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Dimanche 7 juin 2009
Aujourd'hui, clic droit ou clic gauche, on défie la pluie et on va voter!
Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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Samedi 30 mai 2009

La fête patronale de Mesnil-Sellières coïncide avec la fête de l’Ascension.  On se souvient que l’an dernier, la date correspondait avec le 1er mai, ce qui était fâcheux


pour le syndicaliste contraint de se dédoubler. Décalage lunaire oblige – comme on l’expliqua en 2006, la date de l’Ascension suit celle de Pâques qui elle-même tient compte des lunaisons- les festivités avaient lieu le 26 mai.

Comité des fêtes : tout le monde sur le pont.


Et comme de juste, le ciel était gris et pluvieux ! C’est bien connu : « A la fête à Mesnil, il pleut ».


 Le miracle est que cela ne décourage apparemment ni le Comité des fêtes ni les maillotins !


 Manège, Auto-tamponneuses, confiserie, tir, pêche au canard, les attractions habituelles étaient fidèles au rendez-vous. La veille il y avait eu bal.



L’Eveil : de toutes les fêtes.



A 17 h, l’Eveil donne son concert traditionnel. Notre société de musique ne cesse de rajeunir. Lors de la tournée des « membres honoraires », un document fut distribué et qui fait le point : en voici la teneur.

« Eveil de Mesnil-Sellières.

Fanfare de cavalerie et batterie fanfare fondée en 1922 (trompette de cavalerie, trompette basse, cor de chasse, soubassophone et instruments de percussion).

Objet : pratique musicale en amateur.

Ses activités :

-         Formation musicale, initiation gratuite à la musique (solfège et instrument à partir de 5/6 ans)

-         Présentation de musiciens à des examens individuels,

-         Stages de perfectionnement instrumental,

-         Animations musicales diverses ( concerts, cérémonies officielles, carnavals, fêtes patronales, foires…),

-         Participation des musiciens à une batterie fanfare régionale Aube et Haute-Marne,

-         Visites en milieu scolaire.

                                                                              Etc…



Le tout dans un esprit d’amitié, de simplicité et d’égalité.

Les ressources financières de l’association :

- les subventions communales et départementales.

- les prestations musicales.

- les dons : membres honoraires.


En devenant membre honoraire de l’Eveil, vous contribuez au financement :

Des instruments, des tenues, des livres de solfège, des méthodes instrumentales, des partitions, des assurances, des déplacements en bus, des sorties pédagogiques et du matériel pour la formation…

….

 

Les effectifs actuels :

Musiciens fanfare : 20

Formation musicale : 5 groupes (éveil musical, groupe guitare, solfège et instruments 1ère, 2ème et 3ème année) soit un total approchant les 45 élèves.

Formateurs bénévoles : 6

Membres du bureau non musiciens : 3

Contacts :

Président : Pierre Gillot

Directeur : Didier Renard

Formation musicale : Corinne Boutiot et Didier Renard.

Blog :

http://www.musiquemesnil.canalblog.com      " 




Pour relire les articles de petits Potins sur notre fête patronale et l’ascension voir ici :

http://www.mesnil-sellieres.com/article-2904040.html





Pour un petit florilège consacré aux fêtes foraines, voir là :

http://www.mesnil-sellieres.com/article-6701240.html

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Actualités. Associations locales
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Mardi 26 mai 2009


L'Association ATTAC a réuni les représentants des courants de pensée qui présentent des listes aux éléctions européennes. Certains ont répondu favorablement à l'invitation, d'autres ont préféré s'en remettre aux grands médias qui , il faut l'avouer, les servent mieux.
Pour preuve, l'émission Mots croisés d'hier soir, débats menés par Y. Calvi, et qui n'avait invité en plateau que l'UMP, le PS, le MODEM et Europe-écologie. Il paraît que ce sont les "bonnes listes".
Comme par hasard, ces quatre partis ont approuvé le projet de Constitution européenne et le traité de Lisbonne!
La rencontre initiée par ATTAC avait le mérite de s'adressser à tous les partis de "l'arc républicain" selon l'expression du responsable.
On peut visionner une grande partie des interventions en cliquant sur les liens ci-dessous.
Voici le texte d'ATTAC et les liens:

"Fidèle à sa démarche d’éducation populaire, Attac souhaite clarifier les enjeux de cette élection et ceux de la construction européenne aujourd’hui. L’association a organisé une rencontre entre les listes candidates et les citoyens.

Pervenche Berès (Parti Socialiste), Cécile Duflot (Europe Ecologie), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Patrick Le Hyaric (Front de Gauche), Omar Slaouti (NPA) ont répondu à nos questions.

- Vidéos introduction et conclusion des débats

- Vidéos réponses économiques et financières face à la crise

- Vidéos construire une Europe Sociale

- Vidéos faire face au défi écologique

- Vidéos les institutions


Attac France,
Montreuil, le 26 mai 2009"

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Samedi 23 mai 2009

Le soleil matinal aidant, et l’annonce cette fois cohérente dans la presse locale a fait du 11ème vide grenier de Mesnil-Sellières organisé par le Comité des Fêtes un succès incontestable.

 Les stands s’étendaient du début de la grand Rue au carrefour du Bout-d’en-Haut sans discontinuer. Environ 180 exposants. Au dire des exposants, les ventes furent nombreuses le matin. En milieu d’après-midi, de méchants nuages vinrent perturber la fête, mais on sait que le flâneur du soir achète peu.


A
u fil des ans, la tendance s’accentue. Les objets curieux et rares sont ailleurs. Les étals offrent surtout jouets, vêtements, petit électroménager, disques et K7. Les prix sont adaptés à une clientèle qui cherche à échapper à la « libre concurrence » (sic) des grandes surfaces. Donc ils sont bas, très bas. Le mot débarras conviendrait mieux que déballage ! C’est la grande boutique au « bonheur des familles ». L’enfant grandit : on bazarde poussettes et vélos, bavoirs et grenouillères. Cela fera le bonheur d’autres bambins.


L
e plaisir de « chiner » ne vient pas de Chine, comme le voudrait une étymologie trompeuse et une association d’idée fausse entre objets à bas prix. Si le tissu chiné est bien d’origine chinoise, la pratique dominicale emprunte à un régionalisme passé dans le langage argotique. On en trouve la définition dans « Le régionalisme de Mariac » ouvrage de Fernande Maza-Pushpam (Centre de dialectologie-Université Stendhal-Grenoble III) :

« Quémander quelque chose sans en avoir l’air. Exemple : « L’air de rien il m’a encore chiné une cigarette ». Le mot désignait la pratique du colportage. Par extension, il signifiait « aller à domicile sous le prétexte de vendre de menus objets mais en réalité pour mendier ! L’origine serait ardéchoise. » Aujourd’hui, les néo-chineurs s’invitent dans ma boîte électronique et me proposent toutes sortes de transactions ! Ce n’est plus de la mendicité. C’est souvent de l’arnaque !


L
a vente sur internet offre des débouchés faciles aux possesseurs de raretés. C’est bon pour le commerce, ça libère le dimanche, mais ça nuit gravement à la convivialité. On l’a déjà dit, le vide grenier villageois, c’est aussi un grand moment de rencontres. Cette année un manège voisinait avec la buvette. Les enfants bondissaient dans une structure gonflable. On y salue au passage des connaissances anciennes revenues au pays pour la circonstance, les habitués, les solitaires attirés par un moment de chaleur humaine. Les fillettes de jadis promènent maintenant de grands enfants qui leur ressemblent, les garçonnets timides sont devenus des gaillards actifs. Le vide grenier à Mesnil, ce sont les familles qui se retrouvent, le temps qui ralentit, la foire aux souvenirs.


D
e grands esprits rêvent d’envoyer tout ce joli monde champêtre dans des hypermarchés ouverts jusqu’à plus d’heure, dimanches et fêtes compris.  Sondages à l’appui, on tente de nous convaincre que tel est le secret de la « reprise », le remède à « la crise ». Naturellement des sondés sont paraît-il d’accord pour que les autres travaillent ces jours là. Pour ma part, je préfère continuer de déambuler dans les rues du village, à flairer les vieilleries poussiéreuses ou la fraîcheur des tissus apprêtés. Les conversations sont plus détendues lorsqu’on n’a pas à pousser le caddie dans les allées encombrées !

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Vendredi 22 mai 2009

 

Samedi exceptionnel le 20 juin à Mesnil-Sellières. Le comité des fêtes, l’Association familiale, l’Eveil et les sapeurs pompiers s’associent pour organiser un grand rassemblement sur l’aire de loisirs (Voie de Champigny).


Au programme fête de la musique avec « l’Eveil » à partir de 18 h, Repas (sur réservation), concert rock avec « Whynote » à 21 h,  grand feu d’artifice et feu de la Saint Jean.

On trouve tous les détails et la fiche d’inscription sur le site du Comité des Fêtes :

http://www.comitedesfetes-mesnil-sellieres.fr

L’Eveil : fait la fête de la musique, avec la participation des petits de l’Eveil musical et des plus grands, pour une prestation sonore variée et décontractée.

 

Le concert : Marc qui anime le groupe guitare au sein de l’Eveil sera présent avec la formation Whynote qu’il nous présente ici :

« Déjà 10 ans que Whynote rock!

Je vous présente le nouveau site, avec une belle pub pour le 20 juin, et les vidéos du concert du 25 avril 2009 à St Parres au Tertre!

Pour l'instant une seule page mais l'essentiel y est.!!!

www.whynoteasso.fr

n'hésitez pas à laisser des commentaires

et les archives sont sur le vieux site www.whynoteasso.fr.st

Marc

 

Feu d’artifice et feu de la Saint Jean : les membres du Comité des fêtes formés lors du stage participeront à l’illumination du ciel maillotin. Emotions assurées !

Ensuite, embrasement du feu de la Saint-Jean.

Pour dîner, le menu adulte est à 10 €. Menu enfant gratuit pour les moins de 12 ans. (Inscription auprès du comité des Fêtes- voir ci-dessus) Naturellement la buvette est prévue !

 

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Lundi 18 mai 2009

La cérémonie du 8 mai a rassemblé cette année un nombre non négligeable de Maillotins et de Maillotines accompagnés de leurs enfants.

 Ce qui donnait à la commémoration un petit air de jeunesse et de renouveau. Le Maire et la municipalité tenaient à exprimer leur satisfaction et leurs remerciements aux jeunes qui avaient  bien voulu s’associer à l’hommage commun.

 Après le dépôt de la gerbe au monument par Pierre  Mermet et Robert Berthelin - tous deux anciens combattants de la seconde guerre mondiale- Olivier Jacquinet a prononcé le message du secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants :

« Cette journée nationale rappelle la victoire du camp allié contre le nazisme… Par l’ampleur des pertes humaines, des destructions matérielles et des souffrances infligées aux populations civiles, la Seconde guerre mondiale se distingue des autres conflits. …Le système concentrationnaire mis en place par l’Allemagne  nazie a fait reculer les frontières de la civilisation : les persécutions raciales, l’internement des populations civile et l’horreur des camps d’extermination marquent le mépris de l’humain … De l’horreur de la guerre est né aussi un espoir : celui d’un monde de coopération et de paix entre les peuples… »

En cette année 2009, le Président de la République a souhaité mettre l’accent sur le débarquement en Provence. La Marine Nationale (« La Royale » pour les intimes) était à l’honneur.



Mémoire et histoire…

 Il semble donc qu’après bien des vicissitudes, la célébration du 8 mai soit ancrée dans notre calendrier. Cela n’est pas indifférent, en une période où les mémoires s’obscurcissent parfois pour de sombres raisons politiciennes. Ici ou là, la réalité et la gravité des crimes commis est niée ou minimisée. La situation de crise économique, sociale, politique  et morale que nous vivons donne prétexte à des regains de racisme, d’antisémitisme inacceptables. Raison de plus pour rappeler ce que furent les heures sombres de notre histoire. La diffusion récente de documentaires historiques à la télévision rappelait utilement ce que furent les horribles exactions commises à l’Est par les Einsatzgruppen, groupes d’extermination nazis renforcés par des « nationalistes » ukrainiens ou baltes. (Pour ceux qui ne les ont pas vus, tapez google>Einsatzgruppen>,images,et : http://www.phdn.org/histgen/einsatzintro.html ).

Les bourreaux de Tulle et d’Oradour (http://oradoursurglane.free.fr/ ) reproduisirent en France ce qu’ils avaient coutume de pratiquer à l’est.



Hommage aussi à la résistance intérieure …


Nous avons déjà évoqué l’engagement de Robert Berthelin . Pierre Mermet pour sa part arborait le fameux brassard des Forces françaises de l’Intérieur (FFI). En 1942-43, il travaillait à la SNCF et fut requis pour le Service du Travail obligatoire (STO) en Allemagne.

Il réussit à obtenir plusieurs sursis, le dernier lui épargnant en principe la déportation jusqu’en décembre 1944.

Cependant, en juillet 1944, avant l’arrivée des troupes américaines dans la région, il rejoignit les « Commandos M », maquis très actif dans notre secteur. (Voir les monuments à  Charmont-sous-Barbuise (monument de la cote 192 dédié à 50 résistants  du réseau « Abélard-Buckmaster - Commandos M » et à Luyères.

 Après les combats de la libération de l’Aube, il fut intégré comme nombre de ses camarades, dans le 106ème régiment d’infanterie comme engagé volontaire «pour la durée de la guerre » (1/9/1944). Pour en savoir plus sur la période 1940-44 à Mesnil-Sellières et dans les environs, voir le bulletin cantonal INFO 2001 ; 2002 et 2003.


M. Roger Guichard, de Lusigny, a publié récemment une brochure intitulée « le réseau de Lusigny sur Barse. 1941-1944. « Les cent heures de combat qui menèrent à la liberté. » Il retrace dans les détails l’action de la résistance à Lusigny et en particulier les événements de 1944. On y lira notamment le rapport du Capitaine Danesini du 25 août 1944 et le récit de ces jours décisifs avec carte détaillée. (On peut se procurer la brochure chez l’auteur et peut-être au « Huit à huit » de Lusigny.)


Roger Bourotte, peintre bien connu domicilié à Dosches, qui participa activement à la résistance dans les rangs des FTPF (Francs tireurs et partisans français), a résumé son aventure en vers :

« De la guerre sans merci il a vécu l’horreur,

Il a connu l’exode, la honte et la peur.

Son père fut fusillé par un jour de terreur…

Pour venger son père il devint franc Tireur,

Par haine de l’ennemi il se fit saboteur… »

(« L’homme au regard triste. »

Sous le pseudonyme de Lilian de la Moline)

Pas d’armistice en 1944 !!!

 

Pierre Mermet et Robert Berthelin le 8 mai 2009.

Malgré de nombreux rappels historiques, on a pu lire encore dans des communiqués locaux que le 8 mai célébrait « l’armistice » de 1944. Comme il a déjà été dit ici, il n’y eut pas d’armistice en 1944, pas plus que de traité de paix d’ailleurs. L’Allemagne nazie a capitulé sans condition.

La reddition de l’armée allemande a été signée à Reims le 7 mai à 2 h 41, par le Maréchal Allemand Alfred Jodl, par  le Général Walter Bedell-Smith, chef d’Etat-major du Général Eisenhower et par le général Sousloparov au nom des Soviétiques. Le général français François Sevez, chef d’état-major du Général De Gaulle fut invité à contresigner en qualité de simple témoin.


Jodl avait été envoyé au quartier général d’Eisenhower par l’Amiral Dönitz pour négocier la fin des combats. (Hitler s’était suicidé le 30 avril.). La nouvelle fut communiquée officiellement le 8 mai à 15 h. Cependant, les combats continuèrent autour de poches occupées par les nazis (Dunkerque, Lorient, Saint Nazaire). Sur le front de l’est, les soviétiques avaient libéré Berlin le 2 mai.



Une seconde capitulation sans condition fut signée au quartier général de Joukov dans une villa de Karlshorst  (banlieue est de Berlin) le 8 mai peu avant minuit (23 h 01 heure d’Europe centrale).


« 1° Nous soussignés, agissant au nom du Haut Commandement allemand, offrons par la présente au Commandant suprême des Forces expéditionnaires alliées, en même temps qu'au Haut Commandement de l'Armée rouge, la reddition sans condition de toutes les forces de terre, de mer et de l'air qui se trouvent à ce jour sous le contrôle allemand.

2° Le Haut Commandement allemand donnera immédiatement à toutes les autorités terrestres, navales et aériennes allemandes, ainsi qu'à toutes les forces sous contrôle allemand, l'ordre de cesser toutes opérations militaires le 8 mai à vingt trois heures 01, heure de l'Europe centrale, de rester sur les positions occupées à ce moment et de désarmer complètement, en remettant leurs armes et leur équipement aux Commandants alliés locaux ou à des officiers désignés par des représentants des Hauts Commandants Alliés. Aucun bateau, bâtiment ou avion ne devra être sabordé ou détruit, et aucun dommage ne devra être causé ni aux coques, machines et équipements, ni aux machines de toutes sortes, armements, appareils, ni en général à tous moyens techniques permettant de poursuivre la guerre.

3° Le Haut Commandement allemand communiquera sur le champ à tous les commandants intéressés tous ordres ultérieurs du Commandement Suprême des Forces expéditionnaires alliées (...)

Lire la suite dans ENA »

 

 

 

 

 Wilhelm Keitel représentait l’Allemagne, Joukov l’Union soviétique, A.W Tedder le Haut commandement des forces alliées, Carl Spaatz pour les forces stratégiques aériennes des Etats-Unis et  De Lattre de Tassigny commandant en chef de la 1ère armée française fut admis à la signature.

7, 8 ou 9 mai ?



S’il y eut un armistice, ce fut celui du 22 juin 1940 par lequel la France du Maréchal Pétain se soumettait à l’Allemagne. L’existence des Forces françaises libres et l’action de la résistance permirent au Général De Gaulle de convaincre Churchill afin qu’une place soit accordée à la France lors de la signature de Berlin. Lorsque De Lattre exigea que le drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle, un officier britannique aurait répliqué : « Et pourquoi pas le drapeau chinois ? ». Quant à Keitel il s’exclama :

« Ah, il y a aussi les Français ! Il ne manquait plus que cela ! ».



De ces anecdotes, on peut mesurer ce que notre pays doit au Général De Gaulle et à tous ceux qui n’acceptèrent pas la défaite de 1940 !

Cependant la commémoration du 8 mai ne s’imposa pas d’elle-même. Si la France ignore la signature du 7 mai à Reims, c’est qu’elle n’y fut pas associée directement. Par la suite, la célébration de la capitulation nazie subit bien des péripéties.

En 1945, le général De Gaulle préfère réunir les Français dans de grandes célébrations patriotiques le 16 mai (fête de Jeanne d’Arc) ou 11 novembre. Il insiste alors sur le caractère indissociable des deux conflits mondiaux – idée qui permit la présence française à la signature de Berlin – et privilégie la célébration d’une victoire unique.

En 1946, le dimanche 8 mai ou le dimanche suivant seront choisis (loi du 7 mai 1946). Les autres journées commémoratives sont alors le 18 juin (appel du Général De Gaulle) , la libération de Paris et surtout le 11 novembre. Cependant, dès 1947, les associations de résistants et de déportés organisent leurs cérémonies le 8 mai.

Ce n’est qu’en 1953 que le 8 mai devint jour férié (mais non chômé), à la demande des associations d’anciens combattants, résistants et déportés (loi du 20 mars 1953)

En 1959, De Gaulle revenu au pouvoir, rétablit la célébration le second dimanche de mai afin de limiter le nombre de jours fériés. Par protestation, la plupart des associations d’anciens combattants refusent de s’associer aux cérémonies officielles. Cependant, le 8 mai 1965 sera exceptionnellement déclaré férié pour le 20ème anniversaire. (Décret du 1er  avril 1965)

En 1968 un décret prévoit une célébration annuelle à la date du 8 mai, mais en fin de journée. (décret du 17 janvier 1968)

Valéry Giscard D’Estaing supprimera la commémoration officielle en 1975, et propose une « journée de l’Europe » , le 11 novembre devenant une journée nationale du souvenir. Mais de nombreuses communes continuent de célébrer le 8 mai officiellement.

Ce n’est qu’en 1981 (loi du 2 octobre 1981), sous la présidence de François Mitterrand, que le 8 mai sera ajouté à la liste des jours fériés chômés. En 1982, après de nombreux débats il est décidé que  la commémoration est reconnue comme une fête nationale.

« Cette "journée de la liberté", fériée et chômée, doit être abondamment présentée dans les écoles et les universités et les commémorations qui la ponctuent faire l'objet d'une large couverture médiatique. »

Toujours d’actualité…

Aujourd’hui, la commémoration du 8 mai semble s’être imposée à l’égal du 11 novembre, rappelant la victoire alliée et la fin de la barbarie nazie.

Encore faut-il préciser que les Russes continuent de célébrer la fin du conflit le 9 mai  et que la guerre ne prit réellement fin qu’après la défaite du Japon. (2 septembre 1945). Aussi les Etasuniens distinguent-ils  le jour de la victoire en Europe (Victory-Europe Day) du jour de la victoire en Asie (Victory-Japan Day.)

Rien n’étant jamais acquis définitivement, et le temps des événements concernés s’éloignant, il est plus que jamais utile de rappeler la signification de ce jour. Au « devoir de mémoire », devenu pour beaucoup simple incantation, nous préférons la connaissance de l’histoire et la poursuite d’un engagement : « Résister », comme le disait joliment Lucie Aubrac qui signa en mars 2004, avec plusieurs personnalités (Maurice Kriegel-Valrimont, Germaine Tillion…) un appel aux jeunes générations à réagir devant la remise    en cause du « socle de conquêtes sociales de la libération ».


 
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Lundi 18 mai 2009

La QV communique:

"Hier à Brienne-le-Chateau, vers midi, sur la place de la mairie, après les cris “Vive l’Empereur”,
La Q.V, aidée des associations et collectifs anti-enfouissement, avait décidé de rappeler au député-maire son hostilité au projet d’implantation de la poubelle nucléaire FAVL, dans les 9 communes voisines.

Deux douzaines de militants ont fait le déplacement depuis, Grand, Joigny, Langres, Chaumont, St-Dizier, Vitry, Juzennecourt, Troyes, Vendeuvre, Hampigny, Auxon, pour aider les Briennois à développer un slogan clair, lisible et efficace :
NAPOLEON : OUI
POUBELLE : NON

Pour réussir, il a fallu motiver, mobiliser, organiser, se donner rendez-vous, franchir les barrières de police, se retrouver dans le jardin d’une militante proche de la mairie, répéter, infiltrer la foule, avoir le courage de sortir les lettres géantes de dessous son imper, de les brandir au coup de sifflet, et de tenir un quart d’heure !

Opération réussie.
Propre et Efficace.
Sur le perron de la mairie d’où je filmais, j’ai entendu :
“Ah, c’est pas mal. Ils sont forts quand même ! ”

L’est-éclair pour une fois a fait son travail d’information. Merci.

Dommage que la rédaction de France3 et Tiphaine Leroux, journaliste, aient décidé de ne “traiter que le sujet Napoléon”.
Curieuse conception du journalisme et de la notion d’événement !

Une vidéo retraçant cette action sera bientôt en ligne.

Merci à ces 24 courageux.

Nous sommes prêts pour la prochaine...."

Michel  GUERITTE
Président de La  Q.V.
8 route de Soulaines
10200  VILLE-sur-TERRE
http://www.villesurterre.com

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Lundi 4 mai 2009
L'Association "Loisirs D Tente"  de Géraudot multiplie les initiatives.
Retrouvez les nouvelles et les images sur son site:

http://geraudotloisirs.free.fr/index.php

Prochaine manifestation:

"L'association HAÏTI-COEUR organise une Marche rallye le 17 mai 2009 à Géraudot.
le but de cette association est humanitaire.
Le 17 Mai nous proposons deux parcours, 14km et 6 km ( départ 9h00 pour le parcours de 14km et 10h pour le parcours de 6 km )
A midi nous proposons une restauration ( frites, merguez...etc ) à la salle des fêtes de Géraudot
et l'Après Midi des jeux autour de la salle des fêtes de Géraudot ( boule, chamboule tous ...etc )

Pour plus d'informations :
http://haiticoeur.free.fr
le président de cette association est Dominique Cormillot ( habitant de Mesnil-sellieres ) " 
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Samedi 25 avril 2009
Yves BOLATRE, secrétaire
Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique  Section de l'Aube
 
Les retraités, comme les salariés et les chômeurs, sont durement touchés par une crise économique, financière et sociale dont ils ne sont pas responsables. Ils exigent du Gouvernement et du patronat des réponses aux revendications des organisations syndicales : défendre l’emploi dans le privé comme dans le public, défendre le pouvoir d’achat des salariés et des retraités ainsi que l’indispensable relance économique, lutter contre la précarité et pour le maintien des services publics, exiger la réglementation de la sphère financière.
 
Venez  participer nombreux à la
manifestation du 1er mai à 10 heures.
Rassemblement Place Jean-Jaurès (Place de la Bourse).
 

Ci- dessous, le tract rédigé par le Collectif  aubois des retraités :
 

COLLECTIF des RETRAITéS de l’AUBE
CFDT, CGT, FO, FGR-FP, UNSA, CFTC et UNRPA

Siège : Maison de la CGT, 7 rue Charles Desguerrois 10000 TROYES
Tel : 03.25.73.66.23

 

LES RETRAITéS FLOUéS SONT TRèS REMONTéS :

·                      augmentation de 1 % seulement pour 2009,

·                      appliquée 3 mois plus tard (1er avril) sans effet rétroactif.

Nous en avons vraiment « ras le bol » des promesses électorales de Sarkozy non tenues. Le pouvoir d’achat des retraites n’est pas maintenu !

En 2008, les prix ont atteints 2,8 %. Les pensions ont été finalement revalorisées de 1,36 % en moyenne cette même année.

Ce sont des augmentations « dévalorisations ».

Pour 2009, le gouvernement prétend se contenter d’une hausse de 1 %, et de 1,3 % pour les retraites complémentaires. Des pincées d’euros !

De plus, l’augmentation promise du minimum vieillesse (25 % en 5 ans) ne sera pas appliquée en cas de couple. Chaque titulaire du couple devra se contenter de 1 %.

La promesse de porter le taux de la pension de réversion de 54 % à 60 % devient conditionnée à un seuil de ressources. Les veuves et les veufs au dessus de 800 € par mois n’y auront pas droit.

Les retraité(e)s floué(e)s, les banquiers renfloués !

On veut nous faire croire que les prix des fruits, légumes, logement, gaz… baissent. Nous constatons que les prix évoluent à des niveaux qui restent trop élevés. Sans oublier la santé, les franchises, les déremboursements, les dépassements d’honoraires. La vie reste trop chère.

A cela s’ajoute la baisse du taux du livret A, qui met en cause les efforts de toute une vie de travail pour faire face aux coups durs. Les retraité(e)s s’efforcent, quand ils peuvent, de venir en aide aux enfants et petits-enfants.

Un grand nombre de retraité(e)s n’y arrive plus !

L’augmentation des pensions est une question d’urgence. Plus de la moitié des retraité(e)s (53 %) touchent moins que le SMIC, surtout les femmes.

C’est tout de suite qu’il faut combler les pertes cumulées de pouvoir d’achat des retraites, des pensions de réversion, minimum vieillesse et minimas sociaux.

Davantage de retraité(e)s doivent se faire entendre.

Le collectif des retraité(e)s de l’Aube : CGT, CFDT, FO, FGR-FP, CFTC, UNSA et l’UNRPA appelle l’ensemble des retraité(e)s à se joindre au rassemblement unitaire :

à Troyes, le Vendredi 1er mai 2009 à 10h00

Place Jean Jaurès (devant la Bourse du Travail).

Troyes le 20 avril 2009.

 
 
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Vendredi 24 avril 2009

 

Dimanche 19 avril, c’est « l’Eveil » qui passe :

 « Fanfare au matin, préviens tes voisins. »


La tournée des « membres honoraires » a pu avoir lieu cette année encore associant le plus ancien des musiciens en activité et les derniers arrivés. Cuivres et percussions,  l’harmonie matinale et printanière a parcouru le village. Ce n’est pas tout à fait l’ouverture de la saison, car il y a déjà eu le carnaval de Creney, mais tout de même l’annonce des festivités locales bien connues, entre Foire de Piney et fête patronale, sans oublier la « Fête de la musique » exceptionnelle cette année, puisqu’associée au feu d’artifice du 20 juin.


 
On nous excusera de faire encore une fois un retour en arrière. En août  1982, un article paru dans Libération Champagne et signé Francis Tabouret, titrait : « Sonnez trompettes ! L’Eveil a 60 ans. »

En voici l’essentiel :

«  Une véritable institution. Depuis soixante ans qu’elle existe « L’Eveil », la fanfare de trompettes de cavalerie de mesnil-Sellières, n’a cessé d’influencer la vie du village. Et personne aujourd’hui dans ce petit bourg de 300 habitants n’ose imaginer sa disparition. Pas plus les anciens comme Félix Delacour, le président d’honneur, André Tisserant, le vétéran et voisin de Dosches, Guy Renard, le Directeur, que les jeunes racines comme Isabelle et Laurence.

Au total ils sont 35 musiciens. Pratiquement tous trompettistes de père en fils. Trente cinq âgés de 13 à 76 ans  passionnés par la musique et la vie en association. Ils viennent de Mesnil-Sellières, mais aussi de Dosches, de Rouilly-Sacey, d’Assencières et de Luyères.

De mai au 14 juillet on les entend dans toute la région : aux fêtes patronales, à la foire commerciale de Piney, mais parfois également à Vitry-le-François ou Avallon…

« Avec les travaux des champs, explique Guy Renard nous sommes obligés de limiter nos sorties, sans quoi… »

Sans quoi, l’Eveil donnerait facilement le double de concerts. Le succès des Trompettes de mesnil-Sellières ? Il est dû surtout à la qualité de la fanfare qui a déjà obtenu de nombreux prix et au bon esprit qui règne au sein de l’association.

Crée par une bande de copains réunis autour de Louis Pitié le 20 janvier 1922, L’Eveil a toujours rassemblé des amis… Des amis qui après les répétitions se retrouvent pour parler de leur travail, pour fêter leur patronne Sainte Cécile ou encore pour voyager.

« Mais attention, ajoute Félix Delacour, jamais de politique pendant la musique… »


Le reste de la page consacré au village permet de comparer la situation d’alors, si récente et si différente à la fois :

« Mesnil-Sellières : « De père en fils à la terre, au conseil municipal et à la fanfare.

« Pour joindre le « bout d’en bas » au « bout d’en haut » il faut parcourir deux kilomètres, emprunter une belle route bordée de tilleuls, croiser les trois mares, la Chapelle Sainte Croix et la mairie école.

Rien de plus facile ! Chaque jour des dizaines de touristes venus du nord pénètrent dans le parc naturel de la Forêt d’Orient par cette porte.

Et chaque jour, depuis que le lac existe Mesnil-Sellières les regarde passer mais plus par obligation que par curiosité.

Car ici, le village, c’est d’abord la rue. La rue qui file sur Dosches et Géraudot, celle qui donne accès à toutes les maisons construites le long de son tracé ; la rue enfin qui donne l’impression de tout découvrir d’un seul trait.

Mais l’impression seulement…

En fait, on s’aperçoit très vite que cette rue nous trompe. Pour en savoir plus sur Mesnil-Sellières il faut prendre les chemins de traverse qui coupent au cordeau les champs de maïs et de betteraves, en direction de Villechétif. Il faut les prendre pour tomber sur le cimetière et découvrir enfin les véritables origines du village : quand Mesnil et Sellières existaient vraiment.

Illusion parfaite : on se croit à Mesnil-Sellières, en fait on visite Mesnil et son unique rue. Et l’autre alors ?

Inutile de chercher Sellières : la terre et le temps en ont effacé les traces. Seuls subsistent ce cimetière et quelques souvenirs encore bien ancrés dans les mémoires les plus âgées.

Ainsi Félix Delacour se souvient encore de l’église Saint Laurent dont il ne reste aujourd’hui qu’une pelouse d’herbe rase au milieu des tombes.

« Elle a dû être démolie raconte-t-il, lorsque j’avais quatorze ans. C’était en 1926. »

Quant au village, sa disparition serait bien plus lointaine…


De Père en fils…

 Il est clair que Sellières a été victime de sa position, toute proche de Troyes. Et une position qui en fait aujourd’hui encore un lieu de passage à la fois sur l’axe routier Troyes Nancy et sur celui qui conduit au Lac de la Forêt d’Orient.

Résultat de cette position géographique : Mesnil-Sellières ne voit du tourisme que les voitures des vacanciers défiler entre ses maisons à pan de bois et du reste du Parc Naturel que les collines du Haut de la Garenne.

Isolé ? Pas vraiment. Simplement à l’écart. Avec le temps les 330 habitants qui vivent ici ont en effet appris à se débrouiller par eux-mêmes, à s’entraider. Et cet esprit coopératif souffle à mesnil-Sellières depuis le début du siècle. Après avoir fondé dès 1909 une coopérative de boulangerie, un syndicat communal de battage, la coopérative laiterie de Troyes et celle de blé à Onjon, les agriculteurs continuent aujourd’hui encore à travailler ensemble. Ils sont actuellement une vingtaine au village à se partager le finage. Fils de paysans ils ont succédé à leur père.

« A Mesnil-Sellières explique le maire Gilbert Haber, c’est une vieille tradition : on est de père en fils à la terre, au conseil municipal et à la fanfare de trompettes de cavalerie… »

Petite exception : Gilbert Haber n’a pas trouvé de remplaçant quand il a quitté la boulangerie. Du coup Mesnil-Sellières n’a pu conserver qu’un commerce : l’Hôtel restaurant « La clef des champs » situé à l’entrée du pays. C’est le lieu de rencontre du village. C’est là notamment qu’à la prochaine Sainte Cécile, les musiciens de l’Eveil fêteront le 60ème anniversaire de leur fanfare. Il y aura Félix Delacour, le président d’honneur, Fernand Gillot le vice- président d’honneur, Gilbert Haber le président, Jean Thévenin et Robert Chenevotot les deux vice-présidents, Guy Renard le Directeur, Jean Chanteloube le chef, André Tisserant le sous chef, le secrétaire Michel Berthelin, le trésorier André Clément et la plupart des 35 membres… Autant dire le village dans sa quasi-totalité. Comme disent chacun de leur côté Félix Delacour, Gilbert Haber et Guy Renard : « Nous sommes avec l’Eveil, un peu tous de la même famille… »



 
Plusieurs photographies illustraient l’article : l’une d’elle était ainsi légendée : « Le pays aux trois mares »… Chacun pourra se divertir à noter les évolutions et les similitudes entre notre village de 2009 et celui de 1982 vu par un journaliste Troyen. Quoiqu’il en soit, l’Eveil continue, et on l’espère pour longtemps, sous la Direction de Didier Renard. Vous avez dit « de père en fils ? »

 

 

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Mercredi 22 avril 2009

On ne sait plus qualifier « les anciens ». Selon les villages et les sensibilités, les dénominations changent.

 L’âge d’accès aux festivités aussi. Jadis, c'est-à-dire début des années quatre-vingt, L’AFMS avait fixé à 60 ans- âge de la retraite en ces temps bénis- la participation au repas amical annuel.



Il paraît que c’est trop tôt ! Le sexagénaire refuse le qualificatif. « Ancien », tout est relatif !  On le dit d’un meuble, d’un tableau. Pour un peu on dirait «antique » ! Déjà qu’on avait recalé l’appellation « repas des vieux »….


Sur les prospectus, « Super Mamy » vole vers les tropiques.   Au solde bancaire, avec le minimum vieillesse ou la retraite normale, c’est le « crash » assuré. Du coup, on se retrouve entre soi, les mêmes depuis des lustres, plutôt contents tout de même. Avec un brin d’effroi et une larme vite essuyée en songeant aux habitués absents. L’année passée  fut cruelle.

Et puis il y a ceux qui venaient et ne viennent plus. Pour ceci, pour cela. Un mot de travers, le décor qui change, les tracas. Dommage.


Il en faudrait plus pour décourager l’AFMS ! Moins de ressources, mais toujours de l’allant. Cette année encore une trentaine de nos amis ont répondu à l’appel. Et les fidèles étaient là. Pierre et ses amis à la musique, nos vétérans honorés comme il se doit. Après l’apéritif en compagnie des Conseillers municipaux, il avait été décidé de prononcer les allocutions avant de passer à table. De l’avis général, l’horaire agit sur l’attention des convives et les orateurs (trices) sont plus vifs en début de parcours.


Micheline, la Présidente récemment réélue prononça avec concision les paroles d’accueil  attendues. Olivier Jacquinet, maire de la commune, se félicita de la pérennité de l’institution et renouvela ses appels à la convivialité et à l’échange.


Après la traditionnelle remise de cadeaux à notre doyenne et à notre doyen, les groupes se formèrent par affinités pour évoquer les souvenirs communs. Les (jeunes) membres du Conseil d’administration de l’AFMS s’affairèrent au service.


Quelques pas de danse, et la soirée se terminait. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine si tout va bien. Jusqu’à nouvel ordre, l’âge d’admission est maintenu et bénéficie au conjoint. Les plus jeunes peuvent s’associer à l’organisation et contribuer à l’animation. Chanteurs et conteurs d’histoires seraient les bienvenus.

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Mardi 21 avril 2009

Les écoliers de Géraudot s’étaient joints à ceux de Mesnil-Sellières cette année pour fêter la mi-carême.

Le soleil était au rendez-vous, mais un petit vent frais obligea hélas les enfants à garder blousons et manteaux, ce qui masque le déguisement ! Un comble.

Un rendez-vous attendu.

La cavalcade de mi-carême est une tradition bien ancrée. Les parents s’étant déjà grimés à l’occasion du bal masqué de l’association qui les réunit (ici), les enfants se devaient de montrer de quoi ils étaient capables en matière de déguisement. Pour cela, la date de mi-carême a été de longue date retenue afin de bénéficier d’une météo plus favorable. Ce ne fut pas toujours un calcul probant. (voir l’année 2006, ici  et 2007 )


La nature pourtant invite généralement à l’escapade. Ce pourrait être l’origine de ces festivités antiques associées aux saisons : la mi-carême est aussi gaie qu’Halloween est délicieusement lugubre. Foin des squelettes et des sorcières. Gitanes, clowns et musiciens arborent costumes colorés. Nul sort ne menace les villageois. Heureusement d’ailleurs, car les modifications du calendrier scolaire ayant fait du samedi matin jour chômé, le défilé se fit le vendredi  ce qui priva les familles laborieuses d’une visite inopinée.  

Mi-carême n’est pas carnaval.

« Le tems du carnaval commence le lendemain des Rois[6], ou le 7 de Janvier, & dure jusqu'au carême[7]. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le carnaval. »

 

On connaît les grandes festivités lointaines : Nice, Rio, nos villes du Nord, l’Allemagne. Plus près de nous, le village de Creney maintient à bout de bras un Carnaval fort prisé quoique décalé dans le temps. La Mi-carême a une autre histoire. Les « jours gras » dont le fameux mardi marquent la fin de la période de carnaval. Pour les chrétiens, on entre alors en « carême ».

« Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième. Il s'agit naturellement d'une référence au jour de Pâques, qui termine le carême. La durée de quarante jours se réfère à la fois  au jeûne de    Moïse et aux quarante jours de Jésus dans le désert, Les dimanches n’en faisant pas partie, le carême s'étend sur quarante-six jours.

La pratique du carême consistait sans doute à l'origine à jeûner pendant les quelques jours qui précédaient Pâques. Puis, la durée du carême s'étendit  et la « xérophagie » fut prescrite, c'est-à-dire l'usage exclusif du pain et des fruits secs pendant le temps qui correspondait au carême.

Au VIIe siècle, le carême fut établi dans son calendrier actuel. À cette époque, le jeûne consistait à ne prendre qu'un repas quotidien et à s'abstenir de toute nourriture les jours du Vendredi et du Samedi saints. De plus, les trois dimanches précédant le carême — la Septuagésime, la Sexagésime et la Quinquagésime — étaient eux-mêmes inclus dans la préparation de Pâques. Cependant, les prescriptions de jeûne se relâchèrent très vite et, dès le XIIIe siècle, le repas de midi était autorisé et complété d'une collation le soir…. » . Notons que les musulmans ont une pratique similaire avec le ramadan.

Adoucir les rigueurs du jeûne ?


 
Qu’une telle durée de privations ait été jugée trop difficile à supporter ou que le classique recouvrement des coutumes en soit l’origine, la mi-carême se fêtait le troisième jeudi de carême :

« …On suppose que l'usage de ces réjouissances s'est répandu à la suite de la coutume établie dans quelques petites villes, parmi les jeunes gens, de donner le mardi gras un dernier bal aux jeunes filles. Celles-ci offraient, à leur tour, une fête le troisième jeudi de Carême… »

 

L’explication n’est pas garantie. Benjamin Gastineau [écrit en  1855:

« Paris ne célèbre pas seule la mi-carême ; la banlieue, diverses provinces de la France la fêtent aussi. Dans beaucoup de villes, les jeunes filles et les porteurs d'eau prennent leur fête à cette époque de l'année. »

Pourquoi des porteurs d’eau ? C’est que cette mi-carême  si peu chrétienne était la fête des blanchisseuses, importante corporation féminine œuvrant dans des dizaines de lavoirs et bateaux-lavoirs. Femmes et jeunes filles élisaient une « reine » sur leur lieu de travail et prenaient pour déguisement les linges qu’elles travaillaient à longueur d’année :

« Soyons gais ! C'est la Mi-carême !

Crions : Ohé ! tous à la fois,

Et regardons passer la crème

Du tuyautage et de l'empois !

C'est la fête des Blanchisseuses

On va contempler les bras nus

D'un tas de petites noceuses

Figurant Minerve ou Vénus.

Sur les chars où toute la clique

Dès le matin se cramponna,

Nous entendrons cette musique

Qui fait rêver à Namouna,(1)

 Les dames plus ou moins bien mises,

Les messieurs plus ou moins exquis,

Auront emprunté les chemises

Des duchesses et des marquis…

 

(1)Ballet d’Edouard Lalo.

« Miss France » avant l'heure?


On élira ensuite une reine de toutes les blanchisseuses. Certaines sont restées célèbres telle Jeanne Sauterie – ce n’est pas un pseudonyme-  élue à Paris à 18 ans et qui conserva le titre durant dix sept ans déguisée en Diane chasseresse !

Bals et défilés accompagnaient ces festivités. Il se dit même que le « cancan » ou « coin coin » y fut inventé, l’élasticité des danseuses laissant présager selon des contemporains « une souplesse morale au moins égale… »

On y mange aussi.

« LE GRAND–HÔTEL

MENU DU DÎNER–CONCERT DE LA MI-CARÊME

Potage Crême de Volaille Lucullus
Petite croustade feuilletée à la Masséna
Sole Sauce Crevettes
Croquette Parmentier
Clos Marathon 1883
Filet de bœuf à la Richelieu
Pain de lapereau à la Montmiral
Poularde de la Bresse truffée à la Périgourdine
Salade Japonaise
Haricots verts panachés à la Maître d'Hôtel
Savarin au Kirsch
Glace Bombe Chateaubriand
Desserts
Poires, Macarons, Gaufres, Pommes de Calville, etc.
Médoc Grand-Hôtel

Pendant le dîner, l'orchestre de M. Eusèbe Lucas se fera
entendre. »

Et les étudiants manifestent à leur façon :

« Programme de la Mi-carême des étudiants de Paris, en 1895

Le comité central des étudiants vient d'arrêter, en ce qui le concerne, le programme de la cavalcade de la Mi-carême.

Rendez-vous place de la Sorbonne.

 Départ à onze heures pour le Boulevard Saint Michel, rues de Médicis et de l'Odéon, le boulevard Saint Germain.

Fusion, au Cours-la-Reine, avec la cavalcade des blanchisseuses.

À l'arrivée du cortège, place de l’Hôtel de Ville.

Simulacre d'une course de  taureaux.

Défilé devant le char de la reine des reines et rentrée au Quartier latin.

Le soir, place du Panthéon, autodafé du "Prince Carnaval" .

A sept heures, grand dîner fraternel à l'hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, et grand bal auquel la reine des reines est invitée. »

 

Offenbach lui-même composera un opéra à la gloire de la reine des blanchisseuses dénommée « La belle Lurette » ! (Nous étudierons entre adultes l’étymologie supposée de l’expression…)

Et les chansonniers de s’en donner à chœur joie : ainsi l’air de la « Reine des Reines », interprêté par Mlle Valti à la Scala (extraits):

 

 

- 1 -

Dans le corps des blanchisseurs
On a fait choix d'une reine
Pour lui rendre les honneurs
D'la Bastille à la Mad'leine,
En la voyant sur son char,
Orné de son diadème,
On chant'ra sur le boul'vard
Le jour de la Mi-Carême:

Refrain

V'là la rein'qui passe!
Qui passe et repasse!
La voilà!
R'gardez-là!
Quel chic ell'vous a!
C'est la rein'des reines,
La fille à Sosthène,
Faut la voir
Au lavoir
Avec son battoir!

   

 

Un siècle austère ?


Merci à nos petits écoliers – et à leurs professeures- de nous avoir permis de remettre modestement en mémoire d’autres temps et d’autres mœurs… C’est que nous ne sommes plus à la fête tous les jours. Il semblerait que l’esprit et les faces de carême l’aient emporté. Néanmoins et pour prolonger un peu le rêve lisons comment se célèbre la Mi-carême à L’Isle-aux-Grues (Québec) :

«  …Les hommes … sont déguisés par les femmes du village qui s'investissent souvent des mois durant à confectionner de somptueux costumes. En groupes plus ou moins importants, les « mi-carêmes » défilent dans le village, de maison en maison. Ils visitent les salons et les cuisines où on leur a préparé des mets et des boissons alcoolisées. Lorsque le groupe de lurons masqués - plus ou moins éméchés à mesure qu'avance la soirée - investissent un salon en dansant et faisant toutes sortes de simagrées, les enfants encore debout à cette heure tardive, et n'attendant que ce moment, s'écrient typiquement : « les Mi-carêmes !, les Mi-carêmes !» - un peu à la manière dont ils s'exclameraient à la vue d'un Père Noël, tandis que les adultes tentent de deviner qui se cache derrière le masque (l'identité des Mi-carêmes est un secret chèrement gardé jusqu'à la toute fin des festivités, qui durent cinq soirs). Ce n'est que lors d'un dernier tour de piste dans une grande salle communautaire le soir du samedi que les Mi-carêmes finissent par retirer leur masques dévoilant leur identité, au grand plaisir des spectateurs. Le lendemain matin, dimanche, une messe est célébrée à l'église du village et il est de coutume que les Mi-carêmes assistent à l'office encore vêtus de leur costume de la veille. »

Une belle façon de réconcilier les traditions !

Quant à nos Parisiennes, certaines s’en occupent :

« La Mi-carême n'est plus un jour chômé en France. C'est pourquoi, en avril 2008, la renaissance de la fête des blanchisseuses a été proposée pour le dimanche qui précède la Mi-carême. « « L'association festive féminine Cœurs-Sœurs », créée en référence à la Corda Fratres (Fédération internationale des étudiants organisation internationale, ni politique, ni religieuse, festive et fraternelle d'étudiants fondée à Turin le 15 novembre 1898), a pris en charge l'organisation de cet événement. Présidée par Alexandra Bristiel elle a proposé qu'à cette occasion toutes les femmes se costument en reines et les hommes en femmes, en référence au Carnaval de Dunkerque et aux Carnavals d'Allemagne…La prochaine édition de la Fête des blanchisseuses, baptisée Carnaval des Femmes est prévue le 14 mars 2010.

 

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Mardi 17 mars 2009

 

Le repas annuel de l’ADMR «  Vallée de la Barbuise » s’est tenu le samedi 7 mars à Charmont.

 La traditionnelle et copieuse choucroute au menu depuis des lustres attire toujours autant de convives. L’Association a même du refuser des inscriptions.


A l’heure où l’on évoque fréquemment  les emplois « d’aide à la personne » et de « maintien à domicile », la vitalité des associations locales rappelle que ces services indispensables reposent  en grande partie sur le bénévolat et la solidarité.


La Présidente de l’ADMR, Mme Calon rappela dans son intervention l’importance des services rendus : personnes  aidées et heures d’intervention des professionnelles au cours de l’année 2008.


Ensuite, les convives bénéficièrent des attentions de l’équipe bénévole : apéritif, choucroute, pâtisseries, café. L’orchestre de Patrick Messifête animait le bal comme il se doit et la piste de danse fut largement mise à profit. On notera depuis quelques années un certain rajeunissement des participant(e)s et une représentation honorable des maillotin(e)s. 


Pour en savoir plus sur l’ADMR (dont le bureau rappelons-le est à Mesnil-Sellières) cliquez sur les liens :

ici   et  

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Samedi 14 février 2009

 

Les années 80, c’était le thème choisi par l’Association de parents d’élèves « Nos enfants des quatre communes » pour renouer avec  la tradition des soirées costumées.

L’attente était grande semble-t-il puisque les familles ont répondu à l’appel en nombre. Costumes de rigueur : beaucoup avaient choisi d’évoquer les vedettes de ces années là : un groupe audacieux incarnait les inoubliables «  Village people » (« Can’t stop the music » en 1980). On reconnaissait si l’on peut dire « L’ouvrier du bâtiment » (David Hodo), le « motard » (Glenn Hughes puis Eric Anzalone et Chris K), le « GI » (Alex Bridley), « Le cowboy » longtemps avant « Brokeback Mountain » (Randy Jones), « L’indien » (Felipe Rose) et le «  policier »  (Ray Simpson puis Pablo Vidale) .
Jean Jacques Goldman, Slash des Guns N’Roses étaient également présents et tant d’autres…

Les enfants aussi avaient joué le jeu des paillettes et des perruques.


Il faut dire que le sujet est vaste et une petite recherche limitée à l’année 1980 rappelle de lointains souvenirs. Le bal masqué de l’école eut lieu cette année là au restaurant chez Suzanne. (voir les photos de classe 1979-80 et 80-81  http://www.mesnil-sellieres.com/album-1071659.html)


D’ailleurs bon nombre des adultes présents furent  élèves du regroupement pédagogique naissant.


La décennie évoquée fut celle des espoirs fous et des grandes déceptions. Il n’en reste pour beaucoup que des musiques triturées à l’électronique et qui, parfois méconnaissables tournent encore sur les platines des DJ.

Des modes aussi : « Baggy trousers » était interprété par Madness et Bruce Springsteen était « Un homme en colère » bien avant de faire campagne pour Obama.


On se trémoussa longtemps avec la « Salsa du démon » et on ne sait quel ange pervers souffla  à Lio son « Banana split ». Berger jouait du piano debout pour France Gall.

C’était l’année de « Couleur menthe à l’eau » et  de « Mon fils ma bataille ». Giscard d’Estaing était encore Président et Coluche ridiculisait l’élection à venir. Un Mitterrand hantait paraît-il la soirée.


Chaude ambiance dans une salle des fêtes qui ne fut inaugurée qu’à la fin des années 80. Vers minuit, un jury évalua les plus beaux déguisements et la soirée se termina fort tard.

 On nous dit que l’expérience sera renouvelée. La présidente Sophie Makowiak et son équipe ont tout lieu d'être satisfaits .

Et pour ceux qui aiment se déguiser, n’oubliez pas le carnaval de Creney !!!


                                                         Un grand merci à David, le photographe.


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Mardi 3 février 2009

La foule des grands jours a envahi les villes de France, de la plus petite  à la capitale. Nombre de manifestants étaient en grève, à l’appel de tous les syndicats. Vous l’avez vu, beaucoup l’ont vécu. 5000 personnes à Troyes: ce n'est  pas rien!


Les motifs étaient clairs et exposés dans la plateforme revendicative largement diffusée par les syndicats. Il semble que les représentants de l’UMP n’aient pas lu le texte. Les commentateurs médiatiques non plus ! C’est pourtant la base commune d’action.

Les résultats des entrevues qui auront lieu on l’espère dans les jours qui viennent devront être appréciés en fonction des termes de cette plateforme commune. Il n’est donc pas inutile de la relire (même si c’est un peu long, mais il nous a semblé utile de publier le texte intégral)

 

Déclaration commune

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

lundi 5 janvier 2009

La crise économique
amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu'ils n'en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d'emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l'avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu'il est de leur responsabilité d'agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d'interpeller les entreprises, le patronat et l'Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.


1 –
Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d'emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d'activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C'est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d'activité utilisent des mesures de sauvegarde d'emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés... Toutes ces mesures doivent être négociées dans l'objectif de préserver l'emploi et les salaires.
Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées.

Les entreprises doivent améliorer l'indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d'activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c'est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires.
Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d'emplois et penser autrement l'évolution des services publics dont la qualité et l'emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.
Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d'entreprises, à l'accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l'investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques,
les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d'achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d'accords salariaux


3-
Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat.

Il est de la responsabilité de l'Etat et de l'Union Européenne de décider de politiques d'interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d'achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d'emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

Une politique de développement de logement social à la hauteur de l'urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

Une protection sociale (santé, retraite...) dans un cadre collectif et solidaire

Des investissements ciblés, en particulier en matière d'infrastructures, d'équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l'éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur
d'une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l'Environnement.

Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l'objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d'emploi. Elle doit faire l'objet d'une information et d'un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire,
l'utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l'Etat.


4 –
Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l'amélioration du cadre collectif. C'est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social


5 –
Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l'opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux.
L'Union européenne doit être au premier plan pour l'exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l'OIT dans tous les échanges internationaux.
L'aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C'est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009

La manifestation bloquée des deux côtés du canal avant la Préfecture. Trop de monde!

« Jeudi noir » ?

Ignorance, paresse intellectuelle, ou volonté de nuire, chaque journée d’action syndicale appelle des expressions stéréotypées et naturellement péjoratives. Ainsi l’expression « jeudi noir ». Son origine n’a rien à voir avec le syndicalisme, puisque « Black Monday » est resté dans l’histoire comme le jour du krach de 1929. Des banquiers paraît-il se seraient alors jetés par les fenêtres des immeubles. Ils ne bénéficiaient pas encore de parachutes (dorés) ! Mardi noir, vendredi noir… Pourtant, il y a longtemps que les salariés d’EDF ne coupent plus le courant !


  Usagers, clients, enfants « …pris en otage »

La prise d’otage est un acte criminel. Assimiler une action syndicale à un crime c’est justifier par avance la répression. La tendance à la criminalisation de toute contestation est d’ailleurs flagrante et traduit une grave dérive confirmée par d’autres mesures d’atteinte aux libertés.


« Un cri de colère ?»

Les soutiens du pouvoir, ministres, élus, commentateurs autorisés à parler, semblaient réglés sur la même longueur d’onde : des argumentaires formatés auraient-ils été diffusés ? En résumé le discours est le suivant :

-         « Les gens manifestent contre la crise et pas contre le gouvernement. On les comprend (compassion), mais on n’y peut rien». La plateforme syndicale pose justement la question de l’action gouvernementale !

-         « C’est une journée fourretout qui mélange toutes les revendications corporatistes ». (Certains distraits qui n’avaient pas lu les dernières instructions officielles tentaient encore d’opposer public –privé, malgré la présence de nombreux salariés du privé.)
·         « Nous avons entendu votre cri de colère »…mais maintenant rentrez à la maison, le gouvernement s’occupe de tout (Mille mesures contre la crise ! Vous vous rendez compte ?). Malgré vous,  on « maintient le cap »

·         « Le service minimum a bien fonctionné. » Sous entendu, c’est une victoire gouvernementale contre les grévistes. Peut-on dire comme le Président que « personne ne s’est aperçu qu’il y avait grève ? »

 

Le mépris présidentiel.

 

Des « informations » savamment distillée ont fait état de conciliabules entre le Président et ses conseillers personnels. Le Président a fait savoir qu’il recevrait les « tous les syndicats durant le mois » de février et il convoque sa télévision et ses présentateurs pour jeudi soir.


La manière est délicate ! Nous l’avons entendu à l’occasion de sa tournée de vœux quasiment insulter scientifiques et chercheurs en direct.

Le discours des « poissons pilotes » lâchés sur toutes les antennes augure mal de l’avenir. Manœuvres et menaces. Le souriant porte parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre a des projets pour mater le syndicalisme. Tiens ? Au fait, les syndicats ne sont pas morts ?



2 –
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Mercredi 28 janvier 2009

Chers lecteurs maillotins,

 

Comme je vous l’ai annoncé, le cœur serré, lors de la cérémonie des vœux de la municipalité, j’ai décidé de « passer  la plume » à Karine Ducreux.


J’ai donc tourné une page, vieille de six ans, pour vous retrouver prochainement quelques feuilles plus loin, à la rubrique sportive de votre journal : ces vieux démons du journal « Le Bien-Public » à Dijon m’ont rattrapé… Vingt ans après les avoir quittés !

Je voulais vous dire ici,  à quel point j’ai pris plaisir à écrire dans votre journal, pour votre formidable village où la convivialité, la solidarité et la gentillesse sont le ciment d’une bourgade où il fait si bon vivre.

Le pays et les alentours de Mesnil-Sellières sont plats, certes, mais sa population ne cesse de rebondir. Son âme est accueillante. Et sa richesse associative surprend et fait des envieux. A Mesnil-Sellières, le bien vivre se conjugue au passé, mais aussi au présent et au futur. Je n’avais donc aucun mal à vous relater l’actualité parfois abondante, quitte à faire des jaloux chez mes confrères correspondants d’autres villages voisins… « Il n’y en a que pour Mesnil » vociféraient certains à la rédaction, jaloux du nombre de lignes consacrées chaque semaine.

Je vous le confesse aussi, j’ai parfois « trempé ma plume dans le venin » pour vous relater la stupeur des habitants pour les fameuses colonnes bleues de l’Espace maillotin, ce courrier du conseil général remettant en cause l’organisation du ramassage scolaire, ou la baisse des subventions de l’Eveil. Et j’en passe… Ces articles n’étaient que le reflet de vos préoccupations, de vos colères… Et n’avaient pas pour but de nuire à qui que ce soit.

Et si certains lecteurs en ont été choqués, je m’en excuse, mais l’information est aussi faite pour que chaque lecteur se fasse une opinion ou prenne une position avec son libre arbitre. Mon seul objectif était d’informer le mieux possible le lecteur… En restant le plus près de la réalité. Et j’espère y être parvenu.

Sachez chers maillotins que les colonnes de l’Est-éclair ou de Libération champagne, ne m’ont jamais appartenu… et ne m’appartiendront jamais. Pas plus qu’elles n’appartiennent à mon successeur ou au plus grand des journalistes, puisqu’un droit de réponse est toujours réservé aux lecteurs dans une presse libre et indépendante d’un pays revendiquant sa démocratie.

Je souhaite donc l’inspiration à Karine qui m’a déjà succédé avec brio depuis quelques semaines dans votre titre… Et je vous dis A BIENTOT… un peu plus loin… entre les pages 14 à 19 de votre quotidien pour des articles « plus musclés » qui auront, par la force des choses, une vocation plus « herculéenne » donc… sportive !

Didier Chanel

  Voir l'article consacré aux voeux de la municipalité ici

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Mercredi 21 janvier 2009

Titre en forme de boutade facile… Chaque commune et chaque administration bénéficie de cérémonies plus ou moins sobres.

Les responsables, à commencer par le Président de la République s’appliquent à l’exercice avec plus ou moins de bonheur. Les titres rendant compte de ces rencontres dans les diverses communes de l’Aube montrent qu’il s’agit pour beaucoup de tenter d’exorciser le spectre de la crise.


Le 10 janvier dernier, Olivier Jacquinet présentait ses vœux au nom de la municipalité. Malgré le froid et les épidémies, nombre de maillotin(e)s avaient tenu à s’associer à ce moment privilégié de convivialité.

Bilan de l’année écoulée, félicitations, projets pour 2009, la prestation se voulait modeste. La vie communale a connu ces dernières années une évolution rapide. Avec 516 habitants (population « légale »), Mesnil-Sellières se classe désormais à la troisième place dans le canton après Piney et Brevonnes. L’appartenance à la communauté de communes « Forêts, lacs, terres en Champagne. ») prend corps en particulier avec le transfert de compétence pour la gestion des services périscolaires et de jeunesse. Cela concerne désormais les garderies, cantines et centres d’accueils de loisirs du canton.

Un prix pour l'école fleurie.
Ce développement s’accompagne d’aménagements indispensables : extension de réseaux, préoccupations liées à la sécurité sur les axes routiers et aux abords des bâtiments communaux. De plus, le patrimoine bâti communal nécessite une attention soutenue. Autant de défis à relever.


Didier Renard, adjoint chargé de la commission « environnement et cadre de vie. », souligna les efforts accomplis dans le sens d’une plus grande propreté de la commune et de son entretien. Il procéda ensuite à la remise des prix obtenus pour le fleurissement des maisons et des bâtiments (l’école ayant été distinguée et récompensée.)

Il insista sur le souci du jury de répartir au mieux les récompenses, tous les efforts accomplis dans ce domaine étant également méritoires. On sait que l’image du village ne se limite pas aux massifs : la propreté et l’entretien des espaces publics et privés sont tout aussi déterminants. Et c’est naturellement l’affaire de tous.


Les sapeurs pompiers étaient associés comme de juste à la cérémonie. Ce fut l’occasion d’informer les participants sur les évolutions de la compagnie Cyrille Seclier devenant adjointe. Décorations et diplômes furent décernés en particulier à Francis Pitié, Michel Pestelard, Louis Boutiot et Thibaud Blick.


Galette et vin d’honneur devaient clore l’assemblée, moment de détente et d’échanges apprécié. Petites nouvelles des uns et des autres après les interventions officielles.
Notre correspondant de presse Didier Chanel passe le relai à Karine Ducreux. Il assurera désormais les reportages sportifs.
( lire la déclaration de Didier ici )
Dans les têtes déjà, la journée du 20 juin qui s’annonce comme un grand moment dans la vie maillotine. Le Comité des Fêtes ayant saisi l’opportunité d’un stage pyrotechnique, un grand feu d’artifice sera tiré ce jour là.

La date correspondant à peu près à celle du traditionnel méchoui de l’Association familiale, et à la fête de la musique, les diverses associations citées ont décidé de s’associer à l’organisation.

Les pompiers seront également de la partie au titre de la sécurité. Et toutes les bonnes volontés seront sollicitées. Un feu de la Saint Jean devrait couronner le tout…

Qui sera reine?
Prochains  rendez-vous, la belote de l’AFMS (31 janvier. Inscription auprès de Micheline krebs. Tel : 03 25 80 12 11) puis le bal costumé des Parents d’élèves (7 février. « Nos enfants des 4 communes. ». Sophie Makowiak. Tel. 03 25 46 47 68.)

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Jeudi 8 janvier 2009

Le dernier numéro du bulletin des amis du Parc est paru. (n°73. Décembre 2008)


Au sommaire l’éditorial d’Armande Spilmann consacré à l’éventualité d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires dans notre région.

La position de l’Association des Amis du Parc est ainsi précisée. Les Actualités du PNR donnent les comptes rendus des principales commissions environnement ainsi que le résultat du Comité syndical du 9 décembre.

On sait que l’accord ne s’est pas fait entre la région et le département.

Les prises de position du Président de la Région d’une part, et du Président du Conseil général de l’autre laissent craindre une perte du label « Parc » ou pour le moins des difficultés d’application de la nouvelle Charte, privée des moyens que la Région était prête à accorder.

La situation se trouve compliquée par les candidatures de communes du PNRFO à l’accueil du nouveau centre de stockage de déchets nucléaires prévu par l’ANDRA, ce qui est manifestement contraire à la nouvelle Charte ( article 49).

Au sommaire de ce numéro, vous pourrez également lire :

-         Un article de Yohann Brouillard, chargé de mission Aube, CPNCA sur deux sites exceptionnels situés sur la commune de Dosches.

-         Portrait d’artiste consacré à M Claude Boyer par Armande Spilmann.

-         La maison Tonda à Lesmont ; Article d’Aurélie Louis.

-         L’hommage de jacques Loiseau à Jean Darvogne.

-         Un article de Lucile Dapremont sur le festival international de photo animalière de Montier en Der.

Et naturellement le calendrier des animations futures.

Bonne lecture.
Pour se procurer l'Escarboucle on peut s'adresser:

- à l'Assocaition des amis du Parc. Mairie de Dosches.

- à la bibliothèque municipale. Espace maillotin. Mesnil-Sellières.

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Jeudi 8 janvier 2009

 

« Durant plus d’une année, les femmes du Mouvement contre le racisme et pour l’Amitié entre les peuples (MRAP) de l’Aube, sont allées à la rencontre d’autres femmes.

 Elles ont sillonné plusieurs quartiers troyens, ‘Jules Guesde », « point du jour », « Chartreux », d’autres à La Chapelle Saint Luc et à Pont Sainte Marie. Des groupes de femmes se sont formés. Autour d’une table, d’un thé, d’un café, d’un goûter, elles ses sont rencontrées, se sont parlées, confiées, racontées.


Pour ces femmes et les jeunes filles, la plupart étrangères ou émigrées, ces groupes sont  devenus des temps de parole privilégiées qui leur ont permis de dire leur histoire, leur vie, souvent à partir de leur arrivée en France…. »

Ces moments d’échanges et d’expériences ont donné lieu à la publication d’un  petit livret « Récits de Vie » (Paroles. Féminin  Pluriel.)


Les parcours sont divers : « De Conakry à Troyes », du Maroc, du Kurdistan, du Mali, les récits se complètent et se confortent : souci de la dignité, de l’éducation pour les enfants, malgré les difficultés, la solitude, les tracasseries administratives.


Le travail, le racisme, la religion, tous les sujets sont abordés. Elles s’appellent Fatima, Rose, Fatoumata, Malika… Certaines ont obtenu la nationalité française. Toutes aspirent à la reconnaissance et à la sécurité. On peut se procurer ce petit livre auprès du MRAP. 03 25 74 86 61.


Au mois de mars, l’an dernier, les femmes ont décidé une manifestation publique : un défilé de mode en musique avec la participation du MRAP et de l’AMI (Association pour les médiations interculturelles). Il y avait un buffet, des repas, de la musique. Nous attendons de connaître les initiatives prévues pour 2009.

 

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Jeudi 8 janvier 2009

«  Le statut fait à l’étranger renvoie toujours à un pays l’image de lui-même »

 Professeur Lecucq.

C’est un petit livre qui raconte une histoire d’enfant. Mais aucun enfant ne devrait se trouver dans une telle histoire.  C’est une histoire vraie, avec de vrais dessins.

 On y raconte comment Lili, une petite fille de huit ans  d’origine russe a été arrêtée à Toulouse et transférée avec ses parents au Centre de rétention administrative de Marseille. L’histoire date de mai 2007 et le livre a été édité en 2008, mais bien sûr, chaque jour des situations semblables se reproduisent.

Résumons. Le 29 mai à 6 heures du matin, la famille Al Maaari, le père, la mère, un garçon de dix-huit ans et une fillette de huit ans sont arrêtés dans une chambre d’hôtel parce qu’ils sont « sans papiers ». Un car, un avion , direction le centre de « rétention » de Marseille , Rue des Peintures (ça ne s’invente pas ». La maman de Lili est née à Bakou, en Azerbaïdjan. Ses parents étaient arméniens. Le père est russe d’origine syrienne. Les enfants sont nés à Moscou.

Leur demande d’asile a été refusée après cinq années d’attente. Lili a été scolarisée depuis l’âge de trois ans. Elle a appris à parler, à écrire, à chanter, à réciter des fables en Français. Et maintenant elle est là, « retenue » comme dit le ministère de « l’Identité nationale ». « Retenue », c’est très différent de « détenue ». Et un centre de « rétention » est très différent d’un centre de « détention ». C’est une prison pour des gens qui n’ont commis aucun crime.


Le Réseau « Education sans frontière » a été crée en 2004. Il alerte et aide. On sait que ses membres sont régulièrement accusés par le pouvoir. Le ministère s’en est même pris à la CIMADE.
(Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués) Ceux d’entre nous qui ont de la mémoire – ou savent un peu l’histoire de l’Europe-  connaissent l’origine de ce mouvement et ses motivations. Martin Niemöller, à l’origine de l’Église « confessante » » en Allemagne, écrivait en 1935 : « Lorsqu’ils ont arrêté les communistes, je n’ai pas élevé la voix ; lorsqu’ils ont interné les juifs, j’ai gardé le silence ; lorsqu’ils s’en sont pris aux sociaux-démocrates, je me suis tu … Lorsqu’ils sont venus me prendre, il n’y avait plus personne pour me défendre. ». Depuis le début de la politique d’expulsion la CIMADE était l’organisation en mesure d’intervenir dans les centres de rétention, comme elle le fit en d’autres temps, dans d’autres camps. C’en est trop pour le ministère de « l’Identité nationale » : sous prétexte de briser un « monopole », d’autres « intervenants » seront sollicités. On espère sans doute ainsi diluer la condamnation portée par les organisations indépendantes sur les conditions de détention et d’expulsion. Pour en savoir plus :

http://www.cimade.org/

http://www.educationsansfrontieres.org/

et dans l’Aube :

  • RESF Aube
    • téléphone urgence : 06.87.21.34.00
    • adresse mail : resf10 laposte.net
    • contacts :

Jean-François Planchet – jefplanchet wanadoo.fr

  •  
    • adresse postale :

RESF 10
c/o LDH
8 rue de la Mission
10000 TROYES

mise à jour : 2008-03-23 10:51:44

 

On peut se procurer le livre « Lili, une histoire sans fin » à CNT service Librairie. 33 rue des Vignoles. 75 020 Paris.

 

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