagnait les enfants à la guitare et certains ont peut-être encore en mémoire la chanson de Steve Waring «La baleine bleue »
A cette époque, le public était nombreux. Toute la famille, grands parents compris, venait voir évoluer les petits. La fête avait été annoncée par un défilé dans le village, les plus jeunes étant juchés sur une carriole tirée par les aînés !
Comment naquit le repas des anciens.
Dès le début, les membres du conseil d’administration se préoccupèrent d’étendre les activités de l’Association. Une réunion de personnes âgées fut convoquée dans la salle des répétitions. On y remarquait notamment la présence de M. Emile Berthelin qui venait de quitter son mandat de maire et avait été remplacé par Gilbert Haber. La réunion ne put déboucher sur la création d’un véritable « club » comme nous l’avions espéré. L’idée de réunions périodiques semblait remporter l’accord général, mais la décision ne put être prise faute de volontaires pour assurer la responsabilité des activités.
Il fut alors décidé d’organiser des goûters annuels. Au mois de janvier- en rapport avec la galette des rois- la salle de répétitions fut briquée et décorée, chauffée au mieux. Un minuscule poêle à bois qui suffisait aux besoins des musiciens, en occupait le centre. Les dames avaient préparé des pâtisseries et tous participaient au service. On raconta des histoires.
Le petit magnétophone et le vieil électrophone égrenaient les rengaines d’autrefois. Dans l’après-midi, Pierre Gillot lança le bal avec son accordéon. Devant le succès de cette rencontre, la formule fut améliorée chaque année et , en 1980, c’est un véritable repas qui fut servi.
Les plats avaient été préparés chez les membres de l’Association et réchauffés sur une installation de fortune placée dans l’ancien bûcher situé au fond de la salle derrière le préau. La bonne humeur et la volonté d’aboutir eurent raison de conditions somme toute assez précaires . Le repas des anciens était né. Au menu inaugural : choucroute !
Une volonté d’indépendance.
Au mois de novembre 1980, l’Association décida de devenir autonome. Depuis sa création, elle était affiliée à l’UDAF, organisme auquel elle reversait une bonne part du produit de la vente des cartes de membres. En retour, les services offerts semblaient bien minces. Par ailleurs, les thèses défendues par l’UDAF en matière de politique familiale étaient éloignées des préoccupations de l’Association. Une assemblée générale fut donc convoquée et les statuts modifiés. Désormais, l’Association familiale volait de ses propres ailes. Elle se distingua longtemps par la volonté d’assurer des services de qualité au plus faible coût possible pour les familles. De plus, nous avions à cœur de valoriser le travail des animateurs- monteur(trices) et aides de
La mutation.
L’autonomie de l’Association avait coïncidé avec une modification notable des conditions de son activité. Depuis 1977, elle était principalement animée par les parents des élèves de l’école qui rassemblait alors tous les enfants du village dans deux classes. La plupart se retrouvaient au mois de juillet à
Les activités de la Ruche s’étaient diversifiées. Un de nos moniteurs, surnommé « Titi » avait emmené les plus grands camper à Dosches. L’expérience fut renouvelée en 1981 à Champigny, sous l’autorité de Catherine Guillard. L’AFMS fit l’acquisition de tentes.
Des installations de jardin furent données par des particuliers, puis achetées sous l’impulsion énergique de notre trésorier Gérard Chérain : portique, balançoires, toboggans. Table de pingpong, baby foot d’occasion à un cafetier de Brevonnes) complétaient l’équipement. On installa chaque été une piscine mobile sur le petit terrain de sports. Malheureusement, ces matériels destinés à des utilisations familiales ne résistèrent pas aux outrages du temps , et parfois à des actes de vandalisme. La piscine s’avéra beaucoup plus facile à démonter qu’à mettre en place !
Plus tard, l’AFMS investit une somme importante dans un portique de bois qui fut monté à demeure au fond du terrain scolaire. Sa destinée ne fut guère plus convaincante. La « piscine » migra chez Francis Pitié, faite d’une grande bâche en plastique maintenue par des balles de paille. Installation « maison » qui rendit toutefois bien des services lors de chaudes journées de juillet. Inutile de préciser que de tels « arrangements » seraient aujourd’hui sévèrement sanctionnés par les services sanitaires !!
Les fêtes de la Ruche avaient pris de l’ampleur, occupant le petit terrain de sport et la cour de l’école, offrant en plus du spectacle et de l’exposition des travaux d’enfants, des activités variées :course en sac, tournois de pingpong…etc.
…L’association était aguerrie par la préparation du repas des anciens. Aussi, lorsque la proposition fut émise d’organiser un méchoui à la Pièce des Dames, l’objectif ne parut pas absurde. Dans cette décision, il est juste de souligner le rôle important joué par Charly Patenaire qui deviendra vice président en 1983. Son dynamisme s’exprimait dans tous les domaines.. Il fut en grande partie à l’origine des concours de tarots. Il proposa à plusieurs reprises l’organisation de jeux inter villages, mais là, il faut reconnaître que la tâche nous parut au dessus de nos forces. Le comité des fêtes présidé par Gérard Thévenin parvint à mettre sur pied cette animation plusieurs années de suite.
Débuts du méchoui.
Le premier méchoui eut lieu en 1982. Il s’agissait de passer un bon weekend entre amis et d’associer à nos activités d’autres habitants du village, notamment les sportifs. L’après-midi était largement consacrée au football. Par l’intermédiaire de Marianne et Gérard Chérain, une remis solennelle de maillots eut même lieu au profit des plus jeunes du football club de la Forêt d’Orient.
Nous bénéficions d’aides nombreuses : des cultivateurs avaient mis à notre disposition le matériel indispensable. Le garde champêtre, M Bodson assurait
La « Pièce des Dames » était un terrain engazonné, entouré de sapins, situé entre
Evolution du repas des anciens .
En février 1983, la préparation du repas des anciens se faisait dans un froid glacial. L’année précédente déjà, nous avions repoussé la date au mois d’avril et la « galette des rois » avait été remplacée par un grand poisson pâtissier à
Madame Corniau n’en fut pas quitte pour autant car le lieu étant incomparablement plus confortable que la petite salle commune, elle fut à nouveau sollicitée l’année suivante. Cette fois, sa cuisine fut également envahie.
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