Texte libre

  Informez. Critiquez. Commentez.

Cliquez sur la catégorie de votre choix:

¤- Petits potins.10

¤Actualités. Associations locales.

¤Libre parole.

¤Expressions artistiques.

¤Services.Météo.

¤Frog Learns.

¤Histoire locale. Patrimoine.

¤Le coin des jeunes.

¤ Sports.

 

POUR VOS AMIS

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Le coin des jeunes

Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 17:21

L’association sportive du canton de Piney est un organisme méconnu, mais précieux. Depuis des années, les enseignants du canton préparent et mettent en œuvre le rassemblement sportif des élèves des écoles publiques au rythme de deux à trois par année scolaire.

110404 cross 002

J’avoue ne pas savoir à quelle époque apparut cette initiative : l’Association en tout état de cause, existait déjà en 1975.

Elle fut longtemps animée par Gérard Schuft, directeur de l’école de Piney, avec le soutien des conseillers et conseillères pédagogiques de circonscription. Le financement du transport des enfants pour ces grands regroupements était assuré par une cotisation modeste des communes. Désormais, c’est la communauté de communes qui en a la charge dans le cadre de la compétence scolaire récemment acquise.

110404 cross 010

L’encadrement est renforcé par les parents d’élèves volontaires.  

Les sapeurs pompiers de Brevonnes avaient également asccepté d'assurer la sécurité.

Selon l’état des finances – compte tenu du coût des locations de cars-  les objectifs furent au cours des ans plus ou moins ambitieux. Randonnées pédestres ou courses d’orientation en Forêt d’Orient,  parcours d’escalade en forêt de Fontainebleau… En hiver, les tournois de jeux de ballons permettaient à tous les enfants du canton de bénéficier des installations sportives au COSEC de Piney. Ces rencontres sont le point d’aboutissement de cycles pédagogiques mis en œuvre par les classes que ce soit pour renforcer le goût de l’effort, l’endurance ou les règles de civilité et la coopération dans des rencontres de sports collectifs. Car il ne s’agit pas de compétitions au sens spectaculaire du terme. Cette année, le classement symbolique des équipes favorisait la coopération et l’entraide. Comme il y eut deux vainqueurs cette année, les hôtes offrirent la coupe aux visiteurs. Lorsque vous verrez cela à la télévision, vous saurez que nous avons changé de civilisation !

110404 cross 003

Les classes élémentaires étaient présentes donc, sur le stade et par chance, le temps était clément. But du jeu : un cross relais dont les règles furent expliquées par le Directeur de l’école de Brevonnes qui accueillait la rencontre. Chaque classe était partagée en plusieurs groupes, chacun effectuant un tour de terrain de foot avant de passer le relai. Condition impérative : que tout le groupe ait franchi la ligne avant que le suivant puisse s’élancer. Ainsi les plus véloces étaient-ils incités à attendre et à soutenir les moins vifs.  Il apparaît parfois que les valeurs éducatives sont en décalage avec certaines  pratiques sociales : c’est tout à leur honneur.

110404 cross 005

Pour respecter l’esprit de l’organisation, il ne sera donc pas donné ici de classement. Qu’on sache simplement qu’à voir courir les enfants, à entendre les encouragements des supporters, le plaisir du sport se manifestait   dans ce qu’il a de meilleur. Rafraîchissant !

Après l’effort, pique nique et jeux divers animés par les enseignants. L’initiation au rugby remporta un franc succès !

110404 cross 008

Un court article de la presse locale a rendu compte de l’événement.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 16:27

Cette année toutes les classes du regroupement s’étaient donné rendez vous à DOSCHES  le 19 MARS pour le traditionnel CARNAVAL.

110319 carnaval ecoles 001

 

Un moment toujours très agréable pour les enfants pour qui le déguisement est toujours source de joie.  Bien entendu  les princesses étaient toujours très nombreuses mais hélas  il n’y avait pas assez de princes charmants. En effet les garçons à cet âge préfèrent être indiens, cowboys, pompiers ou policiers !

110319 carnaval ecoles 020

On remarquait une grande variété de costumes  et même des ados et des adultes avaient choisi de participer….alors merci à tous(tes)

 

110319 carnaval ecoles 010110319 carnaval ecoles 002

La météo un peu fraîche obligeait le port d’un blouson qui cachait un peu la beauté des déguisements : dommage !

110319 carnaval ecoles 011

 110319 carnaval ecoles 008

 110319 carnaval ecoles 009

La calèche marchait en tête et transportait  Monsieur CARNAVAL  pour la plus grande joie des petits. Le brave cheval attirait les enfants qui voulaient sans cesse s’en approcher.

 110319 carnaval ecoles 003

C’est dans une ambiance très détendue  que le cortège parcourut  tout le village de DOSCHES, si pittoresque  avec ses rues pentues  plongeant sur le moulin et la campagne environnante.

 110319 carnaval ecoles 006

Les parents très nombreux encadraient tout ce petit monde. Même les tout petits en poussettes participaient à la fête.

 110319 carnaval ecoles 007

Puis on se dirigea vers l’école ou on allait immoler Monsieur CARNAVAL. Certains enfants ne voulaient pas qu’on le brûle… mais il fallait le faire si l’on voulait chasser l’hiver n’est ce pas… ?

110319 carnaval ecoles 005

Et là tout le monde était d’accord,  car c’était l’annonce du printemps et les petites fleurs qui poussaient partout nous le montraient.

 110319 carnaval ecoles 004

 

110319 carnaval ecoles 012

110319 carnaval ecoles 013

110319 carnaval ecoles 014

110319 carnaval ecoles 015

 

110319 carnaval ecoles 018

Après cette promenade ce fut la montée au moulin ou nous attendait un bon goûter préparé par les mamans :  un grand merci pour ces bonnes crêpes, ces beignets, ces gâteaux, arrosés de coca, de jus de fruits et de cidre.

110319 carnaval ecoles 016

 

Une belle après midi avec beaucoup de rencontres et de joie pour les enfants qui firent de grandes cavalcades sur le site du moulin et terminèrent bien entendu en redescendant sur l’aire de jeu de DOSCHES.

110319 carnaval ecoles 017

Les parents également étaient heureux de se retrouver pour un temps d’échange très convivial.

 

Danièle.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 17:25

A Provins, que d’eau ! Jeu de mot facile et qui n’amusa guère les quelques dizaines d’écoliers du Regroupement intercommunal, de l’école maternelle au CE2, qui profitaient ce jour là de leur voyage scolaire.

100511 provins 000

L’objectif avait pourtant été bien choisi. La vieille ville fortifiée, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO,  n’est pas trop éloignée, et les aménagements récents offrent aux visiteurs une grande diversité d’informations et de distractions.

Les sites  de la ville et de l’office de tourisme vous offriront tous les renseignements voulus, tant sur le plan historique que touristique.

http://www.provins.net/

http://www.mairie-provins.fr/accueil/index.php

 

Cela nous épargnera ici de longs développements.

Les trois cars étant garés sur l’un des parkings aménagés hors les murs, les groupes d’enfants, fortement encadrés se dirigèrent vers les remparts. Le déferlement des touristes a justifié des installations dignes d’un parc d’attraction !

100511 provins 014

Des remparts édifiés entre le IX et le XIII ème siècle, il reste 1200 m de murailles et deux portes : la Porte saint Jean par laquelle nous entrons, et la porte de Jouy. Ce sera l’occasion d’expliquer aux plus grands les techniques de défenses illustrées par ces édifices.

100511 provins 015

La matinée sera consacrée à une découverte rapide d’une partie de vieille ville, de la Place du Châtel à l’impressionnante Tour César.

100511 provins 018

100511 provins 002

Des vues de Provins en cartes postales anciennes ici :

http://www.provins.org/cartes_postales/cartes_ville_haute/cartes_postales_anciennes.htm

Et une vue panoramique prise du haut de la Tour César.

Provins - Ville Haute, Tour de César, Basilique Saint Quiriace, Photographie panoramique semi-aérienne à 360 degrés, Seine et Marne, Région Ile de France

Les divers groupes se sont ensuite retrouvés pour le repas (tiré du sac), sous une halle  moderne fort appréciée.

100511 provins 009

La « grange aux dîmes », outre son intérêt historique a l’avantage d’offrir un abri ! La prospérité ancienne de la ville y est illustrée et rappelle que Provins s’inscrivait dans le cycle des Foires de Champagne, tout comme Troyes.

100511 provins 007

Sur les foires : but in English…

http://vieuxtroyes.free.fr/t/engfoires.htm

 

On y retrouve en figurines grandeur nature le changeur, l’écrivain public, le tailleur de pierre, le tisserand, le potier. Commerce des peaux, des draps, des bijoux… évoquent l’origine lointaine des marchands qui n’hésitaient pas alors à traverser l’Europe, venant d’Italie, d’Espagne, de Flandres.

100511 provins 005

 L’édifice est imposant, le rez-de-chaussée ayant été occupé par les boutiques et les « salles basses » par les entrepôts.

100511 provins 006

 Il devint « grange aux dîmes » au XVII ème siècle, lieu de stockage des prélèvements effectués sur les récoltes par le clergé. (Dîme= 1/10ème de la récolte. En pratique la proportion variait selon les endroits)

http://www.provins.org/histoire/monuments/la_grange.htm

La visite guidée d’une partie de la vieille ville est l’occasion de faire revivre le passé médiéval, l’ambiance particulière d’un îlot de sécurité dont on fermait les portes à la nuit tombante. 

100511 provins 010

100511 provins 011

 La visite de l’église Saint Quiriace donne une idée de ce que fut la puissance des institutions religieuses. La silhouette de son dôme baroque domine la contrée et comme la tour César signe de loin dans le paysage l’approche de Provins.

100511 provins 012

100511 provins 013

La pluie battante laisse craindre l’annulation du spectacle tant attendu par les enfants : la démonstration de dressage des rapaces. Il n’en sera rien heureusement.

100511 provins 025

 Installés tant bien que mal sur les gradins trempés nous assistons à une suite de saynètes dans lesquelles se déploient  l’adresse des « fauconniers » et la vélocité des oiseaux : chouettes, buses, éperviers, aigles et vautours.

100511 provins 020

 100511 provins 023

100511 provins 021

100511 provins 019

100511 provins 024

D’autres groupes assisteront au « combat des chevaliers » : on nous dit que les spectateurs y étaient à l’abri !

100511 provins 003

Après un retour par les remparts, un petit film permettra de remettre en perspective les découvertes de la journée.

100511 provins 001

« On y retournera » dit-on de toutes parts : « …un jour de beau temps » !

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 14:52


 

La semaine du bois a donné l'occasion à certains groupes de visiter les entreprises locales. On sait l’importance de la forêt et de sa mise en valeur dans notre région. Avant d’être un lieu de loisirs et d’étude (promenade, chasse, cueillettes, observation) la forêt fut et reste une ressource économique. Rien de moins « naturel » que nos forêts.


Dans la chaîne des transformations subies par le bois, les scieries tiennent une des premières places. Il en existait autrefois beaucoup. Une récente visite des Amis du Parc à la Loge aux Chèvres a fait découvrir un village de bûcherons. La scierie Barthélémy était bien connue à Brevonnes et l’industrie du bois y fut longtemps active (Entreprise Six).


Piney possède encore les établissements Scury. 
Voici quelques notes prises au cours de la visite. Les notions abordées paraîtront sans doute simples voire simplistes aux gens de métier. Ce sont essentiellement les réponses apportées aux questions de visiteurs novices particulièrement intéressés.

De la forêt à l’usine.


La scierie Monniot travaille essentiellement le chêne qui est l’essence noble dominante dans la région. (90% de sa production). Le travail commence en forêt par l’entretien et le marquage des bois, sous le contrôle de l’ONF. Les parcelles sont ensuite vendues par soumission cachetée. Les bûcherons coupent les arbres marqués. Ce sont des chênes de 100 à 150 ans. Les troncs sont élagués et débardés. Les tracteurs forestiers disposent les grumes au bord des chemins. Le classement des grumes se fait en forêt. Les plus beaux arbres sont ramenés d’abord : ils seront vendus à d’autres scieries notamment en Belgique car leur valeur ne correspond pas au marché français. Un arbre de qualité est un arbre droit et sans nœuds.


Le camion grumier transporte ensuite les grumes à la scierie. Un camion peut transporter de 6 à 10 grumes.  ( 2 camions de grumes donneront un camion de planches et un camion de déchets recyclés) Chaque tronc est marqué selon sa qualité : ronds rouges, triangles verts… un code dont nous ne connaissons pas le secret ! Conservés sur place pendant un an, les troncs sont arrosés en permanence afin d’éviter l’attaque des vers.


Découpe et écorçage.

Les grumes sont découpées en tronçons (maximum 6 m). La scierie prépare peu de bois de charpente qui nécessiteraient des billots plus longs (10 m) et d’autres qualités de bois. La bille de pied (le plot) a le plus de valeur. Elle sera débitée en planches, puis stockée reconstituée en quelque sorte, les planches empilées comme une pâte feuilletée reformant le cylindre initial.


L’écorçage se fait à la machine. La bille de bois posée sur une chaîne roulante passe entre des lames circulaires qui la dépouillent de son écorce. Celle-ci sera récupérée pour faire du bois de chaudière ou du substrat organique notamment en pays de vignoble.

Des planches et du recyclage.

 

La suite du cheminement mènera le cylindre de bois vers la scie, dirigée d’une cabine close. L’opérateur dispose de commandes qui amusèrent beaucoup ! Les papas aussi jouent avec les petites manettes ! La machine guidée avec précision et grâce à l’aide du laser, débite la bille de bois en planches. Lesquelles seront ensuite traitées selon les qualités et les commandes. Les déchets serviront à faire des panneaux, seront utilisés dans les chaudières ou permettront la fabrication de charbon de bois. Les produits transformés vont de la planche au tasseau en passant par des éléments de parquets.

Statistisques…

La scierie traite 12 000 à 13 000 m3 par an, 45 m3 par jour. Elle dispose d’un stock assurant dix ans de commandes. Le séchage se fait à l’air ou en séchoir : 6 à 8 mois à l’air ou 6 semaines en séchoir. 5000 à 6000 m3 de bois de sciage sont vendus par an. L’espace de stockage couvre 10 ha et emploie 30 personnes sur les 100 employés de la société.

Les horaires de transport  laissent malheureusement peu de temps pour des explications plus précises. Notre guide, visiblement passionné, aurait aimé nous en dire beaucoup plus .


Cet accueil sympathique contribuera beaucoup au bon souvenir qu’auront tous les participants à cette belle expérience !

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 18:08

 

En ce dimanche matin l’église était belle et bien fleurie par les parents pour accueillir les 14 enfants du secteur paroissial qui faisaient leur profession de foi.

 

3 enfants de MESNIL participaient à cette cérémonie qui étaient animée en musique par les jeunes ados qui les avaient encadrés lors de la Retraite de Sainte Maure en Avril qui regroupait 90 enfants du secteurs plaine et lac. Hier ils étaient nombreux à rappeler publiquement ce temps fort dans leur vie de jeunes.

 

Les parrains et marraines étaient invités à jouer leur rôle auprès de leur filleul respectif lors de cette célébration et personne ne fut oublié, on pensait aux absents que l’on voulait associer dans cette liesse familiale.

 

Mercredi 11 JUIN il y a la marche des collégiens et on partira de PINEY pour aller à GERAUDOT, réflexion, jeux, convivialité seront  les grands thèmes de cette journée.

 Danièle.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 17:06

 

“…Fare thee well, for I must leave thee,
Do not let the parting grieve thee,
And remember that the best of friends must part, must part
Adieu, adieu, kind friends adieu, adieu, I can’t,
I can not  stay with you, stay with you,
I'll hang my harp on a weeping willow tree,
And may the world go well with thee, well with thee…”

“There is a tavern in the town” Chant populaire.

 

Dernier jour en Angleterre et forte émotion au point de rendez-vous. On a embrassé Brenda, Shirley, Janis qui nous ont si bien accueillis. Les bagages sont dans la soute du car. Au programme de la matinée, la découverte du centre ville d’Ashford et quelques dernières emplettes, puis ce sera le Shuttle et l’autoroute jusqu’à Luyères et Mesnil-Sellières.



La reconnaissance effectuée la veille nous permet de nous diriger directement vers le quartier piétonnier et commerçant. Nous avons entraîné les enfants à traverser au pas de course les artères les plus fréquentées. Le conducteur britannique est sans pitié ! Rouge c’est rouge et vert c’est vert ! Faudrait pas que l’horloge se détraque ! La discipline impérieuse que le sujet britannique accepte semble-t-il de bonne grâce et impose volontiers à son voisinage (vidéosurveillance, radars, péages) cohabite bizarrement – si l’on n’a pas lu les classiques- avec un « libéralisme » débridé.


 
Pendant que les enfants achètent leurs derniers souvenirs et font par groupe des petits exercices d’orientation et d’observation avec Corinne et Annick, je vais visiter le musée d’Ashford. Son local, construit en 1635 près de l’église pour abriter la première école rassemble un charmant bric-à-brac surveillé par d’aimables vieillards. De nos premiers contacts, il nous restait l’impression d’une cité incompréhensible, une périphérie sans mémoire, un enchevêtrement de lotissements anarchiques. Le plan de la ville acquis récemment et les notices du musée éclairent d’un jour nouveau la ville qui nous accueille.

 

 Ashford est la plus importante ville du Comté de Kent avec 111 000 habitants. C’est un territoire organisé à l’image de certaines villes nouvelles de la périphérie parisienne. Un programme de 650 millions de Livres (£) a été mis en place pour la construction de 31 000 logements et  28 000 emplois à l’horizon 2031 (Regional Planning Guidance).

« La rapidité du développement et des investissements a fait d’Ashford une des régions les plus dynamiques de l’Angleterre notamment grâce à la proximité de Londres et aux liaisons routières et ferroviaires (Autoroute M20 et Eurostar qui met Londres à moins de 37 minutes et en fait la « porte de l’Europe »)… »

La ville est fière de sa rocade et de ses centres commerciaux ouverts pour certains d’entre eux 24 h sur 24 (et cela va de soi 7 jours sur 7)! Nous avons accompagné Janis à ces heures insolites. Les clients sont rares et les caisses ouvertes aussi ! Les prix par contre défient- à la hausse- toute concurrence ! Ils ne baissent pas lorsque le jour se lève…

 

A l’origine, Ashford est un bourg qui tire son nom des arbres locaux : les fresnes. (=Ash). Le fait que la ville soit jumelée avec Fougères (Ile et Vilaine) est sans doute une coïncidence ! La ville est située au confluent  de l’Upper Great Stour et de l’East Stour pour former la rivière Great Stour qui traverse  les « North Downs » (http://en.wikipedia.org/wiki/North_Downs)

 

La ville s’est agrandie par absorption de plusieurs villages : Bockhanger, Kennington, Sevington, Singleton, and Willesborough.  De plus des lotissements ont été construits dans les espaces intermédiaires :  Godinton, Kingsnorth, Park Farm, Stanhope. Le vieux village qui comprend quelques maisons à colombage, est situé autour de l’église paroissiale. Lors de la construction de la rocade qui permet d’éviter le centre, de nombreux immeubles traditionnels ont été détruits (1970).

La situation géographique d’Ashford a été déterminante pour son histoire. Elle fut longtemps connue  sous le nom d’Essetessford. Selon Lampard, historien local du XVIème siècle, cette appellation proviendrait de l’ancien nom de la rivière Stour alors appelée Eshe ou Eshet et prenant sa source à Lenham. Pour une raison inconnue, ce nom serait devenu «  le gué où poussent les fresnes » c'est-à-dire Ashford.

Des traces d’occupation romaine ont été retrouvées et une route servant au transport du minerai de fer vers la côte longeait le sud de la ville. L’origine de la ville actuelle remonterait à l’invasion danoise de 893. Un seigneur saxon aurait permis l’installation des survivants en récompense de leur participation à la résistance. Avant l’invasion normande,  la ville était partagée entre l’abbaye de Canterbury, le roi « Edouard le Confesseur » et le Comte Godwin père du roi Harold. Après la conquête, l’abbaye conserva ses possessions mais le reste fut attribué à Hugues de Montfort, un chef normand. En 1086, d’après un document normand, Ashford avait une église et deux moulins.

Ensuite, grâce à sa situation géographique, Ashford fut un important centre de foires. La ville médiévale était groupée autour de l’église et comprenait boutiques, ateliers d’artisans, tavernes et habitations. On y vendait du poisson, du blé, de la viande, du beurre et des bestiaux. Plus bas sur la rivière se trouvaient les moulins et les tanneries. Aux XIIIème et XIVème siècles, une importante production de poteries est connue. Un endroit nommé Potters Corner pourrait l’attester à moins que ce nom provienne d’une famille « Potter » (ancêtres d’Harry ?)
 

Ashford ne semble pas touchée par les révoltes paysannes de 1381. Par contre le nom de Jack Cade est associé aux troubles de 1450. Originaire de l’Essex ou d’Irlande, ce personnage mena lutte contre les représentants du Roi et la corruption. La révolte gagna Londres. Jack Cade fut finalement exécuté, son corps pendu et écartelé, les morceaux étant envoyés aux quatre coins du royaume pour servir d’exemple ! Shakespeare en fit un personnage de sa pièce « Henri VI » avec « Dick le boucher » dont le programme était : « first thing, let’s kill all the lawyers ». Acte 4 scène 2: « I fear neither sword nor  fire…  p 517…»

Works of William Shakespeare. W.G.Clark. London; Macmillan&Co 1880

Par la suite, la ville est aux mains de John Fogge seigneur du manoir de Repton et Ashford n’échappe pas aux troubles religieux.. (Voir le paragraphe sur l’église). Avec Thomas Smythe (1554) Ashford retrouve une position commerciale importante. Smythe obtient le contrôle des taxes commerciales des ports de la région. Il a des possessions dans les mines de cuivre des colonies américaines. Les liens entre de nombreuses familles de la région et les Amériques furent d’ailleurs réguliers.

L’armée stationna à Ashford dès le XVII ème siècle, non pour faire face à une menace extérieure mais pour lutter contre les bandes de contrebandiers. (voir la visite à Hasting). La garnison s’installa réellement en 1797. Ashford comptait alors environ 300 habitations. Des baraquements furent construits ainsi qu’un dépôt de munitions. Ils furent maintenus jusqu’à la chute de Napoléon en 1815. En 1818, la population était de 2500 habitants et comprenait nombre de soldats démobilisés. L’armée continua de stationner à Ashford jusqu’au siècle dernier.

L’arrivée du chemin de fer fut un événement important pour le développement de la ville. Avec les liaisons vers Londres (1842), Canterbury (1846), Hastings (1850) et Maidstone (1884), elle devint un nœud ferroviaire de première importance. Le télégraphe, une usine de construction de locomotives et de matériel de chemin de fer furent  installés par le South Eastern Railway’s (SER). La compagnie fit construire en même temps des habitations pour ses employés, dans un « village modèle » comprenant magasins, écoles et église. En 1864, environ 3000 personnes y vivaient. Un premier projet de tunnel sous la Manche fut envisagé en 1857 et sérieusement engagé en 1881. Mais il fut abandonné par crainte d’une éventuelle invasion française ! L’un des derniers modèles de locomotives  (L-class) fut fabriqué avant 1914 en collaboration avec l’Allemagne ce qui fait, comme le note le chroniqueur local, que ce matériel ferroviaire servit à transporter vers le front les soldats des deux camps ennemis!

Une usine de matériel existe toujours : elle fait partie du groupe canadien Bombardier et le tunnel réalisé permet à l’Eurostar de faire étape à Ashford !

Le petit musée d’Ashford rassemble des souvenirs ou des documents évoquant ces épisodes divers de l’histoire locale. Les vitrines consacrées aux employés du chemin de fer y tiennent une bonne place. A vrai dire, il ne s’agit pas d’un musée tel qu’on le conçoit généralement ici, mais plutôt d’un grand livre de famille où seraient rassemblées et exposées les traces des événements marquants concernant les habitants. On y vend, à l’entrée des brochures éditées par les membres de l’Association locale de recherche historique. Recherches poussées allant jusqu’à relever les identités des personnes ayant vécu dans la ville, les noms des membres de la milice en 1500 ou les souscripteurs pour la mise en place du nouvel autel de l’église en 1695 ! ( 3 livrets signés Denise Bailey ). A l’étage, un espace est réservé aux Gurkhas de l’armée des Indes, utile rappel de ce que fut l’immense empire britannique et la part que prirent les peuples de ces contrées lointaines aux deux conflits mondiaux. Des photographies montrent les liens qui furent noués entre les troupes coloniales et la ville d’Ashford. Des cérémonies récentes rassemblant les représentants des Gurkhas et les autorités locales sont exposées.  Visiblement, les « indigènes », pour reprendre le titre d’un film récent, n’ont pas souffert ici de la même ingratitude qu’en France.

Le passé militaire de la ville est également présent sous un auvent spécialement aménagé (St George square) . Un des premiers chars utilisé en 1916 a été donné à Ashford en 1919, afin de remercier la population pour son engagement lors du conflit. Les troupes stationnèrent en effet dans et autour de la ville sous des tentes ou dans des logements réquisitionnés. Les soldats étaient destinés à rallier le front des Flandres et venaient au repos. La ville subit deux raids aériens sans dégâts  réels mais l’effet psychologique ne fut pas négligeable. Le tank, un Mark IV a été restauré et témoigne de cette époque. La notice nous apprend que le mot « tank » fut initialement le nom de code sous lequel furent construits les  « land battleship », ce que les Allemands nommaient eux les « Panzerkampffwagen » (véhicule de guerre armé). Le nom destiné à tromper les espions fut finalement adopté par tous les alliés. L’engin pèse26 tonnes et pouvait atteindre la vitesse de 3 à 7 miles heure sur route. Son réservoir contenait 70 gallons de carburant ce qui lui donnait une autonomie de 35 miles. Il était équipé d’un moteur Daimler 6 cylindres, armé de mitrailleuses et de canons de 12 mm. (Une note précise qu’on appelait chars « femelle » les engins munis de mitrailleuses et chars « mâles » ceux qui étaient équipés de canons ! On ne nous dit rien des engins mixtes. Les appelait-on « escargots » ? ). L’équipage se composait de 8 hommes : un chef de char, 1 conducteur, 2 mécaniciens et 4 canonniers.

L’entre deux guerres a été marqué par de grands mouvements sociaux. Ashford faisait figure de ville remuante grâce aux nombreux syndiqués des ateliers de chemin de fer.

Durant la seconde guerre mondiale Ashford fut une cible pour les raids aériens à cause de sa position stratégique, de la proximité de Londres et des ateliers de chemin de fer. Les habitants furent incités à construire des abris dans leurs jardins appelés Anderson Shelters, sorte de tunnels de métal couvert de terre. Les écoles furent également dotées d’abris. Néanmoins l’école catholique fut détruite par un V1 (Doodlebug). Fort heureusement il n’y avait pas d’élèves à ce moment là ! Un centre d’entrainement pour les commandos ( Secret Army) avait été installé dans un bunker. L’un des officiers commandant l’unité basée à Bilting était le frère de Ian Fleming, l’auteur des célèbres James Bond. De nombreux éléments de défense furent mis en place notamment les fameuses « dents de dragon », sensés faire obstacle à une éventuelle invasion.

 

La reconstruction donna lieu à de nombreux débats, en particulier lors du percement de la route périphérique. Des groupes s’opposèrent aux nouveaux projets. Les Anglais les appellent plaisamment les NIMBYs et les BANANAs. Traduisons, car les mêmes tendances sont bien connues aussi chez nous :

NIMBY = not in my back yard.   ( Construisez ça où vous voulez mais pas près de chez moi!)

BANANA = Build absolutly nothing anywhere near anybody ( ne construisez absolument rien nulle part !)

Le centre commerçant ne se distingue guère des nôtres. Seule originalité notable, le nombre important de magasins de charité. Ce sont des boutiques tenues par des œuvres caritatives confessionnelles qui revendent à bas pris toutes sortes d’objets au profit de leurs activités. La vie associative, on l’a déjà vu est multiforme et omniprésente, fondée essentiellement sur des bases confessionnelles ou « ethniques ». Les communautés originaires de diverses parties de l’ancien Empire sont représentées: les Gurkhas dont nous avons déjà parlé, les Kurdes, les Zimbabwéens, Chinois, Sri Lanquais etc. ont leurs associations de même que les musulmans. Le site internet de la ville donne les coordonnées d’interprètes en Français (merci), Gujarati, Hindi, Italien, Portugais, Punjabi, Espagnol, Urdu…

Le système scolaire anglais est très différent du nôtre. L’école publique est fortement dévalorisée et les écoles privées (Public Schools) souvent confessionnelles et parfois très coûteuses, sont en concurrence.  Il faut noter aussi que l’organisation varie entre l’Angleterre proprement dite, le Pays de Galles ou  l’Ecosse.

 Ashford compte 45 écoles primaires, 5 écoles secondaires et 3 écoles spéciales. Il y a en plus un certain nombre d’écoles « indépendantes ». Nous apprenons au cours de conversations qu’un certain nombre de familles assurent elles même l’éducation de leurs enfants : mauvaise réputation de l’école publique et coût élevé des écoles privées. La couronne britannique n’a jamais et pour cause, inscrit le mot « égalité » au fronton de ses édifices !

Accidentellement, nous apprenons qu’un certain nombre de personnalités ont vécu dans cette ville. Kate Bush aurait fréquenté les lieux. Plus sérieusement, une inscription en hommage à  Simone Weil, dans le coin bibliothèque d’un pub attira notre attention. Echappée de France, la célèbre philosophe (ne pas confondre avec son homonyme Giscardienne) se réfugia en Angleterre. A force de s’imposer les restrictions qu’elle savait être celles du peuple français, elle tomba malade et fut hospitalisée au sanatorium d’Ashford où elle mourut en 1943. La ville d’Ashford peut également s’honorer de la naissance du fils d’un pasteur nommé John Wallis né en 1616. Mathématicien on lui doit le  symbole de l’infini ( ) [ voir http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wallis ]

Le jour de notre visite est jour de marché. Les prix alimentaires au terme d’une laborieuse conversion  nous inciteraient à penser que le temps de la contrebande fructueuse est désormais revenu ! (L’Angleterre n’a toujours pas accepté l’Euro et semble attendre que le reste de l’Union Européenne – ou du monde-  adopte comme monnaie la Livre sterling !). Certains de nos hôtes avouent d’ailleurs faire régulièrement des expéditions de ravitaillement sur le continent ! En toute légalité…


Le regroupement  des enfants se fait face au bâtiment du Conseil municipal, la mairie en somme. Il est temps de se diriger vers le lieu de stationnement du car pour un dernier pique nique en terre étrangère. Repas vite expédié.

 Les enfants sont attirés par les jeunes Anglais qui s’exercent sur des pistes réservées aux planches à roulettes et aux vélos de cross.

Des parties de ballon sont improvisées. Quelques adolescents du coin se mêlent à nos garçons pour les faire jouer au foot ! Ils se comportent en  grands frères amicaux et sympathiques jusqu’à notre départ. Pas un mot, juste un petit geste complice apprécié lorsque nous plions bagages.

« Brouillard sur la Manche : le continent est isolé… »

Le reste du voyage est sans histoire. Grâce à la célérité de Christophe, nous « attrapons » un train plus tôt que prévu. Le passage du tunnel n’est impressionnant qu’au moment de l’embarquement dans les grosses boîtes métalliques qui servent à cloîtrer les voyageurs.

Une demi heure plus tard, nous refaisons surface de l’autre côté de la Manche sans avoir vu un seul poisson au grand désespoir de certains enfants. Le tunnel a naturellement été percé sous les couches de craie dans une veine de marne plus tendre et imperméable.

La réalisation de ce tunnel donné lieu a de nombreuses hésitations et controverses. Le premier projet comme il été dit remonte à 1855 (Thomé de Gaumont). Des études géologiques sont faites en 1875 et prévoient un tunnel de 54 km dans la craie. Les travaux entrepris sont interrompus en 1883 pour des raisons militaires : la France et la Grande Bretagne n’ont pas encore résolu leur conflit impérialiste et « L’entente cordiale »  n’est pas née. (Pour les amateurs d’histoire, l’’incident de Fachoda date de 1898).  Pourtant  Anglais et Français avaient déjà creusé environ 2 km de chaque côté ! L’idée ne sera reprise qu’en 1957. Harold Wilson et Pompidou relancent l’idée en 1966. Mais les travaux commencés en 1973 sont à nouveau interrompus en 1975 : 300 m creusés côté français et 400 m côté britannique. Etrangement c’est aussi la date du référendum voulu par Georges Pompidou et qui confirma l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne. Après de nombreux autres projets (un tunnel, un pont, un pont et un tunnel) François Mitterrand et Margaret Thatcher prendront la décision définitive à Lille en 1986. Les premiers forages auront lieu en 1987 et la jonction entre les deux galeries en 1990. L’inauguration officielle aura lieu le 6 mai 1994. Notre passage à quelques jours près aurait été un anniversaire ! Les historiens du futur sauront peut-être débrouiller les intrigues politico financières qui présidèrent aux décisions successives.

  

A l’arrivée dans nos deux villages, l’émotion  était intense. Le voyage se terminait sans incident.  Informés régulièrement par boîte vocale, les parents n’eurent pas à s’inquiéter et les enfants surent généralement surmonter les affres d’une séparation qui était parfois la première de leur existence. La réussite est une récompense pour les enseignants qui se lancèrent dans cette aventure dont les familles ne mesurent pas toujours le poids. Obstacles financiers, administratifs, psychologiques un à un levés, tout au long de l’année. Mais cette lumière dans le regard des petits, mais les souvenirs accumulés, les moments inoubliables quelle satisfaction !

Il y aura d’autres voyages en Angleterre. 
Et pour ne pas oublier, tous ensemble: " Discothèque...discothèque..."

   

Donna chigniagnia

Ca fait comme ça chigniagnia

Tout en douceur chigniagnia

Mini mini chigniagnia

 

Donna lapoulap

Ca fait comme ça lapoulap

Tout en douceur lapoulap

Mini mini  lapoulap

 

Donna clips

Ca fait comme ça clips

Tout en douceur clips

Mini mini clips

 

Donna discothèque

Ca fait comme sa discothèque

Toute en douceur discothèque

Mini mini discothèque

 

Donna chigniagnia

Ca fait comme ça lapoulap

Toute en douceur clips

Mini mini discothèque.

 

 

 

 

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 12:31

“The children walking two and two in red and blue and green…

Oh, what a multitude they seemed, these flowers of London Town!

Seated in companies they sit, with radiance all their own…

Thousands of little boys and girls raising their innocent hands…

William Blake.

Songs of innocence (1789)

Le troisième jour, notre départ fut retardé et nous étions tous contrariés. Après l’habituel et délicieux petit déjeuner servi par Brenda, nous attendîmes assez longtemps le taxi qui devait nous mener au point de rendez-vous. Avec plus d’une heure de retard au départ, l’arrivée à 11 h pour le tour en bateau sur la Tamise était plus que compromis. Malgré la bonne volonté de l’entreprise de navigation, il fallut annuler.


L
a visite de Londres commença donc directement à Tower Bridge, comme l’an dernier. Une différence essentielle cependant : le soleil qui continuait de briller. Nous eûmes donc tout loisir de photographier les groupes  et de flâner sous les murailles de la Tour de Londres. Un voilier à l’amarre en amont du pont nous intriguait cependant. Lorsque nous comprîmes que le tablier mobile allait s’ouvrir, nous battîmes le rappel. La chance cette fois nous souriait : nous allions voir le pont de Londres livrer passage à un navire !


Le bateau, vieux gréement marchand réaménagé pour la croisière  s’engagea entre les tours et fila silencieusement devant nous, saluant le Belfast toujours à quai sur l’autre berge (voir le Journal de 2007)

Saut de puce en car pour rejoindre Big Ben. Le beau temps a fait sortir les Londoniens en short : hommes et femmes profitent de la pause déjeuner pour piquer un mille mètres – ou plus ? Les Traders de la City maintiennent ainsi leur anatomie et leur système nerveux au Top. Il n’est pas conseillé de se trouver sur leur chemin. Outre la difficulté à descendre du car par la portière droite donc côté circulation, il nous faut protéger les enfants des Joggers ! Gênés, ceux-ci se manifestent par un cri rauque et un regard furibond ! Nos petits campagnards n’ont pas acquis les réflexes d’évitement familiers aux habitants des grandes métropoles. Ils flânent nez au vent comme sur un sentier familier au risque de se faire piétiner ! La traversée des avenues est une autre épreuve, la durée de passage des piétons étant sans doute calculée à partir de la vitesse d’un sprinter bien entraîné.

Nous sommes juste à l’heure pour entendre Big Ben sonner les douze coups de midi. Le pont est dégagé des échafaudages qui l’an dernier masquaient Westminster. Sur la place de l’Abbaye, des  manifestants contre la guerre en Irak ont dressé tentes, banderoles et drapeaux. Pas un seul casque à l’horizon, les policiers passent indifférents : pas de doute, nous sommes bien sur une autre planète !

Annick nous guide vers le quartier des Horse Guards. Nouveau coup de chance, nous arrivons pour la relève. Le cérémonial se déroule avec une précision d’automate, ponctuée de hurlements sauvages : ordres rituels incompréhensibles pour un civil. Le cheval impassible est gratifié de vigoureuses claques afin sans doute de lui faire admettre la curieuse gymnastique à laquelle se livre son cavalier jusque là immobile comme une pierre tombale.

On hésite entre le respect et l’ironie. Les sourires s’évanouissent lorsqu’un peloton de gardes à pied fonce dans la foule :

« Start ! Here we go ». Sous l’arcade, une tunique rouge attend elle aussi la relève.

Le retour s’effectue avec la même énergie virile. Cette fois la foule s’est écartée d’elle-même ! Autre cavalier, autre cheval. La garde est en place pour une nouvelle faction. L’homme passe encore, il est dressé, mais le cheval, de quoi rêve-t-il ?

Pique-nique dans Saint Jame’s Park. Sandwiches, chips et fruits. Le sandwich ne peut être qu’une invention anglaise. Même si la part qu’y prit Lord Sandwich est discutée.


 
L’Union Jack flotte sur Buckingham Palace : la Reine serait-elle là ? On imagine un conte ; Elisabeth est prévenue de notre arrivée et va nous recevoir. Corinne pianote sur son téléphone portable : « Hello Majesté… ? ». Pas de chance, elle doit s’absenter … d’ailleurs c’est vrai : la sécurité se met en place, le portail de droite s’ouvre, deux longues berlines noires sortent en trombe.

« Tu l’as vue ? Elle était dedans ? »…

Quoiqu’il en soit, nous profitons des grilles ouvertes pour photographier les gardes avec leur grand bonnet. Mesurant 18 pouces de haut et pesant une livre et demi, le bonnet est fait en poil d’ours du Canada !L’utilisation de ce curieux couvre chef aurait été destinée à impressionner l’adversaire dans les combats en faisant apparaître le soldat plus grand. A la manière des animaux qui se gonflent lorsqu’ils se sentent en danger. Le poil d’ours était sensé affoler les chevaux ennemis. Le petit bonhomme qui se tient tout là-bas devant sa guérite en est lui aussi magnifié! Les vrais gardes – gilet pare balles et fusil d’assaut- laissent en souriant la foule profiter de cette vue dégagée sur la façade du château.


Voici comment se déroule la relève de la garde à cet endroit selon la description donnée par un site officiel. Je ne résiste pas au plaisir de conserver la forme originelle qui prouve la déficience persistante des logiciels de traduction !

« Changer de la cérémonie de garde est la remise formelle de responsabilité de la « vieille garde » qui avaient tenu la garde à la rue. James et palais de Buckingham, à la « nouvelle garde »

.11:00 a. m que la cérémonie commence quand les gardes de pied de la vieille garde forment vers le haut dans la cour de Monastère sur le côté de la rue. Le palais de James. Des corps des tambours, d'une bande de pipe ou d'une pleine bande militaire jouent alors la garde en bas du mail à l'avant-cour du palais de Buckingham.

11. 30 a. m quand la nouvelle garde forme vers le haut les casernes intérieures de Wellington tandis qu'un régimentaire réunit des jeux. Quand la vieille garde est prête nouveaux mars de garde à travers dans l'avant-cour. Une fois que les vieilles et nouvelles gardes sont les revêtements élaborés, le capitaine de la vieille garde remet les clefs des palais au capitaine de la nouvelle garde. De nouvelles sentinelles sont alors marchées dans leurs positions tandis que les jeux de bande et les couleurs (drapeaux régimentaires) des vieilles et nouvelles gardes sont défilés.

12. 10 a. m les sentinelles ont été placés. La bande et la vieille garde partent alors pour des casernes de Wellington, marcher lent hors de l'avant-cour et saluer le nouveau garde comme elles passent. La nouvelle garde pour la rue. Mars de James derrière sa musique vers le haut du mail à la cour de Monastère. C'est où changer des extrémités de cérémonie de garde, et une tradition qui passe en arrière par les siècles plus de pour un autre jour. »

  ( la prochaine fois on vous donnera de même les règles du cricket...)

Comme nous n’étions pas à l’heure que la cérémonie commence pour une tradition qui passe en arrière pour les siècles, nous remontons le Mall. Nouvelle photo devant un garde en bonnet devant ce que nous supposons être une résidence princière.

  

L’Admiralty Arch est précédé de la statue de James Cook. Lord Sandwich, Premier Lord de l’amirauté de 1771 à 1782 se distingua paraît-il par son incompétence. Il sut au moins soutenir les expéditions de Cook qui lui dédia l’une de ses découvertes : les îles qui portent son nom. De l’autre côté Nelson est perché à 51 m de haut sur une colonne fondue avec le métal de NOS canons ! Sous l’arche de l’édifice dédié à la Reine Victoria, nous n’avons aucune chance d’apercevoir « the nose », une protubérance située à hauteur de cavalier, allusion au nez du Duc de Wellington et supposée porter bonheur aux soldats passant par là !

 

On barbotte un peu autour du bassin de Trafalgar Square (Tous les lieux remarquables ici portent des noms qui rappellent l’amitié séculaire entre  nos deux pays !)  Nous évitons de nous attarder auprès des les pigeons. Les enfants veulent acheter des souvenirs et cela se fera à Piccadilly. Les jambes commencent à être lourdes et il faut presser le pas afin d’être à l’heure au rendez-vous du car qui est garé le long de Park Lane, au bas d’une interminable file d’autobus. C’est le quartier des grands hôtels et les taxis sont un peu moins nombreux que les Ferrari, les Porsche ou les limousines à vitres fumées.

 

Retour à travers la banlieue londonienne, à vitesse réduite. Nous serons ce soir très en retard au point de rendez-vous….

 

Leeds : le château et le parc.

 

«  Je voudrais avoir un château magnifique et resplendissant, érigé dans une suprême élégance et noblesse de style, des jardins superbes, pleins de fleurs les plus rares et les plus raffinées, un parc immense et somptueux…regorgeant de cascades naturelles et de fontaines artificielles avec des allées plantées d’arbres feuillus, une énorme bibliothèque contenant tous les livres jamais imprimés dans le monde…mais…je ne peux pas ! »

Lewis Carroll.

Le Magazine du presbytère.

 

Jeudi matin, il pleut. Ni averse passagère, ni crachin océanique. Une bonne grosse pluie dense, froide et persistante. Elle ne nous lâchera pas de la journée. Nous roulons en direction du château de Leeds. La visite étant déjà au programme l’an dernier, nous passerons sur les renseignements historico-touristiques. Nous sommes légèrement en avance et nous en profitons pour faire un arrêt dans le village proche. Une petite marche à la fraîche ! Nous sommes dans la campagne et quelques maisons ont été superbement entretenues et restaurées.

Le parc du château ouvre à 10 h 30. Malheureusement le domaine est noyé dans une vapeur humide. Les plantes si  variées et colorées disparaissent dans la grisaille. Même les paons se sont mis à l’abri.

Malgré tout, nous apprécions le cadre splendide, la succession des cascades et des plans d’eau, les aménagements savants de bosquets et de pelouses. Oies, canards et poules d’eau nous font escorte. L’intérieur du château ne déçoit pas les jeunes visiteurs. Certes les styles et les époques  s’y mélangent un peu. La demeure fut récemment occupée et l’on tient à cœur ici de célébrer tant le passé que les derniers propriétaires dont le portrait domine le grand salon. Plus de meubles que de tableaux. Des vêtements et des accessoires début XXème siècle. Christophe, notre chauffeur , qui se révèle être expert en armes anciennes souligne le caractère disparate des collections présentées. La seule pièce réellement homogène est la chapelle. Malheureusement il est interdit d’y prendre des photos parce que le lieu est « consacré » ! Une volière d’oiseaux exotiques peints égaie une galerie de mille couleurs.

La visite terminée, nous traînons à la boutique espérant en vain une accalmie. Il faut se résoudre à pique niquer sous la pluie. Les guides nous dirigent aimablement vers un espace commercial relativement protégé. Assis par terre et encapuchonnée la petite troupe paraît morose ! Quelques petites chanceuses ont récupéré des parapluies on ne sait où. Un curieux « Musée du collier de chien » se visite gratuitement.


Braves comme des britanniques, nous repartons néanmoins. Le labyrinthe nous attend. Hélas : sol glissant, réfection : l’endroit est fermé ! Les rapaces retiennent un moment notre attention : faucons et chouettes sont soignées par une équipe compétente. Nous traversons à nouveau les jardins. Il y a là une volière bien réelle cette fois. Perroquets, perruches de toutes provenances, Ibis rouges en liberté. Il est déconseillé de tendre son doigt à travers les grillages car on ne doit pas nourrir les animaux ! Ce fut longtemps une mode aristocratique que d’agrémenter les propriétés de plantes, d’animaux ou d’objets exotiques. On montrait par là sa richesse et son influence. Louis XVI fit orner des bassins de coquillages en provenance d’Extrême Orient car le Roi Soleil ne pouvait être qu’universel.

 Surgis d’une touffe herbeuse deux oiseaux blancs à longues pattes et à  bec en spatule viennent à notre rencontre. On les croirait tout droit sortis des illustrations d’Alice. Serait-ce un couple de mystérieux Borogroves ou bien Tweedledum avec Tweedledee?


Il est temps de rentrer. Les cygnes noirs tordent le cou à notre passage et se font menaçants : ils ont trois gros poussins duveteux. Nous ne monterons pas dans le ballon captif. Il est temps de partir, même si les paons réapparaissent enfin.

 

“He thought he saw a Garden-Door

That opened with a key:

He looked again, and found it was

A Double Rule of Three:

"And all its mystery," he said,

"Is clear as day to me!"

The Mad Gardener's Song.

Lewis Carroll.

 

 

 

Retour par Ashford….

 

Il a été décidé de faire un arrêt au centre ville d’Ashford afin de repérer l’itinéraire de la visite du lendemain matin. La pluie s’est arrêtée. Le car trouve une place sur un parking proche de la gare de l’Eurostar qui fait halte à cet endroit. Nous remontons à pied vers le centre ville munis d’un plan acheté dans une station service. Pour ne rien vous cacher, l’équipe d’encadrement avait déjà mené une exploration prudente des environs et repéré le centre piétonnier, ses boutiques, ses lieux de culte (temples baptiste, évangélique, presbytérien, maçonnique etc. ) , son musée , ses pubs… Dans le parc, nous croisons des collégiens qui se laissent volontiers photographier, fiers de l’uniforme de l’école locale porté avec une négligence étudiée.


Puis nous longeons l’église anglicane et le cimetière.

 

 L’église dédiée à la Vierge ( St Mary the Virgin) est dominée par une tour carrée surmontée de quatre clochetons. Elle a été construite en 1476 sur des éléments datant probablement du XIII ou du XIV ème siècle. La reconstruction fut le résultat de l’influence de diverses personnalités locales dont Sir John Fogge, le Seigneur du lieu né en 1425. Celui-ci connut des engagements et des fortunes diverses lors de la « Guerre des deux roses ». Il retrouva son influence locale sous le règne d’Henri VII. Vers 1470, il fit entreprendre la reconstruction de l’église et d’abord de la tour carrée. La nef et le transept furent également édifiés. Il fonda également la résidence des vicaires d’Ashford appelée « Collège »  en 1461. Les restes subsistent à l’est de l’église actuelle et abritent le presbytère. Il fut fermé en 1536 lors de la dissolution des monastères par Henri VIII.

Les troubles religieux avaient commencé avant la rupture avec Rome. En 1511 un certain John Brown converti au protestantisme est brûlé vif. La monographie sur l’histoire d’Ashford se plaît à faire un rapprochement avec le John Brown étasunien, abolitionniste, également exécuté dont le supplice inspira l’hymne célèbre :

“John Brown's body lies a-mold'ring in the grave

His soul goes marching on.. »

(Le corps de John Brown gît dans la tombe.

Son âme, elle, marche parmi nous.)

 

En 1556, le règne de Mary I marque le retour au catholicisme avec son cortège d’exécutions dans le kent et à Ashford. Plusieurs habitants d’Ashford et leurs veuves sont brûlés vifs.

En 1554, Thomas Smythe acquiert le château d’Ashford C’était un homme d’affaires entreprenant et peu scrupuleux. Il fut le banquier du port de Douvres, le « fermier général » des ports de Londres, Chichester de Sandwich. Il entretint des relations commerciales actives avec les colonies du nouveau monde. Sa tombe est dans l’église avec celles des membres de sa famille. On lui prête une douzaine d’enfants !

 

La guerre civile en 1642 vit le triomphe à Ashford des « puritains ». Ils entendaient suivre la bible à la lettre. Aucune image ni sculpture ne devait orner l’église. Ce qui existait fut  brisé ou brûlé sur la place publique. L’autel fut détruit et remplacé par des bancs. Le vitrail de la fenêtre ouest fut descendu à coups de fusils !

 

La restauration de la monarchie mit fin à la vague de puritanisme. En 1662 un nouveau vicaire fut nommé  et les armoiries de Charles II furent placées face au transept nord, en signe de fidélité au roi. L’autel fut rétabli en 1695. Diverses modifications furent apportées ensuite, tant à l’autel qu’aux galeries. Le nombre des fidèles ayant cru avec la population de la ville, il fallut agrandir l’église en 1827, époque à laquelle furent bâtis les bas-côtés. Les galeries nord et sud furent remaniées. De nouvelles fenêtres furent percées afin d’éclairer un intérieur sombre. Une photographie de 1901 montre une nef bien dégagée avant l’installation d’un jubé (rood screen ?) Après ces travaux, certains dénommèrent l’église d’Ashford « The little Cathedral of Kent ! ». Les auteurs locaux signalent certaines curiosités. Le plan en croix traditionnel est respecté mais légèrement désaxé au-delà du transept. La douzaine de sièges antiques destinés jadis aux moines dans le chœur (en Anglais Misericords. Je n’ai pas trouvé de traduction convenable. Faut-il dire les stalles ?) ont la particularité de se replier bruyamment lorsqu’on y appuie trop lourdement les fesses ! C’était fait, au dire de Less Laurie pour réveiller le moine qui se serait endormi durant l’office et pour prévenir ses collègues de son inattention !

A la fin du XIX ème siècle furent également construits une église congrégationniste, une église catholique, un temple méthodiste, un temple baptiste et un local pour les Quakers… Le plan du cimetière de Canterbury Road tient compte de cette diversité, la plus grande partie étant réservée aux défunts affiliés à l’église d’Angleterre et le reste aux églises « non conformistes »

 

L’intérieur de l’église se présente plus ou moins comme  ceux que nous connaissons. Le plan en croix est identique. La chaire ancienne de pierre sculptée est délaissée au profit d’une tribune sonorisée ornée d’un curieux motif en forme d’aigle semblant foncer vers les auditeurs ! Bancs et tribunes sont soigneusement entretenus. Les prie-Dieu et les sinistres planches de bois destinés à s’agenouiller ont quasiment disparu de nos églises. La pratique est ici maintenue mais modernisée : de confortables coussins sont accrochés face à chaque siège !

Un espace est réservé aux enfants. Il comporte des sièges adaptés, des panneaux naïfs illustrant les scènes les plus marquantes de l’évangile et une petite bibliothèque aux livres un peu vieillots. Les plus petits ont droit à des ouvrages cartonnés munis de marionnettes !

 Nous ne sommes guère qualifiés pour expliciter les différences entre les multiples confessions qui se partagent ici les croyants. Nous croyons seulement savoir que l’église anglicane est l’église officielle dirigée par la Reine (25 millions de baptisés revendiqués contre 4,2 millions de catholiques.). Les prêtres ont le droit de se marier et les femmes peuvent être ordonnées. L’Angleterre est donc une monarchie où la religion et l’Etat sont étroitement mêlés. On y pratique la tolérance (la multiplicité des confessions en témoigne) mais pas la laïcité.

La fin de la soirée se déroula normalement : les enfants en famille et les accompagnateurs invités par Janis pour une séance de travail.
 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 15:29

 

Hasting.

  

« O Christ, quelle douleur pour moi que de dire combien de nobles comtes et de valeureux "chevaliers sont bravement tombés en combattant pour le roi Harold dans la plaine" d'Hastings.

O mer! mer féconde et bienfaisante! comment, avec ton intelligence puissante, n'as-tu "pas soulevé le flux de tes eaux contre les chevaliers du duc Wylliam ?"

Le poème de Chatterton dans Alfred de Vigny. (Stello.XVI)

“O Chryste, it is a grief for me to telle,
How manie a nobil erle and valrous knyghte
In fyghtynge for Kynge Harrold noblie fell,
Al fleyne in Hastyngs feeld in bloudie fyghte.

O sea! our teeming donore han thy floude.
Han anie fructuous entendement,
Thou wouldst have rose and sank wyth tydes of bloude,
Before Duke Wyllyam's knyghts han hither went…”
Battle of Hastings. 1768. Rowley poems by Thomas Chatterton

 

Le programme de la seconde journée est centré sur Hasting, la célèbre bataille et le site côtier. Nous visitons Battle Abbey le matin. La petite ville est dominée par les bâtiments de l’abbaye et leur entrée monumentale. L’exposition permanente, le parcours balisé et la projection d’un documentaire permettent de comprendre l’importance de l’événement dont ces lieux furent les témoins. Epées, arcs et boucliers captivent plus les enfants que les détails de la querelle dynastique !

En 1002 de la fille du duc Richard II de Normandie, Emma épouse le roi Ethelred II d'Angleterre. À la mort d'Édouard d'Angleterre en 1066, son cousin, le duc de Normandie appelé alors Guillaume le Bâtard — il était le fils illégitime du duc de Normandie, Robert le Magnifique, et d'Arlette, fille d'un artisan préparant des peaux — décida de faire valoir ses droits sur le trône d'Angleterre.

C'est par sa parenté avec la reine Emma (décédée en 1052) que Guillaume, son petit-neveu, prétendait à la couronne anglaise. Selon les anciennes coutumes scandinaves, les mariages dits en normand à la danesche manere («à la danoise») désignaient la bigamie pratiquée par les Vikings implantés en Normandie et, malgré leur conversion officielle au christianisme, certains Normands avaient plusieurs femmes. Or, les enfants nés d'une frilla, la seconde épouse, étaient considérés comme parfaitement légitimes par les Normands, mais non par l'Église.

Autrement dit, Guillaume n'était «bâtard» qu'aux yeux de l'Église, car il était légalement le successeur de son père, Robert le Magnifique  (v. 1010-1035). Lorsqu’il s’élance à la conquête de l’Angleterre il dispose néanmoins de l’appui du Pape.

 

La tapisserie de la Reine Mathilde (visible en France à Bayeux) retrace à la manière d’une somptueuse bande dessinée, la victoire du Chef Normand

… de Northman ou « homme du Nord ». Les terribles navigateurs nordiques avaient obtenu du roi de France Charles III le Simple le droit d’occuper la province qui porte encore aujourd’hui leur nom : la Normandie. (Traité de Saint Clair sur Epte 911)

 

Le film présenté aux enfants souligne la bravoure des partisans du roi Harold et l’enchaînement fatal qui amena sa défaite. Attaqué au nord par les « Norvégiens », Harold remporte la victoire à Stamford Bridge à 350 km de là. En quelques semaines il doit regagner le sud car les Normands, profitant de vents favorables ont débarqué à Hasting le 27 septembre 1066.

Le roi Guillaume dispose de 1400 bateaux (600 lit-on ailleurs ) transportant 2 500 chevaux et 10 000 hommes. La querelle dynastique qui donna prétexte à l’invasion suscite moins de curiosités que l’exposition des armes de chaque camp. On retient surtout la supériorité normande due à la cavalerie et aux archers « Bretons ». La vidéo illustre les péripéties de la lutte acharnée qui dure la journée entière (samedi 14 octobre 1066 ; beau temps, terrain sec pour les chevaux).  Les Saxons de Harold, abrités derrière leur mur de boucliers dominent le champ de bataille et résistent aux assauts répétés. Les volées de flèches semblent avoir peu d’effet. Guillaume est donné pour mort et les rangs normands fléchissent. Il surgit soudain sur son cheval et rassemble ses troupes un instant démoralisées. Selon certains, il aurait eu à ce moment l’idée de simuler une retraite sur l’aile de façon à rompre la défense adverse. Quoiqu’il en soit, la nuit approchait et la victoire n’était toujours pas acquise. La mort d’Harold sonnera le glas des espoirs saxons. Une flèche lui aurait transpercé l’œil !  

  

L’abbaye (Saint Martin’ s Abbey) fut construite dit-on à la demande du Pape, afin d’expier le massacre de la chevalerie Saxonne lors de la bataille. Le corps d’Harold lui-même n’aurait été identifié que grâce à une « marque de baptême »

L’autel aurait été édifié à l’endroit même de sa mort. L’église a été achevée en 1094 sous le règne de William Rufus fils de Guillaume le conquérant. Quant à l’abbaye, elle fut occupée par une soixantaine de bénédictins venus, comme une partie des matériaux, de Marmoutier célèbre monastère fondé selon la tradition par Saint Martin. Les ruines du dortoir et la dalle marquant l’emplacement de la chute d’Harold retiennent particulièrement l’attention des enfants. Les bâtiments furent ruinés lors de la dissolution des monastères sous le règne d’Henri VIII. Aujourd’hui, la partie habitée abrite une école réputée.

 

Outre le fait que la bataille d’Hasting marqua la dernière invasion réussie des Iles britanniques, la domination normande eut une profonde influence sur l’évolution ultérieure du pays. On estime à 20 000 le nombre de Normands qui se fixèrent en Angleterre. Guillaume couronné à Westminster imposa le règne de son aristocratie au détriment des anglo-saxons. La langue franco-normande (ou anglo-normande) devint la langue des nouvelles classes dirigeantes. Les paysans et les petites gens continuèrent d’employer l’anglais. Clergé et lettrés pratiquaient le latin.

 

Il ne faut que quelques minutes de car pour gagner la côte. Par chance, comme le jour de la bataille il fait beau. De petits chalutiers sont posés sur la grève. Une jetée aménagée à la silhouette rococo, juchée sur ses longues pattes d’insecte géant, témoigne d’une ambition touristique . C’est l’heure de sortir des sacs le pique nique préparé par les familles : menu généralement frugal. Le rythme des repas est différent chez nos voisins mais comme le dit avec humour la collègue qui organise les hébergements : « Nous sommes soixante millions et nous ne sommes pas encore morts de faim… ! »

On imagine avec peine l’armada normande abordant ce rivage de petits galets qui fuient sous le pied. La marée est basse mais l’estran semble étroit et la pente est raide. Le site devait être favorable à l’accostage de navires à faible tirant d’eau. Des murets de béton perpendiculaires à la côte laissent deviner la présence de forts courants latéraux. De fait, le recul du rivage a provoqué la disparition du petit port et des effondrements spectaculaires. La petite ville, dominée par des collines irrégulières, falaises érodées,  s’étale en front de mer. Une fête foraine permanente  empiète sur la plage : pas de loi littoral en Grande Bretagne ?

  

Les élèves, comme tout enfant normalement constitué en bord de mer, tentent d’impossibles ricochets et collectent les cailloux polis que l’eau rend brillants comme pierres précieuses. Emma en remplit son chapeau ! Hélas, secs ils redeviennent ternes. Les coquillages sont rares, les châteaux de sable incongrus. Passons à la suite de la visite.

“watch the wall... while the gentlemen go by"

 

Afin de varier les plaisirs, nous avons rendez-vous au « Smugglers Adventure ». Nous imaginons une espèce de parc d’attraction. Il s’agit en fait d’un parcours didactique tel que savent si bien en composer les Anglais. Le but : faire connaître un aspect historique et économique de la région tout en s’amusant grâce à des mises en scènes tour à tour saisissantes, comiques ou instructives. Un petit Disneyland éducatif.

 

«  Regarde le mur ma chérie, pendant que les gentilshommes passent… » tel est le conseil donné par Rudyard Kipling qui connaissait bien la région puisqu’il résida non loin de là, à Burwash, de 1902 à 1936.

C’est « La ballade des contrebandiers » :

If you wake at Midnight, and hear a horse's feet,
Don't go drawing back the blind, or looking in the street,
Them that asks no questions isn't told a lie.
Watch the wall, my darling, while the Gentlemen go by!

Five and twenty ponies
Trotting through the dark -
Brandy for the Parson.
'Baccy for the Clerk;
Laces for a lady, letters for a spy,
And watch the wall, my darling, while the Gentlemen go by!

Running round the woodlump, if you chance to find
Little barrels, roped and tarred, all full of brandy-wine,
Don't you shout to come and look, nor use 'em for your play.
Put the brushwood back again - and they'll be gone next day!

Five and twenty ponies
Trotting through the dark -
Brandy for the Parson.
'Baccy for the Clerk;
Laces for a lady, letters for a spy,
And watch the wall, my darling, while the Gentlemen go by!

If you meet King George's men, dressed in blue and red,
You be careful what you say, and mindful what is said.
If they call you "pretty maid", and chuck you 'neath the chin,
Don't you tell where no one is, nor yet where no one's been!

Five and twenty ponies
Trotting through the dark -
Brandy for the Parson.
'Baccy for the Clerk;
Laces for a lady, letters for a spy,
And watch the wall, my darling, while the Gentlemen go by!

 

La côte sud de l’Angleterre et sa proximité avec le continent ne tentait  pas uniquement les conquérants. Comment distinguer un simple pêcheur d’un contrebandier ? L’histoire raconte qu’au XVIIIème siècle, les taxes imposées sur les produits par le pouvoir royal étaient telles que la contrebande devint une activité économique de grande ampleur. Les guerres et les aventures coloniales britanniques coûtaient cher. En réalité le système était bien plus ancien. Dès 1155, Hasting fait partie de la fédération des « Cinq ports » qui jouissait de privilèges spéciaux et ne disparut qu’avec la création de la Royal Navy sous le règne d’Henri VII (1485-1509). La contrebande aurait débuté dès le règne d’Edouard I, vers 1300. Elle portait alors essentiellement sur l’exportation de la laine de moutons, très recherchée en Europe et fortement taxée surtout durant la guerre de cent ans pour le paiement des troupes. L’exportation illégale de laine fut punie de mort à partir de 1661. Les contrebandiers ne cessèrent pas leurs activités, au contraire. Comme bien souvent dans l’histoire, un surcroît de répression entraîne une délinquance plus violente : nos Smugglers s’armèrent. On estime que l’année 1670 établit une sorte de record puisque 20 000 balles de laines furent exportées illégalement vers Calais. Les policiers étaient corrompus : des sacs de pièces d’or étaient dissimulés dans la falaise à leur intention ! Les hommes buvaient et dînaient dans les auberges, le pistolet sur la table ! Univers passionnant comme un roman de piraterie !

La région entière vivait des trafics dont le financement était souvent assuré par des personnalités ou institutions londoniennes haut placées. Les marchandises évoluaient selon les taxes : thé, alcools, tabac, cognac, savon, bougies, dentelles faisaient le voyage en une nuit dans des bateaux à voiles carrées et à fond plat (lougres) . A terre les hommes avaient chacun leur rôle : l’homme aux tonneaux transportait l’alcool, les guetteurs utilisaient une lanterne spéciale munie d’un entonnoir pour n’être vus que d’une seule direction. Les cargaisons étaient stockées dans les grottes que l’on visite aujourd’hui. Le film de fritz Lang, « Les contrebandiers de Moonfleet» retrace les aventures d’un jeune garçon dont le père est chef de gang. Comme ce George Chapman qui fut pendu  à Hurst Green après le meurtre d’un policier en 1740. Tout contrebandier était pendu le corps enduit de goudron afin qu’il se conserve ! C’était censé effrayer les malfaiteurs bizarrement très croyants et qui redoutaient de mourir sans sépulture…

Les quantités importées étaient considérables : jusqu’à 3 000 gallons d’alcool. (1 gallon = 3,78 litres.) On raconte que certains habitants du Kent lavaient leurs vitres au gin ! Selon certaines estimations les 4/5 du thé consommé en Angleterre n’auraient pas payé de taxe ! Des files d’hommes attendaient le déchargement nocturne des navires. Les cargaisons étaient transportées par des caravanes de poneys ou à dos d’homme vers l’intérieur du pays. Des communautés entières dépendaient du trafic. C’était le cas de Iles Scilly au sud de la Cornouaille.

http://en.wikipedia.org/wiki/Isles_of_Scilly

Le gouvernement décida de créer le corps des garde-côtes en 1831 ce qui donna lieu à de véritables batailles rangées (Pevensey. 1833) Délation et récompenses complétèrent le dispositif.

 L’histoire ne dit pas dans quelle mesure cette longue et terrible aventure joua un rôle dans le développement de l’idéologie britannique du libre-échange.

Pour une histoire de la contrebande, en Anglais…

http://www.smuggling.co.uk/history.html

Le parcours souterrain agrémenté d’effets lumineux et sonores recèle nombre de surprises à condition de s’attarder un peu. Des machines simples illustrent le principe du palan (pour hisser les tonneaux), les candidats au supplice peuvent tester le pilori. Des recoins sombres surgissent des personnages à la voix naturellement caverneuse et aux visages patibulaires. L’atmosphère humide et sombre évoque les marins perdus des romans fantastiques de Jean Ray, Long John Silver, les nuits brumeuses de Mac Orlan.  Certains enfants sont assez heureux de trouver le secours d’une main adulte ! Avec ce jeune public, l’aspect économique de la contrebande n’est peut-être pas très bien assimilé. On évita aussi de s’étendre sur les détails de la vie nocturne agitée qui s’organisa dans les grottes lorsque le trafic périclita. D’habiles « entrepreneurs » trouvèrent là en effet des lieux vastes et discrets pour rencontres épicées. Il nous est dit que l’aristocratie ne dédaignait pas de venir s’y encanailler après les bains de mer. « L’Angleterre a été  le pays de Tom Jones bien avant de devenir celui de Victoria » (P. Daninos)

  

  

Nous retrouvons l’air pur et le soleil et nous dirigeons vers le château fort de Hasting.

Les ruines témoignent elles aussi de la venue de Guillaume le Conquérant bien que le site (West Hill) ait été occupé précédemment dès l’âge du fer et par les Saxons. Dans les bateaux de l’invasion, en plus des hommes et des chevaux, Guillaume avait fait charger des éléments de fortification en bois, en quelque sorte préfabriqués. C’est ainsi que fut aménagé le site, sur une « motte » de 6 m  de haut et de 24 m de circonférence entourée d’un fossé, avant la bataille d’Hasting qui se déroula à 11 km au nord.

Après sa victoire, Guillaume le fit reconstruire en pierre, étant donné l’importance du port qu’il devait  protéger. Les tempêtes du XIIIème siècle modifièrent profondément le rivage, et en 1287 les falaises sur lesquelles s’appuyait le château s’effondrèrent. Le donjon bascula dans la mer ! Le port lui-même étant envasé l’endroit perdit son caractère stratégique. Les raids français durant la guerre de cent ans achevèrent de dévaster la région.

http://www.casteland.com/pfr/chateau/europe/uk/hastings/hastings_hist.htm

 

Une projection retrace les grandes lignes de cette histoire et sur le terrain des panneaux permettent d’identifier et de localiser les vestiges de la forteresse.

 Les grandes pelouses offrent également un espace de détente apprécié après une journée aussi riche en découvertes ! Les plus calmes peuvent admirer la vue superbe. Une ligne blanche semble flotter très loin, à l’horizon : seraient-ce les côtes de France ? Est-ce possible ?

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 14:47

« Good now, sit down and tell me…why such daily cast of brazen cannon..”

(“Ami, asseyons-nous, et dites moi… pourquoi chaque jour on coule tous ces canons de bronze… » Hamlet. Acte I scène 1)

 

Vues du Ferry, les falaises de Douvres semblent constituer un rempart naturel difficilement franchissable. Surmontées de murailles, leur aspect n’en est que plus redoutable. Le programme de visite comprend l’accès aux fortifications qui dominent le port. Une route sinueuse – roulez à gauche ! – mène aux portes du château. De là, on domine le Channel : l’étroitesse du détroit a de tout temps ici tenté les conquérants. Le site fut donc fortifié tout au long de son histoire. Nous longeons les remparts à partir de Canon’s Gate en direction de la tour romaine. Les grosses bombardes soigneusement entretenues attirent naturellement les enfants. Aucune notice n’indique quelle pouvait être la portée de ces engins dont la gueule est pointée vers la mer.


La tour octogonale d’origine romaine supportait un phare de 24 m de haut (Roman light house – on dit aussi Pharos) construit vers l’an 50. Carrée à l’intérieur elle présente encore quatre niveaux romains et un couronnement médiéval.

Dubrae ou Dubris, nom romain de la ville se trouvait déjà sur un important carrefour routier menant vers Canterbury et Londres. Si Jules César débarqua dès 55 avant notre ère, les entreprises d’occupation romaine longues et inachevées ne commencent vraiment qu’à l’initiative de l’Empereur Claude ( de 43 à 47 ). Quatre légions ( 40 000 hommes ) conquièrent le sud du Pays des Brittons. Claude fera le voyage et prendra le titre de Britannicus.

 Auparavant, Caligula avait fait construire un phare juste en face,  à Boulogne sur Mer (la Tour d’Ordre) en prévision d’une invasion dont il abandonna le projet.

Autre envahisseur, qui préféra débarquer ailleurs, William le Conquérant (Guillaume pour les Français) fit renforcer les fortifications en 1066. La diversité des édifices témoigne de la constance d’une préoccupation militaire justifiée ! De Henri II (1179-1188) jusqu’à la dernière bataille d’Angleterre (1940) la forteresse de Douvres a déjoué les  assauts des continentaux. Les deux dernières adaptations des défenses furent élaborées en prévision d’un éventuel débarquement de Napoléon qui n’eut pas lieu comme chacun sait, et de l’entreprise Hitlérienne qui échoua. En fin de compte, les seuls qui réussirent à s’en emparer furent des Anglais durant leur guerre civile. Au mois d’août 1642, une partie des habitants favorable au Parlement escalade la falaise et prend le château tenu par une garnison royale !


La statue de l’Amiral Ramsey suscite la curiosité. Une brève notice rappelle son rôle dans la direction de l’opération « Dynamo » qui permit l’évacuation de 350 000 hommes encerclés par la Wehrmacht dans la poche de Dunkerque en 1940. Le poste de commandement était dans la falaise. La forteresse fut ensuite équipée de canons anti aériens, de projecteurs et même de l’un des tout premiers radars pour faire face à l’offensive nazie.

 L’hôpital et des quartiers généraux furent installés dans de nouvelles galeries souterraines. Malheureusement les bombardements intensifs détruisirent une grande partie du patrimoine médiéval. Conséquence inattendue, ils mirent à jour les restes d’une villa romaine (Roman Painted house).

Note de visite :

Devant une machine exposée, on s’interroge ? Catapulte ou trébuchet ? Voici la réponse selon Wikipédia…

« Une catapulte (du grec katapeltes, de kata « transpercer » et peltes « bouclier ») est un engin de siège capable de lancer des projectiles à une grande distance. Semblable à une arbalète géante, la catapulte projette de grandes flèches à l'aide d'un câble tendu. Le mécanisme de la catapulte permet l'accumulation d’énergie dans un câble tordu, afin d’envoyer un projectile en forme de flèche, assez lourd pour percer plusieurs hommes en file (d’où le nom grec kata peltes, perceur de bouclier). La tension du câble détermine la force emmagasinée, et donc la portée de l'arme.

La catapulte se distingue de la baliste, qui projette des pierres à l'aide d'un bras élastique (la flèche) tendu en arrière et libéré d’un coup au moment du tir. »

Le trébuchet, parfois inexactement désigné sous le nom de catapulte, emploie un contrepoids plutôt que la torsion ou la tension: il fonctionne essentiellement comme une fronde géante. Le trébuchet peut viser beaucoup plus précisément qu'une catapulte.

 

 

Exercice d’Anglais sur le château de Douvres :

http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-4869.php

 

 

Nous retrouvons le car après une traversée périlleuse de la route : ici on regarde à gauche, puis à droite puis à gauche avant de traverser. Les accompagnateurs font rempart de leur corps ! Direction Ashford et les familles d’accueil. Le système est rôdé : le lieu de stationnement est le même que l’an dernier.

Les voitures arrivent les unes après les autres : Hello ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, toute la troupe s’envole vers des lieux inconnus.

Vous avez-dit angoisse ? Chacun dispose des numéros de téléphone amis : quoiqu’on en dise, les progrès de la téléphonie mobile ont du bon !

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 01:38

 

Un voyage en Angleterre en appelle d’autres… C’est ainsi qu’après le court séjour des écoliers de Mesnil-Sellières l’an dernier, Corinne Boutiot et Annick Dandrel leurs professeures décidèrent de prolonger l’expérience. Cinq jours cette fois devaient permettre une découverte plus approfondie du Kent et de la capitale britannique. Par chance, il se trouve que notre reporter était aussi du voyage…

 

“… I was late getting away…”

http://www.anglaisfacile.com/

 

Tous les élèves étaient à l’heure en réalité et nous étions lundi, férié et travaillé pour nos enseignantes. Un détour par Luyères où nous retrouvons Virginie Thomas et ses élèves, un autre détour par Troyes pour une escale technique et le car s’élance vers la côte.
 

« For miles inland…

Wide farms went by, short shadowed cattle…

…hedges dipped

And rose; and now and then a smell of grass…

Until the next town…».

(Philip Larkin. .Les noces de la Pentecôte.)

 

 Nos quarante et un passagers bavardent gentiment. Arrêt à mi-chemin. Actualité cinématographique oblige, les premiers terrils évoquent le pays ch’timi. Contrairement à la réplique devenue célèbre ce « NOOORD » n’est pas froid : le soleil brille lorsqu’apparaît entre deux dunes la Mer du même nom. Hélas, la douane britannique a décidé des contrôles sévères : présentation des papiers de chaque élève et fouille en règle des soutes du car ! Tous les voyageurs étant soumis au même régime, nous prenons un retard important et manquons le départ de notre bateau ! Le pique nique sera donc avalé sur le quai d’embarquement, devant les navires de la P&O qui nous narguent (notre compagnie est Seafrance .Voir le journal de voyage 2007)


Fort heureusement, Christophe, le chauffeur qui nous accompagnait déjà l’an dernier ne manque pas de ressources. Une fine négociation nous permet d’embarquer plus tôt que prévu et de rattraper tant soit peu notre retard.

   


“…The fair breeze blew, the white foam flew…”

(“…La bonne brise soufflait, la blanche écume volait…”S.T Coleridge )

 

Le soleil incite à rester sur la plage arrière du Ferry. Nous profitons ainsi du spectacle de la manœuvre, le demi-tour à l’intérieur d’un bassin à l’entrée duquel  se pressent déjà d’autres navires ne manque pas d’allure !

 Les machines ronflent. Le « Cézanne » s’élance et longe la plage où de téméraires vacanciers se baignent ! Au loin, les immeubles modernes de la ville, blancs sous le soleil,  blanches aussi  les falaises du Cap Blanc Nez.

«  Cézanne, c’est le nom d’un peintre explique Annick.

-        C’est celui qui a peint le bateau » répète doctement l’élève à son voisin qui n’a pas entendu à cause du vent ! 

  

La côte s’éloigne et  un souffle froid balaie le pont arrière. Certains enfants se pelotonnent sur les bancs, d’autres jouent à se laisser entraîner, ébouriffer, bousculer par les bourrasques. Pas la moindre houle. Une brume de beau temps masque l’horizon. On devine plus qu’on ne voit les énormes cargos dont nous croisons la route.

Nous entrons nous mettre à l’abri dans l’espace habituellement réservé aux piques niques. Les passagers sont peu nombreux. Tout est calme soudain.

  

Question : d’où vient-elle cette mer ?  Blanches falaises face aux « White Cliffs ». La distance n’est que de 34 km au détroit, la profondeur de 120m environ et s’accroît d’est en ouest. Certaines fosses atteignent 200 m. Pour faire simple, la structure ancienne proviendrait d’affaissements dus à la tectonique des plaques et à une accumulation de sédiments (craie). Cette partie de la plateforme continentale aurait été recouverte par les eaux il y a environ 10 000 ans (transgression flandrienne par fonte des glaces d’eau douce- Groenland. Le niveau de la mer serait remonté d’environ 100 m ).


 
Auparavant, hommes et animaux du « magdaléniens » passaient à pieds secs l’isthme effondré (17 000 à 10 000 avant l’ère vulgaire dite chrétienne).

Sa structure profonde est complexe. Dans sa partie occidentale, un demi-fossé affectant les terrains du socle, apparu à l’aube du mésozoïque (251 à  65 millions d’années), est comblé par d’épaisses accumulations de sédiments. Au centre et à l’est, les couches secondaires et tertiaires prolongent celles des bassins de Londres et de Paris. L’ensemble est ondulé et haché de failles qui, à partir de l’oligocène (33,9 à 23,3 millions d’années), ont fait rejouer des accidents anciens du socle et entretenu la subsidence.

La topographie régulière dans l’ensemble est affectée par des dépressions qui sont des formes d’érosion différentielle élaborées au pléistocène pendant les périodes de régression marine ( environ 2 millions d’années à – 10 000).


Les falaises de craie
sont relativement rares dans le monde ( Angleterre, France, Irlande, Danemark, Rügen en Allemagne). Cette roche que nous connaissons bien en Champagne est composée essentiellement  de carbonate de calcium (à 95% pour la craie supérieure). Elle est constituée de squelettes minuscules de plantes ayant flotté dans des mers tropicales chaudes il y a environ  130 à 65 millions d’années au cours du crétacé ( creta = craie en latin). Ces plantes nommées coccolites dont le squelette était constitué de carbonate de calcium , sont tombées au fond de la mer et furent compactées pour former la craie que nous voyons aujourd’hui. Pour tenter de s’imaginer l’échelle du temps nécessaire, la couche de craie du cap Blanc nez qui est de 68 m s’est formée en 4 millions d’années, ce qui correspond à 1,7 cm pour 1000 ans ! le travail de sape de la mer fait reculer la falaise de 25 m par siècle…


La craie
se serait formée en eau profonde. Dans les niveaux inférieurs, la roche a une couleur grisâtre. Elle est moins dure du fait de la présence de petites particules d’argile. Ces niveaux inférieurs seraient dus à une formation plus proche des côtes par apport de particules déversées par les rivières. On appelle ces formations « marnes ».


Les couches crayeuses furent soulevées du fait d’un plissement de la croûte terrestre causé par le mouvement au nord de la plaque tectonique africaine entrant en collision avec la plaque européenne.

 

Bientôt nous apercevons les falaises de Douvres. Tout le monde sur le pont : l’Angleterre est en vue ! Les chevelures flottent et fouettent les visages.

Photos. Sourires crispés et cols remontés. A l’extrémité de la jetée, comme l’an dernier,  l’homme de la capitainerie répond du geste aux saluts des enfants.

 Le « Cézanne » se range le long du quai avec autant de sûreté qu’un simple taxi. Nous regagnons le pont inférieur et le car. …On écarquille les yeux avides de déceler la différence essentielle ou l’infime détail qui confirmera notre changement de pays. L’Angleterre selon Daninos n’est-elle pas « l’unique Etat au monde  qui vous permette de sortir de la planète sans la quitter… » ?

On règle les montres. Une heure de moins : nous ne serons pas trop en retard au château.



(à suivre)

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 00:49

La nuit des citrouilles.

IMG-3348.JPG «  Je l’avais prévu. On n’invente pas ainsi une fête soi disant traditionnelle. Regarde, le rayon consacré à Halloween est pratiquement vide. Les sociologues de l’avenir auront un intéressant sujet d’étude sur cette folie commerciale … -
- Peut-être. Je te rappelle cependant que l’Association familiale et les parents organisent le défilé demain. Je ne suis pas certaine qu’Alice sera sensible à tes raisonnements sociologiques !"
 
Depuis deux ans , les ventes de costumes et d’accessoires ayant chuté, le super marché n’offrait plus que de rares panoplies. La fête d’Halloween, importée récemment des pays anglo-saxons semblait déconsidérée. Etait-ce dû à la vie chère, ou  plus profondément à  l’influence de la tradition chrétienne ? Alain Cardou poussait le caddy dans l’allée du magasin. Comme beaucoup d’hommes de sa génération, il avait déploré l’engouement irréfléchi pour des horreurs de pacotille.

-         Nous arriverons bien à bricoler un chapeau de sorcière lança-t-il à sa compagne. Il suffira de barbouiller le museau de la petite-         J’ai mis de côté le costume de l’an dernier. Il devrait faire l’affaire. 

-  Pour moi, j’ai le juste au corps noir et le masque de Freddy
-     Ne me dis pas que tu vas te déguiser !


-     
Pourquoi non ? Tu me trouves trop vieille ?"
Marie semblait sérieuse. Son compagnon battit prudemment en retraite. Pas de querelle en public !

xxx

IMG-3372.JPG L’après-midi du vendredi avait été consacrée à préparer le défilé du lendemain. Alice et sa mère avaient cherché des modèles sur Internet. Les sites consacrés à Halloween pullulaient. Chacun offrait des patrons et des formes à colorier, des recettes de gâteaux à la citrouille, des astuces permettant d’obtenir à peu de frais un maquillage effrayant. Le choix était difficile. Alice hésitait et Marie ne souhaitait pas décider à sa place. Tant et si bien que le soir tombait et que les préparatifs n’étaient guère avancés lorsqu’Alain rentra à la maison.

Le chapeau de sorcière en carton n’avait pas été peint, et il manquait des ourlets à la jupe d’Alice. La citrouille destinée à orner le pilier du portail n’était même pas creusée.

-         Vous terminerez demain matin dit Alain. Le défilé ne commence qu’à 15 heures

Il n’avait pas envie de participer aux travaux manuels. Travaux forcés en fin de semaine : non merci !

- Mais papa ! On n’aura pas le temps ! Il y a école demain matin et après ce sera trop tard ! »

 Alice n’accepta pas aisément d’aller se coucher. Marie dut  rester auprès d’elle longtemps. Les histoires qu’elle imagina ce soir là pour endormir sa petite fille furent interminables et douces.

 

xxx

IMG-3360.JPG Cette nuit était particulièrement sombre. Nuit de lune nouvelle offrant sa face obscure. Nuages bas, brume opaque. On distinguait à peine la lueur voilée des fenêtres proches. De rares automobiles traçaient dans les ténèbres de fugitifs rais lumineux tôt évanouis, et laissaient planer dans leur sillage un vague ronronnement assourdi. Les jardins et les champs semblaient figés, englués dans une gelée noire humide et molle. Un grattement obstiné tira Alain du canapé où il sommeillait devant la télé allumée. Il entrouvrit la porte fenêtre. Astor, le chat de la maison lui fila entre les jambes et s’engouffra sous un fauteuil.

-         Eh ! Attends un peu fichu matou ! Tu ne vas pas t’en tirer comme ça ! C’est qu’il est trempé l’animal !

Accroupi, Alain tenta en vain de l’attirer. Le poil hérissé, les pupilles dilatées, Astor se blottissait hors de la lumière. Intrigué, Alain abandonna en bougonnant.

-         Qu’y a-t-il vieux bandit !  Habituellement tu ne  reviens pas avant l’aube… »
Ce qu’Astor avait vu, nul ne pouvait l’imaginer.

 

xxx

IMG-3404.JPG La lourde feuille froissée enveloppée de vrilles à même la terre mouillée frémissait. Un souffle imperceptible s’insinuait sous les tiges. De-ci de-là les  rondeurs colorées des courges, potimarrons et coloquintes se frottaient de gouttelettes limpides. A première vue, rien d’anormal. Le jardin de Marguerite, celui d’Annie ou de Robert dormaient paisiblement au cœur de la nuit froide. Astor pourtant s’était figé, oreilles dressées, guettant une proie invisible. Il percevait des chuchotements, des soupirs, des murmures. Ce n’était pas le crissement habituel des dents de petits rongeurs qu’il affectionnait mais un bruit très particulier et confus, une agitation plus qu’un bruit, un vague mouvement de l’air ou des choses. Il attendait, prêt à bondir poil dressé, muscles tendus. L’invisible était là, partout. L’air au dessus de lui vibrait. Un lourd piétinement enflait de seconde en seconde. Dans le cône faiblement lumineux du lampadaire proche un cortège ahurissant se dessina soudain. Escortés d’ombres flottantes, de noires silhouettes encapuchonnées, tout ce que le village comptait de citrouilles, de concombres et de courges dévalait le chemin. Les « Rouge d’Etampes » menaient le cortège suivis des « Gros de Paris », Ficifolia et Sativus tourne boulaient côte à côte. La Galeuse orange  cahotait en compagnie du Multiferus hérissé. Chacun et chacune s’illuminait un bref instant sous l’éclairage blafard. L’orange vif du « Cou tors   » rivalisait avec le « Délicata » finement strié de vert sombre. Boitillant sur le peu de tige qu’elles avaient conservé, les longues « Pleines de Naples » et la « Siceraria longissima » promettaient de succulents rendez-vous. Des Jémifluges cendrés  et des Afrigis bondissaient et rebondissaient comme des balles de caoutchouc. Le défilé devint cohue, le tumulte cacophonie. Seul l’oreille d’Astor pouvait entendre les ricanements et les  clameurs de milliers d’esprits malins. Aucun doute n’était permis ! Seuls les démons, les gnomes, les kobolds  ou les gobelins pouvaient animer de vulgaires légumes pour la plupart impropres à la consommation ! Que les coloquintes toxiques fussent mêlés à cette farce ne pouvait relever que d’une diablerie. Leur nombre grossissait sans cesse. Ils semblaient surgir mystérieusement des pavillons aux volets clos pour rejoindre la sarabande grotesque. Parfois , un groupe hurlant se précipitait  vers la façade aveugle d’une maison et disparaissait comme si le mur n’eut pas existé. C’en était trop pour Astor. Surmontant la terreur qui l’avait pétrifié, il détala vers son foyer, son panier, sa forteresse. Il était là maintenant, tremblant encore  sous le fauteuil, bien décidé à n’en sortir pour rien au monde !

xxx

IMG-3396.JPG Ayant renoncé à déloger le chat,  Alain s’allongea sur le canapé. Le ronron télévisuel ne tarda pas à faire effet et il s’endormit profondément. Astor, l’oreille dressée, ressentait la lente montée des ondes maléfiques. Les monstres approchaient. Dans une corbeille, près de la fenêtre, les boules orangées et difformes collectionnées par Marie prenaient vie doucement. De légères secousses agitèrent leur  amas répugnant. Elles respiraient, mieux elles sifflaient, semblant émettre des signaux menaçants. Dehors le grand sabbat se déchaînait ! Ils étaient tous là, devant la maison. Sorcières et démons frappaient  aux volets, vociféraient à perdre haleine. La cohorte des cucurbitacées avait donné naissance, en cette nuit maudite, à la plus terrible des armées. Comme de gros œufs aux coques granuleuses, aux couleurs criardes, les courges avaient libéré les âmes damnées surgies des enfers. Astor éperdu ne put s’empêcher d’assister à l’impensable, au cauchemar le plus fou, à l’innommable horreur : comme une vague énorme, un capharnaüm de citrouilles, de balais, de monstres aux  masques verruqueux franchit la porte close, s’infiltra par la cheminée, se matérialisa brusquement au milieu du salon. La maison tout entière semblait entrainée dans une ronde infernale. Astor ferma les yeux et se recroquevilla sous le fauteuil.

xxx

IMG-3450.JPG  « Oh merci Papa ! »

C’était Alice en chemise, qui sautait joyeusement sur le canapé pour réveiller Alain.

-         Déjà debout ? Pourquoi merci ? Zut, je me suis encore endormi devant la télé !
-         Tu as dû t’endormir tard ! Tu as terminé tous les costumes ! Merci ! Merci ! Merci !

La petite couvrait de baisers le visage de son père . Tout étourdi, Alain jeta un œil dans le salon. Soigneusement étalée sur le dossier des sièges, une garde robe complète avait été disposée : combinaison de Frankenstein, robe ensanglantée de zombie, masque de loup garou. Des gants aux doigts crochus voisinaient sur la table avec des dentiers de vampire et des yeux sanguinolents. Le fameux chapeau de sorcière qu’on avait abandonné la veille était  terminé, enveloppé de gaze rappelant la toile d’une araignée géante.  

-         Regarde Maman, Papa a passé la nuit à nous fabriquer des déguisements pour Halloween.

-         C’est impossible souffla Marie dans un bâillement matinal ! Il ne sait même pas coudre un bouton !

-         Regarde ! Regarde Maman ! Il a fait tout ça !

Alice bondissait de joie, essayant les masques, se couvrant des costumes pour en apprécier la repoussante beauté. Marie , interdite regardait fixement son mari comme s’il eut lui-même été une créature d’outre tombe. Il était resté assis sur le canapé , incapable d’imaginer le moindre début d’explication. Abasourdi, il ne sut que bredouiller :

-         Hum Alice ! Mais, pourquoi t’es tu réveillée de si bonne heure.

-         J’ai entendu sonner les cloches Papa, les cloches de la vieille église, dans le cimetière…

-         Tu as rêvé ma chérie ! Il n’y a plus d’église à cet endroit depuis longtemps…

Alain s’interrompit soudain. Il avait distinctement entendu Astor qui chuchotait :

« Tais-toi imbécile. Je t’expliquerai… »

GLB

 

  IMG-3456-copie-1.JPG
Comme chaque année, l'Association familiale ( AFMS) et les parents ont accompagné les enfants déguisés par les rues de notre village. Après une collecte abondante de sucreries, une bonne quarantaine d'enfants se sont retrouvés à l'Espace maillotin pour le goûter et la distribution équitable du produit de la tournée.

Alors que l'exploitation commerciale du phénomène semble s'atténuer, on remarque la persistance de cette coutume importée.

Chaque jour, la presse locale publie le compte rendu de défilés animés dans de nombreux villages de l'Aube. Qu'on s'en réjouisse ou non, c'est ainsi .

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 18:27
Du nouveau
dans l'album "jeunes: les dessins "Mangas" de Camille. Ici.

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 17:45

Au CEPE du Parc de la Forêt d’Orient.  

(Centre d’étude et de pédagogie de l’environnement.)  

 

 Au début du mois de juin, « Petits potins-10 » a suivi les activités d’une classe primaire au CEPE du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. Voir ce qui s’y fait peut intéresser les curieux. Le projet pédagogique portait sur l’eau, idée bienvenue en ce territoire de Champagne humide.  

 Voici une sorte de petit journal en image.

 

 

 1er jour : le déplacement vers le centre Yvonne Martinot, lieu d’hébergement se fait en bicyclette. Une armada d’adultes assure la sécurité : parents agrées à vélo, voiture d’avertissement en tête de convoi, camionnette voiture balais comme sur le Tour de France ! Il fait beau et chaud. Accueillis par Myriam,  la responsable des groupes à Mesnil Saint Père, les enfants et leurs accompagnateurs prennent possession de leurs chambres avant le déjeuner.

 

 

 L’après-midi est consacrée à la découverte des sources, dans un secteur bordant la D 43, au lieu dit « la fontaine Colette ». En ce début juin, le niveau des lacs est particulièrement élevé et le groupe doit s’enfoncer dans la forêt pour trouver les fossés donnant naissance aux petits rus qui se jettent dans le lac.

Carte en main, les jeunes aventuriers ont pour mission de découvrir les sources. La feuille plastifiée peut aussi servir éventuellement d’éventail ou de chasse moustiques ! Un peu de théorie sous les arbres : l’animatrice fait préciser sur un panneau illustré les principales phases du cycle naturel de l’eau.

 Après un franchissement « périlleux » de fossé humide – on a entassé des branches mortes pour ne pas se mouiller les pieds ! – l’expédition parvient à identifier la source recherchée.

Grâce à une petite pelle de jardinage on sonde le terrain : la limite sable argile apparaît clairement. Etonnements à cause de la couleur verte des roches en cet endroit. Un enfant remarque la forte odeur de fer qui s’en dégage. Une partie du cycle est ainsi élucidée : pluie- ruissellement- infiltration et surgissement de l’eau au contact d’une couche imperméable. On malaxe les marnes vertes histoire de tester la consistance de la roche un peu trop sableuse pour faire de jolis cendriers !

 

 

 2ème jour. La matinée est consacrée à identifier le circuit de l’eau domestique dans le village, du Château d’eau à la station d’épuration. On repère les regards, les bouches à incendie, les grilles d’évacuation. «  Non l’eau du robinet ne vient pas du lac et n’y retourne pas ». « Non , l’eau « propre »  n’est pas obligatoirement potable. ». «  L’eau de pluie se mélange-t elle aux eaux usées ? »

Autant de notions précisées et illustrées sur le terrain. A midi, le soleil tape dur et les gourdes sont vides : paradoxe pour une journée sur l’eau ! heureusement le petit autocar joyeusement surnommé « La salamandre » vient à notre secours.   

 

 L’après-midi, retour aux eaux « naturelles » sur le site des étangs de La Loge aux Chèvres. La « digue » séparant l’étang de la Renouillère de l’Etang du Parc aux Pourceaux offre un lieu idéal d’observation ombragé. Les moustiques font la sieste. L’animateur connaît son métier. Historique des étangs, œuvre des hydrauliciens cisterciens, évolution et entretien, pêcheries, écosystème, aucun aspect n’est oublié.

Libellules et demoiselles nous rendent visite et donnent lieu à de nouvelles explications. Un terrier de blaireau, la toilette des grèbes huppés, un vol de cormorans sont autant de sujet passionnants.

L’œil rivé à la lunette d’observation, les enfants scrutent la rive lointaine, au-delà de la barrière fleurie des nénuphars. Un couple de cygne s’ébat dans l’ombre des grands arbres, feuillage argenté des saules luisant sous la masse sombre des vieux chênes.

 

 

 3ème jour. « La salamandre » nous conduit à la prise d’eau proche de Jessains. On y expliquera le fonctionnement des lacs réservoirs grâce à une maquette et à un panneau lumineux. Canal d’amenée, canal de restitution, niveaux des eaux s’allument ou s’éteignent à volonté. Nous apprenons avec surprise le prochain transfert de cette installation pédagogique dédiée au Lac Aube, à la « Maison des lacs » située sur les rives du réservoir Seine… Grâce au petit autocar du CEPE, nous visitons les diverses installations à partir de la prise d’eau.

 Exceptionnellement , le véhicule peut emprunter la digue réservée en temps normal à la vélovoie. La vanne du canal de restitution se dresse près de la digue de Radonvilliers, au-dessus d’une eau lisse comme un miroir. Le bronze du cercle d’eau scintille de gouttelettes. Les ronds de verre parsemant le gazon évoquent l’image des constellations visibles à l’équinoxe. Hélas, des vandales s’en sont pris aux sculptures mises en place sur la digue et à la table d’orientation.

 L’après-midi est consacrée à la fabrication de papier recyclé. La technique est au point. On déchire, on lacère , on malaxe la pâte avant de reconstituer des feuilles épaisses et grises que certains enfants agrémentent de fleurs séchées. 

 

 

 4ème jour. Les énergies renouvelables. Maquettes et schémas illustrent le propos. La panne plus ou moins lointaine mais prévisible de l’approvisionnement en énergies fossiles amène une réflexion d’autant plus nécessaire que les enfants présents en seront peut-être les acteurs- témoins involontaires.

 L’eau est toujours présente dans les esprits, même si le vent, le soleil et le bois complètent la panoplie de survie future. On fabrique un petit moulin à vent, ou bien une forme simplifiée d’éolienne agricole… Pourra-t-on la disposer sur le vélo pour le retour ?

 Heureusement, l’orage de la nuit a rafraîchi l’atmosphère et le convoi cycliste ne souffre pas trop dans les côtes dénudées de la Champagne crayeuse.

 

 

 Reste à la classe le travail d’exploitation des expériences accumulées. Naturellement, nous avons volontairement omis de parler des moments de détente, du grand massacre de balles de ping-pong, d’une bataille d’eau mémorable, de la soirée dansante, des répétitions en prévision de la fête scolaire, de la fabrication d’un tableau de nœuds marins pour la fête des pères, des délicieux repas préparés par la cuisine du centre et de la gentillesse du personnel. C’est fou ce qu’on peut faire en 4 jours. Et il y en a qui disent que ce sont des « vacances » !

 

 

  

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /Avr /2006 18:01

  Pour nos lecteurs impatients voici la suite du roman de NN.  de N.Campbell.... (Pour lire le début cliquer ici > chapitre 1)

   2: Le voyage et les jeux des enfants.

 Même jour. 14 h 15.  

 

 

 

En ce moment même, les enfants et leur professeur étaient en train de mettre leurs bagages dans le bus. Ils se dépêchèrent de monter dans ce véhicule, car c'était bientôt l'heure de partir. Ils iraient, en car, à la gare de Troyes, puis, directement en TGV dans la région Midi-Pyrénées. Bien sur, il changeraient de train quelques fois !  

 

Voici venu le temps de s'en aller, et de dire au revoir aux différents parents. 

 

C'est un moment assez difficile pour les adultes, alors que pour tous les adolescents c'est plutôt un moment de sensation de liberté et  ils se font un grand plaisir de les quitter. 

 

Mais d'un coup, on entendit:  

 

-Laure ! Tu as oublié Ninouche. Elle descendit donc, l'attrapa tout de suite et cria tout en montant dans la car: 

 

-Merci m'an ; que pourrais-je faire sans toi ? 

 

Juste après l'on entendit  la grosse voie du père de Joffret dire:  

 

-Jojo, t'as oublié ton chat Coquin.  

 

-Merci p'pa ; tu m'es très utile. Bye-bye !!!  

 

Maintenant, vint l'instant du suspense pour les enfants : que vont-ils faire et vivre pendant ce merveilleux voyage surprise ?  

 

Montés dans le bus, quatre des filles  s'inventent une sorte de jeu qui consiste a définir le mieux possible une personne de la classe désignée au hasard. Jessi commença et choisit Laure qui était justement dans ce petit groupe formé de Lisa, Jessi, Laure et Aurélie :  

 

«  Elle a les cheveux très fins blond or légèrement teintés de quelques mèches châtain clair.  Son petit nez  s'accorde très bien avec son beau visage à la  peau assez pâle. Elle est maigre, un peu osseuse  et chétive. 

 

 Ses yeux sont bleus en forme d'amande.  Ses petites lèvres douces et minces mettent en valeur ses jolies dents toutes blanches… 

 

- Alors,et son caractère.. ? demanda Lisa. 

 

- Cette fille est très enthousiaste et optimiste ! Elle n'est pas du tout grincheuse, même si parfois elle n'est pas très contente. Laure,  pratiquement tout le monde  l'adore car elle est très gentille. Elle n'est pas égoïste du tout. C'est une fille très fine et pleine d'idées.  

 Et voila, j'ai fini ! s’exclama Jessi d'un ton joyeux. »  

 

Laure était très flattée par les paroles si émouvantes de sa meilleure amie et la remercia fortement.  

 

Trois garçons ont fait le même jeu, voici leur groupe: Paul, Joffret et Frédéric. Frédéric n'aimait pas qualifier Laure car c'était sa soeur et Joffret ne voulait en aucun cas parler de sa soeur Jessi. Alors, maintenant c'était au tour de Paul qui devait définir Frédéric; il commença donc :  

 

« Il est brun et n'a pas une chevelure  épaisse. Son nez est petit et fin. Sa bouche n'est pas très grosse et ses lèvres sont toutes minces. Sa peau pâle lui va très bien. Il a les yeux marrons très clairs un peu allongés. Son visage est arrondi mais vers le menton il prend une forme très très légèrement ovale. Ses dents sont presque toute blanches… 

 Maintenant, place au caractère ! ajouta Paul.  

 

 Il est aimable et très gentil. C'est un garçon serviable et il fait un très bon ami. Il a du caractère mais sait se maîtriser. Ses amis l'apprécient même si parfois il est pessimiste. Enfin, c'est fini ! dit Paul. J'en avait beaucoup à dire sur ce super copain. Il faut avouer qu'il n'est pas simple ce jeu ! Surtout de trouver les bons mots à utiliser dans des phrases sur une personne merveilleuse comme lui.

 -  Bon ce n'est pas tout ! répliqua Joffret. A partir de maintenant, je vais essayer de décrire une des filles de notre classe. Cela ne va pas être du gâteau ! 

 

 

 

- Je t'oblige à définir ta soeur ! commenta Frédéric pour l'embêter.  

 

- Alors, là il n'en est pas question ! dit Joffret d'un ton plutôt rude.  

 

- Tu es obligé sinon on te fera faire des choses pas très commodes pendant ce voyage . ALORS... ! dit soudain Paul après un petit temps de silence.  

 

-Bon, ok... Mais ne vous moquez pas de moi, c'est bien compris ? ordonna brutalement Joffret qui se sentait obligé de le faire.  

 

-Oui, oui. répondirent les deux amis en essayant de cacher leur rire. 

 

-Allez, je me lance ! chuchota t-il. Elle a la peau claire et sa joue gauche est ornée d’un grain de beauté. Ses cheveux bruns, très longs qui lui descendent dans le dos sont magnifiques. Ses yeux verts sont plus ou moins foncés selon le temps. Elle a un nez de princesse étroit et légèrement allongé. Sa bouche, Oh ! sa bouche, elle n'est pas grande  et va très bien avec son fin visage. Voici Son caractère: elle est adorable et très gentille. Ma soeur n'est pas du tout désagréable mais plutôt serviable.  

 

Elle a du coeur et n'est pas orgueilleuse… »  

 

Pendant qu'il était en train de dire tout cela, il rêvait un peu. En réalité -mais il ne veut pas l'avouer- il adore et admire sa soeur !!! Les deux autres restaient bouche bée à ne rien dire tellement ils étaient étonnés. Lors de la description de Jessi, Paul et Frédéric n'avaient fait aucun bruit. C'était une grande première pour eux !!!  

 

-Bon vous vous en êtes remis maintenant, on peut continuer ?dit Joffret.  

 

Du côté des filles, elles étaient en pleine description de Joffret justement. C'était au tour de Lisa d'essayer.  

 

« Ce garçon est brun et a les cheveux courts. Il a un petit nez légèrement pointu qui ne prend pas beaucoup de place sur son lisse visage. Sa bouche a une apparence légère et ses lèvres sont plutôt minces. Il a les yeux marron en forme de noisette un peu arrondies à leur extrémité extérieure.  

 

Ses joues sont juste assez rondes pour correspondre avec son visage. Voici son caractère: ce jeune homme est aimable, joyeux et serviable. Il est un peu réservé, mais il finit  toujours par dévoiler des secrets qui lui trottent dans la tête depuis longtemps. Joffret est rancunier mais à "petite dose".  

 

Maintenant que Lisa avait fini, Laure reprit en disant:  

 

« On fait autre chose: j'en ai marre de jouer à ce jeu ? » 

 

Mais juste à ce moment, Monsieur Duramente se mit à crier :  

 

« Nous sommes arrivés à la gare, faîtes bien attention en descendant et ne vous dispersez pas trop, s'il vous plaît. Merci !!! »

 

 

 

 

 ( à suivre)

 

 

 

 

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 18:41

Il y a des écrivains parmi nos jeunes lecteurs. Voici un texte envoyé par CAMGRX89. Ecrit d'après un roman célèbre... nous avons modifié un peu le nom du héros pour ne pas être accusé de plagiat!

Happy Porter et le mystère d’Hagrid  

1er Chapitre : « La rencontre » 

                        Comme chaque année, Happy PORTER, Ron WISLEY et Hermione GRANGER, se retrouvent dans le train qui les mènent à Poudlard : 

« Eh ! Happy, nous voilà repartis pour une nouvelle saison !s’exclame Ron.  

- Oui on va s’éclater, répondit Happy. 

Et moi, vous m’oublié ? demande Hermione.  

- Mais non, nous ne t’oublions pas.   

- Ah, ouf, j’ai eu peur ! soupira Hermione.»   

Enfin, ils arrivent à Poudlard et voient Hagrid :   

« Bonjour, vous tous ! dit Hagrid.  

- Bonjour, à toi répondent les trois élèves en cœur.   

-        Bon, je vous laisse, dit Hagrid en partant. »  

Les trois élèves vont voir Albus Dumbeldor :  

« Bonjour les enfants !   

-        Bonjour Albus Dumbeldor, disent les enfants.  

-        Harry ! va faire ton entraînement de Quidditch, dit Albus.  

-        D’accord Albus, j’y vais. »   

2ème chapitre :  « Quidditch »  

Happy se rendit au Quidditch et rencontre son entraîneur.   

« Comment ça va Happy ?demande Dubois son entraîneur 

-  Oui, ça va, répond Happy.   

-  Cette année tu vas avoir un rôle différent.   

- Ah bon ! quel rôle ?  

-        Bah, tu vas jongler entre attrapeur et gardien de but.  

-        D’accord, pour quoi pas.   

-        Je vais t’entraîner à attraper le souaffle, tu es prêt ?  

-        Oui prêt !  

-        Attention feu ! »  

L’entraîneur prend la batte et tire dans le souaffle et Happy essais de l’attraper. Au début, Happy eu du mal à les rattraper, mais réussi au bout d’un certain temps.  

«  Il faut faire pareil au match et à attraper le vif d’or ».   

3ème chapitre : « Mystère »  

Harry va voir Hagrid avec Ron et Hermione : 

« Hagrid, je jouerai au Quidich pas comme avant, je jonglerai entre attrapeur et gardien de but.   

-        C’est bien Happy, mais je suis occupé ces jours ci. »  

Les trois élèves  de Gryffondor vont dans la grande salle discuter : 

« Je trouve qu’Hagrid se comporte bizarrement ces temps-ci, dit Happy.  

-        Oui, dit Ron. 

-        Bizarre, dit Hermione.  

-        Surtout que d’habitude, il s’intéresse beaucoup à ce que tu fais au Quidich, dit Ron. 

-        Tu as raison Ron, répond Hermione »   

Les trois élèves vont à leur court contre les forces du mal qu’avait obtenu Rogue le professeur le moins aimé d’Happy.   

4ème chapitre : « Le court de Rogue »   

Harry, Ron et Hermione se rendent au court contre les forces du mal. 

« Alors PORTER !  toujours la grosse tête ? 

-Tais toi! Malfroy ! »  

Rogue intervient dans la dispute :  

« Allez vous asseoir à vos places, le court va commencer. Dit Rogue.  

Les deux élèves se jettent des regards mitrailleurs.  

Après le cour contre les forces du mal, Happy, Ron et Hermione vont à leur cours de métamorphose, mais il n’y avait pas court, car le professeur McGONAGALL n’était as là.  

5ème chapitre : «  La découverte »   

     Après savoir que le Professeur Mc GONAGALL était absent, Hermione s’exclame : 

« Vous ne trouvez pas ça bizarre que Hagrid et McGONAGALL sont absent tous les deux au même moment ?   

-        Qu’est  ce que tu veux dire Hermione ? s’exclame Happy.   

-        C’est pourtant simple ! Hagrid et Mc GONAGALL sont amoureux.   

-        C’est pas possible ! s’exclament Happy  et Ron.  

-        Allons demander à Hagrid ! »  

Ils se rendent chez Hagrid.   

« Hagrid, nous sommes au courant de ce qui se passe avec Mc GONAGALL !  

-        Que voulez vous dire ! dit Hagrid.  

-        On sait que vous êtes amoureux ! disent les enfants.   

-        Comment l’avez vous découvert ?   

-        On trouvait bizarre que vous soyez tous les deux absents au même moment.   

(Trois années passèrent)   

Hagrid et Mc GONAGALL se marièrent et eurent deux beaux petits garçons.

 Fin  

 

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /Avr /2006 15:36

Petits potins ouvre un "espace jeune" et commence la publication d'un feuilleton rédigé par une jeune auteure. En route pour une nouvelle aventure!Si vous aussi vous avez des idées de texte, de poèmes ou de dessins n'hésitez pas!

LE VOYAGE SCOLAIRE.

 

Roman.

 

 Par N. Campbell

 

 

Présentation des personnages principaux.

 

 

-         Laure, une jeune fille de quatorze ans.

 

-         Frédéric, un jeune homme de quinze ans.

 

-         Joffret, le meilleur ami de Frédéric. Il a le même âge que lui.

 

-         Jessi, la meilleure amie de Laure. Elle a le même âge qu’elle.

 

-         Les huit parents des adolescents .

 

-         Ninouche, le chat de Laure et Frédéric.

 

-         Coquin, le chat de Jessi et Joffret.

 

 

1.   La belle vie.

 

 

Lundi. 13h 15. Laure, Frédéric, Jessi et Joffret étaient au collège, en quatrième, lorsque le directeur leur annonça que les élèves de leur classe et lui allaient partir en voyage.

 

« Cela se passera en France, en région Midi Pyrénées, dit-il. »

 

Ils étaient tous très contents de cette bonne nouvelle ! Partir en voyage avec leurs amis était un rêve qu’espéraient depuis belle lurette tous ces enfants. ! Depuis deux ans qu’ils n’en avaient pas fait : quel soulagement !

 

« Mais, interrompit Joffret, quand allons-nous partir, Monsieur ? »

 

Le directeur lui répondit gaiement :

 

« J’avais recommandé au facteur de distribuer les mots concernant le voyage à vos parents. Donc, eux étaient au courant, mais pour vous c’était une surprise ! J’ai bien précisé dans ma lettre qu’il ne fallait absolument pas vous le dire. On part aujourd’hui même à 15 h 30 ! »

 

Quelques élèves étaient vexés de ne pas l’avoir su avant, mais tous voyaient le bon côté des choses.

 

« Monsieur, combien de temps on va partir ? reprit Aurélie.

 

-        Vous êtes bien curieux, mais je vous comprends. Nous allons partir exactement quinze jours. »

 

Tout le monde essayait de se renseigner à sa manière.

 

« Le problème, Monsieur le Directeur, c’est que nous n’avons pas fait nos valises ! se découragea Laure.

 

-        Ce n’est pas du tout un problème, répondit fièrement monsieur Duramente, le Directeur du collège. J’ai tout prévu.

 

-        Est-ce possible d’avoir un aussi bon directeur ? demanda Paul. »

 

Les enfants, heureux et émerveillés par tout ce qu’avait fait monsieur Duramente, le remercièrent. En vérité, la raison pour laquelle le Directeur était aussi content de son travail, c’était que tous ces efforts lui avaient demandé beaucoup de temps. Il était resté très fatigué. Il se « complimentait » tout seul !

 

« Bon, assez discuté ! Il est l’heure de partir ! se dépêcha de dire Duramente. »

 

Ils embarquèrent alors dans un car qui les attendait à la sortie du collège.

 

 

( à suivre)

 

 

 

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /Mars /2006 20:51

CARNAVAL DANS LA NEIGE  !

 

 

 

 

 

   Samedi matin, pour la première fois de mémoire d’écolier(e) et de maître(esse) d’école, la cavalcade des enfants dans le village s’est déroulée dans un paysage enneigé.

 Au Moyen-Âge déjà, la fête était accompagnée de défilés de chars en fleurs ou en papier. Une légende, que nos amis Québécois ont retenue, évoque une dame costumée d’une grande robe, avec la tête couverte, et qui laissait des friandises aux enfants. Certains accrochaient même leurs bas de laine à l’extérieur pour que la « Mi-carême » les remplisse de bonbons ! la vieille Mi-carême pouvait aussi punir les enfants turbulents, et certains racontaient qu’elle amenait parfois… des bébés ! 

 

  

 Cette fête permettait d’échapper pour une journée aux rigueurs du jeun. Les enfants se déguisaient et allaient de maison en maison réclamer des friandises, car ce jour là seulement, il était permis de manger des bonbons. Les adultes faisaient de même le lendemain, se déguisant et essayant de ne pas être reconnus de leurs voisins. La fête était accompagnée de musique, de banquets et de joie.

 

 

 

 

 

 

 Au milieu des années 1970, les enfants se rendaient de porte en porte et recevaient des habitants confiseries et menue monnaie. Chacun avait sa boîte qui s’emplissait de « pièces jaunes », 5, 10 ou 20 centimes d’alors. Occasion d’écouler les fonds de porte- monnaie, à une époque où l’épouse du Président de la République n’avait pas encore eu l’idée d’en faire une cause nationale.

 

 

 

  

  Compte tenu du climat et des vacances scolaires, la date correspondait plus ou moins à la Mi-carême ( Moitié de la période de jeun –carême- ordonnée jadis.)

 

 

 

 

 

  Les bandes s’égayaient, après la classe, et collectaient pour leur compte. En partie pour des raisons de sécurité, il fut décidé d’encadrer cette coutume et de l’intégrer au temps scolaire, le produit de la collecte étant affecté à la Coopérative scolaire. Les bonbons et gâteaux étaient partagés. Autrefois, les poulaillers étant nombreux, et les volailles non confinées, on récoltait beaucoup d’oeufs. Les petits prenaient grand soin de les ramener entiers jusqu’à l’école.  Lorsque c’était possible, on faisait des crêpes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le village s’est agrandi, et depuis plusieurs années, il fallut séparer la classe en plusieurs groupes. Cette année, le samedi 4 mars fut un grand jour. La campagne était couverte de neige, et les déguisements des enfants disparaissaient sous les blousons et les bonnets. Les 27 écoliers de cours moyens , accompagnés de Corinne Boutiot , leur institutrice, et de parents volontaires ont visité chaque habitant.

Comme de coutume, la générosité des maillotin(e)s était au rendez-vous, et c’est en traînant paniers remplis de cadeaux et boîtes sonnantes que la petite troupe regagna l’école en fin de matinée.

Les crêpes avaient été préparées à l’avance pour réchauffer les mains et remplir les estomacs. Carnaval sous la neige ! On s’en souviendra !

 

 

 

  

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 13:39

Comme chaque année , les petits de l'école maternelle bénéficient d'un cycle de judo encadré par Jacky Flament, professeur bien connu des Aubois. Les lecteurs de la presse locale ont eu récemment la possibilité de mieux le connaître à travers un reportage qui lui était consacré. Prochainement, Jacky Flamand se verra remettre sa 6ème dan au cours d'une cérémonie solennelle dont nous reparlerons.

 

 

 

 

Félicitations à l'équipe enseignante qui a mis en place et perpétue cette activité dont les qualités sportives et éducatives ne sont plus à démontrer. 

Nous n'oublions pas que cette action est poursuivie, avec le concours cette fois du Club Sancéen qui assure la formation des jeunes judokas à Mesnil-Sellières chaque mercredi matin . Les élèves de CM, à Mesnil-Sellières bénéficient aussi d'un cycle d'initiation depuis 3 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 décembre 2005 6 31 /12 /Déc /2005 17:36

Au secours ! L’orthographe revient !

 

Avec les vacances scolaires, se pose inévitablement la question : « Faut-il – ne faut-il pas – faire travailler le (les) enfants ? ». Le domaine le plus sensible est généralement l’orthographe, catastrophique comme on sait, et en plus avec tout ce charabia que véhiculent chansons à la mode, publicités, SMS, «  Chat » ( prononcer « tchat » comme les Anglais et ça veut dire causer, deviser, baratiner,  jaser, à ne pas confondre avec le méditerranéen « tchatche » qui signifie bagou et sous entend l’esbroufe, l’exagération, la vacuité, la logorrhée…)

 

Question vitale, remise à l’ordre du jour par M. De Robien, adepte de la « méthode syllabique »

 

Exemple : » Ch + i = CHI » suivi de « R + ac= RAC ». (Il est vrai que lu comme ça, tout devient plus clair ! Ce n’est plus un nom, c’est un programme !)

 

 

Mais, revenons à nos « moutonsss », comme disait Topaze. Le Père Noël a-t-il eu raison d’offrir à l’aîné l’intégrale des Dictées de Bernard Pivot en DVD, et à la petite, le dernier « Martine prend des baffes » ?

 

 

Certes, l’idée reçue est que le « niveau baisse ». les petits Français ne connaissent plus ni langue, ni ponctuation. Une dictée, testée auprès de 2300 élèves, a montré que 56% des cobayes ont eu zéro ( contre 28% en l’an 2000) et 12% seulement la moyenne.(  http://www.sauv.net )

 

 

« La dictée, c’est comme du sirop. Il faut en prendre beaucoup pour que cela soit efficace. » C’est un exercice pour adultes consentants. Laissons respirer les enfants. Laissons-les se passionner pour des choses de leur âge… Soyons réalistes… Il y a ceux qui ont l’œil photographique et mémorisent chaque lettre et chaque accent. IL y a les « structurés » qui savent jouir de la grammaire. Pour les autres, il faut savoir patienter. La vie est longue et les pièges de la langue française innombrables. Songez aux Académiciens qui se réunissent tous les jeudis après-midi et n’ont pas encore, depuis l’époque de Richelieu, fait le tour de la question.

 

Pour en terminer voici un petit jeu. Voici deux extraits de lettres. Quels sont leurs auteurs ?

 

1.     «  Je suis dévoré d’impatience de voir le meilleur de mes amis, celui avec lequel je serait toujours amis nous nous aimerons, ami qui sera toujours dans mon cœur. Oui ami depuis la naisance jusqua la mort… »

 

2.     « Mon cher grand-père pardonne moi de mon péché car j’ai moin mangé qu’a l’ordinaire j’ai pleuré pendant un cardeur aprè cela j’était en senglot… »

 

 

On va vous aider. Le premier s’appelait G.F et le second M.P…

 

C’était le cadeau de « Petits potins » aux écoliers du coin !

 

 

( Les lecteurs du « Monde » auront reconnu certains éléments d’information parus dans l’édition du 8 février 2005, sous la plume de Laurent Greilsamer)

 

Par Petits potins_10 - Publié dans : Le coin des jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés