Les "comédiens du Tertre" à Piney. Dimanche prochain , salle des fêtes de Piney, l'Association des
Amis du Parc reçoit les comédiens du Tertre qui présenteront la pièce de Pierre Larivey "Le Morfondu". (15 h 30)
Cette pièce a déjà été jouée avec succès dans nombre de communes du
département et au Théâtre de La Madeleine à Troyes. Nous en avions rendu compte ici même(clic)
Pierre Garraud, passionné de photographie, s'est attaché à
mettre en lumière les sculptures extérieures de la cathédrale de Troyes et de la basilique St Urbain. Il nous offre aujourd'hui une série de clichés remarquables et la notice ci-dessous. Je me
suis permis d'y ajouter mon grain de sel, non pour le corriger mais pour exprimer mon admiration pour son travail et donner envie d'aller voir l'album complet.
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"GARGOUILLES
Les gargouillesde nos églises sont très nombreuses, on pourra
en découvrir quelques unes avec ces photos de la Cathédrale, et de Saint Urbain, à Troyes.
Mais à quoi servent t-elles ? Elles ont été mises en place à l’extrémité des gouttières pour évacuer l’eau de pluie de la toiture ; comme elles dépassent dans le vide, l’eau est rejetée loin des murs les empêchant ainsi de s’abîmer.
Les chimères , elles, sont disposées en simple décor ; on en trouve sur la façade de la cathédrale, et sur ses
côtés
Beaucoup de ces sculptures sont des chefs-d’œuvre. Les sculpteurs ont fait preuve d’une grande
imagination : figures animales ou humaines, mi-bêtes ou mi-homme, grotesques ou horribles, bêtes fantastiques au bec et aux ailes de l’aigle,
aux pattes griffues du lion, à la queue du serpent…
Le mal représentant le pire ennemi dans la tradition chrétienne, l’aspect terrifiant de ces
sculptures était-il là pour épouvanter le malin ou les ennemis de la religion ?
Fallait-il mettre une légende sous chaque photo, j’ai pensé que non chacun appréciera, suivant
ses sensibilités, et avec une paire de jumelles il vous sera possible de découvrir tous ces chefs-d’œuvre.
Il existe autour des monuments de cette époque bon nombre de gargouilles qui sont de véritables
morceaux de statuaire. L’église Saint-Urbain de Troyes porte au sommet des contres-forts de l’abside des gargouilles fort remarquables. (Viollet-le-Duc)
Allez découvrir ce patrimoine, çà en vaut la peine.
Toutes les fois que vous passerez devant ces magnifiques églises, arrêtez-vous, levez la tête,
contemplez, et admirez, chaque fois j’en suis sur, vous découvrirez quelques beautés nouvelles, véritables réalisations de l’irréel.
La façade de la cathédrale étant actuellement en travaux, il vous sera peut-être plus
difficile de visualiser certains de ces éléments.
Pierre Garraud.
Certains éléments du décor des églises et des cathédralesintriguent aujourd’hui. Pierre Garraud présente une splendide
série de photographies réalisées cathédrale de Troyes et à la basilique St Urbain. Gargouilles, hauts ou bas reliefs, petites scènes pittoresques
animent les moindres recoins des édifices religieux. Dans la plupart des cas, nous en avons perdu le sens même si l’on devine qu’il s’agissait de représenter la lutte du bien contre le mal ou les
démons qui nous animent sournoisement. A Mesnil-Sellières même, sur l’une des consoles du sanctuaire (Eglise St Laurent disparue) , une sculpture représentait un homme grimaçant, coiffé d’un
bonnet de folie, vêtu d’un pourpoint et armé d’un cep de vigne. Jean Claude Czmara a consacré de belles pages à ces représentations étranges dans son
ouvrage « Mystères de pierre ». Pierre Garraud montre bien l’aspect utilitaire des gargouilles, et l’inspiration qu’on leur prête généralement : d’un aspect effrayant éloigner les
esprits malins du sanctuaire. Symbolique éminemment païenne qui rejoint de façon cachée la signification profonde de la fête celtique de Samain qui devint Halloween. Plus inattendues sont les
figurations obscènes, souvent discrètes – munissez-vous de jumelles.
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La proximité sulfureuse – au vrai sens du terme- entre l’homme et
l’animal, l’importance donnée aux parties longtemps considérées comme les moins nobles de notre anatomie. Il n’est pas mauvais de se souvenir que le moyen-âge avait de ces choses une vision plus
franche et crue que notre époque qu’on croît « libérée ». Les tableaux de Jérôme Bosch par exemple, offrent de belles représentations d’imagination débridée sans que l’artiste ait eu
besoin de recourir à des substances exotiques. La lecture des fabliaux, des poèmes de Villon, plus récemment l’indispensable Rabelais peuvent
familiariser avec l’univers truculent et paillard qui s’est exprimé aussi par la sculpture. La cathédrale, la basilique, étaient lieux de vie et pas uniquement religieuse. Les boutiques
enserraient l’édifice. Le bel alignement des chaises et des bancs dans la nef auraient sans doute stupéfait les contemporains dans ces chantiers en perpétuelle évolution où il n’était pas
interdit de faire conversation et même de festoyer ou pire en certaines occasions.
Déchiffrer les symboles n’est pas simple. Charlatans et marchands de rêves en font commerce. La
mode récente des tatouages donne à un bestiaire archaïque des significations ingénieuses et diverses, nées dont ne sait quelles officines. Il est pourtant des constantes que les historiens
sérieux ont pu établir. La fréquence des soufflets – bien connus à Creney grâce aux « souffle-à-cul » - est attestée en de nombreuses régions. Dans l’antiquité gréco-romaine ainsi qu’en
Orient, le souffle est de nature divine. Il en est de même pour les hébreux. Si Dieu- quel que soit le nom qu’on lui donne- est le souffle du haut, Satan est le souffle du bas. Les conceptions
anatomiques en cours voyaient ainsi le souffle traverser le corps humain de la bouche à l’anus.
On voit donc des figures affairées à dénicher le diable à l’aide d’un soufflet. Par inversion
ou dérision les rituels satanistes ou carnavalesques mettaient en pratique le baise-cul ou le pet-en-gueule sous le patronage de Saint Blaise ! « Par le sambre guoy de boys…, s’exclame Panurge venu demander conseil sur son mariage à la devineresse de Panzoust…
Voilà le trou de la Sibylle » (Rabelais. Tiers livre XVII).
D’autres figures renvoient aux visions effrayantes de l’apocalypse telle que
l’imaginèrent les hébreux. D’autres encore, d’invention plus récente, à l’imagerie chrétienne de l’enfer. J’ignore ce qu’on raconte aujourd’hui aux
enfants, mais il n’y a guère, l’enfer et les démons ressemblaient à ce qu’en disaient le prêtre d’un collège irlandais à James Joyce. (« Portrait de l’artiste en jeune homme ». J. Joyce. Folio.) «
L’Enfer est un lieu de tourments où les méchants sont pour toujours séparés de Dieu et endurent des souffrances qui ne finiront jamais » disait mon vieux catéchisme !
(Edition cours élémentaire.1951. 19èmeleçon. Réponse 108…) La fable de Lazare et du Mauvais Riche
illustrait le chapitre. Imaginons un instant que les gargouilles vomissent des invectives à l’évocation des richesses indues, bonus, stock options et dividendes ! Quel vacarme !
Enfin, à l’époque ou furent construits la plupart des édifices que nous connaissons, les hommes
croyaient fermement en l’existence des chimères, des monstres et des dragons. « Voici venir la bête à queue
aigüe qui rompt armes et murs…celle par qui est empesté le monde… Elle avait face d’homme... pattes pelues jusques aux aisselles ; et l’échine, et le pis et les deux flancs largement peints
de nœuds et de rouelles... » (Dante. « La Divine comédie ». Chant XVII). Les érudits puisaient dans les récits antiques des preuves irréfutables !
Les cartes en localisaient les territoires et Marco Polo retour de Chine disait les avoir vus.
Les formes les plus récentes des gargouilles, comme l’indique Pierre Garraud se voient autour
de Saint Urbain. Moins de monstres, plus de silhouettes humaines à peine déformées par le cri atroce qui les défigure, comme si l’on avait compris avec le temps où se trouvent réellement les
forces du mal. A moins que le sculpteur n’ait voulu manifester l’effroi devant les abominations dont l’homme est capable. Pour voir ce « cri » en couleurs il faut aller à Paris, au
Centre Pompidou (exposition E. Munch) Enfin, lors d’une visite guidée de la ville de Troyes offerte par la commune aux participants des journées du patrimoine, Gérard Schild a attiré notre
attention sur une gargouille peu ordinaire et qui évoque un monstre bien contemporain : sa gueule est celle d’un canon ! (Je me suis permis d’en rajouter une photo, bien moins belle que
celles de Pierre ! )
Comme si du haut de St Jean-au-Marché, l’on pouvait exorciser la guerre.
Les journées du patrimoine terminées, quelques un(e)s des intervenants ont bien voulu nous faire parvenir leurs contributions
personnelles…
Pour ceux qui n’ont pu participer voici avec les photos de David, le poème d’Annie Derisson et une vidéo enregistrée par Mickaël et Brice….
Comme il y avait un petit écho dans la chapelle, nous nous permettons de reproduire ici le texte extrait de « Tu vas te faire appeler Arthur » de Mickaël Rimbaut. (The Book
édition. Collection Arabesques. A commander sur Internet. 7 €)
« Promets-moi.
On se demande des preuves
d’amour
puis on met l’amour à
l’épreuve…
Mais quel est donc ce sucre que l’on
savoure
devenant poison dont on
s’abreuve ?
Car même de bouches innocentes
peuvent sortir des mots
assassins
qu’importent les lèvres, le cou pour m’y
pendre
je reviendrai toujours à ton
sein…
Mais promets-moi, de ne rien me
promettre
se prendre la main mais ne pas se prendre la
tête
mon amour, laissons-nous le
temps
mais sans nous délaisser pour
autant
nous délaisser pour autant…
Moi ? … moi j’ai toujours préféré le pouvoir de
l’amour
plutôt que l’amour du pouvoir
préférant admirer tes féminins
contours
qui me rendent saoul sans verre ni
comptoir
Car même dans des poings serrés
se cachent des lignes de destin
qu’importent ceux que les miennes pourront
croiser
je reviendrai toujours entre tes
mains…
Mais promets-moi… de ne rien me
promettre
si l’amour se cuisine, je ne suis plus très sûr de la
recette
entre la pincée de celle qui m’a
fait
monter la moutarde au nez
et toi qui me dis que j’ai assez
zoné
que j’ai assez zoné…
Certains se cherchent en se jouant de
l’amour
d’autres se perdent en mettant l’amour en
joue
moi je viens dans ton jardin pour t’y faire la
cour
et cultiver ensemble des roses et des
choux
Car même si des corps se mélangent puis se
défont
à vouloir dès le début en arriver à leurs
fins
quelque part dans nos nuits mi-ange mi
démon
je reviendrai toujours contre ton
bassin…
Mais promets-moi… de ne rien me
promettre
si l’amour se conjugue, fais moi un avoir sur ton
être
et pour éviter des fautes dans notre
liaison
ne jamais penser à sa
terminaison…
à sa terminaison…
Il y a ceux qui font l’amour, pas la
guerre
et puis il y a ceux qui ne croient plus guère en
l’amour
entre poule de luxe et dinde trop
fière
j’en ai perdu des plumes dans la
basse-cour !
Car même si je mets tous mes vœux dans le même
panier
je ne serai jamais Aladin
qu’il soit de folie ou de
beauté
je reviendrai toujours à ton
grain…
Mais promets-moi… de ne rien me
promettre
si l’amour est un jeu, ne pas en faire une
compet’
s’il faut perdre une partie de nos
cœurs
en plein cœur de la partie
nous n’en sortirons pas vainqueurs, j’en prends le
pari
J’en prends le pari…
Mais, si tu veux faire de notre histoire un
jeu
file moi les règles que je les
lise
que je m’en amuse un peu
puis que je triche à ma guise…
Mais veux-tu vraiment, dans ce cache-cache
amoureux
veux-tu vraiment que je compte jusqu’à nous
deux ?
Veux-tu vraiment, dans cette tendre roulette
russe
veux-tu vraiment que je tire une fois de
plus ?
Je serai tenté de faire exploser mon
cœur
jusqu’à en éclabousser le tien
pour voir si, de ce mélange de
couleur,
c’est vraiment du rouge que l’on
obtient.
Et si tu veux vraiment, alors…
Alors promets-moi…de ne rien me
promettre
se prendre la main mais ne pas se prendre la
tête
mon amour laissons-nous le
temps
mais sans nous délaisser pour
autant
nous délaisser pour autant…
Alors ? …Promis ?
Humble jardinier.
Poème d’Annie Derisson
Humble
jardinier Apprenti de la patience Tu fais naître de tes mains A la belle saison Tant que dure l’été Toute une palette de couleurs Toute une gamme de senteurs Subtil bonheur Des abeilles et des papillons Tu traces au gré du temps Selon les caprices de la Lune Des sillons bien ordonnés Ou se côtoient en bon voisinage Radis et petit pois Tomates et poireaux Carottes et ciboulette Fraises et laitues Arrive l’automne L’heure de la cueillette Du partage De l’échange Entre amis jardiniers Et merles moqueurs… Mais quand s’endort le hérisson Quand l’hiver s’en vient La neige seule emporte Au plus profond de la Terre Tes secrets et tes règles d’or Ultimes garants D’un renouveau bien préservé
Le site du Moulin de Dosches accueillait le premier week end de septembre, « les peintres
du dimanche ». L’événement, organisé par Fanny Couturier réunit en un lieu remarquable des amateurs plus ou moins expérimentés.
Il y eut la session suivie d’une exposition à Essoyes – sur les pas de Renoir avec Bernard Pharisien- puis l’an dernier, à Troyes successivement Place de la Libération et Place Jean Jaurès. On trouvera les photos et les renseignements ici :
On y retrouve aussi Angelina Richard, artiste peintre confirmée qui a récemment
exposé au GMAC Bastille (mai 2011) et anime les stages de l’Atelier de Clérey.
Une vingtaine d’amateurs avait répondu à l’invitation. Chacun disposa chevalets ou matériel autour du moulin de Dosches et dans le jardin
médiéval. Le site exceptionnel avait tout pour inspirer et naturellement le moulin fut la principale vedette du weekend.
Certains préférèrent cependant lui tourner le dos pour peindre l’éclat des coteaux crayeux ou le foisonnement végétal des
jardins.
Les artistes n’étaient pas seuls, entourés par les bénévoles de « l’Association des moulins
à vent champenois. » affairés à préparer les journées du patrimoine et à poursuivre l’aménagement du four à pain. Le dimanche, la musique était également invitée dans le cadre du festival de Musique de chambre « Les musicales d’Orient » avec le quatuor Equinoxe et le quatuor
Nador.
Les œuvres furent ensuite exposées lors des journées du Patrimoine (17 et 18 septembre), dans la grange médiévale. Cette convergence de
créativité, de talents et d’énergies donna à notre petite contrée un éclat rarement égalé. Les visiteurs fort nombreux ne s’y trompèrent pas.
La Maison pour Tous de Brienne-le-Château offre chaque année aux artistes locaux
la possibilité d’exposer leurs œuvres. La vingt-neuvième édition se tenait au Foyer rural les 12 et 13 mars.
Une cinquantaine d’exposants étaient accueillis dont deux invités d’honneur,
Andrée Frappat et Jean-Paul Barbot, bien connus à Brienne. Toutes les techniques et tous les styles s’y côtoyaient. Aquarelles et acrylique bien sûr,
huile et fusain aussi.
Les allées étaient ponctuées de sculptures : fines et élégantes
silhouettes métalliques (Jean Claude Pellet acier inoxydable), modelages ronds ou puissants.
On pouvait retrouver les habitués des salons aubois, Suzanne Bardin, Présidente
de l’Association de peintres champenois, Martine et Jean Michel Goddefroy.
Les fidèles de l’atelier briennois étaient dignement représentées. Chacun
répondait de bonne grâce aux interrogations des visiteurs. Jacques De Motier offrait, en complément des œuvres exposées, un album de photographies
représentatives de son évolution artistique, de la figuration pure à un symbolisme énigmatique : mythologies secrètes et évocation des éléments primordiaux.
Richard Brouard peintre et sculpteur avait organisé ses toiles autour d’une
sculpture saisissante : cheval fougueux pulvérisant les grappes champenoises ! La peinture, forte et colorée matérialise des gestes amples.
L’artiste, familier des grandes expositions régionales s’explique ici :
La presse locale a remarqué à juste titre le travail de Josette Le Vot, venue
spécialement de la région parisienne et présentant des tableaux originaux : émaux sur cuivre allant du paysage à la nature morte en passant par le portrait. Nombre de visiteurs furent
intéressés par cette technique particulière alliant l’inspiration, l’habileté et la patience.
Jean Yves Mouginot, peintre et sculpteur briennois, interrogé par la presse
locale (journal du 11 mars) expliquait de bonne grâce ses intentions et la genèse d’œuvres variées. Ses modelages d’argile, et en particulier une main gantée de cuir, reflétaient à la fois la
force et la fragilité de l’homme.
Il est impossible de citer tous les exposants : qu’ils nous
excusent.
En cette période électorale,
certains candidats firent preuve d’assiduité. Ne parlons pas de Philippe Vagner, suppléant de Sandrine Larive-Person pour le Front de Gauche et cheville ouvrière de l’exposition : il était
là comme chez lui.
Le candidat socialiste, M. Bernard Mathieu apprécia me dit-on la
disposition des lieux. M. Jean Marie Coutord, Maire de Radonvilliers et candidat sans étiquette était venu en famille. Le Député- Maire de Brienne, candidat à sa propre succession fit preuve
d’une discrétion inhabituelle. Son abstention en annonçait d’autres.
La tombola fut l’occasion d’offrir aux visiteurs les cadeaux des artistes. Il y
eut deux tirages : le samedi et le dimanche.
Les œuvres non distribuées seront remises en jeu l’an prochain.
L’Eveil, la batterie fanfare traditionnelle, poursuit son travail d’animation et
de formation. La mutation prend de multiples formes. Le groupe des guitaristes est désormais bien structuré avec Marc, Gérald et Sébastien. Rythme, instruments à vent ne sont pas oubliés. On
semble rechercher une intégration d’instruments variés. Le duo soubassophone guitare est pour bientôt…
Le 11 février, l’Espace maillotin accueillait des saxophonistes. La salle était
comble. Initialement, la commune s’était proposée pour accueillir l’Orchestre Aubois des jeunes. Malheureusement nos locaux sont trop exigus. La représentation aura donc lieu à
Bouranton le vendredi 25 février à 20 h 30
pour un concert gratuit.
« Cet orchestre à vents, ou
orchestre d’harmonie réunit des musiciens de 12 à 22 ans, issus des écoles de musique et des sociétés musicales du département… »Gilles Millière, l’infatigable promoteur de la musique dans notre département (Rendez-vous chaque mois pour les concerts de
l’Orchestre symphonique aubois qu’il dirige !) contribue à la réussite de cet ensemble.
Pour nous consoler de n’avoir pu accueillir la formation complète, les jeunes et
moins jeunes saxophonistes ont bien voulu participer à la soirée maillotine.
Après une présentation de l’instrument dans ses différentes tessitures, les
musiciens offrirent quelques échantillons de leurs talents. Certes Jean Sébastien Bach ou Friedrich Haendel n’auraient pas imaginé que certaines de
leurs œuvres pussent être adaptées à cet instrument de conception relativement récente.
Une brève introduction permit au public de découvrir les différents types de
saxophones, du soprano droit (Associé pour beaucoup à Sydney Bechet) au baryton.
« Les plus utilisés sont le soprano, l'alto, le ténor et le baryton. Ils composent lequatuor de saxophones. Dans les quatuors de saxophones, le soprano est parfois remplacé par
un second alto. »
Depuis son invention (Adolphe Sax 1842), l’instrument a connu des fortunes diverses. Il fut fortement soutenu par Berlioz :
« Ces
nouvelles voix données à l’orchestre possèdent des qualités rares et précieuses. Douces et pénétrantes dans le haut, pleines, onctueuses dans le grave, leur medium a quelque chose de profondément
expressif. C’est en somme un timbre… offrant de vagues analogies avec les sons du violoncelle, de la clarinette et du cor anglais, et revêtu d’une demi-teinte cuivrée, qui lui donne un accent
particulier….
Difficilement accepté par les grands orchestres, il connut une longue carrière
militaire, s’encanailla dans les music-halls et les orchestres de cirque, connut la gloire avec les grands du jazz. Les compositeurs du siècle dernier lui offrirent une place de choix dans des
œuvres contemporaines.
La présentation offerte à Mesnil-Sellières suscitera peut-être des vocations… Une
jeune maillotine avait déjà été convertie et a su donner la mesure de son talent.
Après une représentation remarquée au Théâtre de La Madeleine (le 8 février
dernier), les « Comédiens du Tertre » renouvellent leur prestation à Saint Lyé samedi 26 février (Salle des Fêtes. 20h30. Entrée 5€)
Régis Henry, adaptateur et metteur en scène, inscrivit la représentation de cette
œuvre dans le contexte de la célébration du « Beau XVIème siècle troyen » qui eut ses sculpteurs, comme en témoigna la brillante exposition présentée à Troyes, et aussi ses
auteurs moins connus.
Pierre Larivey (La notice du livret dit 1540/41-1619) est de ceux là. Une rue de
la ville lui a été dédiée, mais ses œuvres sont largement oubliées quoique consultables à la médiathèque de Troyes. Il aura fallu Albert Camus pour le tirer de l’ombre lorsqu’il adapta «Les
Esprits ». (Ed. La Pléiade. Œuvres complètes. T III). L’écrivain n’était guère tendre avec notre Troyen : « Ecrivain anonyme à force de médiocrité et destiné à servir de source aux grands créateurs qui viendront » ! La notice qui lui
est consacrée précise :
« …On sait fort peu de choses sur la vie personnelle de Larivey. Né en 1541, mort en 1619, il ne semble avoir laissé aucun écrit intime…On a pu affirmer qu’il était le
fils d’un Florentin venu s’installer à Troyes…Il fut prêtre et chanoine de la collégiale St Etienne. Camus a consulté une édition de 1855 reproduisant les neuf comédies de Larivey qui ont été
conservées :
(Le laquais. La veuve. Les esprits. Le Morfondu. Les Jaloux. Les Ecoliers. La Constance. Le Fidèle. Les
Tromperies.) »
Ses œuvres sont issues de comédies italiennes traduites plus ou moins
littéralement : « Son but était de mettre sur la scène française les caractères, les
intrigues et les tableaux de mœurs de la comédie italienne, tout en se réclamant de Plaute et de Térence, sources de la commedia dell’arte comme de la nouvelle comédie en
prose… »
Malgré ce qu’en écrivit Camus, « l’ensemble de ses comédies eut une influence considérable… ». A commencer par l’œuvre de Camus lui-même où l’on reconnaît le personnage de « l’Avare » que Molière a rendu immortel. (Acte II. Scène VII. Tirade de Séverin dans « Les esprits. » : « …Au voleur ! Au larron ! Au larron ! Prenez-le ! Arrêtez tous ceux qui passent ! Fermez les portes et les fenêtres.
Misérable que je suis ! Où cours-je ? A qui le dis-je ?... je suis mort, je suis perdu ! »
« Le Morfondu. » a été adapté par Régis Henri en 1962. Jean Jacques
Kihm lui a consacré un livre : « Pierre de Larivey. Un précurseur de Molière en
Champagne. » (Ed. Rougerie. 2009)
Le prologue (transcription et arrangement de J.J Kihm) dit beaucoup de la pièce :
« Mais sot que je suis, que dis-je ? Je me travaille pour vous faire croire que le feu est chaud, la neige froide, le marbre dur, et le soleil luisant parce que
je crois que tout esprit sain sait ce que c’est que l’amour. Voilà pourquoi, Mesdames, afin de ne pas vous ennuyer davantage, je vous dirai seulement, que la comédie est nommée « le
Morfondu » à cause d’un vieillard amoureux d’une jeune fille qu’il veut épouser et de laquelle il devint si jaloux, que pour l’épier une nuit, il pensa mourir de froid comme vous allez le
voir s’il vous plaît d’écouter paisiblement… »
C’est le Philippe de la pièce, Joué par Lénaïc Robardet, qui introduit ainsi, si
l’on peut dire, une action non dépourvue de truculence. Le jeune homme a des dispositions et cet amoureux d’Hélaine se montre fort crédible. Le spectateur admet sans peine que la belle – Marie
Azancot- ait succombé sans trop de résistance !
Pour le reste, il y a de la farce médiévale. Les rôles nous sont familiers :
le vieillard libidineux, les ingénues peu farouches, les valets habiles et insolents. Lambert (Michel Vinot) mène le bal. Il se dépense sans compter, arpente la scène, invente les subterfuges,
rétablit les situations désespérées. Il se montre fort à l’aise dans ce personnage hardi, complice et roué.
« Rien ne vaut une belle chevrette pour rallumer les ardeurs d’un vieux bouc.. Charmant tableau… La gentille épousée berçant sur son sein mignon le corps maigre
et branlant de son vieil époux... »
s’exclame-t-il dès la première scène. De Lazare, prétendant hors d’âge il
dira en aparté « Il a la queue basse le matou… » . Les amateurs de cette belle langue populaire et grivoise, les Rabelaisiens
impénitents sans cesse en quête de « l’omniforme, omnijuge et omniscient sexe féminin » y reconnaîtront des accents
familiers.
« C’est vrai que les belles plumes
font les beaux oiseaux ! Qui me reconnaitrait ainsi ? »s’extasie Claire (Cécile Blanchot)
devant sa propre image. On se plaît aujourd’hui à vouloir régimenter les propos, les comportements et le vocabulaire. Au-delà d’intrigues un peu chargées, ce théâtre réveille les impertinences
salutaires. C’est vrai que les belles plumes font les beaux oiseaux : jouons donc à transposer la formule ! Pourrait-elle avoir conservé quelque actualité ?
La suite est à découvrir. Comme il se doit l’amour des très jeunes gens
triomphera grâce à la complicité des valets Lambert, Boniface et Leger (Max Meurice). La virilité du vieux Lazare (Alain Poittevin) ne bénéficiera pas du miracle biblique. Boniface (Patrick
Moucheroud) comparse de Lambert et de la dive bouteille verra se réaliser le bonheur de son maître malgré la surveillance brouillonne d’Agnès (Françoise Guyot). Moins conventionnels, les
personnages de Joachim (Robert triché) et d’Agathe (Brigitte Vinot) facilitent un dénouement heureux. Même Charles (Andréas Marteau), soupirant peu
inventif de l’inaccessible Lucrèce verra se réaliser un projet désincarné. Car il n’est peut-être pas si courant en ces temps là, que le ressort de l’intrigue repose sur un personnage qu’on ne
verra jamais. La farce est peut-être moins légère qu’il y paraît.
Les nombreux amateurs de photographie des environs connaissent le Festival de
Montier en Der. Le qualificatif « international » n’est nullement usurpé. Malgré la modestie de ce bourg d’environ 2000 habitants situé en Haute Marne, jusque là célèbre pour son abbatiale, son haras et son champ de course, cette manifestation attire professionnels et amateurs du monde
entier.
On y a compté 40 000 visiteurs l’an dernier. En ce mois de novembre
2010, on pouvait y voir 5 261 photos présentées par 514 participants venus de 16 pays différents. Les images, de tous formats, étaient présentées sur 14 sites dans la ville même ou aux
alentours et jusqu’à Giffaumont- Champaubert.
Une quinzaine de conférences consacrées aussi bien à l’œuvre des artistes qu’à la
biodiversité ou au réchauffement climatique, un cycle de projections suivies de débats à Saint Dizier, et naturellement la présentation de matériels photographiques et optiques. (UFOLEP-
Giffaumont).
Depuis l’origine, l’organisation du festival est assurée par l’Association pour
le Festival de la Photo Animalière et de Nature (AFPAN) »L’or vert »
Il est écrit souvent que la date du festival a été choisie en relation avec la
migration des grues cendrées, familières de la région des lacs. (24 128 grues hivernantes en Champagne dénombrées par la LPO en janvier 2010.) Pascal Bourguignon, photographe bien connu,
cofondateur du festival a illustré de façon remarquable les paysages du Der et de la Forêt d’Orient.http://www.pascalbourguignon.com/welcome.asp
Et nous savons l’intérêt que portent à notre région les ornithologues, les
naturalistes, et les photographes…
« Ne pas couper les arbres verts »
En cette année de la biodiversité, Hans Silvester proposait sur le site du Haras
les aspects d’une « planète affolée », mise en parallèle selon son expression « de la beauté et de la bêtise », constat saisissant de « l’agression de l’homme contre la
nature ».
Nombre d’artistes rendaient compte des dégradations des milieux naturels
tandis que par contraste s’offraient les vues splendides de régions lointaines peu accessibles ou de peuples « écologistes depuis le XVème siècle » tels les Bishnoïs
présentés par Franck Vogel.http://www.franckvogel.com/
« Ne pas castrer les
taureaux » et « Ne pas couper les arbres verts » sont deux des vingt neuf commandements Bichnoïs.
Voyages, photographies sous marines, macro photographie, le visiteur passionné
n’aurait pas trop des quatre jours pour découvrir et apprécier la richesse des expositions. Nous n’avons malheureusement pas disposé de ce temps, aussi sommes nous allés revoir les sites déjà
indiqués et d’autres :
Nous y avons apprécié également les stands du Parc Naturel régional de la Forêt
d’orient, du Conservatoire du Patrimoine naturel de Champagne Ardenne (http://www.cpnca.org/) et d’Associations ou de groupes soucieux de l’environnement (LPO,
La Hulotte …etc)
Et nous n’avons pas manqué le « Petit marché nature » et ses
producteurs, commerçants et artisans !
« Dimanche soir, lorsque les 2000
spots s’éteindront, dans la pénombre de la nuit tombante et le glapissement des grues cendrées en guise d’au revoir, vous vous lancerez peut-être ce défi : « Un jour j’exposerai à
MONTIER ! »
Ce sera le mot de la fin : il est emprunté à Régis Lafarge et Régis Fournel,
respectivement Président et Vice-président de l’AFPAN » L’Or vert ».
Un petit aperçu de photos prises dans le département de l’Aube, vous permettra de voir
ce qu’est le graffiti moderne qui débuta voilà environ une trentaine d’années…. en sachant que le graffiti est apparu depuis bien longtemps, peinture rupestre, maya, les grottes de Lascaux, murs d’églises etc….
En ce qui concerne cette nouvelle forme d’expression on constate que les usines désaffectées, les murs abandonnés constituent les
lieux favoris des graffeurs
Le graffiti est un moyen de s’adonner à une certaine forme artistique dont la réputation est ambiguë ; à la fois contesté
et apprécié il ne passe jamais inaperçu.
Le graffiti se réalise à l’aide de peintures aérosols, avec ou sans pochoirs, et de marqueurs, mais les moyens et les styles sont
multiples, on le différencie du« tag » qui lui est une signature.
Les photos qui suivent vous permettront de vous faire une idée des dons de créativité des graffeurs qui s’expriment le plus
souvent à travers des couleurs éclatantes, et qui font ressortir leur vécu du moment de façon
passionnelle et animée.
On trouve des compositions picturales réfléchies, des lettrages particuliers ou signes et lettres se mélangent, bref c’est un message
qui certainement veut être exprimé.
Que l’on soit pour ou contre le graff représente un art à part entière qui vient parfois
égayer la grisaille des murs à l’abandon de certaines zones urbaines.
Je pense qu’on peut l’accueillir en tant que tel dès l’instant qu’il respecte l’environnement et ne vient pas détériorer un patrimoine
bâti.
L’exposition annuelle des artistes peintres champenois se tient actuellement à l’Espace Argence (1er étage) jusqu’au 19 septembre
(ouvert de 14 h à 18 h 30).
C’est la 27ème édition de cette manifestation qui rassemble les styles les plus divers. La présidente Suzanne Bardin définit elle-même
l’objectif de l’exposition : « Montrer nos passions artistiques…et partager avec le public … »
Quarante trois sociétaires sont inscrits au catalogue. Une petite salle est réservée aux non-sociétaires. Comme toujours, un ou une artiste est
l’invité(e) d’honneur. Cette année, Annie Faure a été choisie. Nombre d’amateurs se souviennent de l’atelier qu’elle a dirigé durant de nombreuses années rue Georges Clémenceau. Entre les leçons
qu’elle dispensait à des élèves de tous âges et de tous niveaux et les expositions organisées, le lieu était devenu incontournable. La presse locale nous apprend qu’elle fut aussi l’une des
fondatrices de l’Association en 1981 avec Yvette Rongeot et Anne Reminny. Le catalogue énumère les nombreuses expositions auxquelles elle a participé et les distinctions obtenues.
Elle avait donc toute sa place dans les petits salons de l’Espace Argence où elle présente une douzaine de toiles marquées par une grande unité
de style et d’inspiration. Depuis longtemps, Annie Faure explore un monde de femmes mi fleurs mi fées suspendues dans un univers parallèle où les licornes galopent et le temps se fige.
Annie Faure rêve en couleurs. Parfois la grâce des courbes laisse entrevoir des enfers cachés.
Annie Faure et les personnalités, dont Suzanne Bardin , Présidente de
l'Association....
La foule se presse habituellement lors du vernissage. On y entend l’artiste tenter de
partager ses ambitions et ses tourments, la Présidente remercier et exprimer ses vœux à tous les participants. En l’absence de M. Baroin naturellement retenu ailleurs et de M Sebeyran habituel
représentant de la mairie, le discours de Mme Elisabeth Gariglio (déléguée à l’éducation culturelle) fut bref Les peintres, leurs familles et amis constituent l’essentiel des invités.
Certains n’avaient pu faire le déplacement tel M. Fontaine, bien connu pour les scènes campagnardes très réalistes. Un troupeau d’oies auquel ne manquait que le cacardage fut l’objet de bien des
attentions.
Nombre de tableaux s’attachent à rendre les émotions ressenties devant un paysage, un animal ou un bouquet. Chaque peintre exprime sa sensibilité
à sa manière. Beaucoup sont autodidactes telle Mme Roberte André qui ouvre le catalogue et expose de petites scènes interprétées avec sensibilité et simplicité (« sans titre » n° 1 à 5
…)
Mme Roberte ANDRE et l'une de ses oeuvres...
Qu’on ne nous en veuille pas d’avoir fait des choix nécessairement arbitraires. La tentation du réalisme est forte. Christiane Lenoir l’assume
avec vigueur dans des portraits au crayon : on reconnaît Gainsbourg, Brigitte Bardot…
Martine Goddefroy qui expose régulièrement s’est détachée de la pure représentation.. Son travail se distingue par une remarquable diversité.
Nous avions aimé à Brienne des aquarelles et des lavis épurés. Les œuvres présentées cette fois si l’on en croit les titres, avoir été inspirées par l’architecture et les paysages du Maghreb.
Mais n’y cherchez ni dromadaires ni burnous. Couleurs vives et géométries complexes évoquent une civilisation d’où la représentation est en grande partie absente.
A l’opposé si l’on peut dire, Bernard Hazouard, lui aussi familier des expositions – nous avions apprécié son travail à Nogent- présente deux
toiles où se mêlent symbolisme et étrange dans une atmosphère de sombre déconstruction des objets et des êtres. Le violoncelliste (violoncelle ou viole de gambe ?) se
dilue avec son instrument dans un flux qu’on devine sonore. Deux guitaristes immobiles semblent s’interroger dans un univers de larmes, d’objets sournois et
de présences furtives.
Non loin de là Nicole Lorin a joué la reproduction colorée à la manière d’Andy Warhol : est-ce un hasard si sa vedette est un
mammifère ? Nous retrouvons avec plaisir les musiciens déjantés de Pierre Nicolas et la violoniste de Christine Neuville entre mosaïque et dentelle, comme une Alice emmurée. Marie Claude Porcher
travaille en matière épaisse et fluide pour des marées colorées. Les toiles de Cathy Angelli ressemblent à des toiles, draps teintés, griffés, marqués
d’estafilades sombres ou de plis discrets. Parmi les invités, Christophe Drobert propose un triptyque fantasque où les baleines volantes côtoient des jeunes filles en balançoires, de voluptueux
nageurs et des poissons hélicoptères ou parasols. Un petit couple de jeunes visiteurs assis à même le sol s’amusait à déchiffrer ce monde de mystère et d’enfance.
Comme chaque année la sculpture est bien représentée et ce n’est pas faire injure aux peintres que de souligner la qualité des œuvres d’Alain
Lieutier, de Jean Claude Pellet et de Michel Yseboodt (sculptures sur pierre). On ne présente plus le travail sur bois de René Prestat.
Petite illustration qui dessert mon propos par sa facilité. Les artistes du numérique en sont à cent lieues
On croit savoir que certaines œuvres issues de techniques modernes ne sont pas acceptées. C’est un peu dommage. Sans mélanger les genres,
certains artistes parviennent à force d’imagination et de travail à produire des images très personnelles. Dans certains cas le maniement de l’instrument informatique rejoint les arts du
pinceau.
Le mieux est d’aller se faire une idée par soi même… jusqu’au 19 septembre seulement !
L’an dernier, un week end avait été consacré à Essoyes et à Renoir.
Cette année, la ville de Troyes avait été choisie avec deux lieux d’installation : le jardin de la Préfecture le samedi, et la place Jean
Jaurès le dimanche. Le samedi soir, une visite érudite était organisée.
Quelques dizaines de peintres se sont succédés durant ces deux jours, certains étaient débutants, d’autres beaucoup plus expérimentés.
Chaque participant apporte son matériel, mais des chevalets sont mis à disposition pour ceux qui n’en possèdent pas. Un petit chapiteau abrite
les participants durant les pauses et le repas pris en commun sur place pour ceux qui le souhaitent.
L’événement attire naturellement l’attention des passants et des touristes en ce week end d’été. Le dimanche à Troyes est un jour plutôt calme et
les distractions sont rares !
On y échange des conseils, des astuces, on compare les points de vue au sens propre du terme : tel va préférer la basilique Urbain IV, tel
autre le Rapt, statue de Suchetet qui a retrouvé sa place face à la préfecture. Comme chacun peut le constater sur place, il existe sur cette statue plusieurs angles de vue…
Place Jean Jaurès, il en va de même. De belles perspectives seront exploitées, l’église Saint Nicolas, la rue Emile Zola et ses maisons à
colombages.
Le bâtiment de la Bourse du Travail, large vaisseau échoué, offre une façade austère et hantée.
On aimerait traduire sur la toile les décennies de rassemblements populaires, tantôt joyeux, tantôt remuants, les jours de colère et l’horreur
jadis des exécutions publiques.
Le tranquille été ne se prête pas à l’expression des passions. On se contentera pour cette fois de restituer les harmonies de lignes et de
couleurs.
Les travaux seront peut-être exposés. Peut-être pas. Le peintre du dimanche est un modeste. On s’offre une journée de détente et de partage.
C’est déjà beaucoup.
16 parcours baroques en Champagne Ardenne ; 64 mini concerts. L’ensemble
vocal Akadêmia était en tournée du 3 au 24 juillet. Après l’ouverture du Festival en Othe et plusieurs prestations à Troyes dans le cadre
de l’opération « Ville en musique »,( Cour du Mortier d’Or, au Musée de l’Outil et au Musée Saint Loup) les chanteurs et musiciens dirigés
par Françoise Lasserre traversaient le Parc naturel de la Forêt d’Orient.
La venue d’Akadêmia dans l’Aube est toujours un événement. Pour la période
estivale, Françoise Lasserre avait choisi de présenter une série de petits rendez-vous musicaux avec cinq jeunes chanteurs issus des ateliers de formation musicale d’Akadêmia : Harmonie
Deschamps et Maria Andréa Parias (soprani), Nicolas Rether et Thomas Barnier (ténors) et Erwan Picquet (baryton).
Ils étaient accompagnés par Ulrik
Gaston Larsen (Théorbe et guitare) et Matthieu Lusson (Viole de Gambe)
« L’échappée » se présentait sous la forme d’un petit rallye forestier
et champêtre, les auditeurs étant invités à suivre la formation en des lieux choisis avec le concours de l’Office de Tourisme et l’Association des Amis du Parc. Un questionnaire distribué au
départ sollicitait la perspicacité de chacun et invitait à la découverte du patrimoine et de la musique. Une récompense était promise aux fidèles, mais à l’arrivée seulement !
Cette « escapade touristique » selon l’expression d’Akadêmia prenait
son essor en début d’après midi. Les chanteurs adossés à la Maison du Parc et le public profitaient d’un cadre ombragé et propice aux envolées musicale.
Le concert y est ordinairement donné par les oiseaux. « Il
Festino » d’Adriano Banchieri permettait d’apprécier les qualités vocales et l’aisance des interprètes dans ces courtes scènes burlesques. Notre culture musicale ne nous permet pas de nous
aventurer plus avant dans l’analyse. Disons simplement que le jeu et les mimiques accompagnant une partition enlevée évoquaient la « Commedia dell’arte », les scènes joyeuses et
truculentes, préludes à des agapes qu’on devinait démesurées.
Pour ce début prometteur et en accord avec le thème interprêté, l’Office de
tourisme offrait les rafraîchissements…
Le rendez-vous suivant permettait de découvrir l’église de Mathaux. Après la
voûte naturelle des grands chênes le silence d’un chœur modestement orné et le chatoiement coloré des verrières.
Au répertoire, « Damigella tutta bella » de
Calestani :
Ho nel seno Rio veneno Che vi sparse Amor profondo, Ma gitarlo E lasciarlo Vo' sommerso in questo fondo. … “
, « Zefiro torna », « Eccomi pronta ai baci » ,
« Ohimè » et « Ballo » de Monteverdi.
Les deux instrumentistes tenaient toute leur place dans ce concert tout à tour animé ou mélancolique. Les néophytes que nous sommes considéraient avec intérêt la viole de gambe –
que le questionnaire apprenait judicieusement à distinguer du violoncelle- et le toujours spectaculaire théorbe.
L’installation à l’écomusée de Brienne la Vieille fut moins confortable.
L’extérieur des bâtiments offrait peu d’ombre et Françoise Lasserre dut « tester » divers emplacements afin que le son ne soit pas trop déformé. On finit par prendre place face à une
grange, les musiciens se réfugiant sous un appentis entre tombereau et torchis.
L’intitulé de la manifestation prenait tout son sens :
« désacraliser le concert » promettait Françoise Lasserre. On la vit en effet se mêler aux spectateurs et aux artistes pour transporter planches et parpaings dessinant un parterre improvisé de bancs rustiques, en toute simplicité.
Pour honorer là aussi Monteverdi (Gira il nemico, Quel sguardo, Si dolce è’l
tormento, Lamento della Ninfa ) et Frescobaldi (Cosi mi disprezzate ).
Malgré ces inconvénients et tout en cherchant un abri (la terre tourne et l’ombre fuit) les voix surent émouvoir. Ampleur, nuances et pureté.
Le parcours s’achevait à La Rothière avec le Lamento d’Arianna
(Monteverdi)
« Laissez-moi
mourir !
Que voulez-vous qui me réconforte
Dans un si rude sort
Dans un si grand martyre?
Laissez-moi mourir !
O Thésée, ô mon
Thésée,
Oui, je veux te dire mien car tu es à moi,
Bien que tu fuies, cruel , loin de mes yeux.
Retourne-toi, mon Thésée !
Retourne-toi, Thésée, ô Dieu !
Retourne-toi pour revoir celle
Qui a quitté pour toi sa Patrie et son Royaume,
Et qui, restée sur ces sables,
Proie de fauves sans pitié et cruels,
Laissera ses os dénudés !
O Thésée, ô mon Thésée
Si tu savais, ô Dieu !
Si tu savais, hélas, comme souffre
La pauvre Ariane,
Peut-être, repentant,
Tu retournerais ta proue vers le rivage !
Mais grâce aux vents sereins
Tu t'en vas heureux, et moi je pleure.
Athènes te prépare
La pompe d'un accueil joyeux, et moi je reste
La proie des fauves sur des sables solitaires.
Chacun de tes deux vieux parents
T'embrasseront joyeux, et moi
Je ne vous verrai plus, ô ma mère, ô mon père!
Où donc, où est la foi
Que si souvent tu me jurais ?
Est-ce ainsi que, sur le trône sacré de mes pères,
Tu me replaces?
Sont-ce là les couronnes
Dont tu pares ma chevelure ?
Sont-ce là les sceptres,
Les diamants et les ors ?
Me laisser à l'abandon
A un fauve pour qu'il me déchire et me dévore ?
Ah Thésée, ah mon Thésée,
Laisseras-tu mourir,
En vain pleurant, en vain criant à l'aide,
La pauvre Ariane
Qui se fia à toi et te donna gloire et vie?
Hélas, tu ne réponds même pas !
Hélas, tu es plus sourd qu'un aspic à mes plaintes
O nuées, ô tornades, ô vents
Engloutissez-le dans ces flots !
Accourez, orques et baleines,
Et de ces membres immondes
Emplissez les gouffres profonds !
Que dis-je, hélas, quel est ce trouble ?
Malheureuse, que demandai-je ?
O Thésée, ô mon Thésée,
Ce n'est pas moi, non ce n'est pas moi,
Qui ai prononcé ces cruelles paroles;
C'est ma souffrance, c'est ma douleur qui a parlé
C'est ma langue, oui, mais ce n'est pas mon coeur.
Malheureuse, je fais encore place
A l'espoir trahi ?
Et il ne s'éteint pas,
Malgré tant de dérision, le feu de l'amour ?
Toi, mort, éteins désormais ces flammes indignes !
O ma mère, ô mon père, ô de l'antique Royaume
Les superbes demeures où d'or fut ma couche,
O mes serviteurs, ô mes fidèles amis (hélas sort injuste !)
Regardez où m'a conduite la fortune cruelle
Regardez quelle douleur m'ont donné en héritage
Mon amour,
Ma foi
Et celui qui m'a trahie !
Voilà le sort de qui trop aime et se fie. »
Le spectacle commencé dans la franche gaité du banquet atteignait là une force
dramatique magnifiquement interprétée. Après la dernière note, un silence habité, une émotion tangible et suspendue précéda les applaudissements.
Une détente s’imposait. La
distribution des prix aux bons élèves permit cette évasion. Comme dans une émission télévisée disparue, tout le monde avait gagné : distribution de CD.
Certains avaient suivi « L’échappée » de bout en bout. D’autres
n’ont pas quitté leur village. Le public était comme il se devait, varié et enchanté. Des passants étonnés s’arrêtèrent. On vit au-delà de clôtures
voisines surgir des visages curieux, distraits de leurs jeux d’eau. Le pari était réussi donc, et l’on n’oubliera pas ces moments de
grâce.
Le 18 juin dernier, en avance de quelques jours, l’Eveil avait décidé de
présenter aux familles le travail d’une année musicale. On sait l’importance que la société de musique attache à la formation de jeunes musiciens.
C’est ainsi que plusieurs fois par semaine, hiver comme été, on peut voir dans nos rues les bambins converger vers l’école ou « l’Espace maillotin » pour pratiquer qui le solfège, qui la flûte à bec, qui les
percutions, d’autres encore la guitare.
Infatigables, Didier, Corinne, Marc et Gérald dispensent bénévolement – et quasi
gratuitement- leur savoir.
L’audition offerte aux familles était donc le point d’orgue d’une année bien
remplie.
Les plus jeunes ont affronté les examens fédéraux. Les plus expérimentés ont
assuré la présence de la société de musique lors des événements festifs de l’année : carnaval de Creney, foire cantonale, fête du village.
On se souviendra aussi le l’aubade donnée au printemps par un temps à ne pas mettre une
double croche dehors.
On connaît les difficultés inhérentes à toutes les batteries fanfares. L’Eveil
tient bon. Les responsables pourraient faire état de la liste de tous ceux qui au village et dans les environs ont un jour suivi les cours de solfège chez Guy, suivi le tempo de Jean Robert, ou
battu la mesure avec Didier. Une persévérance remarquable et concrétisée lors des manifestations importantes par la participation ou le soutien des plus anciens et – signe non moins exceptionnel
– la fidélité constante de l’arrière petite fille du fondateur de l’Eveil !
L’enseignement en direction des jeunes s’est diversifié. La rentrée 2010
réservera quelques surprise chuchote-t-on… En attendant, longue vie à la Société de musique.
Jusqu’au 9 juin, la Maison du Parc présente une exposition des œuvres de Jean
Marrel. Longtemps habitant de Dosches, ayant exercé à Piney, l’inspiration du peintre est – sans jeu de mot- enracinée.
Le vernissage avait lieu le 30
avril, en présence notamment du président du Parc, du Président de l’Office de Tourisme, du Conseiller Général du canton de Piney, de Maires de communes proches.
L’exposition a pour titre « Au bord du chaudron ». Jean Marrel s’en
explique, évoquant à la fois l’ustensile où mijotent les mixtures mystérieuses, couleurs et textures, où macèrent les œuvres et aussi l’endroit où les laies mettent bas dans le langage des
chasseurs.
La connaissance intime des lieux, des ambiances et des êtres sous- tendent la
création. Marche et méditation. Le cycle vital foisonnant éclate en feuillages d’or, ou noir carbone minéralisé, se fige ne laissant apparaître que les nervures argent, griffures, traces ou
calligraphies indéchiffrables. De loin, des comètes denses ou espacées pour une lente chute suspendue. Energies latentes ou souveraines au cœur des débats environnementaux. Cette respiration du
monde, échanges entre la plante et l’humain que bousculent nos modes de vie.
La longue tradition de la céramique, les décors floraux des carreaux vernissés
accompagnent la figure emblématique d’une feuille de chêne. Moines de Larrivour, croisés armés du Temple et de Villehardouin ont hanté ces terres. Souvenirs enfouis sous les dalles
funéraires des églises, portes closes. "Vous êtes en terre sacrée" écrit jean Marrel.
Ailleurs ce sont les germinations,
la vie secrète et souterraine, les métamorphoses, le bouillonnement des couleurs et des matières, lisses, frottées, granuleuses.
Chaque toile raconte une épopée cachée, grouillements violacés, combat des
racines, passage étrange du néant à l’obscurité des profondeurs.
Des trames superposées et collées, évoquent le tissu usé, grisé, imprégné, à
l’image de ces fragments de vêtements parfois mis à jour par l’archéologue, trace du labeur obstiné des humbles, bûcherons et charbonniers, ancêtres des habitants d’Aillefol-Géraudot, de La
Loge-aux-Chèvres ou de Mesnil-Saint Père. La matière invite au creusement, au décorticage, idée scandaleuse d’une coupe en épaisseur qui révélerait par une mise à mort l’âme et les origines de
l’oeuvre.
Jean Marrel dans son atelier: octobre
2008.
Ce sacrilège est heureusement épargné au visiteur. Jean Marrel livre une part de
ses secrets dans une courte notice :
« Mon projet artistique vise à établir des correspondances entre le visible et ce qu’il y a derrière les choses, en particulier les petites choses, des
correspondances entre l’esprit et la matière, entre la raison et la sensualité. En d’autres termes, je cherche à célébrer l’énergie du vivant dans une représentation contemporaine de la nature.
Le temps passe, la matière mijote, le printemps remue le chaudron : la forêt va s’éveiller encore une fois. »
« Jean Marrel est né à Saint-Cloud en 1946 dans une famille
de sculpteurs et céramistes. Il vit et travaille à Sainte Savine. Depuis une vingtaine d’années, il poursuit un projet artistique autour du milieu rural, de l’énergie du vivant et de sa
représentation contemporaine dans la Nature-morte. »
Année 1992-93, le petit Michaël était écolier à Mesnil-Sellières. On retrouve de ses nouvelles ci-dessous ( Extrait d'un article de l'Union") et sur internet... Jetez y un oeil
, et l'oreille...
Michaël Rimbaut
représentait la Champagne-Ardenne devant le ministre de la Culture Un slam à Panam
« AVEC un nom pareil,
difficile de se dérober. Perclus de poésie, Michaël Rimbaut exprime son doux mal en slam, jusque dans la capitale. Fin mars, le jeune homme de Ballay foulait ainsi les planches du théâtre de
l'Odéon à Paris, au cœur de la journée « Dis-moi dix mots dans tous les slams », chapotée par le ministère de la Culture….
Unique représentant de la Champagne-Ardenne, le mordu de mots affrontait une douzaine d'autres slameurs amateurs, sélectionnés à travers la France. …Durant trois minutes, le jeune homme a ainsi
déclamé son texte construit autour des 10 mots choisis, cette année, par le ministère de la CultureEmotion et
rencontres
Choisi au millimètre, chacun des mots de son histoire de rupture sentimentale qui mène au nouveau départ, claque devant le public de l'Odéon, venu en masse. Pas de quoi impressionner le
baroudeur, qui multiplie les participations à divers festivals, et au Grand slam national, depuis quatre ans. « C'était tout à fait dans
l'esprit du slam »,commente Michaël.« L'entrée était
gratuite et les participants étaient jugés par trois personnes choisies au hasard dans le public. » Un jury qui n'aura pas adoubé notre poulain, mais
qu'importe ! Exit lames et gants de boxe, la compétition n'était pas à l'ordre du jour. « Ça m'a fait quelque chose de
représenter la région, mais finir 1er n'est pas vraiment ce qu'il y a d'important. », commente le baladin.« Le but, c'est de passer un
moment ensemble. Il y a toujours quelque chose à partager et un moment qui provoque une émotion chez les autres. A la fin de nos passages, il y a toujours une ou plusieurs personnes qui viennent
nous voir pour nous dire « c'était vraiment bien ce que vous avez fait «, c'est la plus belles des récompenses » Un plaisir que le jeune homme s'attelle d'ailleurs à
transmettre dans les Ardennes, avec son association Melzitemo.« J'aime la simplicité de la
chose, qui est accessible à tous »,précise l'artiste, également membre du groupe
Micka'nonyme.« Le but est de faire découvrir
et de fédérer tous ceux qui font du slam pour faire quelque chose ensemble. » L'association participera ainsi, ce samedi 3 avril, à 14
heures, au festival Urban Tracks à Sedan, puis animera des ateliers d'écritures à La ligue de l'enseignement à Charleville-Mézières, le 6 avril, avant de poser son micro au bar de la Marine, à
Montcy-Notre-Dame, le samedi 17 avril, à 20 h 30.
En attendant la création d'ateliers d'écriture dans le Vouzinois…
L’orchestre Symphonique aubois et Denis Pascal rendent hommage à Frédéric Chopin
ce weekend et pour nous, tout particulièrement dimanche matin à Troyes (10 h 30 : on est prié d’être à l’heure !)
La dernière prestation de l’année 2009 avait eu un attrait particulier, les écoles étant invitées à une répétition comme l’an dernier - ( clic ici ). Celle de Dosches et de Rouilly-Sacey en ont ainsi profité pour appréhender le travail des musiciens.
Le programme comprenait notamment « Le cor magique de l’enfant » de Gustave Malher, « suite de lieder pour voix et orchestre d’après un
recueil de vieilles chansons populaires allemandes ». Pascal Broché déclama le texte en français avant qu’il soit interprété par Delphine Haïdan, mezzo soprano et Frédéric Goncalvès,
baryton.
Il n’est pas exagéré d’écrire que le public fit un triomphe aux artistes. La suite du programme comprenait « Quatre danses irlandaises » et « Quatre danses écossaises » de
Malcolm Arnold et se terminait par « L’ouverture des joyeuses commères de Windsor » d’Otto Nicolaï.
On ne sera jamais assez reconnaissant au chef Gilles Milière qui sait donner à entendre dans notre petite ville de si beaux moments de musique et de poésie. Reconnaissons aussi loyalement le rôle
du Conseil général de l’Aube.
Grâce aux répétitions, le jeune public est mis en contact avec un genre de musique auquel il n’a sans doute pas immédiatement accès. Les petits (CP et CE1) sont sans doute d’abord éblouis par le
cadre, les instruments rutilants, la gestuelle mystérieuse.
Le travail de mise au point pourrait lasser de si jeunes oreilles. Mais dès qu’une suite de mesures s’enchaine les agités s’immobilisent, les assoupis se dressent.
Le moment le plus attendu est naturellement celui de la présentation des instruments. Le chef descend de son Olympe et le voilà dans la salle au milieu des enfants. Chaque pupitre est
appelé à se manifester. Les musiciens prennent visiblement plaisir à cet exercice mêlant la fantaisie à de brefs clins d’œil musicaux.
Pour des raisons inconnues, l’opération « baisse des prix » pour les scolaires adoptée l’an dernier n’a pas été renouvelée. De ce fait, les écoles n’ont pas toutes jugé possible
d’organiser la présence à la représentation. Celle-ci par ailleurs avait lieu le soir, proximité des fêtes oblige.
Il est probable que l’horaire a été plus déterminant que le prix. Rappelons que les places vont de 5 € (tarif réduit) à 15 € (balcon), tarifs extrêmement bas compte tenu de la qualité du
répertoire.
La volonté de s’adresser au jeune public semble d’ailleurs porter ses fruits si
l’on en juge par l’occupation des sièges lors des concerts : les têtes grises sont sans doute en majorité, mais les enfants sont là aussi.
S’il n’est pas trop tard réservez votre place : dimanche à Troyes 10 h 30 et
à Bar sur Aube 15 h 30.
Au programme :
-Concerto pour piano et orchestre n°2 en Fa mineur ( Pianiste Denis Pascal)
-« Perit ut vivat » (Il meurt afin qu’il vive) hommage à Olivier Greif de Pierre
Thilloy
-Chopiniana « Les sylphides » d’Alexandre Glazounov.
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