“…Fare thee well, for I must leave thee,
Do not let the parting grieve thee,
And remember that the best of friends must part, must part
Adieu, adieu, kind friends adieu, adieu, I can’t,
I can not stay with you, stay with you,
I'll hang my harp on a weeping willow tree,
And may the world go well with thee, well with thee…”
“There is a tavern in the town” Chant
populaire.
Dernier jour en Angleterre et forte émotion au point de rendez-vous. On a embrassé Brenda,
Shirley, Janis qui nous ont si bien accueillis. Les bagages sont dans la soute du car. Au programme de la matinée, la découverte du centre ville d’Ashford et quelques dernières emplettes, puis ce
sera le Shuttle et l’autoroute jusqu’à Luyères et Mesnil-Sellières.


La reconnaissance effectuée la veille nous permet de nous diriger directement vers le quartier piétonnier et commerçant. Nous avons entraîné les enfants à traverser au pas de course les artères
les plus fréquentées. Le conducteur britannique est sans pitié ! Rouge c’est rouge et vert c’est vert ! Faudrait pas que l’horloge se détraque ! La discipline impérieuse que le
sujet britannique accepte semble-t-il de bonne grâce et impose volontiers à son voisinage (vidéosurveillance, radars, péages) cohabite bizarrement – si l’on n’a pas lu les classiques- avec un
« libéralisme » débridé.

Pendant que les enfants achètent leurs derniers souvenirs et font par groupe des petits exercices d’orientation et d’observation avec Corinne et Annick, je vais visiter le musée
d’Ashford. Son local, construit en 1635 près de l’église pour abriter la première école rassemble un charmant bric-à-brac surveillé par d’aimables vieillards. De nos premiers contacts, il nous
restait l’impression d’une cité incompréhensible, une périphérie sans mémoire, un enchevêtrement de lotissements anarchiques. Le plan de la ville acquis récemment et les notices du musée
éclairent d’un jour nouveau la ville qui nous accueille.
Ashford est la plus importante
ville du Comté de Kent avec 111 000 habitants. C’est un territoire organisé à l’image de certaines villes nouvelles de la périphérie parisienne. Un programme de 650 millions de Livres (£) a
été mis en place pour la construction de 31 000 logements et 28 000 emplois à l’horizon 2031 (Regional Planning Guidance).
« La rapidité du développement et des
investissements a fait d’Ashford une des régions les plus dynamiques de l’Angleterre notamment grâce à la proximité de Londres et aux liaisons routières et ferroviaires (Autoroute M20 et Eurostar
qui met Londres à moins de 37 minutes et en fait la « porte de l’Europe »)… »
La ville est fière de sa rocade et de ses centres commerciaux ouverts pour
certains d’entre eux 24 h sur 24 (et cela va de soi 7 jours sur 7)! Nous avons accompagné Janis à ces heures insolites. Les clients sont rares et les caisses ouvertes aussi ! Les prix
par contre défient- à la hausse- toute concurrence ! Ils ne baissent pas lorsque le jour se lève…
A l’origine, Ashford est un bourg qui tire son nom des arbres locaux :
les fresnes. (=Ash). Le fait que la ville soit jumelée avec Fougères (Ile et Vilaine) est sans doute une coïncidence ! La ville est située au confluent de l’Upper Great Stour et de l’East Stour pour former la rivière Great Stour qui traverse les « North
Downs » (http://en.wikipedia.org/wiki/North_Downs)
La ville s’est agrandie par
absorption de plusieurs villages : Bockhanger, Kennington, Sevington, Singleton, and
Willesborough. De plus des lotissements ont été construits dans les espaces intermédiaires : Godinton, Kingsnorth, Park Farm, Stanhope. Le
vieux village qui comprend quelques maisons à colombage, est situé autour de l’église paroissiale. Lors de la construction de la rocade qui permet d’éviter le centre, de nombreux immeubles
traditionnels ont été détruits (1970).
La situation géographique d’Ashford a été
déterminante pour son histoire. Elle fut longtemps connue sous le nom d’Essetessford. Selon Lampard, historien local du XVIème siècle,
cette appellation proviendrait de l’ancien nom de la rivière Stour alors appelée Eshe ou Eshet et prenant sa source à Lenham. Pour une raison inconnue, ce nom serait devenu « le gué où
poussent les fresnes » c'est-à-dire Ashford.
Des traces d’occupation romaine ont été
retrouvées et une route servant au transport du minerai de fer vers la côte longeait le sud de la ville. L’origine de la ville actuelle remonterait à l’invasion danoise de 893. Un seigneur saxon
aurait permis l’installation des survivants en récompense de leur participation à la résistance. Avant l’invasion normande, la ville était partagée
entre l’abbaye de Canterbury, le roi « Edouard le Confesseur » et le Comte Godwin père du roi Harold. Après la conquête, l’abbaye conserva ses possessions mais le reste fut attribué à
Hugues de Montfort, un chef normand. En 1086, d’après un document normand, Ashford avait une église et deux moulins.
Ensuite, grâce à sa situation géographique,
Ashford fut un important centre de foires. La ville médiévale était groupée autour de l’église et comprenait boutiques, ateliers d’artisans, tavernes et habitations. On y vendait du poisson, du
blé, de la viande, du beurre et des bestiaux. Plus bas sur la rivière se trouvaient les moulins et les tanneries. Aux XIIIème et XIVème siècles, une importante production de
poteries est connue. Un endroit nommé Potters Corner pourrait l’attester à moins que ce nom provienne d’une famille « Potter » (ancêtres d’Harry ?)
Ashford ne semble pas touchée par les
révoltes paysannes de 1381. Par contre le nom de Jack Cade est associé aux troubles de 1450. Originaire de l’Essex ou d’Irlande, ce personnage mena lutte contre les représentants du Roi et la
corruption. La révolte gagna Londres. Jack Cade fut finalement exécuté, son corps pendu et écartelé, les morceaux étant envoyés aux quatre coins du royaume pour servir d’exemple !
Shakespeare en fit un personnage de sa pièce « Henri VI » avec « Dick le boucher » dont le programme était : « first thing, let’s kill all the lawyers ». Acte
4 scène 2: « I fear neither sword nor fire… p 517…»
Works
of William Shakespeare. W.G.Clark. London; Macmillan&Co 1880
Par la suite, la ville est aux mains de John
Fogge seigneur du manoir de Repton et Ashford n’échappe pas aux troubles religieux.. (Voir le paragraphe sur l’église). Avec Thomas Smythe (1554) Ashford retrouve une position commerciale
importante. Smythe obtient le contrôle des taxes commerciales des ports de la région. Il a des possessions dans les mines de cuivre des colonies américaines. Les liens entre de nombreuses
familles de la région et les Amériques furent d’ailleurs réguliers.
L’armée stationna à Ashford dès le XVII
ème siècle, non pour faire face à une menace extérieure mais pour lutter contre les bandes de contrebandiers. (voir la visite à Hasting).
La garnison s’installa réellement en 1797. Ashford comptait alors environ 300 habitations. Des baraquements furent construits ainsi qu’un dépôt de munitions. Ils furent maintenus jusqu’à la chute
de Napoléon en 1815. En 1818, la population était de 2500 habitants et comprenait nombre de soldats démobilisés. L’armée continua de stationner à Ashford jusqu’au siècle dernier.
L’arrivée du chemin de fer fut un événement
important pour le développement de la ville. Avec les liaisons vers Londres (1842), Canterbury (1846), Hastings (1850) et Maidstone (1884), elle devint un nœud ferroviaire de première importance.
Le télégraphe, une usine de construction de locomotives et de matériel de chemin de fer furent installés par le South Eastern Railway’s (SER). La
compagnie fit construire en même temps des habitations pour ses employés, dans un « village modèle » comprenant magasins, écoles et église. En 1864, environ 3000 personnes y vivaient.
Un premier projet de tunnel sous la Manche fut envisagé en 1857 et sérieusement engagé en 1881. Mais il fut abandonné par crainte d’une éventuelle invasion française ! L’un des derniers
modèles de locomotives (L-class) fut fabriqué avant 1914 en collaboration avec l’Allemagne ce qui fait, comme le note le chroniqueur local, que ce
matériel ferroviaire servit à transporter vers le front les soldats des deux camps ennemis!
Une usine de matériel existe toujours : elle fait partie du
groupe canadien Bombardier et le tunnel réalisé permet à l’Eurostar de faire étape à Ashford !
Le petit musée d’Ashford rassemble des
souvenirs ou des documents évoquant ces épisodes divers de l’histoire locale. Les vitrines consacrées aux employés du chemin de fer y tiennent une bonne place. A vrai dire, il ne s’agit pas d’un
musée tel qu’on le conçoit généralement ici, mais plutôt d’un grand livre de famille où seraient rassemblées et exposées les traces des événements marquants concernant les habitants. On y vend, à
l’entrée des brochures éditées par les membres de l’Association locale de recherche historique. Recherches poussées allant jusqu’à relever les identités des personnes ayant vécu dans la ville,
les noms des membres de la milice en 1500 ou les souscripteurs pour la mise en place du nouvel autel de l’église en 1695 ! ( 3 livrets signés Denise Bailey ). A l’étage, un espace est
réservé aux Gurkhas de l’armée des Indes, utile rappel de ce que fut l’immense empire britannique et la part que prirent les peuples de ces contrées lointaines aux deux conflits mondiaux. Des
photographies montrent les liens qui furent noués entre les troupes coloniales et la ville d’Ashford. Des cérémonies récentes rassemblant les représentants des Gurkhas et les autorités locales
sont exposées. Visiblement, les « indigènes », pour reprendre le titre d’un film récent, n’ont pas souffert ici de la même ingratitude
qu’en France.
Le passé militaire de la ville est également présent sous un auvent
spécialement aménagé (St George square) . Un des premiers chars utilisé en 1916 a été donné à Ashford en 1919, afin de remercier la population pour son engagement lors du conflit. Les troupes
stationnèrent en effet dans et autour de la ville sous des tentes ou dans des logements réquisitionnés. Les soldats étaient destinés à rallier le front des Flandres et venaient au repos. La
ville subit deux raids aériens sans dégâts réels mais l’effet psychologique ne fut pas négligeable. Le tank, un Mark IV a été restauré et témoigne de
cette époque. La notice nous apprend que le mot « tank » fut initialement le nom de code sous lequel furent construits les « land
battleship », ce que les Allemands nommaient eux les « Panzerkampffwagen » (véhicule de guerre armé). Le nom destiné à tromper les espions fut finalement adopté par tous les
alliés. L’engin pèse26 tonnes et pouvait atteindre la vitesse de 3 à 7 miles heure sur route. Son réservoir contenait 70 gallons de carburant ce qui lui donnait une autonomie de 35 miles. Il
était équipé d’un moteur Daimler 6 cylindres, armé de mitrailleuses et de canons de 12 mm. (Une note précise qu’on appelait chars « femelle »
les engins munis de mitrailleuses et chars « mâles » ceux qui étaient équipés de canons ! On ne nous dit rien des engins mixtes. Les appelait-on « escargots » ?
). L’équipage se composait de 8 hommes : un chef de char, 1 conducteur, 2 mécaniciens et 4 canonniers.
L’entre deux guerres a été marqué par de
grands mouvements sociaux. Ashford faisait figure de ville remuante grâce aux nombreux syndiqués des ateliers de chemin de fer.
Durant la seconde guerre mondiale Ashford fut
une cible pour les raids aériens à cause de sa position stratégique, de la proximité de Londres et des ateliers de chemin de fer. Les habitants furent incités à construire des abris dans leurs
jardins appelés Anderson Shelters, sorte de tunnels de métal couvert de terre. Les écoles furent également dotées d’abris. Néanmoins l’école catholique fut détruite par un V1 (Doodlebug). Fort
heureusement il n’y avait pas d’élèves à ce moment là ! Un centre d’entrainement pour les commandos ( Secret Army) avait été installé dans un bunker. L’un des officiers commandant l’unité
basée à Bilting était le frère de Ian Fleming, l’auteur des célèbres James Bond. De nombreux éléments de défense furent mis en place notamment les fameuses « dents de dragon », sensés
faire obstacle à une éventuelle invasion.
La reconstruction donna lieu à de nombreux
débats, en particulier lors du percement de la route périphérique. Des groupes s’opposèrent aux nouveaux projets. Les Anglais les appellent plaisamment les NIMBYs et les BANANAs. Traduisons, car
les mêmes tendances sont bien connues aussi chez nous :
NIMBY = not in my
back yard. ( Construisez ça où vous voulez mais pas près de chez
moi!)
BANANA = Build
absolutly nothing anywhere near anybody ( ne construisez absolument rien nulle part !)
Le centre commerçant ne se distingue guère des nôtres. Seule
originalité notable, le nombre important de magasins de charité. Ce sont des boutiques tenues par des œuvres caritatives confessionnelles qui revendent à bas pris toutes sortes d’objets au profit
de leurs activités. La vie associative, on l’a déjà vu est multiforme et omniprésente, fondée essentiellement sur des bases confessionnelles ou « ethniques ». Les communautés
originaires de diverses parties de l’ancien Empire sont représentées: les Gurkhas dont nous avons déjà parlé, les Kurdes, les Zimbabwéens, Chinois, Sri Lanquais etc. ont leurs associations de
même que les musulmans. Le site internet de la ville donne les coordonnées d’interprètes en Français (merci), Gujarati, Hindi, Italien, Portugais, Punjabi, Espagnol, Urdu…
Le système scolaire anglais est très
différent du nôtre. L’école publique est fortement dévalorisée et les écoles privées (Public Schools) souvent confessionnelles et parfois très coûteuses, sont en concurrence. Il faut noter aussi que l’organisation varie entre l’Angleterre proprement dite, le Pays de Galles ou l’Ecosse.
Ashford compte 45 écoles primaires, 5 écoles secondaires et 3 écoles spéciales. Il y a en plus un certain nombre d’écoles « indépendantes ». Nous
apprenons au cours de conversations qu’un certain nombre de familles assurent elles même l’éducation de leurs enfants : mauvaise réputation de l’école publique et coût élevé des écoles
privées. La couronne britannique n’a jamais et pour cause, inscrit le mot « égalité » au fronton de ses édifices !
Accidentellement, nous apprenons qu’un
certain nombre de personnalités ont vécu dans cette ville. Kate Bush aurait fréquenté les lieux. Plus sérieusement, une inscription en hommage à Simone Weil, dans le coin bibliothèque d’un pub attira notre attention. Echappée de France, la célèbre philosophe (ne pas confondre avec son homonyme
Giscardienne) se réfugia en Angleterre. A force de s’imposer les restrictions qu’elle savait être celles du peuple français, elle tomba malade et fut hospitalisée au sanatorium d’Ashford où elle
mourut en 1943. La ville d’Ashford peut également s’honorer de la naissance du fils d’un pasteur nommé John Wallis né en 1616. Mathématicien on lui doit le symbole de l’infini ( ) [ voir http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wallis ]
Le jour de notre visite est jour de marché. Les prix alimentaires au
terme d’une laborieuse conversion nous inciteraient à penser que le temps de la contrebande fructueuse est désormais revenu ! (L’Angleterre n’a
toujours pas accepté l’Euro et semble attendre que le reste de l’Union Européenne – ou du monde- adopte comme monnaie la Livre sterling !).
Certains de nos hôtes avouent d’ailleurs faire régulièrement des expéditions de ravitaillement sur le continent ! En toute légalité…

Le regroupement des enfants se fait face au bâtiment du Conseil municipal, la mairie en somme. Il est temps de se diriger vers le lieu de
stationnement du car pour un dernier pique nique en terre étrangère. Repas vite expédié.

Les enfants sont attirés par les jeunes Anglais qui s’exercent sur des pistes réservées aux planches à roulettes et aux vélos de cross.

Des parties de ballon sont improvisées. Quelques adolescents du coin se mêlent à nos garçons pour les faire jouer au foot ! Ils se comportent en grands frères amicaux et sympathiques jusqu’à notre départ. Pas un mot, juste un petit geste complice apprécié lorsque nous plions bagages.
« Brouillard sur la Manche : le continent est isolé… »
Le reste du voyage est sans histoire. Grâce à la célérité de
Christophe, nous « attrapons » un train plus tôt que prévu. Le passage du tunnel n’est impressionnant qu’au moment de l’embarquement dans les grosses boîtes métalliques qui servent à
cloîtrer les voyageurs.

Une demi heure plus tard, nous refaisons surface de l’autre côté de la Manche sans avoir vu un seul poisson au grand désespoir de certains enfants. Le tunnel a naturellement été percé sous les
couches de craie dans une veine de marne plus tendre et imperméable.
La réalisation de ce tunnel donné lieu a de
nombreuses hésitations et controverses. Le premier projet comme il été dit remonte à 1855 (Thomé de Gaumont). Des études géologiques sont faites en 1875 et prévoient un tunnel de 54 km dans la
craie. Les travaux entrepris sont interrompus en 1883 pour des raisons militaires : la France et la Grande Bretagne n’ont pas encore résolu leur conflit impérialiste et « L’entente
cordiale » n’est pas née. (Pour les amateurs d’histoire, l’’incident de Fachoda date de 1898). Pourtant Anglais et Français avaient déjà creusé environ 2 km de chaque côté ! L’idée ne sera reprise qu’en 1957. Harold Wilson et Pompidou relancent l’idée en 1966.
Mais les travaux commencés en 1973 sont à nouveau interrompus en 1975 : 300 m creusés côté français et 400 m côté britannique. Etrangement c’est aussi la date du référendum voulu par Georges
Pompidou et qui confirma l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne. Après de nombreux autres projets (un tunnel, un pont, un pont et un tunnel) François Mitterrand et Margaret
Thatcher prendront la décision définitive à Lille en 1986. Les premiers forages auront lieu en 1987 et la jonction entre les deux galeries en 1990. L’inauguration officielle aura lieu le 6 mai
1994. Notre passage à quelques jours près aurait été un anniversaire ! Les historiens du
futur sauront peut-être débrouiller les intrigues politico financières qui présidèrent aux décisions successives.
A
l’arrivée dans nos deux villages, l’émotion était intense. Le voyage se terminait sans incident. Informés régulièrement par boîte vocale, les parents n’eurent pas à s’inquiéter et les enfants surent généralement surmonter les affres d’une séparation qui
était parfois la première de leur existence. La réussite est une récompense pour les enseignants qui se lancèrent dans cette aventure dont les familles ne mesurent pas toujours le poids.
Obstacles financiers, administratifs, psychologiques un à un levés, tout au long de l’année. Mais cette lumière dans le regard des petits, mais les souvenirs accumulés, les moments inoubliables
quelle satisfaction !
Il y
aura d’autres voyages en Angleterre.
Et pour ne pas oublier, tous ensemble: " Discothèque...discothèque..."
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