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Mercredi 9 juillet 2008

 

« Le mépris. »

 «  Désormais, en France, lorsqu’il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit. ». Ainsi parla notre président, rictus à l’appui, devant ses amis de l’UMP réunis.


Les élus locaux de sa propre majorité, confrontés tour à tour aux opérations escargots, aux blocages de ports, aux manifestations de rue, aux fermetures d’entreprises, au déménagement des casernes, à la fermeture d’hôpitaux, qu’ils soient maires ou députés, ont dû apprécier. Sautillant d’avion en plateau de télévision, le responsable suprême ne voit plus les cortèges ni les salariés chassés de leur emploi, ni les travailleurs officiellement clandestins qui réclament leur dû. Qu’on ne crie pas à l’exagération. Voici par exemple les titres du journal Le Monde – peu suspect de gauchisme- daté du 7 juillet. Je cite :

-        « L’exaspération des maires inquiète la majorité 

-        « Bourse : mauvais bilan, sombres perspectives »

-        «  Les investissements dans l’immobilier professionnel s’effondrent. »

-        « La remise en ordre des médias par le pouvoir inquiète les professionnels »


Ce dernier article éclaire la pensée présidentielle. Finies les escapades à Gandrange ou au Guilvinec. Effacer la crise sociale des écrans suffirait à la faire disparaître. Le Président grimaçant dévoile « sans complexe » ses petites ficelles. « Service minimum » sur toutes les chaînes lorsqu’il s’agit des sujets qui fâchent. Lors d’une « dernière » des émissions promises à la disparition sur le service public, Philippe Sollers (ironie ? admiration ?), vantait la tactique « militaire » du président contre l’opposition. Bien plus qu’un Bonaparte avant Arcole, notre stratège en milieu médiatique confiné, joue l’ adjudant de semaine régentant sa chambrée.

« Les caves  se rebiffent. »

Les dernières manifestations il est vrai n’ont pas bousculé le pouvoir. Cinq cents personnes à Troyes, 300 à Bar sur Aube, 150 à Romilly selon la presse locale, des centaines de milliers en France tout de même. Les « traîne savates » (comme dit Besancenot) ont néanmoins tenu à se faire entendre avant les vacances d’été durant lesquelles les parlementaires majoritaires vont « réformer » la durée du travail du berceau au tombeau (hebdomadaire, annuelle et départ à la retraite).

Petit retour sur un débat largement brouillé intentionnellement par divers « pêcheurs en eau trouble »… Les indications sont succinctes et le sujet complexe. Il est vivement conseillé de bien se syndiquer pour plus d’informations.


«La vingt-cinquième heure.»

 

Laurence Parisot l’a dit, le texte en débat à l’Assemblée nationale est bon «  en soi, car il faut tordre le cou aux 35 heures. » et au-delà à la durée légale du travail. On connaît les arguments :

-        Côté UMP l’argumentaire est confus mais l’objectif évident. On avance pêle-mêle les contraintes de la mondialisation (flexibilité maximum), les attentes des entreprises et aussi, de façon contradictoire la promesse d’heures supplémentaires défiscalisées (le fameux « T+ pour G+ ») qui disparaissent évidemment si le temps de travail n’est plus réglementé. Certains prétendent  vouloir renforcer le dialogue social en renvoyant cette négociation à l’échelon local, mais dans le même temps, Xavier Bertrand s’est employé à savonner la planche aux représentants syndicaux.

-        Le PS a déposé des amendements et juge la durée légale du travail en péril.

-        Les députés du groupe « communistes et républicains » s’opposent à la méthode et demandent l’abrogation pure et simple de la partie de la loi concernée. «  Depuis 2002, la droite n’a eu de cesse de s’attaquer à la réduction du temps de travail rappelle Roland Muzeau leur porte parole… mais elle n’est pas suivie dans le pays, car une majorité se dit attachée aux 35 heures. D’autres voudraient bien les atteindre pour travailler à temps plein… Toutes les études montrent que dans la majorité des branches, le contingent d’heures supplémentaires n’est pas utilisé… »

-        Selon JM Ayrault (PS) «  Les syndicats sont unanimes : le projet de loi en discussion cette semaine a pour objet la liquidation de la durée légale du travail. »

 

De quoi est-il question ? Voici quelques points précis :

 

-        Heures supplémentaires : plus de demande d’autorisation pour dépasser le contingent annuel d’heures supplémentaires. Le repos compensateur obligatoire est remplacé par « une contrepartie obligatoire en repos » selon des seuils qui ne sont pas fixés -   
    
Les forfaits en heures : ce dispositif jusqu’ici appliqué aux cadres est élargi à tous les salariés.
-        Les forfaits en jour : les salariés pourront travailler plus de 218 jours par an.  Un amendement UMP propose un maximum de 235 jours. (soit moins de 2 jours par semaine en plus des congés payés). Le projet précise que le salarié pourra négocier « de gré à gré » avec l’employeur.
-        L’annualisation plus facile : L’employeur peut faire varier les durées de travail entre périodes « hautes » et périodes « basses » et n’a plus à payer d’heures supplémentaires. Un accord reste obligatoire dans l’entreprise (sauf celles qui travaillent en continu) mais l’employeur n’a plus à le justifier.

-        78 heures par semaine pour les cadres ? C’est ce que dénonce la CFE-CGC qui envisage un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme. Un million de salariés cadres ou non sont déjà au forfait jour. Il est relativement encadré actuellement ce qui peut aller jusqu’à 10 ou 11 h d’amplitude quotidienne  et 13 h dans des petites entreprises. Les nouvelles dispositions pourraient aller jusqu’à 78 h par semaine. Au-delà de 218 jours, les heures ne seront plus majorées que de 10% au lieu de 25%.

 

 

Et pour terminer ce chapitre des avis éclairés :

«  La négociation du temps de travail au niveau de l’entreprise est un non sens pour les petites entreprises artisanales.  Si on veut créer du trouble dans les entreprises, il faut aller dans cette direction… » (Jean Lardin. Président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment).

«  Le nouveau plafond signifie que les salariés dotés d’un tel forfait n’auront plus de jours de repos autres que les cinq semaines de congés payés. Ou plus concrètement encore, le passage de 218 à 235 jours signifie 17 jours de travail effectif supplémentaires dans l’année soit près d’un mois civil… » ( CFTC Cadres)

 

« Nous irons tous au paradis. »

 

 

Malgré le battage médiatique sur la « présidence française », le public n’a guère été informé de la décision prise à Bruxelles par les 27 pays de l’UE, avec l’accord de Xavier Bertrand justement sur le temps de travail :

-        Semaine de 48 h avec dérogations possibles par accord de gré à gré salarié employeur.

-        La durée maximale pourra atteindre 60 ou 65 h si une part du temps de travail est du temps de « garde ». Cette dérogation dite « opt out » est déjà en vigueur en Grande Bretagne. La seule règle est le repos obligatoire de 11 h par jour.

 Cette décision a vu la France se rallier à la position britannique, toujours en pointe contre les droits sociaux comme on sait.
« La vie est à nous »

  Malgré la relative faiblesse de réaction des salariés, il n’est pas mauvais d’avoir à l’esprit quelques réalités :

Temps de travail des salariés (entreprises de 10 salariés ou plus, hors agriculture et emplois publics. 4ème trimestre 2007) :

-        entre 35 et 56 h par semaine : 59,1%

-        entre 36 et 39 h par semaine :  6,4%

-        39 h par semaine : 6,8%

-        Entre 32 et 35 h par semaine : 3,4%

-        Temps partiel : 15,7%

-        Forfait jour : 8,4%

Comparaison européenne des temps de travail : (heures travaillées par semaine pour les personnes ayant un emploi à temps plein en 2007. Moyennes annuelles)

-        Royaume uni : 43 ; Pologne : 42,9 ; Espagne 42 ; Allemagne 41,7 ; Portugal 41,6 ; Belgique 41,2 ; Italie 41,1 ; France 41 ; Pays Bas 40,9 ; Danemark 40,4 ; Finlande 40,3 ; Irlande 40,2 ; Luxembourg 39,9

-        Moyenne de l’UE (à 15) : 41,8

Productivité du travail : la France 3ème après le Danemark et la Suède.

Sondages :

38% des salariés ont des RTT (sur 18 millions de salariés) Cela correspond en moyenne à 13 jours par an.

79% des salariés n’envisagent pas de racheter leurs RTT. Le pourcentage atteint 81% chez les cadres et les employés, 75% chez les ouvriers.

77% des salariés souhaitent une augmentation de salaire. 19% se laisseraient tenter par des actions…

 

 

 

 


Annexes :

 

1.    Histoire de la durée du temps de travail :

-  1848 . Maximum 12 heures par jour pour les ouvriers (3000 h par an). Contexte historique : révolution de février, révolte ouvrière en juin.

-  1906. Repos hebdomadaire obligatoire. Contexte historique : création de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière 1905.)

-  1919. Maximum hebdomadaire 48 h. Contexte historique : fin de la première guerre mondiale.

-  1936. Semaine de 40 h + 2 semaines de congés payés. Contexte historique : victoire électorale du Front populaire (Radicaux socialistes+SFIO+PCF) et grève avec occupation d’usines.

-  1956. Trois semaines de congés payés.

- 1969. Quatre semaines de congés payés. Contexte historique : après la grève de 1968.

-  1982. Semaine de 39 h  et généralisation des 5 semaines de congés payés. Contexte historique : victoire électorale de la gauche (PRG+PS+PCF) en 1981.

-  1998-2000. Lois Aubry. Réduction du temps de travail (35 h , RTT et annualisation). Contexte historique : victoire électorale de la gauche plurielle (PS+PC+Verts) après le mouvement social de 1995.

Pour des historiques plus détaillés voir notamment :

http://www.ugff.cgt.fr/pdf/fonct_publ/fonct_pub_129/fonct_publ_129_27_28.pdf

http://ulcgt.vascq.online.fr/cht_history.html

http://www.us-cgt-spp.org/historique.php

2.    Ils disaient :

·       1848. Le patronat lyonnais s’adresse au Préfet suite au passage de la journée de travail de 14 à 12 h :

« Nous attirons votre attention sur les graves conséquences qu’auraient à subir nos industries au cas où la loi viendrait à être appliquée. .. Le travail dans nos entreprises a toujours commencé à 4 h du matin, repos d’un quart d’heure à midi, repos final à 18 h. Les filles employées s’y livrent sans que leur santé ait jamais été altérée et sans qu’elles se plaignent de leur sort par ailleurs envieux quand on songe à tous les sans travail qui écument les rues. Ici, la main d’œuvre est plus coûteuse qu’à l’étranger. Si nous maintenons le même salaire pour la journée réduite à 12 h, la partie ne serait pius tenable. Nous serions obligés de fermer nos manufactures et de les transporter là où l’ouvrière est la moins dispendieuse. Ety puis qu’on ne s’y trompe pas, l’ouvrière ramenée à 12 h continuerait à se lever à l’aurore pour n’arriver à la manufacture qu’à la minute obligatoire, plus disposée de se reposer des occupations auxquelles elle aurait vaqué dehors qu’à attaquer avec ferveur le travail de nos fabriques. Redevenue plus tôt libre le soir, elle n’en profiterait pas dans l’intérêt de son sommeil. Il y aurait à craindre pour la moralité de celles qui, étant sans famille, se verraient affranchies de toute surveillance pendant deux longues heures de la soirée… »

 

·       1919. Un entrepreneur de la métallurgie suite à la loi de 8 h : « On en veut à ceux qui font la richesse du pays. Il est sûr que nos industries péricliteront, et puis que feront nos ouvriers de tout ce temps vacant ? Désœuvrement, fréquentation plus assidue des estaminets. Décidément, la morale n’est pas du côté du gouvernement. Faudra-t-il bientôt que nous transportions nos industries dans les colonies ? »     

·       1936, semaine de 40 h : « Nos entreprises sont perdues. Comment relever le pays si nos ouvriers habitués à la tâche et fiers de l’accomplir travaillent deux fois moins ? La France va à sa ruine. Et nous pâtirons tous de ce luxe de paresse ! »

·       1938, le gouvernement Daladier supprime la semaine de 40 h et argumente contre les conquêtes du Front populaire: «  Cette loi de paresse et de trahison nationale est la cause de tous les maux de notre économie. Elle va précipiter la chute de la France. On ne peut pas avoir une classe ouvrière avec une semaine de deux dimanches et un patronat qui s’étrangle pour faire vivre le pays ! » Deux ans plus tard, l’Etat français du Maréchal Pétain balaiera les dernières lois sociales et les syndicats qui en étaient à l’origine.

D’après Michel Etiévent. L’Humanité. Jeudi 10 juillet 2008.

 

 

 

par Petits potins_10 publié dans : Libre parole
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Mardi 24 juin 2008

Le gouvernement se paie notre tête.

( « temps de cerveau disponible »)

 

 

1630 diffusions de spots pour expliquer la politique gouvernementale. Coût plus de 4 millions d’euros (« les caisses sont vides… »). François Fillon, l’homme qui ne rit jamais, affirme que les mesures prises sont tellement complexes et nombreuses qu’il faut nous les expliquer.

Apparemment l’omniprésence du pouvoir dans les médias n’a pas convaincu. Selon le CSA, les temps de parole au mois de mai ont été les suivants dans les journaux d’information (Président+ gouvernement+UMP) :

<!--[i-sur TF1 :87%

<!--[i-sur France 2 : 66% (1)

<!--[i-sur FR3 : 84,81%

<!--[i-sur Canal+ : 83,99%

<!--[i-sur M6 : 88,4%

<!--[i-sur I-Télé : 77,34%

<!--[i-sur BFM TV : 79,1%

Ne sont pas comptabilisées les innombrables interventions de personnalités du pouvoir dans les émissions dites de « talk show », de soi-disant débats (« Sarko ceci… Sarko cela » avec Yves Calvi !), de divertissement ou même dans des émissions sportives ! « Fillon commente les 24 h du Mans ! »

« Ministre du matin : chagrin… »

Heureusement, cette pollution audiovisuelle n’est pas d’une grande efficacité. . Notre perception quotidienne de la réalité (augmentation des prix, diminution des remboursements de sécu, baisse du niveau des retraites…etc.) prime naturellement sur des discours même bien ficelés.

«  Ministre de midi : souci… »

Quelques esprits indépendants, organisations syndicales, statisticiens, s’obstinent à démentir les propos officiels. L’INSEE pourtant peu suspect d’insolence vient de se faire rappeler vertement à l’ordre par les ministres mécontents des statistiques produites : le virus se fâche contre le thermomètre !

« Ministre du soir : cauchemar… »

Je ne sais pas vous, mais moi je zappe… Dès qu’apparaissent Morano, Bertrand, Pécresse ou Dati, je fais la télé buissonnière.


Des amis me disent que j’ai tort et que je manque de beaux spectacles. Boutin et Amarra présentant de conserve le plan banlieue, l’inénarrable porte parole de l’UMP accusant les militants de RSF d’être responsables des incidents dans les centres de détention (pardon « Rétention ! ». Ne pas confondre « retenu » et « détenu »).

D’autres me font remarquer qu’aux temps de De Gaulle, de Pompidou et de Giscard, c’était pire. «  Tout le monde a fait la même chose » prétendent piteusement les accros sarkozites comme des chenapans surpris en flagrant délit dans une cour de récréation. Quoi ? Le progrès démocratique n’existerait pas et le pays des Droits de l’homme, donc de l’information libre serait un leurre ? Robert Ménard au secours, ma flamme vascille !

 

<!--[i (1)  On aura remarqué la mauvaise performance de France 2 qui aura laissé 24,35% de sont temps d’information au PS et même, où va-t-on,  2,21% au PCF ! C’est peut-être ce qui aurait amené le Président à déclarer qu’il allait y « faire le ménage du plancher au plafond » après avoir privé le service public de ressources.

par Petits potins_10 publié dans : Libre parole
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Lundi 16 juin 2008



Nicolas Sarkozy

*- Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.

- Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.

- Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...

- Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.

- Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.

- Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.

- Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.

- Dieu a dit: que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit : On dit s'il vous plaît.

- La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c'est sa chaussette.

- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.

- Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons

- Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.

- Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit, chez Nicolas Sarkozy, chaque testicule est plus large que l'autre.

- Nicolas Sarkozy sait parler le braille.

- Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.

- Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.

- Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le steak a obéi.

- Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.

- Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l'échelle de Richter.

- Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.

- Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son

- Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.

- Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a donné 6.

- Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.

- Jésus a marché sur l'eau, mais Nicolas Sarkozy a marché sur Jésus.

- Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.

- Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet : il n'y a qu'un seul Nicolas Sarkozy.

- Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.

- Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.

 

 

 

jean LEFEVRE

par Petits potins_10 publié dans : Libre parole
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Mardi 20 mai 2008

  " Si vous trouvez que l'éducation coûte trop cher, essayez l'ignorance" ( Abraham Lincoln)


La nouvelle qui nous est transmise ne sera peut-être pas très mobilisatrice pour l’habitant de nos villages. Le « Palais de la découverte » a longtemps fait partie des visites inévitables dans une vie d’écolier et d’étudiant. Les jeunes de la région parisienne bien sûr, mais aussi ceux de province guidés par des professeurs motivés. Il y eut même certaines années des démonstrations scientifiques « décentralisées ». Des petits Troyens purent ainsi assister en direct à des expériences commentées dans les halls de la Foire de Champagne.

L’affaire n’est donc pas anodine. Certes les informations à notre disposition sont complexes et moins médiatiques que la question de l’ouverture des hypermarchés le dimanche … Cependant, le fait que Philippe Adnot ait planché sur le sujet nous le rend plus proche… Le texte, les articles et les liens suivants permettront à ceux qui le souhaitent de se faire une opinion.. et éventuellement, de signer la pétition.

PetitsPotins.10

 

 

Bonsoir à tous

Le Palais de la Découverte est une merveille qui donna à des générations de jeunes le goût des sciences. Le Palais de la Découverte est en grand péril car le gouvernement s'apprête à le faire disparaître. Les décisions vont être prises cette semaine. Un dernier appel est lancé afin d'essayer de le sauver. Aidez-nous, avant qu'il ne soit trop tard, en faisant circuler l'information auprès de vos amis et collègues et en appelant à signer une pétition.

 

http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

 

Bien cordialement

Fabienne Miramand.

 

Sauvons le Palais de la Découverte !

Le Palais de la Découverte semble menacé de disparition par des projets gouvernementaux.

Ce serait une grave atteinte contre la pensée, contre la connaissance, contre la culture.

Nous perdrions un lieu unique où chacun prend plaisir à interroger le monde et remettre en cause son savoir.

« Où sommes nous dans l’Univers ? Qu’est-ce qui fait trembler la Terre ? Comment la vie y est-elle devenue possible ? En quoi les défauts de la matière peuvent-ils être utiles ? D’ou vient le vertige, pourquoi est-ce que je ne suis pas toujours d’accord avec moi-même ? Pourquoi le yaourt intéresse-t-il des chercheurs ? Nos larmes sont-elles fabriquées à partir de notre sang ? Pourquoi l’araignée ne reste pas collée à sa toile ? Comment éviter d’être pris à son propre piège ? Et plus de moins, ça fait quoi ? … »

Le public est en contact direct avec la science en marche. Chaque jour, des centaines d’expériences, des dizaines d’exposés sont présentés par des médiateurs scientifiques qui invitent chacun à poser un regard neuf sur le monde qui l’entoure.

Permanentes ou temporaires, les expositions posent des questions, incitent à la réflexion , suscitent les vocations.

L’émotion est grande de voir chaque jour ces milliers de visiteurs (600 000 par an), l’émerveillement des petits et des grands, leur enthousiasme à comprendre et à raisonner, même chez ceux qui s’étaient crus « allergiques aux sciences » ; plaisir des questions vertigineuses, des réponses sidérantes. Respect de l’esprit qui s’interroge.

Les regards sont beaux au Palais, parce qu’ils s’étonnent. Et qu’au Palais on prend ça au sérieux.

Que l’on soit scientifique, littéraire, artiste, quelle que soit la forme de créativité ou d’engagement dans le monde, le Palais ouvre des voies, jette des ponts entre les savoirs, les expériences, les intuitions. Nul besoin de connaissances approfondies pour ressortir en se sentant plus intelligent, plus curieux, plus humain.

Le Palais est aussi un grand incubateur de vocations scientifiques.

Plus de la moitié des scientifiques franciliens, dont certains prix Nobel, disent y avoir trouvé leur vocation, dans l’émerveillement de visites enfantines.

La France manque cruellement de scientifiques et d’ingénieurs, tout le monde le sait. Ce serait une totale absurdité de détruire un lieu créateur de tant de motivation chez les jeunes.

Le Palais est enraciné dans une idée visionnaire.

Il a été créé pendant le Front Populaire par Jean Perrin, prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’atome, à l’époque où, ministre du Front Populaire, il créa aussi le CNRS.

Son ambition était de : « … répandre dans le public le goût de la culture scientifique, en même temps que les qualités de précision, de probité critique et de liberté de jugement que développe cette culture et qui sont utiles et précieuses à tout homme… »

Voilà, c’est ça le Palais : rendre accessible à chacun une pensée exigeante, sans rien nier de la complexité du monde.

Le savoir et la curiosité sont un bien, un trésor, un héritage.

Et on va le détruire ?

La vie ou la mort du Palais se jouent en ce moment

Les semaines à venir sont cruciales. Son sort se discute en ce moment entre le Ministère de la Culture, celui de la Recherche et l’Élysée, sur un fond extrêmement inquiétant : à plusieurs reprises, la menace de sa fermeture à court terme a été évoquée.

Les raisons mises en avant pour imposer à la hussarde une « évolution » du Palais de la Découverte, évolution qui pourrait être fatale, sont techniques en apparence : elles se réfèrent à la rationalisation des politiques publiques et à des contraintes d’organisation administrative. Elles n’intègrent en rien la particularité, la spécificité du Palais de la Découverte, ce contact unique entre la science et le public qu’il rend possible.

Nous demandons au gouvernement d’arrêter un processus qui semble mener droit au saccage.

Nous lui demandons prudence et respect pour cette institution et pour ce qu’elle représente. Nous lui demandons de mettre un terme à la politique du secret et des coups bas en ouvrant une discussion avec les représentants du monde scientifique et culturel, les sociétés savantes, les académies, les associations d’enseignants, afin de déterminer les meilleures conditions de développement de ce remarquable lieu de culture qu’est le Palais de la Découverte.

http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/#sp1

 

 

Pour en savoir plus le rapport de Philippe Adnot:

 

http://www.senat.fr/rap/r06-354/r06-354.html

 

 

Le palais de la Découverte, victime de la réforme de l'Etat?

Par Jade Lindgaard

Published: 27/04/2008 - 11:12 dans Médiapart

 

Au nom de la réforme générale des politiques publiques, le palais de la Découverte et la Cité des sciences doivent être regroupés en une seule unité administrative. Cette réforme met en péril la spécificité d'un musée unique en France, créé sous le Front populaire pour offrir au grand public l'accès aux savoirs fondamentaux de la science. Un après-midi au palais de la Découverte, cela ressemble à une visite à une exposition universelle des savoirs : à ma droite, un amphi où on se fait expliquer l'électrostatique. A ma gauche, une médiatrice en champs magnétiques invitera dans quelques minutes un volontaire à monter à bord d'une machine à lévitation. En haut, on nourrit des termites qui supportent la lumière du jour. « Parcours d'un rat savant», «expérience à –193 °C», extraction d'ADN en direct, manège inertiel... Dans la même journée, près de 60 «exposés» – c'est le terme maison – forment le public familial du musée aux fondamentaux de la science.

Etablissement unique en France, dédié à la transmission des dernières découvertes de la recherche au grand public, il fut créé en 1937 sous le Front populaire par Jean Perrin, également fondateur du CNRS pour «répandre le goût de la culture scientifique, en même temps que les qualités de précision, de probité critique, et de liberté de jugement que développe cette culture». Sera-t-il la victime collatérale de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) ? Le regroupement en cours avec la Cité des sciences et de l'industrie, décidé dans le cadre de la réforme de l'Etat, met en péril la spécificité de son fonctionnement. Cela passe en effet par un changement de statut aux lourdes conséquences. Aujourd'hui EPCSCP (établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel), le Palais va intégrer une structure commune avec la Cité des sciences de la Villette, qui va dissoudre les structures actuelles administratives des deux établissements (mais les deux sites sont maintenus). Les contours définitifs du projet de regroupement sont toujours officiellement en cours d'élaboration par un comité de pilotage interministériel, des groupes de travail thématiques et la société de conseil Capgemini. Mais en  interne, il ne fait plus de doute que c'est la structure de l'Epic (établissement public à caractère industriel et commercial) qui devrait être choisie.

«On a vraiment l'impression que c'est joué d'avance», explique un responsable du Palais qui souhaite rester anonyme pour ne pas compromettre sa participation aux consultations en cours. « Tout va très vite et de manière un peu confuse, peut-être pour que ce soit une mesure de la RGPP rapidement mise en œuvre.»

Les salariés d'un EPCSCP appartiennent à la fonction publique, contrairement à ceux d'un EPIC, qui relèvent du droit privé. L'Epic est «la structure la plus judicieuse», reconnaît un membre du cabinet de Christine Albanel au ministère de la Culture, car «c'est une comptabilité privée, les statuts du personnel sont de droit privé, et c'est déjà celle de la Cité des sciences, qui est la plus grosse structure des deux établissements».

Problème : le statut d'EPCSCP, qui est celui de la plupart des universités, permet aux étudiants inscrits en thèse de réaliser leurs stages au palais de la Découverte. Une politique d'accueil qu'interdit le statut d'Epic. Le lien organique qui unissait le palais de la Découverte au monde de la recherche devrait disparaître. «C'est très handicapant car ce système permet au Palais de savoir directement ce qui se passe dans le monde de la recherche», explique Gilbert Heitz, délégué syndical Sgen-CFDT, «